27 commentaries
Die Kindesschutzbehörde kann die Neuzuteilung der elterlichen Sorge beschränkt regeln. Nach Art. 298d Abs. 2 ZGB kommt eine Beschränkung auf die Obhut, den persönlichen Verkehr oder die Betreuungsanteile in Betracht; es ist somit auch möglich, lediglich den persönlichen Verkehr oder allein Betreuungsanteile neu zu regeln.
“In der Sache umstritten ist die Änderung der Regelung des persönlichen Verkehrs zwischen dem Beschwerdegegner und der Tochter. Diesbezüglich ist auf folgende Grundlagen zu verweisen: Gemäss Art. 298d Abs. 1 ZGB regelt die Kindesschutzbehörde (bei nicht miteinander verheirateten Eltern; vgl. Art. 298a Abs. 1 ZGB) auf Begehren eines Elternteils oder von Amtes wegen die Zuteilung der elterlichen Sorge neu, wenn dies wegen wesentlicher Änderung der Verhältnisse zur Wahrung des Kindeswohls nötig ist. Die Kindesschutzbehörde kann sich nach Art. 298d Abs. 2 ZGB auf die Regelung der Obhut, des persönlichen Verkehrs oder der Betreuungsanteile beschränken. Eine Neuregelung ist geboten, wenn die Veränderung der Verhältnisse danach verlangt, weil die aktuelle Regelung dem Kind mehr schadet als der mit der Änderung verbundene Verlust an Kontinuität in der Erziehung und den Lebensumständen (Urteile 5A_64/2022 vom 15. Dezember 2022 E. 3.1.1; 5A_230/2022 vom 21. September 2022 E. 2.1; 5A_951/2020 vom 17. Februar 2021 E. 4). Die kantonale Behörde trifft den Entscheid über die Neuregelung des persönlichen Verkehrs unter Berücksichtigung sämtlicher Umstände des Einzelfalls nach pflichtgemässem Ermessen (Art. 4 ZGB; Urteil 5A_929/2022 vom 20.”
Die KESB kann die Entscheidung nach Art. 298d Abs. 2 ZGB auf Obhut, persönlichen Verkehr oder Betreuungsanteile beschränken. Im entschiedenen Fall (ZK1 23 149) hat die KESB zugleich die AHV‑Erziehungsgutschriften zugewiesen.
“Die Kindsvertreterin reichte in der Zwischenzeit eine Stellungnahme zur Anordnung einer sozialpädagogischen Abklärung ein. Die von der KESB am 4. August 2020 angeordnete sozialpädagogische Abklärung der J. GmbH ging am 16. Dezember 2022 ein. A.l. Mit Schreiben vom 16. Januar 2023 liess B. durch seinen Rechtsan- walt einen Antrag auf Zuteilung der alleinigen Obhut an ihn stellen. A.m. Im Februar 2023 musste C. notfallmässig ins Spital K. und wurde notoperiert. Im Zuge der nachfolgenden Besuche kam es zu Auseinander- setzungen zwischen den Eltern. Es gingen Gefährdungsmeldungen bzw. weitere Meldungen bei der KESB ein. Ebenso erfolgte eine Meldung der Kinderkrippenlei- tung in L., welche über auffällige Verhaltensweisen von C. berichtete. In der Folge fanden Einzelgespräche mit den Eltern statt. A.n. Mit Entscheid der Kollegialbehörde der KESB Prattigau/Davos vom 4. Ok- tober 2023, mitgeteilt am 6. Oktober 2023, wurde was folgt verfügt: 1. Die Obhut über C. wird ab dem 04.10.2023 dem Vater, B. zugeteilt (Art. 298d Abs. 2 ZGB). 2. Die AHV-Erziehungsgutschriften werden vollumfänglich B. ange- rechnet. 3. Der persönliche Verkehr zwischen C. und A. wird mit Wir- kung ab Datum dieses Entscheids wie folgt geregelt: a. A. ist berechtigt, C. alleine im Rahmen der begleiteten Besuchstage des Vereins M ._, die in K. in den Örtlichkei- ten von M. angeboten werden, zweimal monatlich, beginnend mit drei Stunden bis nach und nach maximal fünf Stunden zu sehen und mit ihm Zeit zu verbringen, sofern es anlässlich dieser Termine nicht zu einer Kindswohlgefährdung kommt und der Verein M. eine Änderung der Auflagen beantragt; b. Bei ernster Erkrankung von C. entfällt das Besuchsrecht, bei leichteren Erkrankungen (Schnupfen, Husten, erhöhte Temperatur usw.) hingegen nicht. Besuchstage, deren Ausfall in der Person des Vaters oder von C. begründet sind, werden grundsätzlich nachgeholt. M. bietet auch individuell begleitete Besuchstage an, welche der Beistand zur Nachholung von Terminen zu organi- sieren hätte. Der Ausfall von Besuchstagen, welche in der Person der Mutter begründet sind, werden nicht kompensiert; c.”
Erweist sich aufgrund wesentlicher neuer Umstände eine Neuregelung der Obsorge als im Interesse des Kindes geboten, kann die Kindesschutzbehörde die Obsorge neu festlegen. Für das Verfahren sind die Art. 314 ff. ZGB anwendbar; die Behörde kann daher, soweit erforderlich, auch vorläufige Massnahmen treffen.
“L'appelante reproche au Tribunal de ne pas être entré en matière sur sa demande de modification du jugement de divorce concernant l'instauration d'une garde alternée. Elle soutient que l'intérêt de sa fille D______ commanderait désormais un tel changement. 6.1.1 A la requête du père ou de la mère, de l'enfant ou de l'autorité tutélaire, l'attribution de l'autorité parentale doit être modifiée lorsque des faits nouveaux importants l'exigent pour le bien de l'enfant (art. 134 al. 1 CC). La modification de l'attribution de la garde est régie par l'art. 134 al. 2 CC, lequel renvoie aux dispositions relatives aux effets de la filiation. Cette modification de la garde suppose que la nouvelle réglementation soit requise dans l'intérêt de l'enfant en raison de la survenance de faits nouveaux essentiels. En d'autres termes, une nouvelle réglementation de la garde ne dépend pas seulement de l'existence de circonstances nouvelles importantes; elle doit aussi être commandée par le bien de l'enfant (arrêts du Tribunal fédéral 5A_597/2022 du 7 mars 2023 consid. 3.3 [concernant l'art. 298d CC]; 5A_1017/2021 du 3 août 2022 consid. 3.1; 5A_228/2020 du 3 août 2020 consid. 3.1 et les références). La modification ne peut être envisagée que si le maintien de la réglementation actuelle risque de porter atteinte au bien de l'enfant et le menace sérieusement. La nouvelle réglementation doit ainsi s'imposer impérativement, en ce sens que le mode de vie actuel nuit plus au bien de l'enfant que le changement de réglementation et la perte de continuité dans l'éducation et les conditions de vie qui en est consécutive (arrêts du Tribunal fédéral 5A_762/2020 du 9 février 2021 consid. 4.1; 5A_228/2020 op. cit., consid. 3.1 et les références). Savoir si une modification essentielle est survenue par rapport à la situation existant au moment du divorce doit s'apprécier en fonction de toutes les circonstances du cas d'espèce et relève du pouvoir d'appréciation du juge (art. 4 CC; arrêts du Tribunal fédéral 5A_762/2020 précité, consid. 4.1; 5A_228/2020 précité consid. 3.1 et les références). Le Tribunal ne doit pas se montrer trop strict en ce qui concerne l'appréciation de la nouveauté du fait : si les prévisions du juge au moment du divorce s'avèrent erronées et que la réglementation arrêtée porte préjudice au développement des enfants, le juge saisi de l'action en modification du jugement de divorce pourra prendre de nouvelles dispositions (Helle, Commentaire pratique, Droit Matrimonial : Fond et procédure, 2016, n° 25 et les références citées).”
“Si les relations personnelles compromettent sérieusement le développement de l’enfant, si les père et mère qui les entretiennent violent leurs obligations, s’ils ne se sont pas souciés sérieusement de l’enfant ou s’il existe d’autres justes motifs, le droit d’entretenir ces relations peut leur être retiré ou refusé en tant qu’ultima ratio (art. 274 al. 2 CC ; TF 5A_268/2023 précité consid. 3.1.2 et les réf. citées). Il y a danger pour le bien de l’enfant, au sens de cette disposition, si son développement physique, moral ou psychique est menacé par la présence même limitée du parent qui n’a pas la garde (ATF 122 III 404 consid. 3b, JdT 1998 I 46 ; TF 5A_500/2023 du 31 janvier 2024 consid. 4.1.1 et les réf. citées). Ce refus ou ce retrait ne peut être demandé que si le bien de l’enfant l’exige impérieusement et qu’il est impossible de trouver une réglementation du droit de visite qui sauvegarde ses intérêts ; la disposition a pour objet de protéger l’enfant, et non de punir les parents (ATF 131 III 209 précité consid. 5 ; TF 5A_53/2017 du 23 mars 2017 consid. 5.1). 6.2.3 Lorsque l’autorité de protection de l’enfant est compétente pour modifier l’attribution de l’autorité parentale, de la garde, des relations personnelles ou de la participation de chaque parent à la prise en charge de l’enfant (art. 298d CC), la procédure est réglée par les art. 314 ss CC. En effet, ces dispositions ne visent pas uniquement les mesures de protection de l’enfant au sens strict, mais aussi les mesures de protection de l’enfant au sens large. Par renvoi de l’art. 314 al. 1 CC, l’art. 445 al. 1 CC permet ainsi à l’autorité de protection de l’enfant de prendre toutes les mesures provisionnelles nécessaires pendant la durée de la procédure (TF 5A_756/2019 du 13 février 2020 consid. 3.1.2 ; TF 5A_293/2019 du 29 août 2019 consid. 5.2.1). Le prononcé de mesures provisionnelles suppose qu’il y ait urgence à statuer et qu’une mesure soit nécessaire pour sauvegarder des intérêts menacés. L’autorité dispose d’un large pouvoir d’appréciation quant au point de savoir s’il y a lieu d’ordonner des mesures provisionnelles. Conformément au principe de la proportionnalité, qui est inhérent au but d’une mesure provisoire, les mesures provisionnelles doivent être adaptées aux circonstances de l’espèce : il s’agit de préférer la mesure qui préserve au mieux les intérêts des parties et donc, entre plusieurs solutions possibles, de choisir la moins incisive (TF 5A_778/2021 du 8 juillet 2022 consid.”
Unterbleiben in einem für das Kindeswohl zentralen Verfahren aktuelle Abklärungen, namentlich eine Kindesanhörung, so hat die Rechtsmittelinstanz entweder selbst neue Abklärungen vorzunehmen oder die Sache zur Neubeurteilung an die Vorinstanz zurückzuweisen.
“Wiederholt bemängeln die Beschwerdeführerinnen, dass die Vorinstanz trotz der langen Verfahrensdauer keine aktuellen Informationen eingeholt, keine Abklärungen vorgenommen und insbesondere keine Kindesanhörung durchgeführt, mithin gestützt auf veraltete Akten "rein theoretisch" über das Wohl eines zehnjährigen Kindes befunden habe, ohne dieses je gesprochen zu haben. In einem Verfahren, in dem es zentral um die Frage der Befindlichkeit eines Kindes gehe, sei dies "bereits für sich allein fehlerhaft" und verletze den "Grundsatz der Offizialmaxime". Das Ergebnis sei willkürlich und führe zu einer falschen Anwendung von Art. 298d Abs. 2 ZGB, weil der angefochtene Entscheid den Aussagen der Beistände und den altersgerecht selbst vorgebrachten Wünschen der Beschwerdeführerin 2 widerspreche. Von den Wünschen des Kindes dürfe das Gericht nur bei gewichtigen objektiven Gründen abweichen. Nachdem die Vorinstanz solche Gründe nicht dargetan habe, sei der Kindeswille verletzt. Komme das Kantonsgericht zum Schluss, dass das Kreisgericht nicht genug abgeklärt bzw. sich auf nicht verwertbare oder unvollständige Aussagen des Kindes bzw. der Beistände berufen habe, so hätte es entweder selbst neue Abklärungen treffen oder die Sache zur Neubeurteilung an das Kreisgericht zurückweisen müssen. Unabhängig vom Alter des Kindes dient dessen Anhörung der Ermittlung des Sachverhaltes (vgl. vorne E. 3.3). Der Wille des urteilsfähigen Kindes ist eines von mehreren Kriterien beim Entscheid über den persönlichen Verkehr bzw. über die elterlichen Betreuungsanteile. Dem Wunsch des Kindes ist Beachtung zu schenken, selbst wenn das Kind bezüglich der Betreuungsregelung noch nicht urteilsfähig ist (BGE 142 III 612 E.”
Für eine Neuregelung verlangt die Kindesschutzbehörde das Vorliegen wesentlicher, neu auftretender Tatsachen; blosse Behauptungen oder Gefühlsäusserungen genügen nicht ohne Weiteres. Auch Zeugenaussagen sind nur dann belastbar, wenn sie durch weitere Elemente des Dossiers (Korrobation) gestützt werden.
“Ensuite, même s’il a fait état de comportements – selon lui – problématiques adoptés par l’appelante, il a concédé que, depuis que l’appelante n’avait plus la charge des enfants, B.________ et sa mère étaient contentes de se voir et que l’enfant allait mieux et supportait moins de charge émotionnelle. Enfin, L.________ a expliqué que l’appelante bénéficiait d’un droit de visite adapté à B.________, de sorte que les enfants étaient ensemble lorsqu’ils allaient chez leur mère, ce qui confirme que le témoin est conscient de l’importance du lien mère-enfant et du lien fraternel. Au vu des éléments précités, ce témoignage a été pris en compte mais avec une certaine prudence, dans la mesure où il est corroboré par d’autres éléments du dossier. 3. 3.1 L’appelante se plaint de l’attribution de la garde exclusive de l’enfant B.________ à l’intimé, sollicitant que celle-ci lui soit restituée. Elle invoque à cet égard la violation de l’art. 298d CC et soutient que l’ordonnance querellée serait empreinte d’arbitraire. 3.2 3.2.1 Aux termes de l’art. 298d CC, à la requête de l’un des parents ou de l’enfant ou encore d’office, l’autorité de protection de l’enfant modifie l’attribution de l’autorité parentale lorsque des faits nouveaux importants le commandent pour le bien de l’enfant (al. 1). Elle peut aussi se limiter à statuer sur la garde de l’enfant, les relations personnelles ou la participation de chaque parent à sa prise en charge (al. 2). Toute modification dans l’attribution de l’autorité parentale ou de la garde suppose ainsi que la nouvelle réglementation soit requise dans l’intérêt de l’enfant en raison de la survenance de faits nouveaux essentiels. En d’autres termes, une nouvelle réglementation de la garde ne dépend pas seulement de l’existence de circonstances nouvelles importantes ; elle doit aussi être commandée par le bien de l’enfant (TF 5A_499/2023 du 26 février 2024 consid. 4.1 ; TF 5A_597/2022 du 7 mars 2023 consid. 3.3). La modification ne peut être envisagée que si le maintien de la réglementation actuelle risque de porter atteinte au bien de l’enfant et le menace sérieusement ; la nouvelle réglementation doit s’imposer impérativement, en ce sens que le mode de vie actuel nuit plus au bien de l’enfant que le changement de réglementation et la perte de continuité dans l’éducation et les conditions de vie qui en est consécutive (TF 5A_499/2023 précité consid.”
“La juge de paix y a répondu par courrier du 20 décembre 2023, exposant qu'il n'appartenait pas à la justice de paix d'organiser une telle rencontre, en dehors de toute procédure en fixation des relations personnelles. Elle a imparti un délai à l'intéressé pour lui indiquer si son séjour en Suisse se prolongerait au-delà du 15 décembre 2023 et, dans l'affirmative, s'il concluait à la fixation de relations personnelles sur ses enfants, précisant qu’à défaut la cause serait rayée du rôle, sans suite et sans frais. Par courriers des 19 et 26 décembre 2023, X.________ a conclu à la fixation de relations personnelles sur ses enfants A.L.________, B.L.________ et C.L.________. Par lettre du 9 janvier 2024, la juge de paix a imparti à X.________ un délai au 31 janvier 2024 pour lui indiquer quels étaient les faits nouveaux qui justifiaient une modification de la règlementation des relations personnelles. Par courrier du 20 janvier 2024, X.________ a répondu à la juge de paix, mais sans évoquer de faits nouveaux justifiant une modification de la règlementation des relations personnelles sur ses enfants (art. 298d CC [Code civil du 10 décembre 1907 ; RS 210]). Il a demandé « si A.L.________, B.L.________ et C.L.________ sont vivants » et s’il « est légal » qu’il « doi[ve] quitter la Suisse, y laissant [s]es enfants, privés depuis huit ans de figure paternelle et sans nouvelles ». La juge de paix a, par lettre du 24 janvier 2024, imparti un second délai à l'intéressé au 7 février 2024, précisant à nouveau qu'à défaut, il ne serait pas entré en matière sur sa requête et que l'enquête serait clôturée sans suite. X.________ a écrit à la juge de paix en date des 3 février, 28 février, 8 mars, 14 avril et 21 juin 2024. En substance, il a affirmé ne pas pouvoir fournir de faits nouveaux dès lors qu'il était « depuis si longtemps coupé de ses enfants ». Il a cependant déploré un « retard scolaire » de sa fille A.L.________ en comparaison avec sa cousine du même âge et a indiqué avoir fortuitement rencontré son fils C.L.________. Il a également déploré sa situation irrégulière en Suisse et a demandé à la juge de lui « restituer sa petite vie ».”
Bei Neuregelungen oder Anpassungsbegehren richtet sich die Beurteilung nach dem Kindeswohl; eine Änderung ist nur zu treffen, wenn der dadurch bewirkte Vorteil für das Kind schwerer wiegt als der mit der Änderung verbundene Verlust an Kontinuität und Bindungen. Den Wünschen der Eltern kommt demgegenüber kein Vorrang vor dem Kindeswohl zu.
“In der Sache umstritten ist die Änderung der Regelung des persönlichen Verkehrs zwischen dem Beschwerdegegner und der Tochter. Diesbezüglich ist auf folgende Grundlagen zu verweisen: Gemäss Art. 298d Abs. 1 ZGB regelt die Kindesschutzbehörde (bei nicht miteinander verheirateten Eltern; vgl. Art. 298a Abs. 1 ZGB) auf Begehren eines Elternteils oder von Amtes wegen die Zuteilung der elterlichen Sorge neu, wenn dies wegen wesentlicher Änderung der Verhältnisse zur Wahrung des Kindeswohls nötig ist. Die Kindesschutzbehörde kann sich nach Art. 298d Abs. 2 ZGB auf die Regelung der Obhut, des persönlichen Verkehrs oder der Betreuungsanteile beschränken. Eine Neuregelung ist geboten, wenn die Veränderung der Verhältnisse danach verlangt, weil die aktuelle Regelung dem Kind mehr schadet als der mit der Änderung verbundene Verlust an Kontinuität in der Erziehung und den Lebensumständen (Urteile 5A_64/2022 vom 15. Dezember 2022 E. 3.1.1; 5A_230/2022 vom 21. September 2022 E. 2.1; 5A_951/2020 vom 17. Februar 2021 E. 4). Die kantonale Behörde trifft den Entscheid über die Neuregelung des persönlichen Verkehrs unter Berücksichtigung sämtlicher Umstände des Einzelfalls nach pflichtgemässem Ermessen (Art. 4 ZGB; Urteil 5A_929/2022 vom 20. Februar 2023 E. 2.1.3). Bei der Überprüfung derartiger Ermessensentscheide übt das Bundesgericht eine gewisse Zurückhaltung (vgl. BGE 142 III 336 E. 5.3.2).”
“Für Kinder unverheirateter Eltern regelt die Kindesschutzbehörde gemäss Art. 298d Abs. 2 ZGB auf Begehren eines Elternteils, des Kindes oder von Amtes wegen die elterliche Obhut neu, wenn dies wegen einer wesentlichen Veränderung der Verhältnisse zur Wahrung des Kindeswohls nötig ist (vgl. Schwenzer/Cottier, Basler Kommentar, 7. Auflage 2022, Art. 298d ZGB N 1). Die Zuteilung der elterlichen Obhut ist auf der Grundlage einer umfassenden Überprüfung der Situation am Massstab des Kindeswohls zu beurteilen (vgl. dazu VGE VD.2013.8 vom 15. Mai 2013 E. 2.2 mit Hinweis auf die Urteile des EGMR Zaunegger gegen Deutschland, Nr. 22028/04 vom 3. Dezember 2009, in: FamPra.ch 2010, S. 213 ff., und Sporer gegen Österreich, Nr. 35637/03 vom 2. Februar 2011). Das Wohl des Kindes hat Vorrang vor allen übrigen Überlegungen, insbesondere vor den Wünschen der Eltern (BGer 5A_474/2016 und 5A_487/2016 vom 27. Oktober 2016 E. 4.3.2). Massgebend ist zunächst die Erziehungsfähigkeit der Eltern und die Art und Qualität ihrer persönlichen Beziehung zum Kind. Dabei sind auch die Möglichkeit und die Bereitschaft, das Kind persönlich zu betreuen, zu beurteilen.”
Die Kindesschutzbehörde kann sich nach Art. 298d Abs. 2 ZGB auf die Regelung der Obhut, des persönlichen Verkehrs oder der Betreuungsanteile beschränken. Dadurch besteht die Möglichkeit, nur einzelne Aspekte der elterlichen Sorge neu zu regeln (z. B. Besuchs- oder Betreuungsvereinbarungen), anstatt die elterliche Sorge vollständig neu zuzuweisen.
“In der Sache umstritten ist die Änderung der Regelung des persönlichen Verkehrs zwischen dem Beschwerdegegner und der Tochter. Diesbezüglich ist auf folgende Grundlagen zu verweisen: Gemäss Art. 298d Abs. 1 ZGB regelt die Kindesschutzbehörde (bei nicht miteinander verheirateten Eltern; vgl. Art. 298a Abs. 1 ZGB) auf Begehren eines Elternteils oder von Amtes wegen die Zuteilung der elterlichen Sorge neu, wenn dies wegen wesentlicher Änderung der Verhältnisse zur Wahrung des Kindeswohls nötig ist. Die Kindesschutzbehörde kann sich nach Art. 298d Abs. 2 ZGB auf die Regelung der Obhut, des persönlichen Verkehrs oder der Betreuungsanteile beschränken. Eine Neuregelung ist geboten, wenn die Veränderung der Verhältnisse danach verlangt, weil die aktuelle Regelung dem Kind mehr schadet als der mit der Änderung verbundene Verlust an Kontinuität in der Erziehung und den Lebensumständen (Urteile 5A_64/2022 vom 15. Dezember 2022 E. 3.1.1; 5A_230/2022 vom 21. September 2022 E. 2.1; 5A_951/2020 vom 17. Februar 2021 E. 4). Die kantonale Behörde trifft den Entscheid über die Neuregelung des persönlichen Verkehrs unter Berücksichtigung sämtlicher Umstände des Einzelfalls nach pflichtgemässem Ermessen (Art. 4 ZGB; Urteil 5A_929/2022 vom 20. Februar 2023 E. 2.1.3). Bei der Überprüfung derartiger Ermessensentscheide übt das Bundesgericht eine gewisse Zurückhaltung (vgl. BGE 142 III 336 E. 5.3.2).”
“En cas d’accord entre les père et mère, l’autorité de protection de l’enfant est compétente pour modifier l’attribution de l’autorité parentale et de la garde ainsi que pour ratifier la convention relative à l’entretien de l’enfant. Dans les autres cas, la décision appartient au juge compétent pour modifier le jugement de divorce (art. 134 al. 3 CC). Lorsqu’il statue sur la modification de l’autorité parentale, de la garde ou de la contribution d’entretien d’un enfant mineur, le juge modifie au besoin la manière dont les relations personnelles ou la participation de chaque parent à sa prise en charge ont été réglées; dans les autres cas, l’autorité de protection de l’enfant est compétente en la matière (art. 134 al. 4 CC). A la requête de l’un des parents ou de l’enfant ou encore d’office, l’autorité de protection de l’enfant modifie l’attribution de l’autorité parentale lorsque des faits nouveaux importants le commandent pour le bien de l’enfant (art. 298d al. 1 CC). Elle peut aussi se limiter à statuer sur la garde de l’enfant, les relations personnelles ou la participation de chaque parent à sa prise en charge (art. 298d al. 2 CC). L’action en modification de la contribution d’entretien, à intenter devant le juge compétent, est réservée ; dans ce cas, le juge modifie au besoin la manière dont l’autorité parentale et les autres points concernant le sort des enfants ont été réglés (art. 298d al. 3 CC). S’agissant de la modification de l’attribution de l’autorité parentale, la compétence matérielle se partage entre le juge et l’autorité de protection de l’enfant : pour des parents mariés ou qui l’ont été, la compétence de principe appartient au juge matrimonial (art. 134 al. 3, 2ème phr., art. 179 CC); l’autorité de protection est compétente en cas d’accord des parents ou de décès de l’un d’eux (art. 134 al. 3, 1ère phr., art. 297 al. 2 CC). Les autres droits et devoirs parentaux (notamment la garde) sont soumis aux mêmes règles, à l’exception des relations personnelles : la compétence de modification appartient ici à l’autorité de protection même en cas de différend, sauf lorsque le juge est aussi appelé à statuer sur l’autorité parentale ou sur la garde ou sur l’entretien (art.”
“Für Kinder unverheirateter Eltern regelt die Kindesschutzbehörde gemäss Art. 298d Abs. 2 ZGB auf Begehren eines Elternteils, des Kindes oder von Amtes wegen die elterliche Obhut neu, wenn dies wegen einer wesentlichen Veränderung der Verhältnisse zur Wahrung des Kindeswohls nötig ist (vgl. Schwenzer/Cottier, Basler Kommentar, 7. Auflage 2022, Art. 298d ZGB N 1). Diese Kompetenz kommt dem Zivilgericht zu, wenn es gleichzeitig für die Regelung des Unterhalts zuständig ist (Art. 298d Abs. 3 ZGB). Die Zuteilung der elterlichen Obhut ist auf der Grundlage einer umfassenden Überprüfung der Situation am Massstab des Kindeswohls zu beurteilen (vgl. dazu VGE VD.2013.8 vom 15. Mai 2013 E. 2.2 mit Hinweis auf die Urteile des EGMR Zaunegger gegen Deutschland vom 3. Dezember 2009, Nr. 22028/04, in: FamPra.ch 2010, S. 213 ff., und Sporer gegen Österreich vom 2. Februar 2011, Nr. 35637/03). Das Wohl des Kindes hat Vorrang vor allen übrigen Überlegungen, insbesondere vor den Wünschen der Eltern (BGer 5A_474/2016 und 5A_487/2016 vom 27. Oktober 2016 E. 4.3.2). Massgebend ist zunächst die Erziehungsfähigkeit der Eltern und die Art und Qualität ihrer persönlichen Beziehung zum Kind.”
“Die Kindsvertreterin reichte in der Zwischenzeit eine Stellungnahme zur Anordnung einer sozialpädagogischen Abklärung ein. Die von der KESB am 4. August 2020 angeordnete sozialpädagogische Abklärung der J. GmbH ging am 16. Dezember 2022 ein. A.l. Mit Schreiben vom 16. Januar 2023 liess B. durch seinen Rechtsan- walt einen Antrag auf Zuteilung der alleinigen Obhut an ihn stellen. A.m. Im Februar 2023 musste C. notfallmässig ins Spital K. und wurde notoperiert. Im Zuge der nachfolgenden Besuche kam es zu Auseinander- setzungen zwischen den Eltern. Es gingen Gefährdungsmeldungen bzw. weitere Meldungen bei der KESB ein. Ebenso erfolgte eine Meldung der Kinderkrippenlei- tung in L., welche über auffällige Verhaltensweisen von C. berichtete. In der Folge fanden Einzelgespräche mit den Eltern statt. A.n. Mit Entscheid der Kollegialbehörde der KESB Prattigau/Davos vom 4. Ok- tober 2023, mitgeteilt am 6. Oktober 2023, wurde was folgt verfügt: 1. Die Obhut über C. wird ab dem 04.10.2023 dem Vater, B. zugeteilt (Art. 298d Abs. 2 ZGB). 2. Die AHV-Erziehungsgutschriften werden vollumfänglich B. ange- rechnet. 3. Der persönliche Verkehr zwischen C. und A. wird mit Wir- kung ab Datum dieses Entscheids wie folgt geregelt: a. A. ist berechtigt, C. alleine im Rahmen der begleiteten Besuchstage des Vereins M ._, die in K. in den Örtlichkei- ten von M. angeboten werden, zweimal monatlich, beginnend mit drei Stunden bis nach und nach maximal fünf Stunden zu sehen und mit ihm Zeit zu verbringen, sofern es anlässlich dieser Termine nicht zu einer Kindswohlgefährdung kommt und der Verein M. eine Änderung der Auflagen beantragt; b. Bei ernster Erkrankung von C. entfällt das Besuchsrecht, bei leichteren Erkrankungen (Schnupfen, Husten, erhöhte Temperatur usw.) hingegen nicht. Besuchstage, deren Ausfall in der Person des Vaters oder von C. begründet sind, werden grundsätzlich nachgeholt. M. bietet auch individuell begleitete Besuchstage an, welche der Beistand zur Nachholung von Terminen zu organi- sieren hätte. Der Ausfall von Besuchstagen, welche in der Person der Mutter begründet sind, werden nicht kompensiert; c.”
“_____ krank, so steht dies nicht grundsätzlich einem Besuch bei der Kindsmutter entgegen, wobei auf die konkrete Situation und die Bedürfnisse von C._____ Rücksicht zu nehmen ist. - Kompensation ausgefallener Besuchswochenenden: Die Kindseltern sprechen sich über die Kompensation des ausge- fallenen Besuchswochenendes ab. Können sie sich nicht einigen, so kommt dem Kindsvater das Entscheidungsrecht bezüglich der Kompensation des ausgefallenen Besuchswochenendes zu. 2. Für C._____, geb. tt.mm.2012 wird gestützt auf Art. 307 Abs. 1 ZGB eine sozialpädagogische Familienbegleitung (SPF) zur Be- gleitung der Übergaben angeordnet. - 5 - 3. In Abänderung der Vereinbarung der Kindseltern vom 18.02.2014 und des Entscheids Nr. DU-20141298 vom 22.04.2014 der KESB Dübendorf wird die gemeinsame elterliche Sorge für C._____, geb. tt.mm.2012, gestützt auf Art. 298d Abs. 1 ZGB aufgehoben und die alleinige elterliche Sorge an den Kindsvater, B._____, übertragen. 4. C._____ wird gestützt auf Art. 298d Abs. 2 ZGB unter der alleini- gen Obhut des Kindsvaters belassen. Der Antrag der Kindsmutter vom 29.10.2021 auf Zuteilung der alleinigen Obhut über C._____ wird abgewiesen. 5. Die Anträge der Kindsmutter vom 29.10.2021 auf Einräumung ei- nes angemessenen Besuchsrechts an den Kindsvater und die Wiedererteilung des Aufenthaltsbestimmungsrechts über C._____ werden abgewiesen. 6. Die Anträge der Kindsmutter vom 12.12.2022 auf Einholung von diversen Stellungnahmen sowie auf Einholung eines weiteren Er- ziehungsfähigkeitsgutachtens werden abgewiesen. 7. G._____, kjz Dübendorf, Wallisellenstrasse 5 , 8600 Dübendorf, wird rückwirkend ab 01.12.2022 zum neuen Beistand in der Bei- standschaft nach Art. 308 Abs. 1 und 2 ZGB für C._____ ernannt. 8. H._____, kjz Dübendorf, wird unter bester Verdankung der geleis- teten Dienste als Mandatsträger per 30.11.2022 entlassen 9. Es wird vorgemerkt, dass die Aufgaben der Beistandsperson wie folgt umschrieben sind: a) die Eltern in ihrer Erziehung und Betreuung von C.”
Die Kindesschutzbehörde kann die elterliche Sorge einer Elternperson allein zuweisen. Eine solche Anordnung setzt voraus, dass wegen wesentlicher neuer Tatsachen bzw. einer derart ausgeprägten Blockade die gemeinsame Ausübung der Sorge nicht mehr tragbar oder praktisch unmöglich ist. (Als Fallbeispiel diente in der Rechtsprechung u.a. eine Unterbringung des Kindes in einer Klinik verbunden mit vorübergehend ausgeschlossenen persönlichen Kontakten.)
“zivilrechtliche Abteilung Besetzung Bundesrichter Bovey, Präsident, Gerichtsschreiber Zingg. Verfahrensbeteiligte A.________, Beschwerdeführer, gegen Kindes- und Erwachsenenschutzbehörde (KESB) Stadt Luzern, Pilatusstrasse 22, 6003 Luzern, 1. B.________, 2. C.________, vertreten durch Rechtsanwalt Paul von Moos. Gegenstand Kindesschutzmassnahmen (elterliche Sorge, Kontaktrecht, Beistandschaft), Beschwerde gegen das Urteil des Kantonsgerichts Luzern, 2. Abteilung, vom 5. Dezember 2024 (3H 23 68). Erwägungen: 1. Der Beschwerdeführer und B.________ sind die unverheirateten, getrennt lebenden Eltern von C.________ (geb. 2012) und D.________ (geb. 2018). 2021 wurde den Eltern die gemeinsame elterliche Sorge und dem Beschwerdeführer die Obhut über C.________ zugeteilt. Im September 2022 wurde C.________ in eine kinderpsychiatrische Klinik eingewiesen und anfangs 2023 im Schulheim E.________ untergebracht. Mit Entscheid vom 16. August 2023 stellte die KESB Stadt Luzern C.________ nach Art. 298d ZGB unter die alleinige Sorge der Mutter. Sie stellte fest, das derzeit persönliche Kontakte zwischen C.________ und seinem Vater ausgeschlossen sind. Unter anderem regelte und erweiterte sie zudem die für C.________ bereits bestehende Beistandschaft und wies einen Antrag auf Wechsel der Beistandsperson ab. Gegen diesen Entscheid erhob der Beschwerdeführer am 18. September 2023 Verwaltungsgerichtsbeschwerde beim Kantonsgericht Luzern. Mit Urteil vom 5. Dezember 2024 wies das Kantonsgericht die Verwaltungsgerichtsbeschwerde ab. Dagegen hat der Beschwerdeführer am 3. Februar 2025 (Postaufgabe) Beschwerde in Zivilsachen an das Bundesgericht erhoben. Mit Verfügung vom 4. Februar 2025 hat das Bundesgericht das Gesuch um vorsorgliche Massnahmen (Rückführung der Söhne D.________ und C.________ zum Beschwerdeführer) abgewiesen. 2. Nach Art. 42 Abs. 2 BGG ist in der Beschwerdebegründung in gedrängter Form darzulegen, inwiefern der angefochtene Akt Recht verletzt. Die beschwerdeführende Partei hat in gezielter Auseinandersetzung mit den für das Ergebnis des angefochtenen Entscheides massgeblichen Erwägungen aufzuzeigen, welche Rechte bzw.”
“Aux termes de l'art. 298d CC - applicable en matière de modification des droits parentaux et de contribution à l'entretien de l'enfant lorsque les parents ne sont pas mariés -, à la requête de l'un des parents ou de l'enfant ou encore d'office, l'autorité de protection de l'enfant modifie l'attribution de l'autorité parentale lorsque des faits nouveaux importants le commandent pour le bien de l'enfant (al. 1). Elle peut aussi se limiter à statuer sur la garde, les relations personnelles ou la participation de chaque parent à la prise en charge de l'enfant (al. 2). L'action en modification de la contribution d'entretien, à intenter devant le juge compétent, est réservée; dans ce cas, le juge modifie au besoin la manière dont l'autorité parentale et les autres points concernant le sort des enfants ont été réglés (al. 3). Toute modification dans l'attribution de l'autorité parentale ou de la garde suppose ainsi que la nouvelle réglementation soit requise dans l'intérêt de l'enfant en raison de la survenance de faits nouveaux essentiels.”
“Les parents doivent en revanche décider ensemble s'agissant des décisions de grande portée, comme par exemple un changement d'école, un placement des biens, des loisirs qui empiètent sur le temps de prise en charge de l'autre parent – tel un camp de loisirs qui ne s'inscrit pas directement dans le cadre scolaire ou dans celui d'un sport ou d'un instrument de musique que pratique l'enfant – des voyages dans des pays en crise ou à risque élevé pour la santé, ainsi que le choix de la confession ou du nom (Guide pratique COPMA 2017, n. 12.20, pp. 299 ss ; voir également Meier/Stettler, op. cit., n. 1316, p. 857). Lorsque les parents ne parviennent pas à se mettre d'accord au sujet d'une décision importante, sous réserve des décisions pouvant être prises individuellement en vertu de l'art. 301 al. 1bis CC, aucun des parents n'a de voix prépondérante ou de droit de veto. Il n'existe pas de procédure devant l'autorité ou le juge permettant de régler les divergences entre les parents tous deux détenteurs de l'autorité parentale, la modification de l'attribution de l'autorité parentale restant réservée si la situation de blocage est telle que l'exercice conjoint n'est plus envisageable (art. 298d CC), de même que les mesures de protection au sens des art. 307 ss CC – en particulier de l'art. 307 al. 3 CC – pour le cas où le bien de l'enfant est mis en danger (CCUR 21 novembre 2018/219 consid. 3.1 ; Meier/Stettler, op. cit., n. 1310 et 1321, pp. 853-854 et 860 ; Guide pratique COPMA 2017, n. 12.24, p. 301), une divergence relative à un événement isolé mineur ne suffisant pas (Meier/Stettler, op. cit., n. 1321, p. 860). L'autorité de protection de l'enfant prend les mesures nécessaires pour protéger l'enfant si son développement est menacé et que les père et mère n'y remédient pas d'eux-mêmes ou sont hors d'état de le faire (art. 307 al. 1 CC). Elle peut, en particulier, rappeler les père et mère, les parents nourriciers ou l'enfant à leurs devoirs, donner des indications ou instructions relatives au soin, à l'éducation et à la formation de l'enfant, et désigner une personne ou un office qualifiés qui aura un droit de regard et d'information (art. 307 al. 3 CC). Les mesures de protection du droit civil, telles que celles ressortant de l'art.”
Bei Kleinkindern und grundschulpflichtigen Kindern wird der Vorzug dem Elternteil eingeräumt, der die Möglichkeit hat und bereit ist, sie persönlich zu betreuen. Erfüllen beide Eltern diese Voraussetzungen annähernd gleich, kann die Stabilität der örtlichen und familiären Verhältnisse entscheidend sein. Je nach Alter ist ausserdem dem eindeutigen Wunsch des Kindes Rechnung zu tragen; bedeutsam ist ferner die Bereitschaft eines Elternteils zur Zusammenarbeit mit dem anderen und zur Zulassung sowie Förderung der Beziehung zum anderen Elternteil (Bindungstoleranz).
“Zur Begründung der Übertragung der Obhut über C____ auf den Vater hat die Vorinstanz zunächst in rechtlicher Hinsicht auf Art. 298d Abs. 2 ZGB verwiesen, wonach die Kindesschutzbehörde die Obhut neu regeln kann, wenn dies zum Schutz des Kindeswohls notwendig ist. Dabei habe das Wohl des Kindes Vorrang vor allen übrigen Überlegungen, insbesondere vor den Wünschen der Eltern. Soweit die Erziehungsfähigkeit bei beiden Elternteilen gegeben sei, seien vor allem Kleinkinder und grundschulpflichtige Kinder demjenigen Elternteil zuzuteilen, der die Möglichkeit hat und dazu bereit ist, sie persönlich zu betreuen. Erfüllten beide Elternteile diese Voraussetzungen ungefähr in gleicher Weise, so könne die Stabilität der örtlichen und familiären Verhältnisse ausschlaggebend sein. Schliesslich sei je nach Alter der Kinder ihrem eindeutigen Wunsch Rechnung zu tragen. Wichtig sei aber auch die Bereitschaft eines Elternteils, mit dem anderen in Kinderbelangen zusammenzuarbeiten und insbesondere die Beziehung zum anderen Elternteil zuzulassen und aktiv zu fördern (sogenannte Bindungstoleranz). Bezogen auf den vorliegenden Sachverhalt hat die Vorinstanz erwogen, dass beide Eltern die Obhut über ihren Sohn beanspruchten.”
Bei singulären oder punktuellen Konflikten kann subsidiär die richterliche Zuteilung einzelner Entscheidungsbefugnisse anstelle der Übertragung der elterlichen Sorge an einen Elternteil ausreichen; dies gilt auch für die in Art. 298d Abs. 2 ZGB genannten Regelungsbereiche (z. B. religiöse Erziehung, schulische Belange, Aufenthaltsbestimmungsrecht).
“Eine Abweichung vom Grundsatz der gemeinsamen elterlichen Sorge ist nur dort am Platz, wo Aussicht darauf besteht, mit der Zuteilung der elterlichen Sorge - 30 - an einen Elternteil allein eine Entlastung der Situation herbeizuführen. Ist ein Kon- flikt zwar schwerwiegend, erscheint er aber singulär, ist im Sinn der Subsidiarität zu prüfen, ob nicht ein richterlicher Entscheid über einzelne Inhalte des Sorgerechts bzw. eine richterliche Alleinzuweisung spezifischer Entscheidungsbefugnisse in den betreffenden Angelegenheiten (beispielsweise über die religiöse Erziehung, in schulischen Belangen oder in Bezug auf das in Art. 298 Abs. 2 und Art. 298d Abs. 2 ZGB genannte Aufenthaltsbestimmungsrecht) ausreicht, um Abhilfe zu schaffen (BGer 5A_64/2022 vom 15. Dezember 2022, E. 3.1.2; BGE 141 III 472 E. 4.7). Vorliegend handelt es sich nicht um einen zwar schwerwiegenden, aber singulären Konflikt, welchem im Rahmen der Subsidiarität mit einem richterlichen Entscheid über einzelne Inhalte des Sorgerechts bzw. einer richterlichen Alleinzuweisung spezifischer Entscheidungsbefugnisse in den betreffenden Angelegenheiten ent- gegengewirkt werden könnte. Insbesondere war die Namenswahl durch die Mutter – entgegen der Vorinstanz – nicht Ursprung, sondern Ausdruck des Elternkonflikts, der sich bereits vor der Geburt des Kindes (in der bis heute anhaltenden Form) manifestierte. Er hat seine Wurzeln im weitesten Sinn in kulturellen Differenzen, die die Parteien nicht durch gegenseitiges Entgegenkommen zu überbrücken in der Lage sind. Die gerichtliche Bestimmung des Namens wird daran nichts ändern und die Gräben sogar eher vertiefen, weil eine Lösung, die von beiden Parteien als vermittelnd wahrgenommen werden könnte, nicht getroffen werden kann.”
Art. 298d Abs. 1 ZGB zielt auf das allgemeine Wohlergehen des Kindes (Wahrung des Kindeswohls) und nicht nur auf das Vorliegen einer konkreten Gefährdung. Eine Änderung der Zuteilung der elterlichen Sorge kommt nur in Betracht, wenn die Beibehaltung der bisherigen Regelung das Kindeswohl ernsthaft gefährdet bzw. die neue Regelung sich zur Wahrung des Kindeswohls zwingend aufdrängt; blosse Verschlechterungen genügen hierfür nicht ohne Weiteres.
“Weiter beklagen sich die Beschwerdeführerinnen darüber, dass das Kantonsgericht die Abänderung des Entscheids der KESB entgegen dem Gesetzestext von einer konkreten Gefährdung des Kindeswohls abhängig mache und seinen Ermessensspielraum überschreite, indem es eine "dramatische Gefährdung des Kindes" verlange. Art. 298d Abs. 1 ZGB spreche von der Wahrung des Kindeswohls; damit wolle der Gesetzgeber erreichen, dass ein Kind sich trotz der getrennt lebenden Eltern wohl fühlen kann. Die Vorinstanz irre sich, wenn sie die Frage des Wohlbefindens der Beschwerdeführerin 2 mit der Gefährdung gleichsetze. Bei Art. 298d ZGB gehe es vielmehr um das allgemeine Wohlergehen des Kindes. Wie oben erläutert, muss eine Neuregelung der Obhut oder der Betreuungsanteile im Kindeswohl liegen (s. vorne E. 4.1). In der Folge trifft das Kantonsgericht nicht der Vorwurf, Art. 298d ZGB falsch auszulegen oder sein Ermessen bundesrechtswidrig auszuüben, wenn es nicht die Frage in den Vordergrund rückt, wie sich die Beschwerdeführerin 2 "künftig gesund und lebensbejahend entwickeln kann", sondern sich darauf konzentriert zu prüfen, ob sich unter dem Blickwinkel des Kindeswohls eine Neuregelung aufdrängt. Soweit die Beschwerdeführerinnen in diesem Zusammenhang reklamieren, dass das von der KESB installierte Wechselmodell "zumindest teilweise gescheitert" sei und der Loyalitätskonflikt, in dem sich die Beschwerdeführerin 2 befinde, durch die bestehende Betreuungsregelung "laufend verstärkt" werde, zeigen sie nicht auf, inwiefern die beantragte Änderung zu einer Entspannung der Situation führen könne.”
“a CPC), statuant sur le sort et l'entretien d'enfants mineurs, soit sur une affaire non pécuniaire dans son ensemble (cf. notamment arrêt du Tribunal fédéral 5A_192/2021 du 18 novembre 2021 consid. 1 et les références citées). Il en va de même des mémoires de réponse, réplique et duplique, déposés dans les délais et la forme prescrits par la loi (art. 312 et 316 al. 2 CPC). 1.2 La Cour revoit la cause en fait et en droit avec un plein pouvoir d'examen (art. 310 CPC). Le litige, circonscrit au sort d'enfants mineurs, est soumis aux maximes inquisitoire illimitée et d'office (art. 296 al. 1 et 3 CPC). 2. Dans la mesure où l'objet du contentieux concerne exclusivement le sort d'enfants mineurs, les pièces nouvelles produites en appel sont recevables, indépendamment de la question de savoir si les conditions fixées à l'art. 317 al. 1 CPC sont réalisées (ATF 144 III 349 consid. 4.2.1). 3. L'appelante reproche au Tribunal de ne pas lui avoir attribué l'autorité parentale exclusive s'agissant des trois enfants aînés. 3.1 Selon l'art. 298d al. 1 CC, à la requête de l'un des parents ou de l'enfant ou encore d'office, l'autorité de protection de l'enfant modifie l'attribution de l'autorité parentale lorsque des faits nouveaux importants le commandent pour le bien de l'enfant. Toute modification dans l'attribution de l'autorité parentale ou de la garde de fait suppose que la nouvelle réglementation soit requise dans l'intérêt de l'enfant en raison de la survenance de faits nouveaux essentiels. En d'autres termes, une nouvelle réglementation de l'autorité parentale, respectivement de l'attribution de la garde de fait, ne dépend pas seulement de l'existence de circonstances nouvelles importantes; elle doit aussi être commandée par le bien de l'enfant (arrêts du Tribunal fédéral 5A_428/2014 du 22 juillet 2014 consid. 6.2; 5A_63/2011 du 1er juin 2011 consid. 2.4.1 et 5A_697/2009 du 4 mars 2010 consid. 3). Selon la jurisprudence, la modification ne peut être envisagée que si le maintien de la réglementation actuelle risque de porter atteinte au bien de l'enfant et le menace sérieusement; la nouvelle réglementation doit ainsi s'imposer impérativement, en ce sens que le mode de vie actuel nuit plus au bien de l'enfant que le changement de réglementation et la perte de continuité dans l'éducation et les conditions de vie qui en est consécutive (arrêts du Tribunal fédéral 5A_781/2015 du 14 mars 2016 consid.”
Die Regelung steht in einem Spannungsverhältnis zu den tendenziell auf statische Verhältnisse ausgerichteten Scheidungsurteilen: Kindesschutzmassnahmen sind dagegen laufend der veränderten Lage anzupassen und zu optimieren, soweit dies zur Wahrung des Kindeswohls nötig ist.
“Die Beschwerdeführerin bringt schliesslich vor, die Vorinstanz habe gegen Art. 298d Abs. 2 ZGB verstossen, indem sie die Reduktion des Besuchsrechts durch die KESB geschützt habe, ohne dass diese Reduktion zur Wahrung des Kindeswohls notwendig gewesen wäre (act. 2 Rz. 26 ff.). Nach Art. 298d Abs. 1 ZGB regelt die Kindesschutzbehörde auf Begehren eines Elternteils, des Kindes oder von Amtes wegen die Zuteilung der elterlichen Sorge neu, wenn dies wegen wesentlicher Änderungen der Verhältnisse zur Wah- rung des Kindeswohls nötig ist. Die Behörde kann sich dabei gemäss Art. 298d Abs. 2 ZGB auf die Regelung der Obhut, des persönlichen Verkehrs oder der Be- treuungsanteile beschränken. Diese allgemeine Bestimmung zur Veränderung der Verhältnisse bei der Regelung der elterlichen Sorge findet in Art. 313 ZGB eine spezielle Norm zur Änderung der Verhältnisse bei Kindesschutzmassnahmen. Massnahmen zum Schutz des Kindes sind der neuen Lage anzupassen, wenn sich die Verhältnisse verändern (Art. 313 Abs. 1 ZGB). Die Bestimmung ist Aus- fluss des Verhältnismässigkeitsprinzips. Zu beachten ist dabei, dass ein Schei- dungsurteil tendenziell auf statische Verhältnisse ausgerichtet ist, während Kin- desschutzmassnahmen auf die Besserung eines gestörten Zustands hinwirken sollen und deshalb laufend zu optimieren sind, bis sie schliesslich im Idealfall durch ihre Wirkung hinfällig werden (BSK ZGB I- BREITSCHMID, 7.”
Bei Anpassungen der Obhut, des persönlichen Verkehrs oder der Betreuungsanteile (Art. 298d Abs. 2 ZGB) sind nach der Rechtsprechung nicht dieselben hohen Voraussetzungen erforderlich wie bei einer Änderung des Sorgerechts. Die Prüfung hat alters- und entwicklungsgerecht zu erfolgen; insbesondere ist bei älteren Kindern (im entschiedenen Fall ab rund zehn Jahren) der Umstand dauerhafter Bindungen zu beiden Elternteilen zu berücksichtigen.
“Die bisherige Kontaktregelung sei soweit tragbar gewesen, als die Beschwerdeführerin 2 noch klein war und sich ihre Wahrnehmung und ihre Bedürfnisse auf die Eltern beschränkte. Aus diesem Alter sei die Beschwerdeführerin 2 aber bereits bei Aufnahme des Verfahrens vor Kreisgericht heraus gewesen; mit inzwischen zehn Jahren sei sie es "definitiv". Mit Blick auf das vom Kantonsgericht erwähnte Kriterium der Dauerhaftigkeit insistieren die Beschwerdeführerinnen, dass die Beschwerdeführerin 2 ein Kind mit klaren Vorstellungen sei. Ihre Anliegen, die sie seit Jahren konstant und "absolut konsequent" zum Ausdruck bringe, seien dringend ernst zu nehmen; von einer kindlichen Laune könne nicht die Rede sein. Weiter argumentieren die Beschwerdeführerinnen, auch der ausgeprägte Elternkonflikt sei kein Grund, von der zu Art. 298d Abs. 2 ZGB bestehenden Praxis abzuweichen, wonach an die Anpassung von Kontaktregelungen aufgrund der laufenden Dynamik von heranwachsenden Kindern keine übermässigen Anforderungen gestellt werden. Die Voraussetzungen für eine Abänderung der Kontaktregelung (Art. 298d Abs. 2 ZGB) seien nicht gleich hoch wie diejenigen für eine Abänderung des Sorgerechts (Art. 298d Abs. 1 ZGB); dies ergebe sich daraus, dass das gemeinsame Sorgerecht "Gesetz" ist, die Kontaktregelungen jedoch nicht. Allein die "Abänderungsanfälligkeit", die eine grosszügige Handhabung bei der Abänderung mit sich bringe, berechtige das Gericht nicht, von der beschriebenen Unterscheidung abzusehen. Vehement wehren sich die Beschwerdeführerinnen gegen die vorinstanzliche Erwägung, wonach für die Beschwerdeführerin 2 nicht die Ausweitung der Betreuung an einzelnen Wochentagen oder Stunden, sondern die enge Bindung zu beiden Eltern und die Ruhe vor deren Konflikt im Vordergrund stehe. Der Vorinstanz werfen sie vor, einen gänzlich theoretischen Ansatz zu verfolgen und sich auf persönliche Ansichten zu stützen, ohne Abklärungen zum konkreten Fall vorzunehmen. Das Kantonsgericht irre sich, wenn es die gute Beziehung zu beiden Eltern als relevantes Kriterium für die Abänderung heranziehe; ebenso täusche es sich, wenn es das gute Verhältnis zu den Eltern als gesichert erachte, falls die bestehende Regelung bis zur Volljährigkeit weitergeführt wird.”
Trotz Kompetenzattraktion zum Gericht (Art. 298b Abs. 3, Art. 298d Abs. 3 ZGB und Art. 304 Abs. 2 ZPO) kann die KESB gestützt auf Art. 315a Abs. 3 Ziff. 2 ZGB Kindesschutzmassnahmen erlassen, wenn das Gericht die erforderlichen Kindesschutzmassnahmen voraussichtlich nicht rechtzeitig treffen kann.
“Die mit Anträgen sowie mit einer Begründung versehene Beschwerde wurde rechtzeitig innert 30 Tagen seit Mitteilung des angefochtenen Entscheids erhoben (vgl. Art. 450b Abs. 1 ZGB; BR act. 16/3: Rückschein vom 3.5.2024 [recte 3.6.2024]). Die Beschwerdeführerin ist als von der angeordneten Kindesschutz- massnahme direkt betroffene Mutter und vor Vorinstanz unterlegene Partei zur Er- hebung der Beschwerde legitimiert (Art. 450 Abs. 2 Ziff. 1 und 3 ZGB). 1.3. Bei Einleitung des Verfahrens bei der KESB um Abänderung des Besuchs- rechts war ein gerichtliches Verfahren betreffend die Feststellung der Vaterschaft von B._____ und den Unterhalt beim Einzelgericht am Bezirksgericht Zürich pen- dent. Zur sachlichen Zuständigkeit der Kindesschutzbehörden zum Erlass von Kin- desschutzmassnahmen kann auf die Ausführungen der Vorinstanz verwiesen wer- - 5 - den. Hervorzuheben ist, dass trotz Kompetenzattraktion beim zuständigen Gericht gemäss Art. 298b Abs. 3 und Art. 298d Abs. 3 ZGB sowie Art. 304 Abs. 2 ZPO die Kindesschutzbehörde gestützt auf Art. 315a Abs. 3 Ziff. 2 ZGB unter anderem zum Erlass von Kindesschutzmassnahmen zuständig ist, wenn das Gericht die notwen- digen Kindesschutzmassnahmen voraussichtlich nicht rechtzeitig treffen kann. Die Vorinstanz bejahte diese Voraussetzung mit an sich nachvollziehbarer Begründung und wies darauf hin, dass ein von der KESB ergangener Entscheid über die Obhut bzw. das Besuchsrecht auch bei sachlicher Zuständigkeit des Gerichts nicht nichtig wäre, zumal die KESB hier im Bereich ihrer genuinen Kernzuständigkeit entscheide (act. 10 E. 2.2.4 mit Verweis auf BGE 145 III 436 E. 4). Das Einzelgericht am Be- zirksgericht hat mittlerweile mit Urteil vom 21. Juni 2024 die Vaterschaft festgestellt und den unbekannt abwesenden Vater verpflichtet, für B._____ Unterhalt zu zahlen (act. 12). Das Dispositiv dieses Urteils enthält hingegen keine Regelung über das Besuchsrecht der Beschwerdeführerin. Der Entscheid ist soweit ersichtlich rechts- kräftig geworden.”
“Bei Einleitung des Verfahrens bei der KESB um Abänderung des Besuchs- rechts war ein gerichtliches Verfahren betreffend die Feststellung der Vaterschaft von B._____ und den Unterhalt beim Einzelgericht am Bezirksgericht Zürich pen- dent. Zur sachlichen Zuständigkeit der Kindesschutzbehörden zum Erlass von Kin- desschutzmassnahmen kann auf die Ausführungen der Vorinstanz verwiesen wer- - 5 - den. Hervorzuheben ist, dass trotz Kompetenzattraktion beim zuständigen Gericht gemäss Art. 298b Abs. 3 und Art. 298d Abs. 3 ZGB sowie Art. 304 Abs. 2 ZPO die Kindesschutzbehörde gestützt auf Art. 315a Abs. 3 Ziff. 2 ZGB unter anderem zum Erlass von Kindesschutzmassnahmen zuständig ist, wenn das Gericht die notwen- digen Kindesschutzmassnahmen voraussichtlich nicht rechtzeitig treffen kann. Die Vorinstanz bejahte diese Voraussetzung mit an sich nachvollziehbarer Begründung und wies darauf hin, dass ein von der KESB ergangener Entscheid über die Obhut bzw. das Besuchsrecht auch bei sachlicher Zuständigkeit des Gerichts nicht nichtig wäre, zumal die KESB hier im Bereich ihrer genuinen Kernzuständigkeit entscheide (act. 10 E. 2.2.4 mit Verweis auf BGE 145 III 436 E. 4). Das Einzelgericht am Be- zirksgericht hat mittlerweile mit Urteil vom 21. Juni 2024 die Vaterschaft festgestellt und den unbekannt abwesenden Vater verpflichtet, für B._____ Unterhalt zu zahlen (act. 12). Das Dispositiv dieses Urteils enthält hingegen keine Regelung über das Besuchsrecht der Beschwerdeführerin. Der Entscheid ist soweit ersichtlich rechts- kräftig geworden.”
Bei Begehren auf Abänderung ist der Grundsatz der Stabilität der bestehenden Verhältnisse und der Schutz der Kontinuität der Betreuung besonders zu gewichten. Eine Änderung kommt nur in Betracht, wenn infolge einer wesentlichen Änderung der Verhältnisse eine Neuregelung im Interesse des Kindes notwendig ist und die vorgesehene neue Regelung das Kindeswohl tatsächlich besser wahrt, selbst wenn dadurch Kontinuität verloren geht.
“Gemäss Art. 298d ZGB regelt die Kindesschutzbehörde auf Begehren eines Elternteils, des Kindes oder von Amtes wegen die Zuteilung der elterlichen Sorge neu, wenn dies wegen wesentlicher Änderung der Verhältnisse zur Wahrung des Kindeswohls nötig ist (Absatz 1). Sie kann sich auf die Regelung der Obhut, des persönlichen Verkehrs oder der Betreuungsanteile beschränken (Absatz 2). Die Neuregelung unterliegt damit zwei Voraussetzungen: Es muss eine wesentliche Änderung der Verhältnisse eingetreten sein und die Neuordnung der Obhut muss sich unter dem Blickwinkel des Kindeswohls aufdrängen (Urteile 5A_414/2022 vom 27. März 2023; 5A_100/2021 vom 25. August 2021 E. 3.1). Ein Wechsel um des Wechsels Willen kann nicht im Interesse des Kindes sein. Dem Kriterium der Stabilität der Verhältnisse ist im Abänderungsverfahren deshalb ein besonderes Gewicht beizumessen (Urteil 5A_428/2014 vom 22. Juli 2014 E. 6.2). Entsprechend kann eine Änderung der Besuchsregelung auch nicht dazu dienen, unliebsame behördliche Entscheidungen nachträglich zu Gunsten einer Partei abzuändern oder das ursprüngliche Verfahren erneut aufzurollen (vgl.”
“L'appelante reproche au Tribunal de ne pas être entré en matière sur sa demande de modification du jugement de divorce concernant l'instauration d'une garde alternée. Elle soutient que l'intérêt de sa fille D______ commanderait désormais un tel changement. 6.1.1 A la requête du père ou de la mère, de l'enfant ou de l'autorité tutélaire, l'attribution de l'autorité parentale doit être modifiée lorsque des faits nouveaux importants l'exigent pour le bien de l'enfant (art. 134 al. 1 CC). La modification de l'attribution de la garde est régie par l'art. 134 al. 2 CC, lequel renvoie aux dispositions relatives aux effets de la filiation. Cette modification de la garde suppose que la nouvelle réglementation soit requise dans l'intérêt de l'enfant en raison de la survenance de faits nouveaux essentiels. En d'autres termes, une nouvelle réglementation de la garde ne dépend pas seulement de l'existence de circonstances nouvelles importantes; elle doit aussi être commandée par le bien de l'enfant (arrêts du Tribunal fédéral 5A_597/2022 du 7 mars 2023 consid. 3.3 [concernant l'art. 298d CC]; 5A_1017/2021 du 3 août 2022 consid. 3.1; 5A_228/2020 du 3 août 2020 consid. 3.1 et les références). La modification ne peut être envisagée que si le maintien de la réglementation actuelle risque de porter atteinte au bien de l'enfant et le menace sérieusement. La nouvelle réglementation doit ainsi s'imposer impérativement, en ce sens que le mode de vie actuel nuit plus au bien de l'enfant que le changement de réglementation et la perte de continuité dans l'éducation et les conditions de vie qui en est consécutive (arrêts du Tribunal fédéral 5A_762/2020 du 9 février 2021 consid. 4.1; 5A_228/2020 op. cit., consid. 3.1 et les références). Savoir si une modification essentielle est survenue par rapport à la situation existant au moment du divorce doit s'apprécier en fonction de toutes les circonstances du cas d'espèce et relève du pouvoir d'appréciation du juge (art. 4 CC; arrêts du Tribunal fédéral 5A_762/2020 précité, consid. 4.1; 5A_228/2020 précité consid. 3.1 et les références). Le Tribunal ne doit pas se montrer trop strict en ce qui concerne l'appréciation de la nouveauté du fait : si les prévisions du juge au moment du divorce s'avèrent erronées et que la réglementation arrêtée porte préjudice au développement des enfants, le juge saisi de l'action en modification du jugement de divorce pourra prendre de nouvelles dispositions (Helle, Commentaire pratique, Droit Matrimonial : Fond et procédure, 2016, n° 25 et les références citées).”
Bei andauernder Blockade der elterlichen Entscheidungsfindung kann die Kindesschutzbehörde die Zuteilung der elterlichen Sorge neu regeln, wenn das gemeinsame Sorgerecht infolge des Stillstands nicht mehr durchführbar ist (vgl. Art. 298d ZGB). Bei einer Gefährdung des Kindeswohls kommen daneben die Schutzmassnahmen nach Art. 307 ff. ZGB in Betracht.
“Les parents doivent en revanche décider ensemble s'agissant des décisions de grande portée, comme par exemple un changement d'école, un placement des biens, des loisirs qui empiètent sur le temps de prise en charge de l'autre parent – tel un camp de loisirs qui ne s'inscrit pas directement dans le cadre scolaire ou dans celui d'un sport ou d'un instrument de musique que pratique l'enfant – des voyages dans des pays en crise ou à risque élevé pour la santé, ainsi que le choix de la confession ou du nom (Guide pratique COPMA 2017, n. 12.20, pp. 299 ss ; voir également Meier/Stettler, op. cit., n. 1316, p. 857). Lorsque les parents ne parviennent pas à se mettre d'accord au sujet d'une décision importante, sous réserve des décisions pouvant être prises individuellement en vertu de l'art. 301 al. 1bis CC, aucun des parents n'a de voix prépondérante ou de droit de veto. Il n'existe pas de procédure devant l'autorité ou le juge permettant de régler les divergences entre les parents tous deux détenteurs de l'autorité parentale, la modification de l'attribution de l'autorité parentale restant réservée si la situation de blocage est telle que l'exercice conjoint n'est plus envisageable (art. 298d CC), de même que les mesures de protection au sens des art. 307 ss CC – en particulier de l'art. 307 al. 3 CC – pour le cas où le bien de l'enfant est mis en danger (CCUR 21 novembre 2018/219 consid. 3.1 ; Meier/Stettler, op. cit., n. 1310 et 1321, pp. 853-854 et 860 ; Guide pratique COPMA 2017, n. 12.24, p. 301), une divergence relative à un événement isolé mineur ne suffisant pas (Meier/Stettler, op. cit., n. 1321, p. 860). L'autorité de protection de l'enfant prend les mesures nécessaires pour protéger l'enfant si son développement est menacé et que les père et mère n'y remédient pas d'eux-mêmes ou sont hors d'état de le faire (art. 307 al. 1 CC). Elle peut, en particulier, rappeler les père et mère, les parents nourriciers ou l'enfant à leurs devoirs, donner des indications ou instructions relatives au soin, à l'éducation et à la formation de l'enfant, et désigner une personne ou un office qualifiés qui aura un droit de regard et d'information (art. 307 al. 3 CC). Les mesures de protection du droit civil, telles que celles ressortant de l'art.”
“Les parents doivent en revanche décider ensemble s'agissant des décisions de grande portée, comme par exemple un changement d'école, un placement des biens, des loisirs qui empiètent sur le temps de prise en charge de l'autre parent – tel un camp de loisirs qui ne s'inscrit pas directement dans le cadre scolaire ou dans celui d'un sport ou d'un instrument de musique que pratique l'enfant –, des voyages dans des pays en crise ou à risque élevé pour la santé, ainsi que le choix de la confession ou du nom (Guide pratique COPMA 2017, n. 12.20, pp. 299 ss ; voir également Meier/Stettler, op. cit., n. 1316, p. 857). Lorsque les parents ne parviennent pas à se mettre d'accord au sujet d'une décision importante, sous réserve des décisions pouvant être prises individuellement en vertu de l'art. 301 al. 1bis CC, aucun des parents n'a de voix prépondérante ou de droit de veto. Il n'existe pas de procédure devant l'autorité ou le juge permettant de régler les divergences entre les parents tous deux détenteurs de l'autorité parentale, la modification de l'attribution de l'autorité parentale restant réservée si la situation de blocage est telle que l'exercice conjoint n'est plus envisageable (art. 298d CC), de même que les mesures de protection au sens des art. 307 ss CC – en particulier de l'art. 307 al. 3 CC – pour le cas où le bien de l'enfant est mis en danger (CCUR 21 novembre 2018/219 consid. 3.1 ; Meier/Stettler, op. cit., n. 1310 et 1321, pp. 853-854 et 860 ; Guide pratique COPMA 2017, n. 12.24, p. 301), une divergence relative à un événement isolé mineur ne suffisant pas (Meier/Stettler, op. cit., n. 1321, p. 860).”
Bei ausgeprägtem Elternkonflikt sind zurückhaltende Eingriffe in die Kontaktregelung gerechtfertigt; die Vorinstanz hat daher mit Bezug auf den Konflikt Zurückhaltung bei der Neuordnung von Betreuungsregelungen geübt.
“unwahrscheinlich erscheine, dass neue Tatsachen entstanden sind, die eine Anpassung an veränderte Verhältnisse rechtfertigen und nicht bloss auf eine Korrektur des Entscheids der KESB abzielen. Dass gerade Letzteres für sie im Vordergrund steht, belegen die Beschwerdeführerinnen gleich selbst, wenn sie beteuern, dass ein schnelles Handeln angesichts der voraussichtlich langen Verfahrensdauer unumgänglich gewesen sei, um das Anliegen der Beschwerdeführerin 2, mehr Zeit mit der Mutter und in V.________ (SG) verbringen zu dürfen, "behördlich bearbeiten zu lassen". Auch mit ihren weiteren Beanstandungen vermögen die Beschwerdeführerinnen nichts auszurichten. Namentlich trifft es nicht zu, dass die Vorinstanz die Äusserungen der Beschwerdeführerin 2 als "kindliche Laune" abtut. Die fraglichen Passagen im angefochtenen Entscheid entstammen den allgemeinen (theoretischen) Erwägungen, in denen das Kantonsgericht die Voraussetzungen des Art. 298d ZGB erörtert. Entgegen dem, was die Beschwerdeführerinnen glauben machen wollen, kann auch nicht von einer "Praxis" gesprochen werden, wonach an die Anpassung von Kontaktregelungen keine übermässigen Anforderungen zu stellen sind. Die Beschwerdeführerinnen nehmen damit Bezug auf eine im angefochtenen Entscheid zitierte Lehrmeinung, wonach an die Wesentlichkeit der Veränderung der Verhältnisse im Streit um die Obhut weniger strenge Anforderungen zu stellen sind als bei einem Wechsel der elterlichen Sorge, da die Besuchskontakte und Betreuungsanteile einer grösseren Dynamik unterliegen als die elterliche Sorge (BÜCHLER/CLAUSEN, in: FamKomm Scheidung, 4. Aufl., 2022, Bd. I, N 17 zu Art. 134 mit Art. 315a/b ZGB). Die oben resümierten Beanstandungen lassen den Bezug zum konkreten Fall vermissen, denn die Beschwerdeführerinnen zeigen nicht auf, inwiefern sich die Vorinstanz in der Ausübung ihres Ermessens vertut, wenn sie unter Hinweis auf den ausgeprägten Elternkonflikt nur mit Zurückhaltung auf die Betreuungsregelung zurückkommen will.”
Die Entscheidung PQ230066 zeigt, dass das Gericht gestützt auf Art. 298d Abs. 2 ZGB ein Kind unter der alleinigen Obhut eines Elternteils belassen kann.
Eine Änderung der Zuteilung der elterlichen Sorge setzt voraus, dass aufgrund neuer, wesentlicher Tatsachen die neue Regelung im Interesse des Kindes erforderlich ist. Die Beibehaltung der bisherigen Regelung darf das Kindeswohl nicht ernsthaft gefährden; die neue Regelung muss sich gegenüber dem Fortbestand der bisherigen Ordnung und der damit verbundenen Kontinuitätsverluste durchsetzen. Pauschale oder blosse Behauptungen genügen nicht; die relevanten Tatsachen sind darzulegen und zu substantiieren.
“Elle établit les faits d'office et n'est pas liée par les conclusions des parties (art. 446 al. 1 et 3 CC). 2. Le recourant fait grief au Tribunal de protection d'avoir violé la loi et le principe de proportionnalité en rendant une décision sur la base d'un événement unique et en lui retirant la garde des mineurs, leur développement n'étant pas en danger auprès de lui. Il s'agit tout d'abord de constater que, vu l'accession à la majorité de l'enfant E______ en cours de procédure, celle-ci ne porte plus que sur les droits parentaux et les relations personnelles relatifs à l'enfant F______. Par conséquent, en tant qu'il concerne l'enfant E______, le recours est sans objet. 2.1.1 L'enfant est soumis, pendant sa minorité, à l'autorité parentale conjointe (art. 296 al. 2 CC). A la requête de l'un des parents ou de l'enfant ou encore d'office, l'autorité de protection de l'enfant modifie l'attribution de l'autorité parentale lorsque des faits nouveaux importants le commandent pour le bien de l'enfant (art. 298d al. 1 CC). Selon l'al. 2 de cette disposition, elle peut aussi se limiter à statuer sur la garde de l'enfant, les relations personnelles ou la participation de chaque parent à sa prise en charge. Toute modification dans l'attribution de la garde suppose que la nouvelle réglementation soit requise dans l'intérêt de l'enfant en raison de la survenance de faits nouveaux essentiels et qu'elle s'impose pour le bien de l'enfant (notamment, DAS/1/2020 consid. 2.1; arrêt du Tribunal fédéral 5A_756/2019 c. 3.1.1). En d'autres termes, une nouvelle réglementation de l'autorité parentale, respectivement de la garde, ne dépend pas seulement de l'existence de circonstances nouvelles importantes; elle doit être aussi commandée par le bien de l'enfant. La modification ne peut être envisagée que si le maintien de la règlementation actuelle risque de porter atteinte au bien de l'enfant et le menace sérieusement. La nouvelle règlementation doit ainsi s'imposer impérativement en ce sens que le mode de vie actuel nuit plus au bien de l'enfant que le changement de règlementation et la perte de continuité dans l'éducation et les conditions de vie qui en est consécutive (arrêts du Tribunal fédéral 5A_781/2015 c.”
“Le dossier ne permet pas de déterminer si le changement opéré dans la composition du Tribunal de protection était justifié par des motifs objectifs, ni pourquoi le juge T______ a, de nouveau, siégé lors de l'audience du 8 décembre 2022 (dernière audience avant que la décision au fond ne soit délibérée le 8 juin 2023). Cela étant, le recourant relève cette "irrégularité" sans se prévaloir formellement d'une violation de son droit d'être entendu ni invoquer de motifs de récusation contre la magistrate ayant délibéré pour rendre la décision querellée. Les auditions auxquelles le Tribunal de protection a procédé lors de l'audience du 8 décembre 2022 ont par ailleurs été retranscrites dans le procès-verbal tenu à cette occasion, de sorte que la magistrate concernée participant à la décision attaquée a pu en avoir connaissance. Une irrégularité dans la composition du Tribunal de protection ne saurait, dans ces circonstances, conduire à l'annulation de la décision attaquée. 3. Le recourant conteste la modification de l’autorité parentale concernant la mineure E______ et sollicite une modification de l’autorité parentale concernant le mineur F______, souhaitant que, pour les deux mineurs, elle soit exercée conjointement. 3.1.1 Selon l’art. 298d al. 1 CC, à la requête de l’un des parents, de l’enfant ou encore d’office, l’autorité de protection de l’enfant modifie l’attribution de l’autorité parentale lorsque des faits nouveaux importants le commandent pour le bien de l’enfant. Selon l’alinéa 2 de cette disposition, elle peut aussi se limiter à statuer sur la garde de l’enfant ( ). Toute modification dans l’attribution de l’autorité parentale, respectivement de la garde, suppose que la nouvelle règlementation soit requise dans l’intérêt de l’enfant, à raison de la survenance de faits nouveaux essentiels. En d’autres termes, une nouvelle réglementation de l’autorité parentale, respectivement de la garde, ne dépend pas seulement de l’existence de circonstances nouvelles importantes ; elle doit être aussi commandée par le bien de l’enfant. La modification ne peut être envisagée que si le maintien de la réglementation actuelle risque de porter atteinte au bien de l’enfant et le menace sérieusement. La nouvelle règlementation doit ainsi s’imposer impérativement en ce sens que le mode de vie actuel nuit plus au bien de l’enfant que le changement de règlementation et la perte de continuité dans l’éducation et les conditions de vie qui en est consécutive (ATF 5A_781/2015 du 16 mars 2016, consid.”
“3 Par mesure de simplification, les recours feront l'objet d'une seule et même décision (art. 125 lit. c CPC). 1.4 La Chambre de surveillance examine la cause librement en fait, en droit et sous l'angle de l'opportunité (art. 450a CC). Elle établit les faits d'office et n'est pas liée par les conclusions des parties (art. 446 al. 1 et 3 CC). 1.5 La recourante B______ conclut préalablement à l'ordonnance d'une expertise psychiatrique familiale. Il ne sera pas donné suite à cette demande, le dossier soumis à la Cour étant complet et contenant tous les éléments nécessaires pour trancher les questions qui lui sont soumises. De même, il ne sera pas donné suite à sa demande d'exécution anticipée de la décision attaquée relativement aux modalités d'exercice du droit de visite du père, dans la mesure où d'une part, la recourante admet elle-même que ces modalités sont déjà mises en œuvre par les parties de sorte qu'elle n'y a aucun intérêt, et d'autre part, où il est statué au fond par la présente décision sur les recours des parties. 2 2.1 Selon l’art. 298d al. 1 CC, à la requête de l’un des parents ou de l’enfant ou encore d’office, l’autorité de protection de l’enfant modifie l’attribution de l’autorité parentale lorsque des faits nouveaux importants le commandent pour le bien de l’enfant. Elle peut aussi se limiter à statuer sur la garde de l’enfant, les relations personnelles ou la participation de chaque parent à sa prise en charge (al. 2). Toute modification dans l’attribution de l’autorité parentale ou de la garde de fait, suppose que la nouvelle règlementation soit requise dans l’intérêt de l’enfant à raison de la survenance de faits nouveaux essentiels. En d’autres termes, une nouvelle règlementation de l’autorité parentale, respectivement de l’attribution de la garde de fait, ne dépend pas seulement de l’existence de circonstances nouvelles importantes; elle doit aussi être commandée par le bien de l’enfant (arrêt du Tribunal fédéral 5A_428/2014 c. 6.2). Selon la jurisprudence, la modification ne peut être envisagée que si le maintien de la règlementation actuelle risque de porter atteinte au bien de l’enfant et le menace sérieusement.”
“a CPC), statuant sur le sort et l'entretien d'enfants mineurs, soit sur une affaire non pécuniaire dans son ensemble (cf. notamment arrêt du Tribunal fédéral 5A_192/2021 du 18 novembre 2021 consid. 1 et les références citées). Il en va de même des mémoires de réponse, réplique et duplique, déposés dans les délais et la forme prescrits par la loi (art. 312 et 316 al. 2 CPC). 1.2 La Cour revoit la cause en fait et en droit avec un plein pouvoir d'examen (art. 310 CPC). Le litige, circonscrit au sort d'enfants mineurs, est soumis aux maximes inquisitoire illimitée et d'office (art. 296 al. 1 et 3 CPC). 2. Dans la mesure où l'objet du contentieux concerne exclusivement le sort d'enfants mineurs, les pièces nouvelles produites en appel sont recevables, indépendamment de la question de savoir si les conditions fixées à l'art. 317 al. 1 CPC sont réalisées (ATF 144 III 349 consid. 4.2.1). 3. L'appelante reproche au Tribunal de ne pas lui avoir attribué l'autorité parentale exclusive s'agissant des trois enfants aînés. 3.1 Selon l'art. 298d al. 1 CC, à la requête de l'un des parents ou de l'enfant ou encore d'office, l'autorité de protection de l'enfant modifie l'attribution de l'autorité parentale lorsque des faits nouveaux importants le commandent pour le bien de l'enfant. Toute modification dans l'attribution de l'autorité parentale ou de la garde de fait suppose que la nouvelle réglementation soit requise dans l'intérêt de l'enfant en raison de la survenance de faits nouveaux essentiels. En d'autres termes, une nouvelle réglementation de l'autorité parentale, respectivement de l'attribution de la garde de fait, ne dépend pas seulement de l'existence de circonstances nouvelles importantes; elle doit aussi être commandée par le bien de l'enfant (arrêts du Tribunal fédéral 5A_428/2014 du 22 juillet 2014 consid. 6.2; 5A_63/2011 du 1er juin 2011 consid. 2.4.1 et 5A_697/2009 du 4 mars 2010 consid. 3). Selon la jurisprudence, la modification ne peut être envisagée que si le maintien de la réglementation actuelle risque de porter atteinte au bien de l'enfant et le menace sérieusement; la nouvelle réglementation doit ainsi s'imposer impérativement, en ce sens que le mode de vie actuel nuit plus au bien de l'enfant que le changement de réglementation et la perte de continuité dans l'éducation et les conditions de vie qui en est consécutive (arrêts du Tribunal fédéral 5A_781/2015 du 14 mars 2016 consid.”
Die KESB kann in Ausübung ihrer Zuständigkeit Änderungen der Obhut, des persönlichen Verkehrs oder der Betreuungsanteile in Betracht ziehen, um der Dynamik der Kindesentwicklung Rechnung zu tragen; dies ist nicht auf Fälle zu beschränken, in denen bereits eine medizinisch festgestellte Schädigung vorliegt. Bei der Prüfung können bereits vorhersehbare Belastungen (z. B. durch Pendeln oder weite Distanz zwischen den Wohnsitzen der Eltern) mitberücksichtigt werden.
“Auch bei Übertritt in die Oberstufe müsste die Beschwerdeführerin 2 weiterhin an drei Wochenenden von Freitagnachmittag bis Montagmorgen weg von zu Hause; die Fahrten am Montag wären noch früher zu starten, da die Schule in der Oberstufe früher beginnt, und den altersgerechten Austausch mit Gleichaltrigen könne die Beschwerdeführerin 2 "ebenfalls vergessen". Für die Beschwerdeführerinnen mutiert Art. 298d Abs. 2 ZGB mit dem angefochtenen Entscheid zu einer Bestimmung, die erst dann in Betracht gezogen werden könne, wenn ein medizinischer Befund vorliegt, das Kind also bereits geschädigt wurde. Das Argument der Vorinstanz, dass das zunehmende Alter der Beschwerdeführerin 2 beim Entscheid der KESB bereits bekannt gewesen sei, würde jede Änderung ausschliessen. Die Dynamik der Entwicklung des Kindes, aber auch der Eltern, bleibe ungewiss; gerade dafür habe der Gesetzgeber Art. 298d ZGB geschaffen. Entgegen den Vorbringen der Beschwerdeführerinnen schliesst die Vorinstanz weder das zunehmende Alter der Beschwerdeführerin 2 noch die damit einhergehenden Veränderungen a priori als Grund für eine Abänderung der geltenden Betreuungsregelung gestützt auf Art. 298d ZGB aus, und zwar auch nicht mit der Erklärung, dass die mit der fortschreitenden Kindesentwicklung verbundenen Veränderungen im Zeitpunkt, als die KESB am 9. Juli 2018 ihren Entscheid fällte, bekannt bzw. voraussehbar gewesen seien. Im genannten Zeitpunkt vorhersehbar waren laut dem angefochtenen Entscheid vielmehr die Belastungen, die sich aus der Betreuungsregelung der KESB und dem Pendeln zwischen V.________ (SG) und U.________ (ZH) seit Schulbeginn ergeben (s. vorne E. 4.2). In diesem Zusammenhang ist daran zu erinnern, dass die KESB je nachdem, ob die Distanz zwischen den Wohnsitzen der Eltern vierzig Kilometer überschreitet oder nicht, für die Zeit ab Eintritt der Beschwerdeführerin 2 in den Kindergarten ausdrücklich zwei verschiedene Regelungen erliess (s. Sachverhalt Bst. A.b). Weshalb das Kantonsgericht in Anbetracht dieser Differenzierung nicht zum Schluss kommen durfte, dass die mit der Betreuungsregelung verbundenen Beschwerlichkeiten bei Erlass des Entscheids der KESB (zumindest) vorhersehbar waren, zeigen die Beschwerdeführerinnen nicht auf und ist auch nicht ersichtlich, drängt sich angesichts der genannten Unterscheidung nach der Distanz zwischen den elterlichen Wohnsitzen doch geradezu der Schluss auf, dass die KESB die Herausforderungen, die mit ausgedehnten Betreuungswochenenden beim Beschwerdegegner ab Eintritt in den Kindergarten auf die Beschwerdeführerin 2 und ihre Eltern zukamen, auch tatsächlich vorhersah und berücksichtigte.”
“unwahrscheinlich erscheine, dass neue Tatsachen entstanden sind, die eine Anpassung an veränderte Verhältnisse rechtfertigen und nicht bloss auf eine Korrektur des Entscheids der KESB abzielen. Dass gerade Letzteres für sie im Vordergrund steht, belegen die Beschwerdeführerinnen gleich selbst, wenn sie beteuern, dass ein schnelles Handeln angesichts der voraussichtlich langen Verfahrensdauer unumgänglich gewesen sei, um das Anliegen der Beschwerdeführerin 2, mehr Zeit mit der Mutter und in V.________ (SG) verbringen zu dürfen, "behördlich bearbeiten zu lassen". Auch mit ihren weiteren Beanstandungen vermögen die Beschwerdeführerinnen nichts auszurichten. Namentlich trifft es nicht zu, dass die Vorinstanz die Äusserungen der Beschwerdeführerin 2 als "kindliche Laune" abtut. Die fraglichen Passagen im angefochtenen Entscheid entstammen den allgemeinen (theoretischen) Erwägungen, in denen das Kantonsgericht die Voraussetzungen des Art. 298d ZGB erörtert. Entgegen dem, was die Beschwerdeführerinnen glauben machen wollen, kann auch nicht von einer "Praxis" gesprochen werden, wonach an die Anpassung von Kontaktregelungen keine übermässigen Anforderungen zu stellen sind. Die Beschwerdeführerinnen nehmen damit Bezug auf eine im angefochtenen Entscheid zitierte Lehrmeinung, wonach an die Wesentlichkeit der Veränderung der Verhältnisse im Streit um die Obhut weniger strenge Anforderungen zu stellen sind als bei einem Wechsel der elterlichen Sorge, da die Besuchskontakte und Betreuungsanteile einer grösseren Dynamik unterliegen als die elterliche Sorge (BÜCHLER/CLAUSEN, in: FamKomm Scheidung, 4. Aufl., 2022, Bd. I, N 17 zu Art. 134 mit Art. 315a/b ZGB). Die oben resümierten Beanstandungen lassen den Bezug zum konkreten Fall vermissen, denn die Beschwerdeführerinnen zeigen nicht auf, inwiefern sich die Vorinstanz in der Ausübung ihres Ermessens vertut, wenn sie unter Hinweis auf den ausgeprägten Elternkonflikt nur mit Zurückhaltung auf die Betreuungsregelung zurückkommen will.”
Kindesschutzmassnahmen sind bei veränderten Verhältnissen laufend an die neue Lage anzupassen. Einschränkungen auf die Regelung von Obhut, persönlichem Verkehr oder Betreuungsanteilen sind im Sinne des Verhältnismässigkeitsprinzips vorzunehmen und an die veränderten Verhältnisse auszurichten.
“Die Beschwerdeführerin bringt schliesslich vor, die Vorinstanz habe gegen Art. 298d Abs. 2 ZGB verstossen, indem sie die Reduktion des Besuchsrechts durch die KESB geschützt habe, ohne dass diese Reduktion zur Wahrung des Kindeswohls notwendig gewesen wäre (act. 2 Rz. 26 ff.). Nach Art. 298d Abs. 1 ZGB regelt die Kindesschutzbehörde auf Begehren eines Elternteils, des Kindes oder von Amtes wegen die Zuteilung der elterlichen Sorge neu, wenn dies wegen wesentlicher Änderungen der Verhältnisse zur Wah- rung des Kindeswohls nötig ist. Die Behörde kann sich dabei gemäss Art. 298d Abs. 2 ZGB auf die Regelung der Obhut, des persönlichen Verkehrs oder der Be- treuungsanteile beschränken. Diese allgemeine Bestimmung zur Veränderung der Verhältnisse bei der Regelung der elterlichen Sorge findet in Art. 313 ZGB eine spezielle Norm zur Änderung der Verhältnisse bei Kindesschutzmassnahmen. Massnahmen zum Schutz des Kindes sind der neuen Lage anzupassen, wenn sich die Verhältnisse verändern (Art. 313 Abs. 1 ZGB). Die Bestimmung ist Aus- fluss des Verhältnismässigkeitsprinzips. Zu beachten ist dabei, dass ein Schei- dungsurteil tendenziell auf statische Verhältnisse ausgerichtet ist, während Kin- desschutzmassnahmen auf die Besserung eines gestörten Zustands hinwirken sollen und deshalb laufend zu optimieren sind, bis sie schliesslich im Idealfall durch ihre Wirkung hinfällig werden (BSK ZGB I- BREITSCHMID, 7.”
Die gemeinsame elterliche Sorge ist der Regelfall; die Zuteilung der alleinigen elterlichen Sorge bleibt eine eng begrenzte Ausnahme. Punktuelle oder themenbezogene Streitigkeiten rechtfertigen in der Regel keine Alleinzuteilung; für eine Übertragung der alleinigen Sorge sind konkrete Feststellungen nötig, aus denen sich ergibt, dass dies zur Wahrung des Kindeswohls erforderlich ist.
“Des litiges ponctuels ou des divergences d'opinion, comme il peut y en avoir dans chaque famille, en particulier en cas de séparation ou de divorce, ne sont pas des raisons qui justifient d'attribuer l'autorité parentale à un seul des parents, au regard du but de la modification législative recherché. Par conséquent, en cas de conflit, certes important, mais portant sur un thème déterminé – comme l'éducation religieuse, le domaine scolaire ou le lieu de résidence – le principe de subsidiarité impose d'examiner si une attribution judiciaire exclusive de certaines composantes de l'autorité parentale pourrait déjà apaiser la situation. L'attribution de l'autorité à un seul parent doit rester une exception strictement limitée (ATF 141 III 472 précité consid. 4.7). Ainsi, comme mentionné précédemment, il est normal que des disputes surviennent dans une telle procédure judiciaire, celles-ci disparaissant avec le temps dans la plupart des cas. De tels différents sont inhérents à chaque procédure de ce type et ne justifient pas l'attribution de l'autorité à un seul parent. Le fait qu'avec le temps, le conflit s'arrange, se stabilise ou empire constitue un fait nouveau pouvant justifier une modification de l'autorité parentale conformément à l'art. 298d al. 1 CC (ATF 141 III 472 précité consid. 4.3). Pour attribuer l’autorité parentale à un seul des parents, il est nécessaire que les problèmes de ces derniers s'étendent à l'ensemble des questions qui concernent l'enfant et qu'ils compromettent concrètement le bien de l'enfant, des constatations concrètes étant nécessaires à cet égard. De plus, il faut que l'attribution ou le maintien de l'autorité parentale exclusive apaise la situation, respectivement empêche une aggravation imminente (TF 5A_809/2018 du 18 décembre 2019 consid. 4.2.2). L’absence de tous contacts entre un parent et l’enfant depuis de nombreuses années peut aussi justifier un refus d’autorité parentale conjointe, celle-ci ne pouvant tout simplement pas être exercée lorsqu’un parent – même sans sa faute – ne dispose d’aucun renseignement sur l’enfant (TF 5A_926/2014 du 28 août 2015 consid. 3.4 ; dans ce cas, l’enfant était par ailleurs à la veille de sa majorité). Il en a été jugé de même pour une fillette âgée de six ans qui n’avait plus vu son père depuis l’âge de 15 mois (ATF 142 III 197, JdT 2017 II 179), ou pour un enfant qui n’avait pas vu son père pendant deux ans en raison d’une détention à des fins d’expulsion et qui, depuis son retour en Suisse, ne l’avait revu qu’à deux reprises (TF 5A_214/2017 du 14 décembre 2017, consid.”
“419, no 610 et les réf. citées). Ce principe repose sur l’hypothèse que le bien-être des enfants mineurs est mieux garanti par l’exercice conjoint de l’autorité parentale. Contrairement à ce qui prévalait précédemment, le divorce n'a généralement plus d'influence sur la titularité de l'autorité parentale. L'attribution de l'autorité parentale conjointe aux parents divorcés (art. 133 CC) ou non mariés (art. 298a CC) est ainsi désormais la règle, sans qu'un accord des parents ne soit nécessaire sur ce point (TF 5A_985/2014 du 25 juin 2015 consid. 3.1.1, FamPra.ch 2015 p. 975). 3.2.3 La portée de l’art. 296 al. 2 CC est toutefois atténuée par l’art. 298 al. 1 CC, qui dispose que dans le cadre d’une procédure de divorce ou d’une procédure de protection de l’union conjugale, le juge confie à l’un des parents l’autorité parentale exclusive si le bien de l’enfant le commande. En se référant à l’art. 298 al. 1 CC et à une série d’autres dispositions (cf. art. 296 al. 2, art. 298a al. 1, art. 298b al. 2 et art. 298d al. 1 CC), le Tribunal fédéral a ainsi confirmé que l’autorité parentale conjointe constituait le principe du nouveau droit de l’autorité parentale, en vigueur depuis le 1er juillet 2014, auquel il ne devait être dérogé que si le bien de l’enfant l’exigeait (ATF 143 III 361 consid. 7.3.2, JdT 2018 II 137, sp. 142) ou, en d’autres termes, que si, exceptionnellement, une autre solution préserve mieux ses intérêts (ATF 142 III 1 consid. 3.3 ; ATF 142 III 55 consid. 3, ATF 142 III 197 consid. 3.7). L’attribution de l’autorité parentale exclusive à l’un des parents doit rester une exception strictement limitée (ATF 150 III 97 consid. 4.2 ; ATF 142 III 197, JdT 2017 II 179 ; ATF 141 III 472, JdT 2016 II 130 ; TF 5A_875/2017 du 6 novembre 2018 consid. 2.4). L’autorité parentale constitue un « droit-devoir » (« Pflichtrecht »). Cela signifie que les droits et obligations des parents sont étroitement liés et doivent s’exercer en fonction du bien de l’enfant. Les parents doivent entreprendre tout ce qui est nécessaire pour assurer le bon développement de leur enfant, dans la mesure de leurs possibilités.”
“Kinder stehen, solange sie minderjährig sind, unter der gemeinsamen elterlichen Sorge von Mutter und Vater (Art. 296 Abs. 2 ZGB). In einem Scheidungsverfahren überträgt das Gericht einem Elternteil aber die alleinige elterliche Sorge, wenn dies zur Wahrung des Kindeswohls nötig ist (Art. 298 Abs. 1 ZGB). Damit bildet die gemeinsame elterliche Sorge den Grundsatz (s. auch Art. 298a Abs. 1, Art. 298b Abs. 2 und Art. 298d Abs. 1 ZGB). Dem liegt die Annahme zugrunde, dass dem Wohl der minderjährigen Kinder am besten gedient ist, wenn die Eltern das Sorgerecht gemeinsam ausüben. Von diesem Grundsatz soll nur dann abgewichen werden, wenn eine andere Lösung die Interessen des Kindes ausnahmsweise besser wahrt (BGE 143 III 361 E. 7.3.2 mit Hinweisen). Die Zuteilung der elterlichen Sorge an einen Elternteil allein muss deshalb eine eng begrenzte Ausnahme bleiben, ohne dass für die Alleinzuteilung der elterlichen Sorge aber gleich strenge Voraussetzungen gelten wie für den Entzug der elterlichen Sorge im Sinn einer Kindesschutzmassnahme gestützt auf Art. 311 ZGB (BGE 141 III 472 E. 4.1-4.7). Daraus folgt zunächst, dass Gründe, die einen Sorgerechtsentzug nach Art. 311 ZGB rechtfertigen würden, im Prinzip auch zur Alleinzuteilung der elterlichen Sorge führen müssen (Botschaft zu einer Änderung des Schweizerischen Zivilgesetzbuches [Elterliche Sorge] vom 16. November 2011, BBl 2011 9103, 9105). Nach Massgabe von Art. 311 Abs.”
Für eine Neuordnung der Zuteilung genügt nicht bloss das Vorliegen neuer, wichtiger Tatsachen; diese müssen wegen der Wahrung des Kindeswohls die neue Regelung erforderlich machen. Eine Zuteilung der elterlichen Sorge an einen Elternteil ist eine eng begrenzte Ausnahme und kommt nur in Betracht, wenn dadurch das Kindeswohl besser gewahrt wird.
“3 Par mesure de simplification, les recours feront l'objet d'une seule et même décision (art. 125 lit. c CPC). 1.4 La Chambre de surveillance examine la cause librement en fait, en droit et sous l'angle de l'opportunité (art. 450a CC). Elle établit les faits d'office et n'est pas liée par les conclusions des parties (art. 446 al. 1 et 3 CC). 1.5 La recourante B______ conclut préalablement à l'ordonnance d'une expertise psychiatrique familiale. Il ne sera pas donné suite à cette demande, le dossier soumis à la Cour étant complet et contenant tous les éléments nécessaires pour trancher les questions qui lui sont soumises. De même, il ne sera pas donné suite à sa demande d'exécution anticipée de la décision attaquée relativement aux modalités d'exercice du droit de visite du père, dans la mesure où d'une part, la recourante admet elle-même que ces modalités sont déjà mises en œuvre par les parties de sorte qu'elle n'y a aucun intérêt, et d'autre part, où il est statué au fond par la présente décision sur les recours des parties. 2 2.1 Selon l’art. 298d al. 1 CC, à la requête de l’un des parents ou de l’enfant ou encore d’office, l’autorité de protection de l’enfant modifie l’attribution de l’autorité parentale lorsque des faits nouveaux importants le commandent pour le bien de l’enfant. Elle peut aussi se limiter à statuer sur la garde de l’enfant, les relations personnelles ou la participation de chaque parent à sa prise en charge (al. 2). Toute modification dans l’attribution de l’autorité parentale ou de la garde de fait, suppose que la nouvelle règlementation soit requise dans l’intérêt de l’enfant à raison de la survenance de faits nouveaux essentiels. En d’autres termes, une nouvelle règlementation de l’autorité parentale, respectivement de l’attribution de la garde de fait, ne dépend pas seulement de l’existence de circonstances nouvelles importantes; elle doit aussi être commandée par le bien de l’enfant (arrêt du Tribunal fédéral 5A_428/2014 c. 6.2). Selon la jurisprudence, la modification ne peut être envisagée que si le maintien de la règlementation actuelle risque de porter atteinte au bien de l’enfant et le menace sérieusement.”
“Kinder stehen, solange sie minderjährig sind, unter der gemeinsamen elterlichen Sorge von Mutter und Vater (Art. 296 Abs. 2 ZGB). In einem Scheidungsverfahren überträgt das Gericht einem Elternteil aber die alleinige elterliche Sorge, wenn dies zur Wahrung des Kindeswohls nötig ist (Art. 298 Abs. 1 ZGB). Damit bildet die gemeinsame elterliche Sorge den Grundsatz (s. auch Art. 298a Abs. 1, Art. 298b Abs. 2 und Art. 298d Abs. 1 ZGB). Dem liegt die Annahme zugrunde, dass dem Wohl der minderjährigen Kinder am besten gedient ist, wenn die Eltern das Sorgerecht gemeinsam ausüben. Von diesem Grundsatz soll nur dann abgewichen werden, wenn eine andere Lösung die Interessen des Kindes ausnahmsweise besser wahrt (BGE 143 III 361 E. 7.3.2 mit Hinweisen). Die Zuteilung der elterlichen Sorge an einen Elternteil allein muss deshalb eine eng begrenzte Ausnahme bleiben, ohne dass für die Alleinzuteilung der elterlichen Sorge aber gleich strenge Voraussetzungen gelten wie für den Entzug der elterlichen Sorge im Sinn einer Kindesschutzmassnahme gestützt auf Art. 311 ZGB (BGE 141 III 472 E. 4.1-4.7). Daraus folgt zunächst, dass Gründe, die einen Sorgerechtsentzug nach Art. 311 ZGB rechtfertigen würden, im Prinzip auch zur Alleinzuteilung der elterlichen Sorge führen müssen (Botschaft zu einer Änderung des Schweizerischen Zivilgesetzbuches [Elterliche Sorge] vom 16. November 2011, BBl 2011 9103, 9105). Nach Massgabe von Art. 311 Abs.”
Bei der Beurteilung einer «wesentlichen Änderung der Verhältnisse» genügen pauschale Hinweise wie das Unterliegen einer Partei nicht; es sind konkrete Gründe und Darstellungen der tatsächlichen Veränderungen sowie – soweit relevant – Angaben dazu erforderlich, inwiefern eine Neuregelung das Kindeswohl fördert. Die Prüfung richtet sich auf das Kindeswohl (nicht nur auf das Vorliegen einer Gefährdung) und darauf, ob sich unter diesem Gesichtspunkt eine Neuregelung aufdrängt. Ergeben die Akten, dass die bisherige Obhutsregelung jedenfalls nicht mehr beibehalten werden kann, erübrigt sich die weitere Erörterung der Frage, ob eine wesentliche Änderung im Sinne von Art. 298d Abs. 1 ZGB vorliegt.
“Nach alledem vermögen die Beschwerdeführerinnen mit den vor Bundesgericht erhobenen Beanstandungen die vorinstanzliche Erkenntnis, dass keine wesentliche Änderung der Verhältnisse im Sinne von Art. 298d Abs. 1 ZGB vorliege, nicht zu erschüttern. Die Beschwerde erweist sich in der Sache somit als unbegründet. Soweit sich die Beschwerdeführerinnen unabhängig vom Verfahrensausgang in der Sache dagegen wehren, dass die Vorinstanz die Prozesskosten je hälftig verlegt, fehlt es an einer hinreichenden Begründung (s. vorne E.2). Bloss darauf hinzuweisen, dass der Beschwerdegegner in mehr Punkten als die Beschwerdeführerin 1 unterlegen und deshalb der "Spielraum des Gerichts verletzt" sei, genügt nicht. Die Beschwerde ist also abzuweisen, soweit darauf eingetreten werden kann. Bei diesem Ausgang des Verfahrens hat die Beschwerdeführerin 1 für die Gerichtskosten aufzukommen (Art. 66 Abs. 1 Satz 1 BGG). Dem Beschwerdegegner sind keine entschädigungspflichtigen Kosten entstanden. Demnach erkennt das Bundesgericht:”
“Weiter beklagen sich die Beschwerdeführerinnen darüber, dass das Kantonsgericht die Abänderung des Entscheids der KESB entgegen dem Gesetzestext von einer konkreten Gefährdung des Kindeswohls abhängig mache und seinen Ermessensspielraum überschreite, indem es eine "dramatische Gefährdung des Kindes" verlange. Art. 298d Abs. 1 ZGB spreche von der Wahrung des Kindeswohls; damit wolle der Gesetzgeber erreichen, dass ein Kind sich trotz der getrennt lebenden Eltern wohl fühlen kann. Die Vorinstanz irre sich, wenn sie die Frage des Wohlbefindens der Beschwerdeführerin 2 mit der Gefährdung gleichsetze. Bei Art. 298d ZGB gehe es vielmehr um das allgemeine Wohlergehen des Kindes. Wie oben erläutert, muss eine Neuregelung der Obhut oder der Betreuungsanteile im Kindeswohl liegen (s. vorne E. 4.1). In der Folge trifft das Kantonsgericht nicht der Vorwurf, Art. 298d ZGB falsch auszulegen oder sein Ermessen bundesrechtswidrig auszuüben, wenn es nicht die Frage in den Vordergrund rückt, wie sich die Beschwerdeführerin 2 "künftig gesund und lebensbejahend entwickeln kann", sondern sich darauf konzentriert zu prüfen, ob sich unter dem Blickwinkel des Kindeswohls eine Neuregelung aufdrängt. Soweit die Beschwerdeführerinnen in diesem Zusammenhang reklamieren, dass das von der KESB installierte Wechselmodell "zumindest teilweise gescheitert" sei und der Loyalitätskonflikt, in dem sich die Beschwerdeführerin 2 befinde, durch die bestehende Betreuungsregelung "laufend verstärkt" werde, zeigen sie nicht auf, inwiefern die beantragte Änderung zu einer Entspannung der Situation führen könne.”
“Wie ihre vor Bundesgericht gestellten Anträge zeigen, hält die Beschwerdeführerin, anders als noch vor der Vorinstanz, in der Sache nicht mehr daran fest, dass C.________ unter ihrer alleinigen Obhut bleiben, der Entscheid des Bezirksgerichts Frauenfeld vom 8. August 2019 (s. Sachverhalt A) in der Obhutsfrage also überhaupt nicht abgeändert werden soll. Sie beschränkt sich auf das Begehren, C.________ (anstatt unter die Alleinobhut des Beschwerdegegners) unter die alternierende Obhut beider Parteien zu stellen (s. Sachverhalt Bst. D). Ist aber von keiner Seite bestritten, dass die ursprüngliche Obhutsregelung aus dem Jahr 2019 nicht mehr beibehalten werden kann, so erübrigen sich im hiesigen Verfahren Erörterungen zur Frage, ob wegen einer wesentlichen Veränderung der Verhältnisse eine Neuregelung der Obhut im Kindeswohl nötig ist (Art. 298d Abs. 1 ZGB). Soweit die Beschwerdeführerin den angefochtenen Entscheid diesbezüglich in Frage stellt, ist auf ihre Beanstandungen nicht einzugehen. Der angefochtene Entscheid ist nur insofern Gegenstand der bundesgerichtlichen Beurteilung, als die Vorinstanz die alternierende Obhut für C.________ ausschliesst.”
Lässt das Zivilgericht eine streitige Unterhaltsklage gemäss Art. 298d Abs. 3 ZGB verhandeln, kann es im Rahmen einer umfassenden Kindeswohlprüfung auch die elterliche Obhut sowie Sorge- und andere Kinderbelange neu regeln. Die Kompetenz folgt durch Anknüpfung (Attraction) der Zuständigkeit für den Unterhalt; bei der Entscheidung ist das Kindeswohl massgeblich.
“Für Kinder unverheirateter Eltern regelt die Kindesschutzbehörde gemäss Art. 298d Abs. 2 ZGB auf Begehren eines Elternteils, des Kindes oder von Amtes wegen die elterliche Obhut neu, wenn dies wegen einer wesentlichen Veränderung der Verhältnisse zur Wahrung des Kindeswohls nötig ist (vgl. Schwenzer/Cottier, Basler Kommentar, 7. Auflage 2022, Art. 298d ZGB N 1). Diese Kompetenz kommt dem Zivilgericht zu, wenn es gleichzeitig für die Regelung des Unterhalts zuständig ist (Art. 298d Abs. 3 ZGB). Die Zuteilung der elterlichen Obhut ist auf der Grundlage einer umfassenden Überprüfung der Situation am Massstab des Kindeswohls zu beurteilen (vgl. dazu VGE VD.2013.8 vom 15. Mai 2013 E. 2.2 mit Hinweis auf die Urteile des EGMR Zaunegger gegen Deutschland vom 3. Dezember 2009, Nr. 22028/04, in: FamPra.ch 2010, S. 213 ff., und Sporer gegen Österreich vom 2. Februar 2011, Nr. 35637/03). Das Wohl des Kindes hat Vorrang vor allen übrigen Überlegungen, insbesondere vor den Wünschen der Eltern (BGer 5A_474/2016 und 5A_487/2016 vom 27. Oktober 2016 E. 4.3.2). Massgebend ist zunächst die Erziehungsfähigkeit der Eltern und die Art und Qualität ihrer persönlichen Beziehung zum Kind. Dabei sind auch die Möglichkeit und die Bereitschaft, das Kind persönlich zu betreuen, zu beurteilen. Weiter kann bei ähnlicher Eignung der Eltern die Stabilität der örtlichen und familiären Verhältnisse von Bedeutung sein. Diesen Kriterien lassen sich die weiteren Gesichtspunkte zuordnen, so die Bereitschaft eines Elternteils, mit dem anderen in Kinderbelangen zusammenzuarbeiten und insbesondere die Beziehung zum anderen Elternteil zuzulassen und aktiv zu fördern (sog.”
“Elle établit les faits d’office et n’est pas liée par les conclusions des parties (art. 446 al. 1 et 3 CC). 1.3 Les pièces nouvellement déposées devant la Chambre de céans par les parents de la mineure sont recevables, dans la mesure où l'art. 53 LaCC, qui régit de manière exhaustive les actes accomplis par les parties en seconde instance, à l'exclusion du CPC (art. 450 f CC cum art. 31 al. 1 let. c et let. d a contrario LaCC), ne prévoit aucune restriction en cette matière. 2. La recourante soulève l’incompétence ratione materiae du Tribunal de protection à rendre la décision entreprise, en raison de la saisine, le 27 janvier 2023, du Tribunal de première instance d’une action alimentaire. 2.1.1 Depuis le 1er janvier 2017, lorsque l’entretien d’un enfant de parents non mariés est litigieux, le juge compétent pour statuer sur la demande d’aliments se prononce également (par attraction de compétence) sur l’autorité parentale et les autres points concernant le sort des enfants (art. 298b al. 3 2ème phr. et art. 298d al. 3 CC). Dans un tel cas, il paraît opportun, dans le silence de la loi (le législateur n’a pas envisagé cette problématique) d’appliquer les art. 315a et 315b CC par analogie (MEIER/STETTLER, Droit de la filiation, 6ème éd., n. 1780). Le juge chargé de régler les relations des père et mère avec l’enfant selon les dispositions régissant le divorce ou la protection de l’union conjugale prend également les mesures nécessaires à la protection de ce dernier et charge l’autorité de protection de l’enfant de leur exécution (art. 315a al. 1 CC). L’autorité de protection de l’enfant demeure toutefois compétente pour poursuivre une procédure de protection de l’enfant introduite avant la procédure judiciaire et prendre les mesures immédiatement nécessaires à la protection de l’enfant lorsqu’il est probable que le juge ne pourra pas les prendre à temps (art. 315a al. 3 ch. 1 et 2 CC). Pour des raisons d’économie de procédure, il y a lieu de déroger à la règle de l’attraction lorsque le dossier est en état d’être jugé par l’autorité de protection (COLOMBINI, note, JdT 2017 III p.”
“1 C) dans un délai de dix jours à compter de la notification de la décision (art. 445 al. 3 CC), auprès de la Chambre de surveillance de la Cour de justice (art. 52 al. 1 LaCC). En l’espèce, le recours a été formé dans le délai utile et selon les formes prescrites, de sorte qu’il est recevable. 1.2 Compte tenu de la matière, soumise aux maximes inquisitoire et d’office illimitée, la cognition de la Chambre de surveillance est complète. La Cour n’est pas liée par les conclusions des parties (art. 446 CC ; art. 314 al. 1 et 440 al. 3 CC). 2. Le recourant a soulevé l’incompétence ratione materiae du Tribunal de protection à rendre la décision entreprise, en raison de la saisine, le 17 avril 2023, du Tribunal de première instance. 2.1.1 Depuis le 1er janvier 2017, lorsque l’entretien d’un enfant de parents non mariés est litigieux, le juge compétent pour statuer sur la demande d’aliments se prononce également (par attraction de compétence) sur l’autorité parentale et les autres points concernant le sort des enfants (art. 298b al. 3 2ème phr. et art. 298d al. 3 CC). Dans un tel cas, il paraît opportun, dans le silence de la loi (le législateur n’a pas envisagé cette problématique) d’appliquer les art. 315a et 315b CC par analogie (Meier/Stettler, Droit de la filiation, 6ème éd., n. 1780). Le juge chargé de régler les relations des père et mère avec l’enfant selon les dispositions régissant le divorce ou la protection de l’union conjugale prend également les mesures nécessaires à la protection de ce dernier et charge l’autorité de protection de l’enfant de leur exécution (art. 315a al. 1 CC). L’autorité de protection de l’enfant demeure toutefois compétente pour poursuivre une procédure de protection de l’enfant introduite avant la procédure judiciaire ; prendre les mesures immédiatement nécessaires à la protection de l’enfant lorsqu’il est probable que le juge ne pourra pas les prendre à temps (art. 315a al. 3 ch. 1 et 2 CC). Pour des raisons d’économie de procédure, il y a lieu de déroger à la règle d’attraction lorsque le dossier est en état d’être jugé par l’autorité de protection (Colombini, note, JdT 2017 III p.”
Die Chambre de surveillance verzichtete auf eine ergänzende Instruktion, weil die SEASP‑Berichte (14.8. und 12.12.2023) sowie die Anhörung des Vertreters des Dienstes der Behörde ausreichende Aufklärung boten.
“De même, le SEASP a rendu deux rapports circonstanciés les 14 août et 12 décembre 2023 et une représentante de ce service a été entendue par le Tribunal de protection lors de l'audience du 14 mars 2024, les conclusions dudit service étant demeurées identiques sur toute la durée de la procédure de première instance, et encore dans les déterminations sur recours. Il n'y a ainsi pas lieu de solliciter un complément de rapport, ce d'autant que les interrogations de la recourante à l'appui de tous les actes d'instruction sollicités portent sur la question de savoir quelles mesures a prises le père pour assurer les rendez-vous médicaux et l'aide scolaire des mineures, lorsqu'elles seront sous sa garde, points abordés infra sous chiffre 3.2. La demande de production des justificatifs, en lien avec ces questions, sera ainsi également rejetée. La Chambre de surveillance s'estime ainsi suffisamment renseignée pour rendre sa décision, sans instruction complémentaire. 2. La recourante sollicite le retrait de l’autorité parentale au père et l’octroi en sa faveur de l’autorité parentale exclusive sur les mineures. 2.1 Selon l’art. 298d al. 1 CC, à la requête de l’un des parents, de l’enfant ou encore d’office, l’autorité de protection de l’enfant modifie l’attribution de l’autorité parentale lorsque des faits nouveaux importants le commandent pour le bien de l’enfant. Toute modification dans l’attribution de l’autorité parentale suppose que la nouvelle règlementation soit requise dans l’intérêt de l’enfant, à raison de la survenance de faits nouveaux essentiels. En d’autres termes, une nouvelle réglementation de l’autorité parentale, respectivement de la garde, ne dépend pas seulement de l’existence de circonstances nouvelles importantes; elle doit être aussi commandée par le bien de l’enfant (ATF 111 II 405 consid. 3; arrêts du Tribunal fédéral 5A_942/2021 du 17 août 2022 consid. 3.1; 5A_800/2021 du 25 janvier 2022 consid. 5.1; 5A_762/2020 du 9 février 2021 4.1; 5A_228/2020 du 3 août 2020 consid. 3.1; 5A_756/2019 du 13 février 2020 consid. 3.1.1; 5A_406/2018 du 26 juillet 2018 consid. 3.1 et les réf.). La modification ne peut ainsi être envisagée que si le maintien de la réglementation actuelle risque de porter atteinte au bien de l’enfant et le menace sérieusement; la nouvelle règlementation doit ainsi s’imposer impérativement, en ce sens que le mode de vie actuel nuit plus au bien de l’enfant que le changement de règlementation et la perte de continuité dans l’éducation et les conditions de vie qui en est consécutive (arrêts du Tribunal fédéral 5A_942/2021 du 17 août 2022 consid.”
Bei einem unbefugten Wegzug des Kindes kommt nach der Lehre und Rechtsprechung grundsätzlich die Behörde des neuen Wohnsitzes des Kindes dafür in Betracht, die Regelung der elterlichen Sorge nach Art. 301a ZGB neu vorzunehmen. Bei nichtverheirateten Eltern kann — wenn der Unterhalt ebenfalls streitig ist (etwa wegen veränderter Bedürfnisse infolge des Wegzugs) — die Zuständigkeit des Unterhaltsrichters durch Anziehung nach Art. 298d Abs. 3 ZGB auch die Entscheidung über Art. 301a ZGB einschliessen.
“2 et 5 CC, sous réserve toutefois d’une éventuelle attraction de compétence du juge de l’entretien résultant de l’art. 298b al. 3, 2e phr., et de l’art. 298d al. 3 CC, ou encore de celle du juge de paternité (art. 298c CC) d’ores et déjà saisi (Meier/Stettler, op. cit., n. 1133, p. 752 et les réf. cit.). 2.2.3 Au plan de la compétence locale, à teneur de l’art. 315 CC, les mesures de protection de l’enfant sont ordonnées par l’autorité de protection de l’enfant du domicile de l’enfant (al. 1). Lorsque (…) ou lorsqu’il y a péril en la demeure, les autorités du lieu où se trouve l’enfant sont également compétentes (al. 2). Lorsque cette autorité ordonne une mesure de protection de l’enfant, elle en avise l’autorité du domicile (al. 3). Pour des parents non mariés, lorsque l’entretien est également litigieux (notamment en raison d’un changement dans les besoins de l’enfant lié au déplacement de sa résidence), il y a lieu de confier la décision sur l’art. 301a CC au juge de l’entretien, par attraction de compétence (application par analogie de l’art. 298d al. 3 CC). La procédure simplifiée est applicable en vertu de l’art. 295 CPC. Dans les autres cas, l’autorité de protection est compétente (art. 298d al. 1 et 2 CC) (Meier/Stettler, op. cit., n. 1136, p. 754 et les réf. cit.). Il résulte de la doctrine que l’articulation entre les compétences matérielle et locale visées se résout en matière interne en faveur de l’autorité du nouveau lieu de résidence de l’enfant pour le cas échéant modifier la réglementation des droits parentaux selon l’art. 301a al. 5 CC, après un déménagement intervenu sans autorisation (cf. Meier/Stettler, op. cit., n. 1140, p. 757). Les mêmes auteurs précisent que dans les cas internes au pays, on pourrait concevoir des mesures de protection prononcées par l’autorité de protection du nouveau domicile en cas de mise en danger du bien de l’enfant ensuite du déménagement (par ex. retrait du droit de déterminer le lieu de résidence de l’enfant selon l’art. 310 CC ou ordre de retour sur la base de l’art. 307 al.”
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