83 commentaries
Die Wahl des Gläubigers nach Art. 107 Abs. 2 OR ist ein einseitig bildendes Gestaltungsrecht; sie erfolgt durch eine empfangsbedürftige Willenserklärung. Die gewählte Option ist grundsätzlich unwiderruflich.
“En cas de demeure (qualifiée) du débiteur, soit après l'expiration du délai de grâce ou si les cas de figure prévus à l’art. 108 CO sont réalisés, le créancier qui en fait la déclaration immédiate peut alors renoncer à l’exécution et notamment opter pour l’une des voies suivantes (art. 107 al. 2 CO) : - soit réclamer des dommage-intérêts pour cause d'inexécution (art. 107 al. 2 in fine 1ère hypothèse CO ; maintien du contrat mais renonciation à son exécution; ci-après : voie n° 1), - soit se départir du contrat (art. 107 al. 2 in fine 2ème hypothèse CO; résolution du contrat avec effet ex tunc; ci-après : voie n° 2), auquel cas il peut refuser la prestation promise, répéter ce qu'il a déjà payé et demander la réparation du dommage résultant de la caducité du contrat (art. 109 CO), c’est-à-dire des dommages-intérêts négatifs destinés à le replacer dans la situation qui serait la sienne s’il n’avait pas conclu le contrat, lesquels ne couvrent pas le gain manqué (ATF 136 III 273 consid. 2.4 et les références citées). Le choix par le créancier de l’une des deux voies précitées de l’art. 107 al. 2 in fine CO est un acte formateur unilatéral et inconditionnel s’exerçant par une déclaration de volonté sujette à réception. L’option choisie est, en principe, irrévocable (ATF 123 III 16 consid.”
“En cas de demeure (qualifiée) du débiteur, soit après l'expiration du délai de grâce ou si les cas de figure prévus à l’art. 108 CO sont réalisés, le créancier qui en fait la déclaration immédiate peut alors renoncer à l’exécution et notamment opter pour l’une des voies suivantes (art. 107 al. 2 CO) : - soit réclamer des dommage-intérêts pour cause d'inexécution (art. 107 al. 2 in fine 1ère hypothèse CO ; maintien du contrat mais renonciation à son exécution; ci-après : voie n° 1), - soit se départir du contrat (art. 107 al. 2 in fine 2ème hypothèse CO; résolution du contrat avec effet ex tunc; ci-après : voie n° 2), auquel cas il peut refuser la prestation promise, répéter ce qu'il a déjà payé et demander la réparation du dommage résultant de la caducité du contrat (art. 109 CO), c’est-à-dire des dommages-intérêts négatifs destinés à le replacer dans la situation qui serait la sienne s’il n’avait pas conclu le contrat, lesquels ne couvrent pas le gain manqué (ATF 136 III 273 consid. 2.4 et les références citées). Le choix par le créancier de l’une des deux voies précitées de l’art. 107 al. 2 in fine CO est un acte formateur unilatéral et inconditionnel s’exerçant par une déclaration de volonté sujette à réception. L’option choisie est, en principe, irrévocable (ATF 123 III 16 consid.”
Der Rücktritt nach Art. 107 OR ist als Gestaltungsrecht unwiderruflich. Er gibt zum Ausdruck, dass der Gläubiger auf die Erfüllung des ursprünglichen Vertrags verzichtet. Werden nach dem Rücktritt erneut Verhandlungen über Lieferung oder Ablieferung geführt, begründet dies rechtlich eine neue vertragliche oder vorvertragliche Beziehung; der ursprüngliche Vertrag kann infolge des Rücktritts nicht mehr vollzogen werden. Etwaige weitere Investitionen oder das Unterlassen schadensmindernder Massnahmen erfolgen damit grundsätzlich auf Risiko der zurückgetretenen Partei.
“Dies kann aber nicht per se zur Abweisung des Schadenersatzanspruchs in diesem Punkt führen. Die Klägerin macht eine Lieferung rund 14 Monate nach Kündigung des Vertrages mit der Beklagten geltend. Die entsprechende Bestellung habe sie umgehend nach Scheitern der nachvertraglichen Vergleichsgespräche getätigt (act. 67 Rz. 430). Dieser Zeitablauf erscheint durchaus plausibel. Immerhin macht die Klägerin bis Anfang 2016 laufende Vergleichsgespräche geltend (act. 63 Rz. 436 f.), womit die Maschine rund sieben bis zehn Monate nach Vertrags- schluss geliefert worden wäre. Dies liegt im ähnlichen Rahmen wie die im Vertrag zwischen den Parteien ursprünglich vorgesehene Produktionsdauer. Damit kann der Klägerin einzig vorgehalten werden, dass sie die schadensmindernden Mass- - 41 - nahmen nicht umgehend nach dem Vertragsrücktritt eingeleitet hat. Der Rücktritt vom Vertrag nach Art. 107 OR stellt ein unwiderrufliches Gestaltungsrecht dar (W EBER/EMMENEGGER, a.a.O., N 113 zu Art. 107 OR). Die Klägerin hat damit zu erkennen gegeben, dass sie auf den Vollzug des Vertrages verzichtet. Wenn sie danach mit der Beklagten erneut über die Ablieferung des Werks verhandelt, stellt dies in rechtlicher Hinsicht eine neue vertragliche bzw. vorvertragliche Beziehung dar. Der alte Vertrag konnte aufgrund des Rücktritts nicht mehr vollzogen werden. Weitere Investitionen in das Vertragsverhältnis erfolgen auf eigenes Risiko der Klägerin. Ebenso ist der Verzicht auf schadenmindernde Massnahmen der Risi- kosphäre der Klägerin zuzuordnen. Es wäre folglich an ihr gewesen, umgehend die Beschaffung der "Ersatzmaschine" einzuleiten oder aber um die Reduktion der anfallenden Kosten bemüht zu sein. Dies hat sie nach eigener Darstellung nur beschränkt gemacht. So hat sie zwar Vertragsverhandlungen aufgenommen, aber (vermutlich) erst im März 2016 den Vertrag unterzeichnet. Wie lange die Ver- tragsverhandlungen gedauert haben, legt die Klägerin nicht dar.”
Bei Hindernissen von unübersehbarer Dauer (als Unmöglichkeit) bemisst sich der Ersatz, der aus dem Verzug nach Art. 107 OR folgt, nach dem Erfüllungsinteresse des Gläubigers; die Schadenersatzbemessung richtet sich somit nach Art. 97 OR.
“97 OR bemisst sich der Schadenersatz bei der verschuldeten (nachträglichen) Unmöglichkeit der Leistung/Erfüllung. Die Unmöglichkeit kann auf tatsächlichen Gründen beruhen oder auf rechtlichen Gründen wie z.B. einem Einfuhrverbot oder Beschlagnahme, wobei das Verschulden darin bestehen kann, dass der Schuldner entsprechende Vorkehren unterlassen hat (zum Ganzen V ON THUR/ESCHER, Allgemeiner Teil des Schweizerischen Obligationenrechts, Bd. II 1974, § 68 S. 93 ff.; W EBER/EMMENEGGER, Berner Kommentar, Die Folgen der Nichterfüllung Art. 97-109 OR, 2. Aufl. 2020, N. 45 zu Art. 97 OR). Im Gegensatz zu vorübergehenden Hindernissen der Leistung gelten Hindernisse von unüber- sehbarer Dauer auch als Unmöglichkeit (V ON THUR/ESCHER, a.a.O., § 68 S. 96 f.). - 23 - Im Übrigen bemisst sich genauso der aus Verzug folgende Schadenersatz im Sinne von Art. 103 bzw. 107 OR (Erfüllungsinteresse des Gläubigers) nach den Voraussetzungen von Art. 97 OR (V ON THUR/ESCHER, a.a.O., § 73 S. 154; WE- BER /EMMENEGGER, a.a.O., N. 201 zu Art. 107 OR). Vertragsauslegung Bezüglich der Vertragsauslegung hat das Bundesgericht namentlich im Urteil 4A_502/2016 vom 6. Februar 2017 E.”
Eine Verpflichtung zur Handlung lässt sich nicht ohne gerichtliche Entscheidungsgrundlage in eine Geldforderung umwandeln. Die zitierte Rechtsprechung betont, dass Art. 107 OR nicht anwendbar ist, wenn keine wechselseitige Leistung im Austauschverhältnis vorliegt, und dass die Umwandlung bzw. Vollstreckung einer nicht erfüllten Handlungsobligation eine gerichtliche Feststellung (z.B. nach Art. 345 CPC) über den geschuldeten Betrag voraussetzt.
“Cette question peut toutefois souffrir de demeurer indécise, les conditions à la compensation fixées par l'art. 120 al. 1 CO n'étant, en tout état, pas réunies. En effet, la créance compensante invoquée par l'intimée tend à la restitution de vingt-six montres séquestrées en Italie, soit d'objets déterminés. Or, au regard des développements qui précèdent, l'identité des prestations n'est jamais donnée en présence d'une telle créance. En tout état, comme le relève à juste titre le premier juge, les créances à compenser ne sont pas de même nature, celles de l'intimée constituant des créances d'argent et celle de la recourante une obligation de faire, de sorte qu'elles ne peuvent être compensées, la condition de l'identité des prestations dues n'étant pas réalisée. Une conversion de l'obligation de faire de l'intimée en une dette en dommages-intérêts pour cause d'inexécution n'apparaît au demeurant pas possible, dès lors que, ne s'agissant pas d'une obligation contractuelle se trouvant dans un rapport d'échange, l'art. 107 CO ne saurait s'appliquer. Enfin, la possibilité prévue par l'art. 345 CPC de convertir une obligation de faire non exécutée en une dette d'argent nécessite une décision du tribunal de l'exécution déterminant le montant dû, de sorte que, faute de l'existence d'une telle décision, une compensation ne saurait intervenir en l'état. Au vu de ce qui précède, la décision du premier juge de rejeter l'objection de compensation soulevée par la recourante n'apparaît pas critiquable, faute d'identité des prestations dues. Le grief de la recourante est ainsi infondé, sans qu'il soit nécessaire d'examiner si les autres motifs retenus à l'appui de ladite décision sont légitimes. Il s'ensuit que c'est à juste titre que le premier juge a considéré qu'il n'existait aucune raison de ne pas prononcer la faillite requise par l'intimée. 10. La recourante requiert subsidiairement l'annulation de la faillite prononcée sur la base de l'art. 174 al. 2 LP, exposant avoir déposé la totalité du montant à rembourser auprès de la Cour de céans à l'attention de l'intimée et avoir démontré sa solvabilité.”
Eine positive Vertragsverletzung wird nach Art. 107 OR als Schuldnerverzug behandelt, wenn dadurch die Fortführung des Vertrags für die geschädigte Partei unzumutbar wird.
“Schuldnerverzug ist die objektiv pflichtwidrige Verspätung mit der Erfüllung einer Verbindlichkeit (P ETER GAUCH/WALTER R. SCHLUEP/SUSAN EMMENEGGER, Schweizerisches Obligationenrecht, Allgemeiner Teil, 11. Aufl., Zürich 2020, N 2656). Das Gesetz hält in den Artikeln 102 – 109 OR allgemeingültige Regeln über den Schuldnerverzug fest. Ein Schuldnerverzug liegt vor, wenn (i) der Schuldner die Leistung nicht rechtzeitig erbringt, (ii) bloss eine Teilleistung aus- bleibt, (iii) eine Bedingung nicht erfüllt oder (iv) das Wahlrecht gemäss Art. 72 OR nicht wahrgenommen wird (ROLF H. WEBER, Berner Kommentar zu Art. 68-96 OR, 2. Aufl., Bern 2005, N 45 zu Art. 72 OR und ROLF H. WEBER/SUSAN EMMENEGGER, - 20 - Berner Kommentar zu Art. 97-109 OR, 2. Aufl., Bern 2020, N 48 zu Art. 107 OR). Eine positive Vertragsverletzung wird als Schuldnerverzug behandelt, wenn dadurch die Fortführung des Vertrags für die geschädigte Partei unzumutbar wird (W EBER/EMMENEGGER, a.a.O., N 50 zu Art. 107 OR m.w.H). Nach Art. 102 Abs. 1 OR wird der Schuldner einer fälligen Verbindlichkeit durch Mahnung des Gläubi- gers in Verzug gesetzt. Ohne Mahnung gerät ein Schuldner in Verzug, wenn ein «bestimmter Verfalltag» vorliegt (Art. 102 Abs. 2 OR). Ein «bestimmter Verfalltag» ist ein bestimmter Tag, an dem (oder bis zu dem) die geschuldete Leistung erfol- gen muss (F RANZ SCHENKER, Verzug des Unternehmers, Verzug des Planers - Fälle und Fallen, in: STÖCKLI, Schweizerische Baurechtstagung 2017, S. 75; WE- BER /EMMENEGGER, a.a.O., N 110 zu Art. 102 OR). Wenn der Schuldner die Nachfrist unbenutzt verstreichen lässt, so hat der Gläubiger zwei Möglichkeiten: Er kann nach einem der Wahlrechte gemäss Art. 107 Abs. 2 OR vorgehen oder dem Schuldner neuerlich eine Erfüllungsfrist ansetzen (A NDREAS FURRER/RAINER WEY, in: FURRER/SCHNYDER [Hrsg.”
Die Erklärung, auf die Leistung zu verzichten, muss unverzüglich erfolgen. Blosse Androhungen oder Hinweise, man werde von Rechten Gebrauch machen, genügen nicht; ebenso führt allein das Ablaufen der Nachfrist nicht zum Erlöschen des Erfüllungsanspruchs. Die Anforderung der Unverzüglichkeit dient dem Schutz des Schuldners vor spekulativen Verzögerungen durch den Gläubiger.
“5. Als Zwischenergebnis ist festzuhalten, dass die Beklagte der Klägerin mit Schreiben vom 4. Januar 2016 eine Nachfrist bis 15. Januar 2016 zur Fertig- stellung der Weissputzarbeiten in den Treppenhäusern der Häuser 51 und 59, der Grundputzarbeiten in den Wohnungen der Häuser 55 und 57 und der Weissputz- arbeiten in den Wohnungen des Hauses 83 ansetzte. 2.1.2.3. Leistungsverzicht (sog. erstes Wahlrecht): Im Rahmen von Art. 366 Abs. 1 OR stehen dem Besteller sämtliche Alternativen aus Art. 107 Abs. 2 OR zu (Z INDEL/SCHOTT, in: Basler Kommentar, N. 24 zu Art. 366 OR). Der Besteller kann bei Nichterfüllung nach Ablauf der Nachfrist deshalb "immer noch auf Erfüllung nebst Schadenersatz wegen Verspätung klagen, statt dessen aber auch, wenn er es unverzüglich erklärt, auf die nachträgliche Leistung verzichten und entweder Ersatz des aus der Nichterfüllung entstandenen Schadens verlangen oder vom - 30 - Vertrage zurücktreten" (Art. 107 Abs. 2 OR). Der Leistungsverzicht erfolgt durch einseitige Willenserklärung und führt unwiderruflich zum Erlöschen des Erfül- lungsanspruchs (BGE 123 III 16 E. 4b S. 22; S CHWENZER, a.a.O., N 66.25; AN- DREAS VON TUHR/ARNOLD ESCHER, Allgemeiner Teil des Schweizerischen Obligati- onenrechts, Band II, 3. Aufl. 1974, S. 152; WIEGAND, in: Basler Kommentar, N. 14 zu Art. 107 OR; sog. erstes Wahlrecht, P ETER GAUCH/WALTER R. SCHLUEP/SUSAN EMMENEGGER, Schweizerisches Obligationenrecht, Allgemeiner Teil, Band II, 10. Aufl. 2014, N 2758). Das Erfordernis einer unverzüglichen Erklärung soll den Schuldner vor spekulativen Verzögerungen durch den Gläubiger schützen (BGE 143 III 495 E. 4.3.2 S. 505-506; BGE 96 II 47 E. 2 S. 50; BGer 4A_306/2018 v.”
“Die Beklagte kündigte mit Schreiben vom 27. Oktober 2015 der Klägerin lediglich an, sie müsse damit rechnen, dass sie von ihren Rechten Gebrauch machen wer- de (act. 13/7), gab jedoch keine Erklärung ab, gemäss Art. 107 Abs. 2 OR auf die Leistung zu verzichten. Der blosse Ablauf der Nachfrist führt noch nicht zum Un- tergang des Erfüllungsanspruchs (BGE 103 II 102 E. 1b S. 106; G UHL/KOLLER, a.a.O., § 32 N 16). Ein Verzicht auf die Leistung muss zudem unverzüglich i.S.v. Art. 107 Abs. 2 OR erfolgen (Ziffer”
“5. Als Zwischenergebnis ist festzuhalten, dass die Beklagte der Klägerin mit Schreiben vom 4. Januar 2016 eine Nachfrist bis 15. Januar 2016 zur Fertig- stellung der Weissputzarbeiten in den Treppenhäusern der Häuser 51 und 59, der Grundputzarbeiten in den Wohnungen der Häuser 55 und 57 und der Weissputz- arbeiten in den Wohnungen des Hauses 83 ansetzte. 2.1.2.3. Leistungsverzicht (sog. erstes Wahlrecht): Im Rahmen von Art. 366 Abs. 1 OR stehen dem Besteller sämtliche Alternativen aus Art. 107 Abs. 2 OR zu (Z INDEL/SCHOTT, in: Basler Kommentar, N. 24 zu Art. 366 OR). Der Besteller kann bei Nichterfüllung nach Ablauf der Nachfrist deshalb "immer noch auf Erfüllung nebst Schadenersatz wegen Verspätung klagen, statt dessen aber auch, wenn er es unverzüglich erklärt, auf die nachträgliche Leistung verzichten und entweder Ersatz des aus der Nichterfüllung entstandenen Schadens verlangen oder vom - 30 - Vertrage zurücktreten" (Art. 107 Abs. 2 OR). Der Leistungsverzicht erfolgt durch einseitige Willenserklärung und führt unwiderruflich zum Erlöschen des Erfül- lungsanspruchs (BGE 123 III 16 E. 4b S. 22; S CHWENZER, a.a.O., N 66.25; AN- DREAS VON TUHR/ARNOLD ESCHER, Allgemeiner Teil des Schweizerischen Obligati- onenrechts, Band II, 3. Aufl. 1974, S. 152; WIEGAND, in: Basler Kommentar, N. 14 zu Art. 107 OR; sog. erstes Wahlrecht, P ETER GAUCH/WALTER R. SCHLUEP/SUSAN EMMENEGGER, Schweizerisches Obligationenrecht, Allgemeiner Teil, Band II, 10. Aufl. 2014, N 2758). Das Erfordernis einer unverzüglichen Erklärung soll den Schuldner vor spekulativen Verzögerungen durch den Gläubiger schützen (BGE 143 III 495 E. 4.3.2 S. 505-506; BGE 96 II 47 E. 2 S. 50; BGer 4A_306/2018 v.”
Die nachträgliche Zahlung hebt den Schuldnerverzug zwar auf, beseitigt aber grundsätzlich nicht die bereits entstandenen Verzugsfolgen (z. B. aufgelaufene Verzugszinsen), sofern der Gläubiger nicht auf diese Rechte verzichtet. Zahlt der Schuldner erst nach Ablauf der gesetzten Nachfrist, verliert der Gläubiger sein Rücktrittsrecht nach Art. 107 Abs. 2 OR nicht, sofern er den Rücktritt unverzüglich erklärt.
“Denn dieser liegt nicht (nur) darin, den Zustand eines länger andauernden Verzugs beenden und dadurch die Fälligkeit des gesam- ten Kapitals herbeiführen zu können, wie die Gesuchsgegnerin meint (Urk. 23 S. 7 Rz 22), sondern ist vielmehr auch hierin zu erblicken, dass die vertragliche Bezie- hung mit einem säumigen bzw. zu spät zahlenden Schuldner vorzeitig soll beendet werden können. Durch die (verspätete) Zahlung wird der Schuldnerverzug zwar aufgehoben, es müssen aber nicht nur die ursprünglich versprochene Verbindlich- keit, sondern auch alle bisher entstandenen Verzugsfolgen abgedeckt werden (BSK OR I-Widmer Lüchinger/Wiegand, Art. 102 N 12). Mit Aufhören des Verzugs sind die aus dem Verzug bereits entstandenen Rechtsfolgen, insbesondere die auf- gelaufenen Verzugszinsen, grundsätzlich nicht beseitigt, wenn nicht der Gläubiger auf die ihm aus dem Verzug erwachsenen Rechte verzichtet (Von Tuhr/Escher, AT OR Band II, S. 143). Auch beim Vertragsrücktritt (bzw. der fristlosen Kündigung mit Wirkung ex nunc bei Dauerschuldverhältnissen) zufolge Schuldnerverzugs (Art. 107 Abs. 2 OR) verliert der Gläubiger sein Rücktrittsrecht nicht, wenn der Schuldner erst nach Ablauf der Nachfrist bezahlt und der Gläubiger den Rücktritt unverzüglich erklärt. Ebenso wenig geht der Vermieter bei der ausserordentlichen Zahlungsverzugskündigung (Art. 257d OR) seines ausserordentlichen (zeitnah auszuübenden) Kündigungsrechts verlustig, wenn der Mieter nach Ablauf der an- gesetzten Nachfrist die Miete doch noch bezahlt (vgl. Art. 257d Abs. 2 OR; BSK OR I-Weber, Art. 257d N 7). Der Vermieter verliert den Ausweisungsanspruch nicht, wenn er dem Mieter einen Aufschub unter der Bedingung gewährt, dass die rück- - 16 - ständigen Mieten bis zu einem bestimmten Termin bezahlt werden (BGer 4C.118/2004 vom 28. Juli 2004, in: mp 1/05, S. 37 ff.). Die unmittelbaren gesetzli- chen bzw. vereinbarten Verzugsfolgen bleiben mithin auch bei nachträglicher Be- zahlung und entsprechender (späterer) Aufhebung des Verzugs bestehen. Das vor- liegend vereinbarte ausserordentliche Kündigungsrecht bei einem Zahlungsverzug von mehr als 30 Tagen, wie er seit dem 31.”
“Denn dieser liegt nicht (nur) darin, den Zustand eines länger andauernden Verzugs beenden und dadurch die Fälligkeit des gesam- ten Kapitals herbeiführen zu können, wie die Gesuchsgegnerin meint (Urk. 23 S. 7 Rz 22), sondern ist vielmehr auch hierin zu erblicken, dass die vertragliche Bezie- hung mit einem säumigen bzw. zu spät zahlenden Schuldner vorzeitig soll beendet werden können. Durch die (verspätete) Zahlung wird der Schuldnerverzug zwar aufgehoben, es müssen aber nicht nur die ursprünglich versprochene Verbindlich- keit, sondern auch alle bisher entstandenen Verzugsfolgen abgedeckt werden (BSK OR I-Widmer Lüchinger/Wiegand, Art. 102 N 12). Mit Aufhören des Verzugs sind die aus dem Verzug bereits entstandenen Rechtsfolgen, insbesondere die auf- gelaufenen Verzugszinsen, grundsätzlich nicht beseitigt, wenn nicht der Gläubiger auf die ihm aus dem Verzug erwachsenen Rechte verzichtet (Von Tuhr/Escher, AT OR Band II, S. 143). Auch beim Vertragsrücktritt (bzw. der fristlosen Kündigung mit Wirkung ex nunc bei Dauerschuldverhältnissen) zufolge Schuldnerverzugs (Art. 107 Abs. 2 OR) verliert der Gläubiger sein Rücktrittsrecht nicht, wenn der Schuldner erst nach Ablauf der Nachfrist bezahlt und der Gläubiger den Rücktritt unverzüglich erklärt. Ebenso wenig geht der Vermieter bei der ausserordentlichen Zahlungsverzugskündigung (Art. 257d OR) seines ausserordentlichen (zeitnah auszuübenden) Kündigungsrechts verlustig, wenn der Mieter nach Ablauf der an- gesetzten Nachfrist die Miete doch noch bezahlt (vgl. Art. 257d Abs. 2 OR; BSK OR I-Weber, Art. 257d N 7). Der Vermieter verliert den Ausweisungsanspruch nicht, wenn er dem Mieter einen Aufschub unter der Bedingung gewährt, dass die rück- - 16 - ständigen Mieten bis zu einem bestimmten Termin bezahlt werden (BGer 4C.118/2004 vom 28. Juli 2004, in: mp 1/05, S. 37 ff.). Die unmittelbaren gesetzli- chen bzw. vereinbarten Verzugsfolgen bleiben mithin auch bei nachträglicher Be- zahlung und entsprechender (späterer) Aufhebung des Verzugs bestehen. Das vor- liegend vereinbarte ausserordentliche Kündigungsrecht bei einem Zahlungsverzug von mehr als 30 Tagen, wie er seit dem 31.”
Bei der Berechnung des Schadens nach Art. 107 Abs. 2 OR ist als Bemessungszeitpunkt frühestens der Eintritt des verschuldeten Schuldnerverzugs zugrunde zu legen. Zum Nichterfüllungsschaden kann dabei auch ein allfälliger Verspätungsschaden gehören.
“2 OR gehört allerdings auch ein allfälliger Verspätungsschaden (P ETER GAUCH/WALTHER S. SCHLU- EP /SUSAN EMMENEGGER, Schweizerisches Obligationenrecht, Allgemeiner Teil, Band II, 10. Aufl. 2014, N 2772; INGEBORG SCHWENZER, Schweizerisches Obligati- onenrecht, Allgemeiner Teil, 7. Aufl. 2016, N 66.27; ANDREAS THIER, in: Obligatio- nenrecht, Kurzkommentar, hrsg. von Heinrich Honsell, 2014, N. 11 zu Art. 107 OR). Für die Schadensberechnung ist frühestens auf den Eintritt des verschulde- ten Verzugseintritts abzustellen (T HIER, in: Kurzkommentar, N. 11 zu Art. 107 OR; ROLF H. WEBER, in: Berner Kommentar, hrsg. von Heinz Hausheer, 2000, N. 224 zu Art. 99 OR, N. 187, 207 zu Art. 107 OR; WIEGAND, in: Basler Kommentar, N. 19 zu Art. 107 OR). Ein Verspätungsschaden wäre gestützt auf Art. 103 Abs. 1 i.V.m. Art. 102 OR zu ersetzen, wenn die Voraussetzungen des Schuldnerverzugs vor- lagen (vgl. D IETER MEDICUS/STEPHAN LORENZ, Schuldrecht I, 21. Aufl. 2015, N 345, 511). Da die Beklagte vorliegend im Rahmen von Art. 107 Abs. 2 OR nicht auch einen Verspätungsschaden geltend macht, bedürfen die Voraussetzungen des Schuldnerverzugs keiner Prüfung. Das allfällige Fehlen einer vorgängigen Mah- nung bleibt folgenlos. Die Nachfristansetzung ist die "ultimativ an den Schuldner gerichtete Aufforde- rung, seiner Verbindlichkeit innerhalb der gesetzten Frist vollumfänglich [...] nachzukommen" (W OLFGANG WIEGAND, in: Basler Kommentar, N. 7 zu Art. 107 - 23 - OR). Inhalt und Zweck der Nachfristansetzung müssen hinreichend klar zum Aus- druck kommen (BGer 4C.216/2000 v.”
“E. 2a). Dies gilt mindestens dann, wenn der Gläubiger keinen Verspätungsschaden geltend macht. Zum Nichterfüllungsschaden nach Art. 107 Abs. 2 OR gehört allerdings auch ein allfälliger Verspätungsschaden (P ETER GAUCH/WALTHER S. SCHLU- EP /SUSAN EMMENEGGER, Schweizerisches Obligationenrecht, Allgemeiner Teil, Band II, 10. Aufl. 2014, N 2772; INGEBORG SCHWENZER, Schweizerisches Obligati- onenrecht, Allgemeiner Teil, 7. Aufl. 2016, N 66.27; ANDREAS THIER, in: Obligatio- nenrecht, Kurzkommentar, hrsg. von Heinrich Honsell, 2014, N. 11 zu Art. 107 OR). Für die Schadensberechnung ist frühestens auf den Eintritt des verschulde- ten Verzugseintritts abzustellen (T HIER, in: Kurzkommentar, N. 11 zu Art. 107 OR; ROLF H. WEBER, in: Berner Kommentar, hrsg. von Heinz Hausheer, 2000, N. 224 zu Art. 99 OR, N. 187, 207 zu Art. 107 OR; WIEGAND, in: Basler Kommentar, N. 19 zu Art. 107 OR). Ein Verspätungsschaden wäre gestützt auf Art. 103 Abs. 1 i.V.m. Art. 102 OR zu ersetzen, wenn die Voraussetzungen des Schuldnerverzugs vor- lagen (vgl. D IETER MEDICUS/STEPHAN LORENZ, Schuldrecht I, 21. Aufl. 2015, N 345, 511).”
“E. 2a). Dies gilt mindestens dann, wenn der Gläubiger keinen Verspätungsschaden geltend macht. Zum Nichterfüllungsschaden nach Art. 107 Abs. 2 OR gehört allerdings auch ein allfälliger Verspätungsschaden (P ETER GAUCH/WALTHER S. SCHLU- EP /SUSAN EMMENEGGER, Schweizerisches Obligationenrecht, Allgemeiner Teil, Band II, 10. Aufl. 2014, N 2772; INGEBORG SCHWENZER, Schweizerisches Obligati- onenrecht, Allgemeiner Teil, 7. Aufl. 2016, N 66.27; ANDREAS THIER, in: Obligatio- nenrecht, Kurzkommentar, hrsg. von Heinrich Honsell, 2014, N. 11 zu Art. 107 OR). Für die Schadensberechnung ist frühestens auf den Eintritt des verschulde- ten Verzugseintritts abzustellen (T HIER, in: Kurzkommentar, N. 11 zu Art. 107 OR; ROLF H. WEBER, in: Berner Kommentar, hrsg. von Heinz Hausheer, 2000, N. 224 zu Art. 99 OR, N. 187, 207 zu Art. 107 OR; WIEGAND, in: Basler Kommentar, N. 19 zu Art. 107 OR). Ein Verspätungsschaden wäre gestützt auf Art. 103 Abs. 1 i.V.m. Art. 102 OR zu ersetzen, wenn die Voraussetzungen des Schuldnerverzugs vor- lagen (vgl. D IETER MEDICUS/STEPHAN LORENZ, Schuldrecht I, 21. Aufl. 2015, N 345, 511).”
In der vorliegenden Aktenlage hat der Vermieter nach erfolglosem Mahnbrief wegen ausstehender Mietkaution in einem Schreiben formell den Rücktritt vom Vertrag gestützt auf Art. 107 OR erklärt bzw. in Aussicht gestellt. Die konkreten Rechtsfolgen hängen vom jeweiligen Einzelfall ab.
“La conduttrice si è inoltre impegnata a stipulare le assicurazioni di responsabilità civile e a ritirare le scorte merci (alimentari e bibite) e il materiale di consumo (nafta, gas, legna, prodotti pulizia e altro) “anticipando fr. 30'000.- entro l’inizio della locazione direttamente alla Ristorante M__________ Sagl”, con pagamento dell’eventuale saldo “dopo l’allestimento del bilancio definitivo al 31 marzo 2016” da parte di quest’ultima (art. 9. Doc. H). In merito ai due tavoli di biliardo presenti nella sala sita al piano terreno e oggetto di una domanda di ampliamento, le parti hanno precisato che “si dovrà stipulare un separato accordo in quanto il proprietario intende, se del caso (a compenso delle spese di ampliamento) mantenere l’uso in proprio” (art. 2.1, doc. H). B. Con scritto 12 giugno 2017 AP 1 ha diffidato AO 1 a versare la garanzia d’affitto entro 30 giorni, con la comminatoria che trascorso infruttuoso il termine, il contratto di locazione sarebbe stato disdetto ai sensi dell’art. 257d CO, subordinatamente con la comminatoria “di recesso dal contratto ai sensi dell’art. 107 CO”. Con il medesimo scritto il locatore ha diffidato la conduttrice con la “comminatoria della disdetta straordinaria ex art. 266g CO”, rimproverandole tutta una serie di violazioni contrattuali (doc. A). Con missiva 10 luglio 2017 la conduttrice ha integralmente contestato il contenuto dello scritto del locatore (doc. B). C. Con invio raccomandato 21 agosto 2017 il locatore ha notificato alla conduttrice mediante modulo ufficiale la disdetta straordinaria del contratto di locazione con effetto al 30 settembre 2017, comunicandole “parallelamente, per quanto attiene al mancato pagamento nonostante diffida della garanzia contrattuale” il formale recesso dal contratto ai sensi dell’art. 107 cpv. 2 CO (doc. C). D. Previo ottenimento della necessaria autorizzazione ad agire (inc. richiamato UC 60/2017), con petizione 21 novembre 2017 la conduttrice, contestando qualsiasi violazione contrattuale, ha convenuto in giudizio AP 1 innanzi alla Pretura di Bellinzona, chiedendo l’annullamento della disdetta straordinaria 21 agosto 2017 e di essere autorizzata “a validamente versare il deposito cauzionale di CHF 15'000.”
Fehlende vorgängige Mahnung berührt die Ausübung der in Art. 107 Abs. 2 OR genannten Rechte grundsätzlich nicht. Entsprechende Grundsätze ergeben sich aus der Rechtsprechung und der Literatur.
“E. 2a). Eine fehlende vorgängige Mahnung tan- giert die Ausübung der Rechte aus Art. 107 Abs. 2 OR deshalb grundsätzlich nicht (E UGEN BUCHER, Schweizerisches Obligationenrecht, Allgemeiner Teil, 2. Aufl. 1988, S. 367; vgl. auch BGer 4C.216/2000 v.”
Ob eine Erklärung des Gläubigers, auf die nachträgliche Leistung zu verzichten, als "unverzüglich" gilt, ist nach den konkreten Vertragsumständen und den Interessen der Parteien zu beurteilen. Die Gläubigerin muss sich in Abwägung aller massgeblichen Umstände schlüssig werden können, ob sie auf Realerfüllung verzichtet; der Schuldner soll wissen, ob er noch zusätzliche Ressourcen in die Erfüllung investieren muss und vor spekulativem Aufwand der Gläubigerin geschützt werden. Bei der Interessenabwägung ist zu berücksichtigen, dass der Schuldner sich im Verzug befindet.
“Hierzu gehört auch der Nachweis, dass sie die Leistung ordnungsgemäss erbracht hat (S CHWENZER, OR AT, 8. Aufl., N. 76.01). Ist eine Verbindlichkeit fällig, wird der Schuldner durch Mahnung des Gläubigers in Ver- zug gesetzt (Art. 102 Abs. 1 OR). Die Beweislast für die Verzugsvoraussetzun- gen, insbesondere für die Mahnung, trägt der Gläubiger, der Verzugsfolgen gel- tend machen will (WIDMER/LÜCHINGER/WIEGAND, BSK OR I, 7. Aufl., N 15 zu Art. 102). Wenn sich ein Schuldner bei zweiseitigen Verträgen im Verzug befindet, ist der Gläubiger berechtigt, ihm eine angemessene Frist zur nachträglichen Erfüllung anzusetzen. Wird auch bis zum Ablauf dieser Frist nicht erfüllt, kann der Gläubi- ger immer noch auf Erfüllung nebst Schadenersatz wegen Verspätung klagen, statt dessen aber auch, wenn er es unverzüglich erklärt, auf die nachträgliche Leistung verzichten und entweder Ersatz des aus der Nichterfüllung entstandenen Schadens verlangen oder vom Vertrag zurücktreten (Art. 107 OR). Die Ansetzung einer Frist zur nachträglichen Erfüllung ist u.a. dann nicht erforderlich, wenn aus dem Verhalten des Schuldners hervorgeht, dass sie sich als unnütz erweisen würde (art. 108 OR). Wer vom Vertrag zurücktritt, kann die versprochene Gegen- leistung verweigern und das Geleistete zurückfordern (Art. 109 Abs. 1 OR). Was unter unverzüglich zu verstehen ist, ergibt sich aufgrund der Beurteilung der konkreten Vertragslage und der Parteiinteressen. Auf der einen Seite soll sich die Gläubigerin in Abwägung aller massgebenden Umstände schlüssig werden kön- nen, ob sie auf die Realerfüllung verzichten will. Auf der anderen Seite soll der - 17 - Schuldner wissen, ob er zusätzliche Ressourcen in die Erfüllungshandlung inves- tieren muss; auch ist er davor zu schützen, dass die Gläubigerin auf seine Kosten spekuliert, was insbesondere bei Leistungen zutrifft, die starken Wertveränderun- gen unterliegen. Bei der Interessenabwägung ist aber im Blick zu behalten, dass der Schuldner derjenige ist, der seine Leistung nicht rechtzeitig erbracht hat.”
Der Rücktritt nach Art. 107 OR ist ein unwiderrufliches Gestaltungsrecht. Hat der Gläubiger wirksam zurückgetreten, gilt der ursprüngliche Vertrag als aufgelöst; spätere Verhandlungen über die Lieferung begründen rechtlich eine neue vertragliche bzw. vorvertragliche Beziehung. Weitere Investitionen nach dem Rücktritt sowie das Nichtergreifen von schadenmindernden Massnahmen sind dem Risiko des Rücktrittlers zuzurechnen.
“Einen eigentlichen Beweis dafür, wann die Lieferung erfolgt ist, kann die Klägerin nicht erbringen. Dies kann aber nicht per se zur Abweisung des Schadenersatzanspruchs in diesem Punkt führen. Die Klägerin macht eine Lieferung rund 14 Monate nach Kündigung des Vertrages mit der Beklagten geltend. Die entsprechende Bestellung habe sie umgehend nach Scheitern der nachvertraglichen Vergleichsgespräche getätigt (act. 67 Rz. 430). Dieser Zeitablauf erscheint durchaus plausibel. Immerhin macht die Klägerin bis Anfang 2016 laufende Vergleichsgespräche geltend (act. 63 Rz. 436 f.), womit die Maschine rund sieben bis zehn Monate nach Vertrags- schluss geliefert worden wäre. Dies liegt im ähnlichen Rahmen wie die im Vertrag zwischen den Parteien ursprünglich vorgesehene Produktionsdauer. Damit kann der Klägerin einzig vorgehalten werden, dass sie die schadensmindernden Mass- - 41 - nahmen nicht umgehend nach dem Vertragsrücktritt eingeleitet hat. Der Rücktritt vom Vertrag nach Art. 107 OR stellt ein unwiderrufliches Gestaltungsrecht dar (W EBER/EMMENEGGER, a.a.O., N 113 zu Art. 107 OR). Die Klägerin hat damit zu erkennen gegeben, dass sie auf den Vollzug des Vertrages verzichtet. Wenn sie danach mit der Beklagten erneut über die Ablieferung des Werks verhandelt, stellt dies in rechtlicher Hinsicht eine neue vertragliche bzw. vorvertragliche Beziehung dar. Der alte Vertrag konnte aufgrund des Rücktritts nicht mehr vollzogen werden. Weitere Investitionen in das Vertragsverhältnis erfolgen auf eigenes Risiko der Klägerin. Ebenso ist der Verzicht auf schadenmindernde Massnahmen der Risi- kosphäre der Klägerin zuzuordnen. Es wäre folglich an ihr gewesen, umgehend die Beschaffung der "Ersatzmaschine" einzuleiten oder aber um die Reduktion der anfallenden Kosten bemüht zu sein. Dies hat sie nach eigener Darstellung nur beschränkt gemacht. So hat sie zwar Vertragsverhandlungen aufgenommen, aber (vermutlich) erst im März 2016 den Vertrag unterzeichnet.”
Für die Geltendmachung des Wahlrechts nach Art. 107 Abs. 2 OR trägt der Gläubiger die Beweislast für das Vorliegen der erforderlichen Voraussetzungen. Dazu gehören nach der Rechtsprechung insbesondere das Bestehen eines synallagmatischen Vertrags, das Vorliegen von Schuldnerverzug, gegebenenfalls die Setzung einer angemessenen Nachfrist sowie das Abgeben einer gültigen, empfangsbedürftigen und eindeutigen Verzichts- bzw. Wahlerklärung.
“Die Beweislast für das Vorliegen des Tatbestands trägt der Gläubiger (WIEGAND, a.a.O., Art. 108 N 10). Ist die Fristansetzung gestützt auf Art. 108 OR nicht erforderlich oder wird – sofern sie notwendig war – auch bis zum Ablauf der gesetzten Nachfrist nicht erfüllt, so kann der Gläubiger auf Erfüllung nebst Schadenersatz wegen Verspätung klagen oder stattdessen, wenn er es un- verzüglich erklärt, auf die nachträgliche Leistung verzichten und entweder Ersatz des aus der Nichterfüllung entstandenen Schadens verlangen oder vom Vertrag zurücktreten (Art. 107 Abs. 2 OR; vgl. Urteil HGer ZH HG170179 vom 21. Juni 2019 E. 2.1.; GÖKSU, in: Präjudizienbuch OR. Die Rechtsprechung des Bundesgerichts [1875-2020], 10. Aufl., Zürich 2021, Art. 107 N 2). Als Gestaltungsrecht bedingt die Verzichtserklärung eine formlose, einseitige, eindeutige und empfangsbedürftige Willenserklärung der Rechtsinhaberin (BGE 123 III 16 E. 4.b; GLATTHARD, Das Rücktrittsrecht. Art. 97 Abs. 1 OR und die analoge Anwendung des Rücktrittsrechts nach Art. 107 Abs. 2 OR und Art. 109 OR, in: ASR - Abhandlungen zum Schweize- rischen Recht, Bern 2020, S. 38-59, Rz. 160). Die Erklärung ist wegen ihrer umge- staltenden Wirkung auf das Vertragsverhältnis bedingungsfeindlich und unwider- ruflich (GÖKSU, a.a.O., Art. 107 N 5; BGer Urteil 4A_691/2014 vom 1. April 2015 E. 3.). Sie kann auch konkludent erfolgen (BGE 69 II 243 E. 4.). Beweispflichtig ist der Gläubiger und zwar für das Vorliegen sämtlicher Voraussetzungen, die ihn zur Ausübung eines Wahlrechts gemäss Art. 107 Abs. 2 OR ermächtigen, mithin ins- besondere dafür, dass ein synallagmatischer Vertrag und ein Schuldnerverzug vor- liegen sowie dass er eine angemessene Nachfrist angesetzt und eine gültige Wahl- erklärung abgegeben hat (vgl. WEBER / EMMENEGGER, in: Berner Kommentar OR, 2. Aufl., Bern 2020, Art. 107 N 241 m.w.H.). 5.3.Würdigung 5.3.1.1. Die Beklagte führt aus, die Klägerin habe infolge Nichterfüllung keinen An- spruch auf Bezahlung (act. 31 Rz. 39 ff.). Bereits Anfang des Jahres 2013 habe sie der Klägerin mehrfach mitgeteilt, dass sie den Vertrag als nicht verpflichtend resp.”
“108 OR verzichtet werden, wenn aus dem Ver- halten des Schuldners hervorgeht, dass sie sich als unnütz erweisen würde (Ziff. 1), - 35 - wenn infolge Verzugs des Schuldners die Leistung für den Gläubiger nutzlos ge- worden ist (Ziff. 2) oder wenn sich aus dem Vertrag die Absicht der Parteien ergibt, dass die Leistung genau zu einer bestimmten oder bis zu einer bestimmten Zeit erfolgen soll (Ziff. 3). Die Beweislast für das Vorliegen des Tatbestands trägt der Gläubiger (WIEGAND, a.a.O., Art. 108 N 10). Ist die Fristansetzung gestützt auf Art. 108 OR nicht erforderlich oder wird – sofern sie notwendig war – auch bis zum Ablauf der gesetzten Nachfrist nicht erfüllt, so kann der Gläubiger auf Erfüllung nebst Schadenersatz wegen Verspätung klagen oder stattdessen, wenn er es un- verzüglich erklärt, auf die nachträgliche Leistung verzichten und entweder Ersatz des aus der Nichterfüllung entstandenen Schadens verlangen oder vom Vertrag zurücktreten (Art. 107 Abs. 2 OR; vgl. Urteil HGer ZH HG170179 vom 21. Juni 2019 E. 2.1.; GÖKSU, in: Präjudizienbuch OR. Die Rechtsprechung des Bundesgerichts [1875-2020], 10. Aufl., Zürich 2021, Art. 107 N 2). Als Gestaltungsrecht bedingt die Verzichtserklärung eine formlose, einseitige, eindeutige und empfangsbedürftige Willenserklärung der Rechtsinhaberin (BGE 123 III 16 E. 4.b; GLATTHARD, Das Rücktrittsrecht. Art. 97 Abs. 1 OR und die analoge Anwendung des Rücktrittsrechts nach Art. 107 Abs. 2 OR und Art. 109 OR, in: ASR - Abhandlungen zum Schweize- rischen Recht, Bern 2020, S. 38-59, Rz. 160). Die Erklärung ist wegen ihrer umge- staltenden Wirkung auf das Vertragsverhältnis bedingungsfeindlich und unwider- ruflich (GÖKSU, a.a.O., Art. 107 N 5; BGer Urteil 4A_691/2014 vom 1. April 2015 E. 3.). Sie kann auch konkludent erfolgen (BGE 69 II 243 E. 4.). Beweispflichtig ist der Gläubiger und zwar für das Vorliegen sämtlicher Voraussetzungen, die ihn zur Ausübung eines Wahlrechts gemäss Art.”
Die Mahnung bzw. Nachfrist muss die geforderte Leistung erkennbar benennen. Der Inhalt einer Nachfrist ist durch Auslegung zu ermitteln; eine inhaltlich konkret bestimmte Nachfrist — etwa die Ansetzung einer Vor‑Abnahme‑Probephase — kann grundsätzlich genügen. Allgemein gehaltene Schreiben, die nicht erkennen lassen, welche Arbeiten oder Leistungen gemeint sind, können hingegen an der erforderlichen Bestimmtheit fehlen.
“Mahnung und Nachfristansetzung Eine erste Mahnung, verbunden mit einer Nachfristansetzung datiert nach der übereinstimmenden Darstellung der Parteien vom 24. Juni 2015 (act. 3/33). Sodann hat die Klägerin am 2. September 2015 eine neue Nachfrist angesetzt (act. 3/10), bevor sie am 10. September 2015 vom Vertrag zurückgetreten ist (act. 3/11). Formell sind die Anforderungen an eine Mahnung und Nachfristansetzung klar erfüllt. Die Klägerin hat sich in beiden Schreiben ausdrücklich auf Art. 107 OR - 29 - bezogen und eine Nachfrist angesetzt. Sie hat auch ausgeführt, was sie von der Beklagten innert der angesetzten Frist verlangt. Dass die diesbezüglichen Anfor- derungen an eine Mahnung erfüllt sind, ist unbestritten geblieben. Die Beklagte hat einzig bemängelt, dass die Klägerin mangels Fälligkeit und Verzug gar nicht berechtigt gewesen wäre, eine Nachfrist anzusetzen (act. 26 Rz. 255). Diese Ar- gumentation verfängt - wie gezeigt - nicht. Zwar war vertraglich kein Vollendungs- termin vereinbart, doch erlaubt vorliegend die Verweigerung der Leistungserbrin- gung durch die Beklagte das Vorgehen nach den Regeln des Verzugs. Daraus ergibt sich aber auch, dass die Klägerin nicht berechtigt war, der Beklagten eine Frist zur Vollendung der Maschine anzusetzen; mit der Vollendung konnte die Be- klagte nicht in Verzug geraten. Es ist folglich zu prüfen, ob die Nachfristansetzun- gen, welche in erster Linie die erfolgreiche Durchführung einer «Vor-Abnahme- Probephase» verlangen, inhaltlich genügen können.”
“Der Darstellung der Klägerin kann das erkennende Gericht keine Sachverhaltselemente entnehmen, welche eine Beurteilung der Angemessenheit der Nachfrist aufgrund der konkreten Um- stände erlauben würden. Eine eingehende Prüfung kann vorliegend indessen auch unterbleiben. Die Dauer der Nachfrist erscheint jedenfalls nicht offensichtlich - 28 - unangemessen. Nach der eingangs dargestellten Rechtsprechung und herr- schenden Ansicht hätte sich die Klägerin unverzüglich nach Erhalt der Nachfrist gegen deren ihrer Ansicht nach unangemessen kurze Dauer verwahren müssen. Entsprechendes legt die Klägerin nicht dar. Die Klägerin kann sich nicht nachträg- lich auf eine zu kurze Dauer der Nachfrist berufen. Fraglich erscheint, ob die Nachfristansetzung in inhaltlicher Hinsicht hinreichend bestimmt ist. Bei der Nachfristansetzung handelt es sich um eine rechtsge- schäftsähnliche Willenserklärung (B UCHER, a.a.O., S. 367; WIEGAND, in: Basler Kommentar, N. 7 zu Art. 107 OR), auf welche die für Rechtsgeschäfte geltenden Regeln sinngemäss zur Anwendung gelangen. Der Inhalt des Schreibens vom 4. Januar 2016 ist deshalb durch Auslegung festzustellen. Der Wortlaut des Schreibens ist allgemein gehalten und benennt die noch offenen Arbeiten nicht. Aus diesem erschliesst sich nicht einmal, auf welche Häuser sich das Schreiben bezieht, da dieses lediglich das Haus 53 konkret benennt. Da sich aus dem Schreiben nicht erkennen lässt, für welche Arbeiten die Ansetzung einer Nachfrist erfolgt, fehlt es diesem an der erforderlichen Bestimmtheit. Das Schreiben vom 4. Januar 2016 bezieht sich – wie bereits das Schreiben vom 17. Dezember 2015 – auf das vorangegangene Schreiben vom 15. Dezember”
Eine Nachfrist im Sinne von Art. 107 Abs. 1 OR kann per E‑Mail gesetzt werden, sofern die Fristsetzung deutlich formuliert ist (z. B. Hinweis auf weitere rechtliche Schritte, konkrete Aufforderung zur Leistung). Die Dauer der gesetzten Frist muss angemessen sein; blosse Verweisungen auf frühere Besprechungsprotokolle oder frühere Korrespondenz beeinträchtigen die Erforderlichkeit oder Angemessenheit der Nachfrist nicht.
“September 2015 kommt im vorliegenden Zusammenhang deshalb keine Be- deutung zu. Dies gilt auch für sämtliche Verweisungen auf das Besprechungspro- tokoll vom 11. September 2015 in der späteren Korrespondenz (Ziffer 2.1.2.2.3 unten). 2.1.2.2.3. Mit der E-Mail vom 23. Oktober 2015 setzte die Beklagte der Klägerin für die "Fertigstellung der Wohnungen, Treppenhaus Wände und Decken, inkl. Mängelerledigungen" in den Häusern 51, 53, 55, 57, 59, 61 und 83 Fristen zwi- schen dem 27. Oktober 2015 (Haus 61) und dem 8. Dezember 2015 an (act. 29 Rz. 57, 68; act. 13/6), wobei sie von der Klägerin erwartete, ab Montag [26. Oktober 2015] mit mindestens 10 Mann vor Ort zu sein (act. 13/6). Mit Schreiben vom 27. Oktober 2015 bezog sich die Beklagte auf die E-Mail vom 23. Oktober 2015 und das Besprechungsprotokoll vom 11. September 2015 (act. 29 Rz. 58; act. 13/7). Die Beklagte würdigt die E-Mail vom 23. Oktober 2015 als erste Nachfristansetzung i.S.v. Art. 107 Abs. 1 OR (act. 29 Rz. 57, 59), das Schreiben vom 27. Oktober 2015 dagegen als Mahnung, obwohl sie darin die Ausübung der Wahlrechte gemäss Art. 107 Abs. 2 OR androhte (act. 29 Rz. 28; act. 13/7). Die E-Mail vom 23. Oktober 2015 genügt grundsätzlich den Anforderungen an ei- ne Nachfristansetzung. Die erforderliche Deutlichkeit ergibt sich durch den Hin- - 25 - weis auf "weitere rechtliche Schritte" (act. 13/6; vgl. G UHL/KOLLER, a.a.O., § 32 N 16) sowie die Aufforderung, mit einer Mindestzahl von Beschäftigten auf der Baustelle anwesend zu sein. Eine Androhung, nach Ablauf der angesetzten Fris- ten zur Fertigstellung von den Wahlrechten gemäss Art. 107 Abs. 2 OR Gebrauch zu machen, ist für eine Nachfristansetzung nicht erforderlich. Bei einigen Termi- nen ist allerdings fraglich, ob die Dauer der angesetzten Frist angemessen i.S.v. Art. 107 Abs. 1 OR ist. So setzte die Beklagte die Frist für Haus 65 auf den Tag des Versands der fristsetzenden E-Mail an (act.”
Wählt der Gläubiger nach Ablauf der Frist die Ersatzpflicht gemäss Art. 107 Abs. 2 OR, kann er auch den Ersatz des entgangenen Gewinns (positives Interesse), etwa eines Revente-Mehrwerts, verlangen. Der Gläubiger kann diese Ersatzforderung anstelle der Durchsetzung der Leistung erklären und sofort geltend machen.
“55 en indemnisation de frais d’avocat avant procès, correspondant à une note d’honoraires du même montant établie par son conseil le 28 mars 2022, pour une activité qui n'est pas décrite. b. En cours de procédure, A______ a payé à B______ SA, intérêts en sus, les 20'000 fr. correspondant aux acomptes perçus. c. Dans sa réponse, il a conclu au déboutement de B______ SA du solde de ses prétentions en paiement. d. Par réplique et duplique, les parties ont persisté dans leurs conclusions respectives. e. Lors de l’audience de plaidoiries finales du 8 février 2023, les parties ont plaidé et persisté dans leurs conclusions, à l'exception de la prétention en indemnisation des acomptes de B______ SA que celle-ci a retirée compte tenu du paiement correspondant. E. Dans le jugement entrepris, le Tribunal a considéré qu'en ne livrant pas la montre à la dernière date convenue, le 7 février 2022, ni à l'échéance d'un délai de grâce supplémentaire accordé par B______ SA, celle-ci était en droit de renoncer à l'exécution du contrat et d'opter pour l'une des voies offertes par l'art. 107 al. 2 CO relatif à la demeure du débiteur. En exigeant clairement dès le début des dommages et intérêts correspondant à son gain manqué sur la revente de la montre, elle avait ainsi opté pour la voie tendant à réclamer des dommages-intérêts positifs pour cause d'inexécution, couvrant notamment le manque à gagner. Ayant acquis la montre au prix de 95'000 fr., qu'elle aurait pu revendre à 190'000 fr., selon les estimations, elle était fondée à réclamer le paiement de 95'000 fr. à titre de dommage. EN DROIT 1. 1.1 La voie de l'appel est ouverte contre les décisions finales de première instance (art. 308 al. 1 let. a CPC), dans les causes patrimoniales dont la valeur litigieuse est supérieure à 10'000 fr. (art. 308 al. 2 CPC), ce qui est le cas en l'espèce. L'acte d'appel a été interjeté dans le délai utile (art. 145 let. a et 311 CPC), auprès de l'autorité compétente. 1.2 A teneur de l'art. 311 al. 1 CPC, l'appel doit être « écrit et motivé ». 1.2.1 La motivation de l'appel doit indiquer en quoi la décision de première instance est tenue pour erronée.”
“On ignore en effet tout de la manière dont B.________ SA et l'appelante auraient prétendument modifié leurs relations et si cela rendait impossible la continuation du contrat entre les parties. On ne voit à cet égard pas que B.________ SA ait décidé de se passer de gestion de son courrier entrant et sortant. Cela apparaît d'autant moins plausible que l'appelante ne conteste pas employer les anciens employés de l'intimée sur le site après la résiliation, par elle, du contrat conclu avec cette dernière. Cela suffit pour exclure l'application de cette disposition. 3.9 Pour tous ces motifs, il s'ensuit que l'appelante, faute d'avoir résilié valablement le contrat, reste tenue par la durée contractuelle convenue entre les parties, de cinq ans. A défaut d’application par analogie de disposition régissant le contrat d'entreprise en cas de résiliation indue d'un contrat de durée, on doit rechercher la solution dans les dispositions générales du Code des obligations, soit les art. 102 ss CO. L’art. 107 al. 2 CO prévoit que si l’exécution n’est pas intervenue à l’expiration du délai imparti pour s’exécuter, le droit de la demander et d’actionner en dommages-intérêts pour cause de retard peut toujours être exercé, que cependant, le créancier qui en fait la déclaration immédiate peut renoncer à ce droit et réclamer des dommages-intérêts pour cause d’inexécution ou se départir du contrat (Thévenoz, CR COI, op. cit., nn. 1 ss ad art 107 CO). Conformément à cette dernière disposition – dont les conditions ont été respectées –, l'intimée pouvait obtenir le paiement de son gain manqué dont à déduire les économies effectuées, principe que l'appelante reconnaît par ailleurs, certes sur une durée limitée (appel, p. 13). En effet, à la suite de la résiliation – dont on a vu qu’elle n’était pas justifiée – et sur laquelle l’appelante n’a pas entendu revenir –, l’intimée était en droit de renoncer à l’exécution du contrat et de demander des dommages-intérêts positifs, correspondant au gain manqué, ce qui résulte de son courrier du 26 octobre 2015 ; on relève qu’à cette occasion, elle a minimisé son dommage en libérant ses employés, pour l’hypothèse où ils pourraient être invités à poursuivre leur activité par le biais de l’appelante.”
Eine Nachfristsetzung nach Art. 107 Abs. 1 OR kann entbehrlich sein, wenn aus dem Verhalten des Schuldners ersichtlich ist, dass eine Frist wirkungslos wäre. Als typische Fälle nennt die Rechtsprechung und Lehre, wenn der Schuldner «auf klare und definitive Weise» ankündigt, er könne oder wolle nicht leisten, oder wenn der Verzug bzw. die objektive Unmöglichkeit so weit reicht, dass eine Leistung innerhalb eines zumutbaren Fristrahmens nicht mehr zu erwarten ist.
“La fixation d'un délai de grâce n'est toutefois pas nécessaire dans les cas prévus par l'art. 108 CO (arrêt du Tribunal fédéral 4A_551/2015 du 14 avril 2016 consid. 5.2 et les références citées), soit notamment lorsqu'il ressort de l'attitude du débiteur que cette mesure serait sans effet (art. 108 ch. 1 CO) ou, lorsqu'aux termes du contrat, l'exécution doit avoir lieu exactement à un terme fixe ou dans un délai déterminé (art. 108 ch. 3 CO). L'attitude du débiteur peut en particulier faire de la fixation d'un délai supplémentaire une formalité complètement inutile, notamment lorsque celui-ci annonce "de manière claire et définitive" qu'il ne peut ou ne veut pas s'exécuter, que l'obligation soit déjà exigible ou qu'elle ne le soit pas encore (ATF 110 II 141 consid. 1b; ATF 116 II 436 consid. 2b ; arrêt du Tribunal fédéral 4A_206/2007 consid. 6.3) ou encore lorsque le débiteur a pris un tel retard qu’il ne pourrait pas exécuter son obligation dans le délai convenable [délai de grâce] de l'art. 107 al. 1 CO (Thévenoz, Commentaire romand CO I, 2021, n. 4 ad art. 108 CO), par exemple parce qu'il n'a pas encore entrepris l’exécution (Thévenoz, op. cit., n. 12 ad art. 107 CO). La résiliation abrupte, sans sommation, prévue par l'art. 108 ch. 1 CO, constitue un procédé dérogatoire qui ne saurait être admis à la légère, sauf à dénaturer le régime ordinaire (arrêts du Tribunal fédéral 4A_323/2012 du 10 septembre 2012 consid. 1; 4A_518/2011 du 21 décembre 2011 consid. 5). Il incombe au maître de démontrer la réalisation des conditions d'application de l'art. 366 al. 1 CO (arrêt du Tribunal fédéral 4A_96/2014 du 2 septembre 2014 consid. 3.1 et les références citées). 4.2 4.2.1 En l'espèce, par courrier du 19 novembre 2018, l'intimée a, sur la base de l'art. 366 al. 1 CO, résilié le contrat d'entreprise qui la liait à l'appelant en se prévalant du retard trop important pris par ce dernier sur le chantier, avec pour conséquence le non-respect des délais convenus. Privilégiant la thèse soutenue par l'intimée, le premier juge a retenu que, contrairement aux allégués de l'appelant, qui prétendait qu'aucun délai n'avait été fixé pour la livraison des travaux, les déclarations des témoins et les informations résultant des procès-verbaux de chantier corroboraient le fait que ce dernier avait été dûment informé d'un retard dans les travaux, auquel il n'avait nullement remédié.”
“107 al. 2 CO). Selon l'art. 108 CO, la fixation d'un délai n'est pas nécessaire lorsqu'il ressort de l'attitude du débiteur que cette mesure serait sans effet (ch. 1), lorsque, par suite de la demeure du débiteur, l'exécution de l'obligation est devenue sans utilité pour le créancier (ch. 2) ou lorsqu'aux termes du contrat l'exécution doit avoir lieu exactement à un terme fixé ou dans un délai déterminé. Selon l'art. 109 al. 1 CO, le créancier qui se départ du contrat peut refuser la prestation promise et répéter ce qu'il a déjà payé. Il peut en outre demander la réparation du dommage résultant de la caducité du contrat, si le débiteur ne prouve qu'aucune faute ne lui est imputable (art. 109 al. 2 CO). La fixation d'un délai supplémentaire selon l'art. 108 ch. 1 CO est inutile lorsque le débiteur annonce de manière claire et définitive qu'il ne peut ou ne veut pas s'exécuter, lorsque le débiteur a pris un tel retard qu'il ne pourrait pas exécuter son obligation dans le délai convenable de l'art. 107 al. 1 CO ou si, par son comportement, le débiteur manifeste clairement et définitivement qu'il refuse d'exécuter la prestation due (CR CO-Thévenoz, 2e éd., 2019, art. 108 n. 4). Le débiteur supporte le fardeau de la preuve de l'exécution correcte du contrat, en tant que fait extinctif (ATF 132 III 186 consid. 5.1; ATF 128 III 271 consid. 2aa), dans la mesure où le créancier a prouvé la naissance et le contenu de l'obligation (ATF 128 III 271 consid. 2aa). Toutefois, le créancier qui, en raison de l'inexécution ou de la mauvaise exécution d'une prestation, entend en déduire un droit à la résiliation ou à la résolution doit, en tant que faits constitutifs, prouver l'existence de l'obligation contractuelle, la violation du contrat et le cas échéant sa gravité, ainsi que l'exercice régulier du droit constitutif à la résiliation. L'existence d'un droit à la résiliation sur la base de l'état de fait prouvé constitue en revanche une question de droit (ibidem). Enfin, celui qui fait valoir des dommages-intérêts en cas de mauvaise exécution du contrat doit prouver notamment la violation du contrat, le dommage et le rapport de causalité entre la violation contractuelle et le dommage (ibidem).”
“Le choix parmi les droits à la garantie peut renaître, lorsque le maître a choisi la réfection de l’ouvrage et que l’entrepreneur est en demeure d’effectuer les réparations, que la réparation s’avère impossible ou si l’entrepreneur livre un ouvrage qui reste défectueux en dépit des travaux de réfection effectués (ATF 136 III 273 consid. 2.3 et 2.4 ; Tercier/Bieri/Carron, Les contrats spéciaux, 5e éd., Genève 2016, nn. 3891 ss, pp. 536 ss). L’art. 107 al. 1 CO, applicable aux contrats bilatéraux, prévoit que le créancier fixe, ou fasse fixer par l’autorité compétente, un délai convenable pour s’exécuter, cette fixation de délai n’étant pas nécessaire notamment lorsqu’il ressort de l’attitude du débiteur que cette mesure serait sans effet, savoir lorsqu’il apparaît d’emblée que le débiteur ne s’exécutera pas, soit parce qu’il s’y refuse soit parce qu’il en est incapable dans un délai convenable (art. 108 ch. 1 CO ; ATF 136 III 273 consid. 2.3 ; TF 4C.34/2005 du 18 août 2005 consid. 4.2.2). D’après l’art. 107 al. 2 CO, si l’exécution n’est pas intervenue à l’expiration du délai prévu par l’art. 107 al. 1 CO, le créancier peut persister à demander la prestation due, ainsi que des dommages-intérêts pour cause de retard (première hypothèse) ; il peut cependant, s’il en fait la déclaration immédiate, renoncer à exercer ce droit et réclamer des dommages-intérêts (positifs) pour cause d’inexécution (deuxième hypothèse) ; il peut aussi se départir du contrat (troisième hypothèse), ce qui revient à supprimer le rapport juridique avec effet rétroactif. Transposé dans le cadre de la garantie des défauts de l’art. 368 CO, l’art. 107 al. 2 CO signifie que, si le maître choisit la résolution (troisième hypothèse), l’exercice de son droit formateur est annihilé avec effet rétroactif et la jurisprudence admet qu’il se retrouve placé dans la situation qui était la sienne avant l’exercice du droit formateur, de sorte qu’il peut à nouveau opter entre les voies ouvertes par l’art. 368 CO et résilier le contrat d’entreprise ou demander une diminution du prix. Le maître peut aussi (c’est la première hypothèse de l’art.”
Bei wiederholter oder dauerhafter Verletzung vertraglicher Pflichten ist nach der in Art. 107 OR geregelten Lehre grundsätzlich eine Mahnung mit Setzung einer angemessenen Nachfrist erforderlich. In der Doktrin und Rechtsprechung wird Art. 107 OR häufig auch analog auf vorzeitige Rückkehr‑/Rückgabeansprüche (z. B. beim Rückkehrrecht des Grundeigentümers bei Überschreitung des Superfizialrechts) angewendet, weil dies Sicherheit und Vorhersehbarkeit in den Rechtsverhältnissen fördere. Eine Nachfristsetzung entfällt jedoch, wenn nach der Haltung des Verletzers von vornherein klar ist, dass sie ohne Wirkung bliebe.
“Les auteurs qui se réfèrent aux règles sur le droit de préemption abordent la question du délai dans lequel le droit de retour doit être exercé dès la violation de ses obligations par le superficiaire; s'ils rejettent l'application de l'art. 107 CO, ils ne disent pas spécifiquement si, selon eux, le superficiant doit ou non interpeller au préalable le superficiaire lorsqu'il constate une violation; les similitudes mentionnées avec le droit de préemption concernent plus la situation dans laquelle se trouve son titulaire au moment d'exercer son droit que l'exercice du droit lui-même. Cela étant, une application par analogie des règles de la demeure qualifiée doit être préférée à celles du droit de préemption. Il est en effet indiscutable que l'exercice du droit de retour anticipé résulte d'une violation par le superficiaire de son droit réel ou de ses obligations contractuelles et que le superficiant et le superficiaire se trouvent dans un rapport synallagmatique partiellement soumis au droit des obligations. Vu les conséquences importantes de l'exercice d'un droit de retour pour le superficiaire, une application de l'art. 107 CO apparaît plus à même de garantir sécurité et prévisibilité dans les rapports juridiques; elle est également mieux adaptée lorsque le superficiaire viole de manière répétée et/ou durable ses obligations. Il convient ainsi de considérer que le superficiant doit mettre en demeure le superficiaire de rétablir la situation conforme au droit ou à ses obligations contractuelles en lui impartissant un délai de grâce à cet effet. Cette formalité ne saurait toutefois être imposée lorsqu'il apparaît d'emblée, eu égard à l'attitude du superficiaire, qu'elle restera sans effet (art. 108 ch. 1 CO par analogie; SPYCHER, op. cit., n° 8 ad art. 779h CC), ce qui suppose un refus clair et définitif de la part du superficiaire de se mettre en conformité (ATF 110 II 141 consid. 1b; arrêt 5C.152/2003 du 5 février 2004 consid. 4.1.3 non publié in ATF 130 III 302). L'exigence posée par FREIMÜLLER d'action immédiate dès la connaissance de la violation ne saurait être suivie, dans la mesure où la condition d'avis immédiat pour résoudre le contrat de l'art.”
“cit., p. 172). BGE 150 III 63 S. 67 Une autre partie de la doctrine considère qu'en raison de la portée importante du retour anticipé, il convient d'appliquer l'art. 107 CO par analogie (PAUL-HENRI STEINAUER, Les droits réels, tome III, 5e éd. 2021, p. 144 n. 3851; le même, Retour anticipé et extinction du droit de superficie (ci-après: Retour anticipé), in Droit de superficie et leasing immobilier, 2011, p. 87 s.; ISLER/GROSS, in Basler Kommentar, Zivilgesetzbuch, vol. II, 7e éd. 2023, n° 10 ad art. 779f CC; STEPHAN SPYCHER, in ZGB, Kommentar, 4e éd. 2021, n° 8 ad art. 779h CC; PETER ISLER, Der Baurechtsvertrag und seine Ausgestaltung, 1973, p. 130; cf. également HANS-ULRICH FREIMÜLLER, Die Stellung der Baurechtsdienstbarkeit im System der dinglichen Rechte, 1967, p. 83). Selon STEINAUER (Retour anticipé, op. cit., p. 87 s.), comme les conséquences du retour anticipé pour le superficiaire sont les mêmes que celles d'une résolution du contrat, il se justifie d'appliquer par analogie l'art. 107 CO et d'exiger du propriétaire qu'il mette le superficiaire en demeure de mettre fin à la violation du contrat et qu'il lui fixe un délai dans ce but (délai de grâce). Hormis le respect du délai de prescription ordinaire de dix ans (art. 127 CO) lorsque le droit de retour est fondé sur une violation contractuelle du contrat de superficie, cet auteur ne pose aucune exigence quant au délai à respecter pour mettre en oeuvre le droit de retour; lorsque le superficiaire excède son droit réel, il précise que le droit de retour peut être exercé aussi longtemps que dure l'excès conformément aux règles générales applicables en matière de violation des droits réels, les règles de l'abus de droit interdisant toutefois au superficiant d'exiger le retour lorsqu'il a toléré trop longtemps la violation sans réagir. Dans le même sens, ISLER et GROSS (op. cit., n° 10 ad art. 779f CC) estiment qu'une tolérance trop longue du superficiant à l'égard d'une situation manifestement contraire au contrat doit normalement être considérée comme un consentement tacite ou, du moins, comme une renonciation à l'exercice du droit de retour.”
Wird eine Leistungspflicht nach Art. 107 OR in eine Schadenersatzforderung umgewandelt, kann diese Forderung mit Geldforderungen kompensiert werden, sofern die Identität der Leistungen vorliegt (fungible Leistungen bzw. Forderungen gleichen Inhalts und Anspruchs). Dagegen besteht keine Kompensationsmöglichkeit, wenn eine der Forderungen auf die Herausgabe oder Lieferung einer bestimmten Sache gerichtet ist (spezifische Restitutionsleistung).
“Dans un arrêt ACJC/1560/2015 du 17 décembre 2015, la Cour, se référant à l'auteur de doctrine COMETTA et à des jurisprudences fédérales rendues dans des procédures de mainlevée définitive, a admis que le moyen de la compensation puisse être soulevé devant le juge de la faillite si la créance compensante résulte elle-même d'un titre exécutoire ou qu'elle est admise sans réserve par le poursuivant, estimant que l'art. 172 ch. 3 LP ne visait pas uniquement le paiement mais aussi toute autre cause de droit civil (consid. 2.3). 9.2 Aux termes de l'art. 120 al. 1 CO, lorsque deux personnes sont débitrices l'une envers l'autre de sommes d'argent ou d'autres prestations de même espèce, chacune des parties peut compenser sa dette avec sa créance, si les deux dettes sont exigibles. La compensation suppose notamment une identité des prestations dues, laquelle est donnée lorsqu'on se trouve en présence de deux dettes d'argent ou de prestations portant sur d'autres choses fongibles de même nature ou qualité. Elle peut ne pas exister originairement, pourvu qu'elle soit réalisée au moment de compenser. L'obligation de faire, convertie en une dette en dommages-intérêts pour cause d'inexécution (art. 107 CO) devient compensable avec une créance en argent (Jeandin/Hulliger, Commentaire romand CO I, 3ème éd., 2021, n. 11 ad art. 120 CO; Tercier/Pichonnaz, Le droit des obligations, 6ème éd., 2019, p. 377). L'identité des prestations n'est en revanche jamais donnée dès lors que l'une ou l'autre des créances porte sur la livraison d'une chose déterminée (créance en restitution de titres déposés auprès d'une banque; ATF 91 III 104 consid. 5; Jeandin/Hulliger, op. cit., n. 12 ad art. 120 CO). 9.3 Selon l'art. 107 al. 2 CO, lorsque l'une des parties à un contrat bilatéral ne s'exécute pas dans le délai imparti, le créancier qui en fait la déclaration immédiate peut renoncer à son droit de demander l'exécution et d'actionner en dommages-intérêts pour cause de retard et réclamer des dommages-intérêts pour cause d'inexécution. Cette disposition s'applique aux prestations visées par un contrat synallagmatique, à savoir un contrat dont les obligations principales sont dans un rapport d'échange (Tercier/Pichonnaz, op.”
“Dans un arrêt ACJC/1560/2015 du 17 décembre 2015, la Cour, se référant à l'auteur de doctrine COMETTA et à des jurisprudences fédérales rendues dans des procédures de mainlevée définitive, a admis que le moyen de la compensation puisse être soulevé devant le juge de la faillite si la créance compensante résulte elle-même d'un titre exécutoire ou qu'elle est admise sans réserve par le poursuivant, estimant que l'art. 172 ch. 3 LP ne visait pas uniquement le paiement mais aussi toute autre cause de droit civil (consid. 2.3). 9.2 Aux termes de l'art. 120 al. 1 CO, lorsque deux personnes sont débitrices l'une envers l'autre de sommes d'argent ou d'autres prestations de même espèce, chacune des parties peut compenser sa dette avec sa créance, si les deux dettes sont exigibles. La compensation suppose notamment une identité des prestations dues, laquelle est donnée lorsqu'on se trouve en présence de deux dettes d'argent ou de prestations portant sur d'autres choses fongibles de même nature ou qualité. Elle peut ne pas exister originairement, pourvu qu'elle soit réalisée au moment de compenser. L'obligation de faire, convertie en une dette en dommages-intérêts pour cause d'inexécution (art. 107 CO) devient compensable avec une créance en argent (Jeandin/Hulliger, Commentaire romand CO I, 3ème éd., 2021, n. 11 ad art. 120 CO; Tercier/Pichonnaz, Le droit des obligations, 6ème éd., 2019, p. 377). L'identité des prestations n'est en revanche jamais donnée dès lors que l'une ou l'autre des créances porte sur la livraison d'une chose déterminée (créance en restitution de titres déposés auprès d'une banque; ATF 91 III 104 consid. 5; Jeandin/Hulliger, op. cit., n. 12 ad art. 120 CO). 9.3 Selon l'art. 107 al. 2 CO, lorsque l'une des parties à un contrat bilatéral ne s'exécute pas dans le délai imparti, le créancier qui en fait la déclaration immédiate peut renoncer à son droit de demander l'exécution et d'actionner en dommages-intérêts pour cause de retard et réclamer des dommages-intérêts pour cause d'inexécution. Cette disposition s'applique aux prestations visées par un contrat synallagmatique, à savoir un contrat dont les obligations principales sont dans un rapport d'échange (Tercier/Pichonnaz, op.”
Ob das Erfordernis der Unverzüglichkeit auch für die Wahl zwischen Ersatz des positiven Interesses und Rücktritt (sog. zweites Wahlrecht) gilt, ist in der Rechtsprechung nicht abschliessend geklärt. In der Lehre wird überwiegend von der Notwendigkeit einer unverzüglichen Wahlerklärung ausgegangen; dem stehen jedoch Einwände gegen den Wortlaut gegenüber. Es ist demnach nach den jeweiligen Umständen zu prüfen.
“Sie bezweifelt lediglich dessen Begründet- heit (act. 24 Rz. 61). Da hinsichtlich der Frage der Erklärung eines Leistungsver- - 31 - zichts ein übereinstimmendes Verständnis der Parteien vorliegt, kommt es auf die Auslegung des Schreibens nach dem Vertrauensgrundsatz nicht mehr an (Art. 18 Abs. 1 OR; BGE 123 III 16 E. 4b S. 22). Mit Schreiben vom 18. Januar 2016 hat die Beklagte auf die nachträgliche Leistung i.S.v. Art. 107 Abs. 2 OR verzichtet. 2.1.2.4. Wahlerklärung (sog. zweites Wahlrecht): Verzichtet der Gläubiger auf die nachträgliche Leistung, kann er gemäss Art. 107 Abs. 2 OR zwischen dem Ersatz des positiven Interesses und dem Rücktritt vom Vertrag wählen (BGE 123 III 16 E. 4b S. 22; sog. zweites Wahlrecht, G AUCH/ SCHLUEP/EMMENEGGER, a.a.O., N 2758). Die Wahlerklärung erfolgt in Ausübung eines Gestaltungsrechts (BGE 123 III 16 E. 4b S. 22; S CHWENZER, a.a.O., N 66.25, 66.31; VON TUHR/ESCHER, a.a.O., S. 158 Fn. 84; W IEGAND, in: Basler Kommentar, N. 15 zu Art. 107 OR). Sie ist nach dem Vertrauensprinzip auszulegen, sofern ein übereinstimmendes Ver- ständnis der Parteien nicht nachgewiesen ist (BGE 123 III 16 E. 4b S. 22). Soweit ersichtlich, ist bislang von der Rechtsprechung nicht abschliessend ge- klärt, ob sich das Erfordernis einer unverzüglichen Erklärung auch auf dieses zweite Wahlrecht bezieht (vgl. BGE 123 III 16 E. 4b S. 22; BGE 116 II 436 E. 3 S. 441). Im Schrifttum dominieren augenscheinlich jene Autoren, welche auch für die Wahl zwischen Erfüllungsinteresse und Rücktritt an einer unverzüglichen Wahlerklärung festhalten (H UGO OSER/WILHELM SCHÖNENBERGER, in: Zürcher Kommentar, hrsg. von A. Egger/Arnold Escher/Robert Haab/H. Oster, 2. Aufl. 1929, N. 34 zu Art. 107 OR; G AUCH/SCHLUEP/EMMENEGGER, a.a.O., N 2765; VON TUHR/ESCHER, a.a.O., S. 153-154; WIEGAND, in: Basler Kommentar, N. 15 zu Art. 107 OR; grundsätzlich auch WEBER, in: Berner Kommentar, N 151, 152 zu Art.”
“O., S. 158 Fn. 84; W IEGAND, in: Basler Kommentar, N. 15 zu Art. 107 OR). Sie ist nach dem Vertrauensprinzip auszulegen, sofern ein übereinstimmendes Ver- ständnis der Parteien nicht nachgewiesen ist (BGE 123 III 16 E. 4b S. 22). Soweit ersichtlich, ist bislang von der Rechtsprechung nicht abschliessend ge- klärt, ob sich das Erfordernis einer unverzüglichen Erklärung auch auf dieses zweite Wahlrecht bezieht (vgl. BGE 123 III 16 E. 4b S. 22; BGE 116 II 436 E. 3 S. 441). Im Schrifttum dominieren augenscheinlich jene Autoren, welche auch für die Wahl zwischen Erfüllungsinteresse und Rücktritt an einer unverzüglichen Wahlerklärung festhalten (H UGO OSER/WILHELM SCHÖNENBERGER, in: Zürcher Kommentar, hrsg. von A. Egger/Arnold Escher/Robert Haab/H. Oster, 2. Aufl. 1929, N. 34 zu Art. 107 OR; G AUCH/SCHLUEP/EMMENEGGER, a.a.O., N 2765; VON TUHR/ESCHER, a.a.O., S. 153-154; WIEGAND, in: Basler Kommentar, N. 15 zu Art. 107 OR; grundsätzlich auch WEBER, in: Berner Kommentar, N 151, 152 zu Art. 107 OR; a.A. H. BECKER, in: Berner Kommentar, 2. Aufl. 1941, N. 36 zu Art. 107 OR; B UCHER, a.a.O., S. 374 FN 176; GUHL/KOLLER, a.a.O., § 32 N 17). Der Wortlaut spricht dagegen (GUHL/KOLLER, a.a.O., § 32 N 17; a.A. GAUCH/SCHLUEP/EMMENEGGER, a.a.O., N 2764). Zur konsequenten Verhinderung einer Spekulation des Gläubigers zu Lasten des Schuldners ist hingegen daran festzuhalten (VON TUHR/ESCHER, a.a.O., S. 153-154). Daneben ist jedoch auch das Interesse des Gläubigers zu schützen (ALFRED KOLLER, in: Berner Kommen- tar, hrsg. von Heinz Hausheer, 1998, N. 420 zu Art. 366 OR). Stellt man darauf - 32 - ab, dass dem Schuldner nicht zumutbar ist, die Leistung bereit zu behalten, und lässt das Spekulationsrisiko in den Hintergrund treten, ist der Schuldner hinrei- chend geschützt, wenn der Gläubiger seine Leistung nicht mehr bereit halten muss.”
Die Erklärung des Rücktritts bzw. der Ausübung der Wahlrechte muss nach Ablauf der Nachfrist «unverzüglich» erfolgen; damit ist eine sofortige Erklärung zu verlangen, die im Einzelfall nach den konkreten Umständen und dem Interesse der Parteien zu beurteilen ist. Die Angemessenheit und Länge der Nachfrist richtet sich nach Art. 107 Abs. 1 OR und den Umständen des Einzelfalls (insbesondere Art und Leichtigkeit der Leistung sowie Interesse des Gläubigers an prompter Erfüllung).
“Vu que le superficiaire peut contrevenir à ses obligations de diverses manières, il n'apparaît pas opportun de fixer abstraitement la durée que le délai de grâce doit avoir. Il convient de s'en tenir au principe de l'art. 107 al. 1 CO selon lequel la durée du délai de grâce doit être "convenable". Le caractère "convenable" de ce délai dépend des circonstances du cas particulier (art. 4 CC), à savoir de la nature de la prestation et de l'intérêt du créancier à sa prompte exécution; le délai est d'autant plus court que l'intérêt du créancier est grand et la prestation facile à fournir (ATF 105 II 28 consid. 3a; ATF 103 II 102 consid. 1b; arrêt 4A_603/2009 du 9 juin 2010 consid. 2.3). Le superficiant ne peut valablement exercer son droit de retour que s'il en fait la déclaration immédiate, après l'expiration du délai de grâce (art. 107 al. 2 CO). Le superficiaire doit en effet, comme tout BGE 150 III 63 S. 70 autre débiteur défaillant, pouvoir savoir à quoi il doit s'en tenir et s'il doit encore s'exécuter et prendre des dispositions nécessaires (sur le but de l'exigence de déclaration immédiate, voir notamment arrêt 4A_141/2017 du 4 septembre 2017 consid. 4.2 et les références citées, non publié in ATF 143 III 495). Ce qu'il faut entendre par "déclaration immédiate" doit résulter de l'appréciation de la situation concrète et des intérêts des parties (arrêts 4A_141/2017 précité loc. cit.; 4A_603/2009 précité loc. cit.; voir aussi ATF 96 II 47 consid. 2 en lien avec l'art. 214 al. 2 CO).”
“Mit Schreiben vom 27. Oktober 2015 bezog sich die Beklagte auf die E-Mail vom 23. Oktober 2015 und das Besprechungsprotokoll vom 11. September 2015 (act. 29 Rz. 58; act. 13/7). Die Beklagte würdigt die E-Mail vom 23. Oktober 2015 als erste Nachfristansetzung i.S.v. Art. 107 Abs. 1 OR (act. 29 Rz. 57, 59), das Schreiben vom 27. Oktober 2015 dagegen als Mahnung, obwohl sie darin die Ausübung der Wahlrechte gemäss Art. 107 Abs. 2 OR androhte (act. 29 Rz. 28; act. 13/7). Die E-Mail vom 23. Oktober 2015 genügt grundsätzlich den Anforderungen an ei- ne Nachfristansetzung. Die erforderliche Deutlichkeit ergibt sich durch den Hin- - 25 - weis auf "weitere rechtliche Schritte" (act. 13/6; vgl. G UHL/KOLLER, a.a.O., § 32 N 16) sowie die Aufforderung, mit einer Mindestzahl von Beschäftigten auf der Baustelle anwesend zu sein. Eine Androhung, nach Ablauf der angesetzten Fris- ten zur Fertigstellung von den Wahlrechten gemäss Art. 107 Abs. 2 OR Gebrauch zu machen, ist für eine Nachfristansetzung nicht erforderlich. Bei einigen Termi- nen ist allerdings fraglich, ob die Dauer der angesetzten Frist angemessen i.S.v. Art. 107 Abs. 1 OR ist. So setzte die Beklagte die Frist für Haus 65 auf den Tag des Versands der fristsetzenden E-Mail an (act. 29 Rz. 57; act. 13/6). Aus dem Originaltext der E-Mail ergibt sich, dass zum Versandzeitpunkt am 23. Oktober 2015 um 17:55 Uhr die auf 17:00 Uhr angesetzte Frist bereits seit 55 Minuten ab- gelaufen war (act. 13/6). Für die Häuser 61, 73, 75 und 77 setzte die Beklagte unangemessen kurze Fristen auf den 27.,”
Setzt der Gläubiger dem Schuldner nach Art. 107 Abs. 1 OR eine zu kurze Nachfrist, ist der Schuldner gehalten, sich hiergegen zu verwahren und eine längere Frist zu verlangen. Unterlässt er dies, ist in der Regel davon auszugehen, dass er mit der gesetzten Frist einverstanden ist. Eine Ausnahme gilt, wenn bereits von Anfang an erkennbar war, dass die gesetzte Frist offensichtlich unzureichend ist.
“259g OR, wenn es ohne entsprechende Behauptung des Vermieters die Voraussetzungen der Mietzinshinterlegung mit der Begründung verneine, der Mieterin habe bewusst sein müssen, dass für die Beseitigung des Schimmels mindestens eine Frist von zwei bis drei Wochen angemessen gewesen wäre und der Vermieter nicht gehalten gewesen sei, die kurze Frist zu beanstanden. Als Laiin habe die Mieterin nicht ermessen können, wie lange die Beseitigung des Schimmels dauere. In der Folge habe der Vermieter nicht reagiert: Er habe weder eine Fristverlängerung verlangt noch die Mängel behoben. Zudem sei die zivilgerichtliche Verneinung der Voraussetzungen der Hinterlegung auch in prozessualer Hinsicht fehlerhaft: Die Mieterin habe bereits in der Klage (Rz 10) geltend gemacht, dass die Hinterlegung angekündigt, rechtzeitig und zulässig gewesen sei, was der Vermieter nicht bestritten habe (Berufung, Rz 13). Das Bundesgericht hielt in Bezug auf die Ansetzung einer Frist zur Mängelbeseitigung Folgendes fest (BGer 4A_647/2015 vom 11. August 2016 E. 5.2.3): «Zur angemessenen Frist im Sinne von Art. 83 Abs. 2 OR, Art. 107 Abs. 1 OR und Art. 259g Abs. 1 OR äusserte sich das Bundesgericht dahingehend, dass sich der Schuldner, dem eine zu kurze Frist gesetzt wird, hiergegen zu verwahren und eine längere Frist zu verlangen hat; sonst ist anzunehmen, er sei mit der ihm gesetzten Frist einverstanden (BGE 116 II 436 E. 2a S. 440; 105 II 28 E. 3b S. 34; Urteil 4A_565/2009 vom 21. Januar 2010 E. 4.2 mit der Präzisierung, dies gelte nicht, wenn für den Mieter von vornherein erkennbar war, dass die von ihm gesetzte Frist unzureichend ist). In der Lehre wird diese Rechtsprechung auf die angemessene Frist im Sinne von Art. 259b OR übertragen, sofern die Mieter dem Vermieter eine (zu kurze) Frist zur Mängelbeseitigung gesetzt haben (Peter Higi, Zürcher Kommentar, 3. Aufl. 1994, N. 30 zu Art. 259b OR; Raymond Bisang und andere, Das schweizerische Mietrecht, SVIT-Kommentar, 3. Aufl. 2008, N. 14 zu Art. 259b OR; Lachat/Roy, in: Das Mietrecht für die Praxis, 8. Aufl. 2009, S. 168 Rz. 11/2.5; Martin Züst, Die Mängelrechte des Mieters von Wohn- und Geschäftsräumen, 1992, S.”
War die Lieferung (z. B. des Quellcodes) ausdrücklich vertraglich vereinbart, kann ein Lieferverzug die Geltendmachung des Rücktritts nach Art. 107 Abs. 2 OR rechtfertigen. Im entschiedenen Fall war die Verpflichtung zur Lieferung ausdrücklich in die Verträge aufgenommen, und die Gegenpartei lieferte den Quellcode ohne triftigen Grund nicht.
“Der Einzelschiedsrichter erwog, die Beschwerdegegnerin mache geltend, sie habe entschieden, von den "Y.________ Agreements" gemäss Art. 107 Abs. 2 OR zurückzutreten und die Rückerstattung der bezahlten Entschädigungen sowie zusätzlich "additional damages" zu verlangen. Die Beschwerdegegnerin habe - ohne Erfolg - mehrmals gemäss Art. 102 OR gemahnt, mit dem Ziel den "Y.________ Quellcode" zu erhalten. Die Beschwerdeführerin mache geltend, die Beschwerdegegnerin habe keine weiteren Schritte unternommen, nachdem A.B.________ (Spanien) sich geweigert habe, das "Y.________ Produkt" zu testen. Dies habe die Beschwerdeführerin nicht vor ihrer Verpflichtung befreit, das "Y.________ Produkt" einschliesslich des Quellcodes zu liefern. Auch habe die Beschwerdegegnerin ihr Recht nicht verwirkt, eine neue Nachfrist zu setzen. Die Beschwerdegegnerin habe denn auch weitere Schritte bezüglich des "Y.________ Quellcode" unternommen, sei doch die Verpflichtung, diesen zu liefern, ausdrücklich in die Verträge im Zusammenhang mit dem "Z.________Projekt" aufgenommen worden. Trotzdem habe die Beschwerdeführerin den entsprechenden Quellcode ohne triftigen Grund nicht geliefert.”
Die Angemessenheit der gesetzten Nachfrist betrifft insbesondere die Frage, ob die Dauer der Frist zum Abschluss der noch ausstehenden Arbeiten angemessen ist. Im Streitfall ist darzulegen, weshalb die Nachfrist für die konkret noch offenen Leistungen nicht angemessen sein soll; ein pauschaler Verweis auf Verzögerungen ohne spezifischen Bezug zu den ausstehenden Arbeiten genügte im zitierten Entscheid nicht.
“angedroht – vor, die Fortführung der Arbeiten auf Kosten und Gefahr der A._____ AG einem Drittunternehmen zu übertragen." (act. 3/54; Hervorhebungen im Original). Die Klägerin ist der Ansicht, die mit Schreiben vom 4. Januar 2016 angesetzte Nachfrist sei nicht angemessen i.S.v. Art. 107 Abs. 1 OR gewesen (act. 24 Rz. 61, 73). Dabei stützt sie sich auf den Verzug der Beklagten mit dem Ab- schluss der Kunststeinarbeiten in den Häusern 55, 57 und 83 (act. 24 Rz. 62, 63, 70; Ziffer 2.1.2.1.2 oben). Einen darüber hinausgehenden, die übrigen noch offe- nen Arbeiten betreffenden Grund, weshalb die Leistungsverzögerung der Klägerin nicht pflichtwidrig sein soll, vermag diese nicht darzutun. Die Klägerin beruft sich insbesondere auch nicht auf das Vorliegen eines Leistungsverweigerungsrechts. Die Angemessenheit der Nachfrist betrifft die Frage, ob die Dauer der Frist zum Abschluss der Arbeiten angemessen war, sofern die Voraussetzungen der Leis- tungsverzögerung vorlagen. Aus den Ausführungen der Klägerin ergibt sich ein entsprechender Standpunkt nicht mit hinreichender Deutlichkeit, jedoch dürfte da- von auszugehen sein, dass die Klägerin generell die Angemessenheit in Frage stellt. Die Angemessenheit der Nachfrist ist allein aufgrund des Schreibens vom 4.”
“angedroht – vor, die Fortführung der Arbeiten auf Kosten und Gefahr der A._____ AG einem Drittunternehmen zu übertragen." (act. 3/54; Hervorhebungen im Original). Die Klägerin ist der Ansicht, die mit Schreiben vom 4. Januar 2016 angesetzte Nachfrist sei nicht angemessen i.S.v. Art. 107 Abs. 1 OR gewesen (act. 24 Rz. 61, 73). Dabei stützt sie sich auf den Verzug der Beklagten mit dem Ab- schluss der Kunststeinarbeiten in den Häusern 55, 57 und 83 (act. 24 Rz. 62, 63, 70; Ziffer 2.1.2.1.2 oben). Einen darüber hinausgehenden, die übrigen noch offe- nen Arbeiten betreffenden Grund, weshalb die Leistungsverzögerung der Klägerin nicht pflichtwidrig sein soll, vermag diese nicht darzutun. Die Klägerin beruft sich insbesondere auch nicht auf das Vorliegen eines Leistungsverweigerungsrechts. Die Angemessenheit der Nachfrist betrifft die Frage, ob die Dauer der Frist zum Abschluss der Arbeiten angemessen war, sofern die Voraussetzungen der Leis- tungsverzögerung vorlagen. Aus den Ausführungen der Klägerin ergibt sich ein entsprechender Standpunkt nicht mit hinreichender Deutlichkeit, jedoch dürfte da- von auszugehen sein, dass die Klägerin generell die Angemessenheit in Frage stellt. Die Angemessenheit der Nachfrist ist allein aufgrund des Schreibens vom 4.”
Tritt der Schuldner in Verzug und erfüllt auch bis zum Ablauf der gesetzten Frist nicht, kann der Gläubiger nach Art. 107 Abs. 2 OR, sofern er dies unverzüglich erklärt, von der nachträglichen Leistung verzichten und stattdessen positiven Schadenersatz verlangen. Die Praxis bestätigt, dass dazu — je nach Fallgestaltung — auch Ersatz des entgangenen Gewinns gehören kann.
“55 en indemnisation de frais d’avocat avant procès, correspondant à une note d’honoraires du même montant établie par son conseil le 28 mars 2022, pour une activité qui n'est pas décrite. b. En cours de procédure, A______ a payé à B______ SA, intérêts en sus, les 20'000 fr. correspondant aux acomptes perçus. c. Dans sa réponse, il a conclu au déboutement de B______ SA du solde de ses prétentions en paiement. d. Par réplique et duplique, les parties ont persisté dans leurs conclusions respectives. e. Lors de l’audience de plaidoiries finales du 8 février 2023, les parties ont plaidé et persisté dans leurs conclusions, à l'exception de la prétention en indemnisation des acomptes de B______ SA que celle-ci a retirée compte tenu du paiement correspondant. E. Dans le jugement entrepris, le Tribunal a considéré qu'en ne livrant pas la montre à la dernière date convenue, le 7 février 2022, ni à l'échéance d'un délai de grâce supplémentaire accordé par B______ SA, celle-ci était en droit de renoncer à l'exécution du contrat et d'opter pour l'une des voies offertes par l'art. 107 al. 2 CO relatif à la demeure du débiteur. En exigeant clairement dès le début des dommages et intérêts correspondant à son gain manqué sur la revente de la montre, elle avait ainsi opté pour la voie tendant à réclamer des dommages-intérêts positifs pour cause d'inexécution, couvrant notamment le manque à gagner. Ayant acquis la montre au prix de 95'000 fr., qu'elle aurait pu revendre à 190'000 fr., selon les estimations, elle était fondée à réclamer le paiement de 95'000 fr. à titre de dommage. EN DROIT 1. 1.1 La voie de l'appel est ouverte contre les décisions finales de première instance (art. 308 al. 1 let. a CPC), dans les causes patrimoniales dont la valeur litigieuse est supérieure à 10'000 fr. (art. 308 al. 2 CPC), ce qui est le cas en l'espèce. L'acte d'appel a été interjeté dans le délai utile (art. 145 let. a et 311 CPC), auprès de l'autorité compétente. 1.2 A teneur de l'art. 311 al. 1 CPC, l'appel doit être « écrit et motivé ». 1.2.1 La motivation de l'appel doit indiquer en quoi la décision de première instance est tenue pour erronée.”
“Le 23 août 2016, la partenaire locataire lui a répondu que la bailleresse avait donné l'ordre de faire cesser immédiatement les travaux entrepris sans son autorisation, ce dont la partenaire sous-locataire avait été informée le 25 juillet 2016. Le 24 août 2016, la partenaire sous-locataire a saisi le tribunal des baux et loyers d'une requête de mesures provisionnelles. Par décision du 2 septembre 2016, le tribunal a ordonné à la partenaire locataire de restituer immédiatement à la partenaire sous-locataire la possession exclusive des locaux du 2e étage. Le 5 septembre 2016, la partenaire locataire a déféré à la décision de mesures provisionnelles et réinstallé les anciens cylindres, ce dont elle a informé la partenaire sous-locataire par fax. Cette réinstallation est contestée par la partenaire sous-locataire recourante. Le 14 septembre 2016, la partenaire locataire a formé appel contre la décision de mesures provisionnelles. Le 20 septembre 2016, la partenaire sous-locataire a déclaré résoudre tous les contrats conclus avec sa partenaire locataire, conformément à l'art. 107 al. 2 CO, et a sollicité la réparation du dommage qu'elle a subi du fait de l'inexécution des contrats par celle-ci. Le 28 septembre 2016, la partenaire locataire a indiqué à la partenaire sous-locataire que les raisons pour lesquelles elle avait résolu les contrats n'étaient pas fondées et que la résolution était inefficace et qu'elle tenait les clés à sa disposition (art. 105 al. 2 LTF). En l'état, les parties sont en litige essentiellement au sujet de la question de savoir si la partenaire locataire a ainsi violé ses obligations contractuelles et était en demeure le 20 septembre 2016, lorsque la partenaire sous-locataire a résolu les contrats. A.f. Deux réquisitions de poursuite - pour les loyers et charges des mois de septembre 2016 à mars 2017 et pour le droit d'entrée de 250'000 fr. - ont été formées par la partenaire locataire. Portée jusqu'au Tribunal fédéral, la procédure de poursuite a abouti, par arrêt du 4 mars 2019 (arrêt 5A_867/2018), au prononcé de la mainlevée provisoire de l'opposition formée au commandement de payer à concurrence de 125'000 fr.”
Grundsatz: Bei zweiseitigen (synallagmatischen) Verträgen muss der Gläubiger den säumigen Schuldner in der Regel mahnen und ihm eine angemessene Nachfrist zur Erfüllung ansetzen; erst nach unbenutztem Ablauf dieser Nachfrist kann der Gläubiger die in Art. 107 Abs. 2 OR vorgesehenen Wahlrechte ausüben. Ausnahmen von der Pflicht zur Fristsetzung finden sich in Art. 108 OR, insbesondere wenn aus der Haltung des Schuldners ersichtlich ist, dass eine Fristsetzung ohne Effekt bliebe, oder wenn die Leistung nur zu einem exakt bestimmten (fatalen) Termin erbracht werden kann.
“Selon l'art. 107 al. 1 CO, lorsque, dans un contrat bilatéral (i.e. synallagmatique), l'une des parties est en demeure, l'autre peut lui fixer un délai convenable pour s'exécuter. Cette demeure dite qualifiée suppose une interpellation (ou sommation), par laquelle le créancier invite le débiteur à exécuter sa prestation, et la fixation d'un délai déterminé convenable pour cette exécution. Le créancier est dispensé de l'exigence de fixer un délai convenable au débiteur dans les hypothèses de l'art. 108 CO. En particulier, le délai d'exécution n'est pas nécessaire lorsqu'il ressort de l'attitude du débiteur que cette mesure serait sans effet (art. 108 ch. 1 CO). Il en va de même si l'obligation doit être exécutée exactement à un terme fixe ou dans un délai déterminé (art. 108 ch. 3 CO); il faut que, selon la volonté exprimée par les contractants, l'obligation ne puisse être exécutée que dans un délai déterminé (ATF 121 III 453 consid. 4b; 110 II 141 consid. 1b). Si le créancier en fait la déclaration immédiate, il peut exercer le droit d'option que lui confère l'art.”
“Allgemein anerkannt wird, dass das Rücktrittsrechts gemäss Art. 366 Abs. 1 OR zu ergänzen ist durch die allgemeinen Verzugsvoraussetzungen von Art. 102-109 OR (ZINDEL/SCHOTT, a.a.O., N 13 ff. zu Art. 366 OR mit zahlreichen Hinweisen, KOLLER, a.a.O., N 77 ff. zu Art. 366 OR; GAUCH, a.a.O., N 659). Dem- - 24 - zufolge wird der Schuldner erst durch eine Mahnung in Verzug gesetzt (Art. 102 OR). Aus der Mahnung muss der Schuldner erkennen können, welche geschulde- te Leistung gefordert wird. Fordert der Gläubiger dabei mehr als aktuell geschul- det ist, entfaltet diese nur dann keine Wirkung, wenn er - unter Würdigung aller Umstände - die Annahme des tatsächlich Geschuldeten verweigern würde (W ID- MER LÜCHINGER/WIE GAND, a.a.O., N 5 f. zu Art. 102 OR, WEBER/EMMENEGGER, a.a.O., N 72 zu Art. 102 OR). Sodann muss dem Schuldner - unter Vorbehalt von Art. 108 OR - eine angemessene Nachfrist zur Erfüllung angesetzt werden (Art. 107 Abs. 1 OR; Z INDEL/SCHOTT, a.a.O., N 15 zu Art. 366 OR; WOLFGANG WIEGAND, in: WIDMER LÜCHINGER/OSER, BSK OR I, a.a.O., N 6 ff. zu Art. 107 OR; W EBER/EMMENEGGER, a.a.O., N 55 ff. zu Art. 107 OR). Die Angemessenheit beur- teilt sich nach den konkreten Umständen, wobei eine zu kurze Frist zu erstrecken ist, soweit dies vom Schuldner beanstandet wird (W IEGAND, a.a.O., N 9 f. zu Art. 107 OR; WEBER/EMMENEGGER, a.a.O., N 66 ff. und N 78 zu Art. 107 OR). Bei unbenutztem Ablauf der Frist stehen dem Gläubiger die Wahlrechte von Art. 107 Abs. 2 OR zur Verfügung. Er kann folglich an der Erfüllung des Vertrages festhal- ten oder auf diese verzichten. Letzteres erlaubt dem Schuldner Schadenersatz wegen Nichterfüllung zu fordern oder vom Vertrag zurückzutreten (W IEGAND, a.a.O., N 13 ff. zu Art. 107 OR, WEBER/EMMENEGGER, a.a.O., N 109 zu Art. 107 OR).”
“Die pflichtwidrige Nichterfüllung weiterer unter den Werkver- trag vom 3. Dezember 2014 fallender Arbeiten vermag die Beklagte nicht darzu- tun. 2.1.2.2. Nachfrist: Art. 366 Abs. 1 OR ist durch die allgemeinen Bestimmungen über den Verzug des Schuldners in Art. 102-109 OR zu ergänzen (Z IN- DEL /SCHOTT, in: Basler Kommentar, N. 13 zu Art. 366 OR m.Nw.). Gemäss - 22 - Art. 107 Abs. 1 OR hat der Gläubiger dem Schuldner "eine angemessene Frist zur nachträglichen Erfüllung anzusetzen oder durch die zuständige Behörde ansetzen zu lassen", bevor er von den Rechten in Art. 107 Abs. 2 OR Gebrauch machen kann (BGE 115 II 50 E. 2a S. 55; 98 II 113 S. E. 2 S. 115; BGer 4A_551/2015 v.”
“2.1 Lorsque le créancier ne peut obtenir l’exécution de l’obligation, le débiteur est tenu de réparer le dommage en résultant, à moins qu’il ne prouve qu’aucune faute ne lui est imputable (art. 97 al. 1 CO ; cf. art. 107 al. 2 in fine 1ère hypothèse CO). Ainsi en va-t-il du vendeur qui n’exécute pas son obligation de livraison de la chose, lequel est ainsi tenu de répondre du dommage causé de ce chef à l’acheteur (art. 191 al. 1 CO). 2.1.1 A teneur de l'art. 102 al. 2 CO, lorsque le jour de l'exécution a été déterminé d'un commun accord, le débiteur est mis en demeure par la seule expiration de ce jour (demeure simple). Lorsque le terme est atteint et la créance est devenue exigible, le terme peut toutefois être renvoyé ou suspendu par un accord, par la loi ou par un jugement (Hohl, in Commentaire romand CO I, 3ème éd., 2021, n. 8 ad art. 75 CO). Lorsque, dans un contrat bilatéral, l'une des parties est en demeure (simple), l'autre peut lui fixer un délai convenable pour s'exécuter (art. 107 al. 1 CO; délai de grâce supplémentaire). La fixation d'un délai de grâce convenable supplémentaire n'est pas nécessaire notamment lorsqu'il ressort de l'attitude du débiteur que cette mesure serait sans effet (art. 108 ch. 1 CO) ou lorsque aux termes du contrat l'exécution doit avoir lieu exactement à un terme fixe (fatal) ou dans un délai déterminé (art. 108 ch. 3 CO). Dans le domaine des ventes mobilières commerciales, l'art. 190 al. 1 CO prévoit deux présomptions spéciales. D'une part, le terme convenu pour la livraison est présumé être un terme fatal (art. 108 ch. 3 CO) et, d'autre part, à l’expiration du terme convenu, l’acheteur est présumé renoncer à la livraison et demander des dommages et intérêts pour cause d'inexécution (Venturi/Zen-Zuffinen, in Commentaire romand CO I, 3ème éd., 2021, n. 1-2 ad art. 190 CO). 2.1.2 En cas de demeure (qualifiée) du débiteur, soit après l'expiration du délai de grâce ou si les cas de figure prévus à l’art. 108 CO sont réalisés, le créancier qui en fait la déclaration immédiate peut alors renoncer à l’exécution et notamment opter pour l’une des voies suivantes (art.”
Die Rücktritts- bzw. Verzichtserklärung muss ausdrücklich und eindeutig den Rücktritt vom Vertrag insgesamt erklären. Eine Erklärung, die sich nur auf einzelne Teilleistungen bezieht oder gleichzeitig auf Mängelrechte (Art. 205 ff. OR) verweist, reicht nach der zitierten Rechtsprechung nicht als klare Gesamterklärung aus.
“dargelegt, hat der Käufer nach der herrschenden Lehre bei der Falschlieferung nicht gemäss dem Sachmängelrecht vorzugehen. Vielmehr be- steht der ursprüngliche Erfüllungsanspruch fort; der Käufer kann nach Art. 107 OR vorgehen, und auch ein Rücktritt kann, wenn Lieferung noch möglich ist, nicht über Art. 206 Abs. 1 OR (Wandlung) erfolgen, sondern nur über Art. 107 OR, d.h. - 14 - also, dass eine Nachfristansetzung notwendig ist (H ONSELL, Schweizerisches Ob- ligationenrecht, Besonderer Teil, 10. Aufl . 2017, S. 146 m.H.u.a. auf BGE 121 III 453). Die Klägerin behauptet nicht, dass sie vom Beklagten die Erfüllung des Vertrags verlangt bzw. ihm eine Frist zur nachträglichen Erfüllung des Vertrags angesetzt habe. Sie macht auch nicht geltend, dass sie nach Ausbleiben der nachträglichen Erfüllung ihr Wahlrecht gemäss Art. 107 Abs. 2 OR ausgeübt und den Rücktritt vom Vertrag erklärt habe. Sie bringt einzig vor, dass sie vom Beklagten mit Schreiben vom 15. Juni 2020 die Rücknahme der verbleibenden Masken und die Rückerstattung des Kaufpreises verlangt habe (act. 3/15). Wörtlich führte sie darin aus: "Meine Mandantin ist nicht verpflichtet, etwas zu akzeptieren, was sie nicht bestellt hat und sie kann auch die Wandelung des Kaufes gemäss Art. 205 ff. OR geltend machen" (act. 3/15 S. 1 unten). Dieses Schreiben, das sich nur auf die bei der Klägerin verbliebenen 83'000 von 150'000 gelieferten Masken bezog, kann jedenfalls nicht als eindeutige Rücktrittserklärung verstanden werden, da es sich einerseits nur auf einen Teil der Ware bezog und kein Rücktritt vom gesamten Vertrag erklärt wurde, und da es sich andererseits auch auf Mängelrechte gemäss Art. 205 ff. OR berief. Hinzu kommt, dass die Klägerin nicht darlegt, weshalb sie zum (allfälligen Teil-) Rücktritt ohne Ansetzung einer Nachfrist berechtigt gewesen wäre.”
Bei Rückforderungsansprüchen nach Art. 107 Abs. 1 OR hat der Richter in einem ersten Schritt zu prüfen, ob die belastenden Zahlungen auf einem Mandat des Kontoinhabers beruhten oder ohne Mandat erfolgt sind. Ergibt sich, dass ein Vertreter gehandelt hat, ist sodann die Frage der Vertretungsmacht bzw. einer allfälligen nachträglichen Genehmigung (Ratifikation) durch den Kontoinhaber zu klären.
“Dans une première étape, sur l'action du client en restitution de son avoir non amputé des prélèvements indus (art. 107 al. 1 CO), le juge doit examiner si les prélèvements ont été exécutés sur mandat ou sans mandat du client, ce qui présuppose, en cas de représentation du titulaire du compte, de se poser la question des pouvoirs du représentant, respectivement de la ratification des prélèvements par le titulaire.”
Der Gläubiger kann statt eines sofortigen Rücktritts verlangen, dass der Schuldner die konkret geschuldete Leistung unverzüglich wiederaufnimmt; es ist zulässig, diese konkrete Leistung in der Mahnung ausdrücklich zu fordern und gleichzeitig eine angemessene Nachfrist anzusetzen. Soweit ein antizipierter Vertragsbruch vorliegt, ist die Ausübung der Wahlrechte ohne neue Nachfrist möglich; generell bleiben dem Gläubiger aber die Optionen offen, innerhalb der gesetzlichen bzw. gesetzlich konkretisierten Fristen die Wahlrechte wahrzunehmen oder eine Nachfrist zu setzen. (Gestützt auf die angeführten Entscheide.)
“Dort führte die Klägerin folgendes aus: "Im Rahmen des E-Mail-Verkehrs von letzter Woche hat es sich herausgestellt, dass sich die B.________ GmbH & Co. KG [Beklagte] an den Vertrag nicht gebunden fühlt und sich weigert, die Wet Pre-Acceptance Trials überhaupt durchzuführen; sei es in Deutschland, sei es - wie vergleichsweise vorgeschlagen - in England. Ferner ergibt sich aus Ihrer E-Mail vom 28. August 2015 klar, dass die B.________ GmbH & Co. KG [Beklagte] entgegen ihren vertraglichen Verpflichtungen nicht bereit ist, an der Maschine weiter zu arbeiten (Herv. beigefügt), bis die Maschine die Wet Pre-Acceptance Trials erfolgreich durchläuft. Das Verhalten ihrer Mandantschaft stellt einen antizipierten Vertragsbruch i.S.v. Art. 108 OR dar. Vor diesem Hintergrund durfte die A.________ Ltd [Klägerin] ohne neue Fristansetzung ihre Wahlrechte nach Art. 107 OR ausüben." Im dritten Absatz wird dann dennoch der guten Ordnung halber eine Nachfrist bis zum 9. September 2015, 17:00 Uhr, angesetzt. Damit ergibt sich aus der Mahnung, dass die Klägerin von der Beklagten auch fordert, ihre Weigerung, an der Maschine weiter zu arbeiten, zurückzunehmen. Sie fordert mithin die "Wiederaufnahme der Arbeiten", wie es die Vorinstanz bezeichnet. Somit hat die Klägerin, wie die Vorinstanz zu Recht ausführte, auch die tatsächlich geschuldete Leistung ausdrücklich in ihre Mahnung aufgenommen. Der Vorwurf der Aktenwidrigkeit ist somit unbegründet. Damit ist weiter zu prüfen, ob die Beklagte nach Treu und Glauben zum Schluss kommen musste, eine unverzügliche Wiederaufnahme der Arbeiten würde der Klägerin genügen, wie die Vorinstanz erwog. Die Beklagte macht diesbezüglich geltend, dieses Auslegungsergebnis widerspreche nicht nur dem Wortlaut, es sei auch angesichts der Ausgangslage der Parteien mit konfrontativer anwaltlicher Auseinandersetzung über Monate hinweg völlig unrealistisch.”
“Vielmehr habe sie die Beklagte mit Schreiben vom 2. September 2015 erneut gemahnt und erst nach Ablauf der darin angesetzten Nachfrist den Rücktritt ausgesprochen. Auch in diesem Schreiben habe die Klägerin die Beklagte dazu aufgefordert, innert angesetzter Frist die Tests erfolgreich zu durchlaufen. Allerdings ergebe sich auch, dass dies nicht der einzige Grund der Mahnung gewesen sei. Die Klägerin beziehe sich ausdrücklich auch darauf, dass die Beklagte sich weigere, weitere Arbeiten an der Maschine auszuführen, was als Vertragsverletzung im Sinne von Art. 108 OR anzusehen sei, weshalb sie gar ohne Ansetzung einer Frist zur Ausübung der Wahlrechte von Art. 107 OR berechtigt wäre; die letztmalige Fristansetzung erfolge lediglich der guten Ordnung halber. Damit habe die Klägerin ausreichend auf die Leistungsverweigerung der Beklagten Bezug genommen. Es gehe in hinreichender Klarheit hervor, dass sie die umgehende Wiederaufnahme der Arbeiten fordere. Entscheidend sei, dass sie auch die tatsächlich geschuldete Leistung ausdrücklich in die Mahnung aufgenommen habe. Daraus könne auch geschlossen werden, dass sich die Klägerin mit der geschuldeten Wiederaufnahme der Arbeiten begnügt hätte. Die Beklagte äussere sich nicht zur Angemessenheit der Nachfrist. Es sei davon auszugehen, dass sie diese als angemessen erachte (mit Verweis auf das Urteil 4A_232/2014 und 4A_610/2014 vom 30. März 2015 E. 12.2.2, nicht publ. in: BGE 141 III 106). Ohnehin sei die Frist aber bezüglich der Wiederaufnahme der Arbeiten, welche ohne Weiteres innert weniger Tagen erfolgen könnten, als angemessen anzusehen.”
“Vielmehr befasst sie sich nicht konkret mit der Mahnung vom 2. September 2015 und macht nur generell geltend, die Klägerin habe nicht erneut mahnen dürfen (act. 26 Rz. 257 ff. ; dazu sogleich). Damit kann sie ein anderes Verständnis der erhaltenen Mahnung - welches sich die Klägerin gegebenenfalls anzurechnen hätte - nicht belegen. Insgesamt ist damit erstellt, dass die Klägerin mit Schreiben vom 2. September 2015 die Wiederaufnahme der Arbeiten und damit die von der Beklagten geschuldete Leistung abgemahnt hat. Erforderlich ist weiter, dass seitens des Gläubigers eine angemessene Nachfrist angesetzt wird. Vorliegend hat die Klägerin eine Frist von sieben Tagen angesetzt (act. 3/10). Die Beklagte äussert sich nicht zur Angemessenheit dieser Frist. Im Sinne der bundesgerichtlichen Rechtsprechung ist folglich davon auszu- gehen, dass sie diese als angemessen anschaut (vgl. Urteil des Bundesgerichts vom 30. März 2015, 4A_232/2014 E. 12.2.2; W EBER/EMMENEGGER, a.a.O., N 78 zu Art. 107 OR m.w.H.). Ohnehin ist die Frist aber bezüglich der Wiederaufnahme der Arbeiten, welche ohne Weiteres innert weniger Tagen erfolgen könnte, als angemessen anzusehen. Ob unter Würdigung der gesamten Umstände die Frist - 31 - für die Fertigstellung der Maschine angemessen gewesen wäre, kann offen blei- ben, zumal dies für die Frage des Verzugs nach dem Gesagten nicht relevant ist. Die Beklagte stellt sich weiter auf den Standpunkt, die Klägerin sei gar nicht berechtigt gewesen, nach der Mahnung vom 24. Juni 2015 erneut zu mahnen. Nach Ablauf der Nachfrist hätte sie unverzüglich eine der Wahlmöglichkeiten wahrnehmen oder eine neue Nachfrist ansetzen müssen. Sie habe die Beklagte weiterarbeiten lassen und mündlich und schriftlich weiterverhandelt und erst nach mehreren Monaten den Rücktritt erklärt, was nicht zulässig sei (act. 26 Rz. 257 ff. ). Dieser Einwand der Beklagten verfängt nicht. So lange der Gläubiger sein Wahlrecht im Sinne von Art.”
Damit eine Mahnung im Sinne von Art. 107 OR wirksam ist, muss sie den Schuldner objektiv zur Vornahme der geschuldeten Leistung oder Arbeiten innerhalb einer bestimmten, angemessenen Frist auffordern. Blosse Aufforderungen zu Auskünften oder unverbindliche Bitten reichen demgegenüber nicht aus.
“Au vu de ces considérations théoriques, il s'impose de déterminer si en l'espèce la commune a, conformément à l'art. 107 CO, mis en demeure la recourante de remplir ses obligations d'entretien et d'exploitation dans un délai convenable, étant relevé que l'interprétation objective d'une manifestation de volonté selon le principe de la confiance est une question de droit que le Tribunal fédéral peut revoir librement (ATF 144 III 93 consid. 5.2.3 et les références citées; ATF 127 II 248 consid. 3a et les arrêts cités). Cela n'apparaît pas être le cas. Certes, il ressort de son courrier du 9 mars 2017 que la commune considère que la recourante ne remplit pas ses obligations d'entretien et d'exploitation, en précisant que ces violations peuvent faire l'objet d'un retour anticipé. Toutefois, la commune n'enjoint aucunement la recourante d'entreprendre des travaux ou d'exploiter l'hôtel-restaurant dans un certain délai; elle ne fait que d'indiquer, après avoir constaté ces violations, que "la saison touristique approchant", elle "aimerait" savoir ce que la recourante "envisage en [i. e. de l'hôtel-restaurant] faire", puis invite "dès lors" celle-ci à lui "donner, dans les meilleurs délais, des informations sur l'exploitation de ce bâtiment et un nouvel état de la situation actuelle du projet 'E.”
Setzt der Gläubiger nach Art. 107 Abs. 1 OR dem säumigen Schuldner eine angemessene Nachfrist, bleibt nach deren erfolglosem Ablauf das Recht, wegen Verzugs Schadenersatz zu fordern. Der Gläubiger kann jedoch auch auf den Verzugsanspruch verzichten und stattdessen wegen Nichterfüllung Schadenersatz verlangen oder vom Vertrag zurücktreten. Für einen Anspruch auf positiven Schadenersatz sind die Voraussetzungen des Art. 97 OR zu erfüllen: Vertragsverletzung, Schaden, Kausalität (natürliche und adäquate) und Verschulden.
“Constituent des indices en ce sens non seulement la teneur des déclarations de volonté - écrites ou orales -, mais encore le contexte général, soit toutes les circonstances permettant de découvrir la volonté réelle des parties, qu'il s'agisse de déclarations antérieures à la conclusion du contrat ou de faits postérieurs à celle-ci, en particulier le comportement ultérieur des parties établissant quelles étaient à l'époque les conceptions des contractants eux-mêmes (ATF 144 III 93 consid. 5.2.2; arrêt du Tribunal fédéral 4A_643/2020 du 22 octobre 2021 consid. 4). Ce n'est que si le juge ne parvient pas à déterminer la volonté réelle et commune des parties - parce que les preuves font défaut ou ne sont pas concluantes - ou s'il constate qu'une partie n'a pas compris la volonté exprimée par l'autre à l'époque de la conclusion du contrat - ce qui ne ressort pas déjà du simple fait qu'elle l'affirme en procédure, mais doit résulter de l'administration des preuves -, qu'il doit recourir à l'interprétation normative (ou objective), à savoir rechercher leur volonté objective, en déterminant le sens que, d'après les règles de la bonne foi, chacune d'elles pouvait et devait raisonnablement prêter aux déclarations de volonté de l'autre. Il s'agit d'une interprétation selon le principe de la confiance (ATF 144 III 93 consid. 5.2.3; arrêt du Tribunal fédéral 4A_643/2020 précité consid. 4). 4.1.5 A teneur de l'art. 107 al. 1 CO, lorsque, dans un contrat bilatéral, l'une des parties est en demeure, l'autre peut lui fixer ou lui faire fixer par l'autorité compétente un délai convenable pour s'exécuter. Si l'exécution n'est pas intervenue à l'expiration de ce délai, le droit de la demander et d'actionner en dommages-intérêts pour cause de retard peut toujours être exercé; cependant, le créancier qui en fait la déclaration immédiate peut renoncer à ce droit et réclamer des dommages-intérêts pour cause d'inexécution ou se départir du contrat. Que ce soit en application de l'art. 107 CO ou en raison d'une impossibilité fautive d'exécuter la prestation, le droit à des dommages-intérêts positifs est fondé sur l'art. 97 CO (Thévenoz, Commentaire romand CO I, 2021, n° 29 ad art. 107 CO). La responsabilité du débiteur est donc subordonnée aux quatre conditions suivantes, conformément au régime général de l'art. 97 CO: une violation des obligations qui lui incombent en vertu du contrat; un dommage; un rapport de causalité (naturelle et adéquate) entre la violation du contrat et le dommage et une faute (arrêt du Tribunal fédéral 4A_350/2019 du 9 janvier 2020 consid.”
Wählt der Gläubiger nach Art. 107 Abs. 2 OR den Rücktritt, wird dadurch das durch die Ausübung des Gestaltungsrechts begründete Rechtsverhältnis grundsätzlich mit Wirkung ex tunc aufgehoben. Die betroffene Partei steht dadurch in der Regel wieder in der Lage, die früheren Rechtsfolgen zu beanspruchen; in der Praxis kann dies — insbesondere im Gewährleistungsbereich (vgl. Art. 368 OR) — dazu führen, dass Gewährleistungsrechte wiederaufleben oder erneut ausgeübt werden können.
“Le choix parmi les droits à la garantie peut renaître, lorsque le maître a choisi la réfection de l’ouvrage et que l’entrepreneur est en demeure d’effectuer les réparations, que la réparation s’avère impossible ou si l’entrepreneur livre un ouvrage qui reste défectueux en dépit des travaux de réfection effectués (ATF 136 III 273 consid. 2.3 et 2.4 ; Tercier/Bieri/Carron, Les contrats spéciaux, 5e éd., Genève 2016, nn. 3891 ss, pp. 536 ss). L’art. 107 al. 1 CO, applicable aux contrats bilatéraux, prévoit que le créancier fixe, ou fasse fixer par l’autorité compétente, un délai convenable pour s’exécuter, cette fixation de délai n’étant pas nécessaire notamment lorsqu’il ressort de l’attitude du débiteur que cette mesure serait sans effet, savoir lorsqu’il apparaît d’emblée que le débiteur ne s’exécutera pas, soit parce qu’il s’y refuse soit parce qu’il en est incapable dans un délai convenable (art. 108 ch. 1 CO ; ATF 136 III 273 consid. 2.3 ; TF 4C.34/2005 du 18 août 2005 consid. 4.2.2). D’après l’art. 107 al. 2 CO, si l’exécution n’est pas intervenue à l’expiration du délai prévu par l’art. 107 al. 1 CO, le créancier peut persister à demander la prestation due, ainsi que des dommages-intérêts pour cause de retard (première hypothèse) ; il peut cependant, s’il en fait la déclaration immédiate, renoncer à exercer ce droit et réclamer des dommages-intérêts (positifs) pour cause d’inexécution (deuxième hypothèse) ; il peut aussi se départir du contrat (troisième hypothèse), ce qui revient à supprimer le rapport juridique avec effet rétroactif. Transposé dans le cadre de la garantie des défauts de l’art. 368 CO, l’art. 107 al. 2 CO signifie que, si le maître choisit la résolution (troisième hypothèse), l’exercice de son droit formateur est annihilé avec effet rétroactif et la jurisprudence admet qu’il se retrouve placé dans la situation qui était la sienne avant l’exercice du droit formateur, de sorte qu’il peut à nouveau opter entre les voies ouvertes par l’art. 368 CO et résilier le contrat d’entreprise ou demander une diminution du prix.”
“1 CO, le créancier peut persister à demander la prestation due, ainsi que des dommages-intérêts pour cause de retard (première hypothèse) ; il peut cependant, s’il en fait la déclaration immédiate, renoncer à exercer ce droit et réclamer des dommages-intérêts (positifs) pour cause d’inexécution (deuxième hypothèse) ; il peut aussi se départir du contrat (troisième hypothèse), ce qui revient à supprimer le rapport juridique avec effet rétroactif. Transposé dans le cadre de la garantie des défauts de l’art. 368 CO, l’art. 107 al. 2 CO signifie que, si le maître choisit la résolution (troisième hypothèse), l’exercice de son droit formateur est annihilé avec effet rétroactif et la jurisprudence admet qu’il se retrouve placé dans la situation qui était la sienne avant l’exercice du droit formateur, de sorte qu’il peut à nouveau opter entre les voies ouvertes par l’art. 368 CO et résilier le contrat d’entreprise ou demander une diminution du prix. Le maître peut aussi (c’est la première hypothèse de l’art. 107 al. 2 CO) continuer à solliciter de l’entrepreneur la réparation de l’ouvrage. Si ce dernier s’y refuse, il est en droit de demander l’exécution des travaux par un tiers aux frais de l’entrepreneur, celui-ci devant, le cas échéant, procéder à l’avance des frais. Il est également admis par la jurisprudence que le maître de l’ouvrage peut faire exécuter les travaux par un tiers, sans autorisation préalable du juge. Le maître peut également renoncer à son droit à une réparation de la part de l’entrepreneur et exiger des dommages-intérêts positifs pour inexécution de son obligation de faire (deuxième hypothèse de l’art. 107 al. 2 CO). Il faut alors fixer des dommages-intérêts compensatoires correspondant à la contre-valeur de la prestation gratuite que l’entrepreneur aurait dû fournir en exécutant son obligation de réparer l’ouvrage (ATF 136 III 273 consid. 2.4 et les réf. citées). En sus des droits spécifiques à la garantie, s’ajoute une créance en dommages-intérêts si le maître subit un dommage (art.”
Bei unklaren oder mehrdeutigen Erklärungen ist nach Rechtsprechung die Erklärung des Gläubigers, die auf Verzicht auf nachträgliche Leistung und gleichzeitig auf Geltendmachung von Schadenersatz (insbesondere für entgangenen Gewinn) hinausläuft, als Wahl der ersten Alternative von Art. 107 Abs. 2 OR zu verstehen.
“Or, l'appelant conteste pour la première fois devant la Cour ne pas avoir reçu le courrier du 8 mars 2022, de sorte que son grief repose sur un fait nouveau irrecevable. Quoi qu'il en soit, il s'avère infondé dans la mesure où ledit courrier a été envoyé à l'adresse qu'il a lui-même indiquée sur le contrat de vente, qu'il a reçu d'autres courriers envoyés à cette adresse, dont celui du 11 mars 2022 et, enfin, que son conseil a accusé réception du courrier en question en contestant, à l'échéance du délai imparti, tant la mise en demeure faite par l'intimée que sa demande de dédommagement du manque à gagner. L'appelant a dès lors eu connaissance de l'option choisie par l'intimée, couvrant son gain manqué, étant ici rappelé que la déclaration de volonté du créancier peut être adressée au débiteur avant l'expiration du délai de grâce. C'est en vain que l'appelant se prévaut des courriers des 11 et 15 mars 2022, aux termes desquels l'intimée a indiqué qu'elle se "départait du contrat", pour soutenir que ce faisant elle avait opté pour l'option n° 2 de l'art. 107 al. 2 CO, correspondant à l'indemnisation des dommages-intérêts négatifs ne couvrant pas le manque à gagner. Bien que l'intimée, par la voix de son avocat, ait erronément indiqué qu'elle se "départait du contrat", elle a également persisté à réclamer des dommage-intérêts compensatoires tendant à l'indemnisation de son gain manqué, référence faite à son courrier du 8 mars 2022. A cet égard, la doctrine et la jurisprudence admettent qu'en cas de déclaration ambiguë, ce qui arrive fréquemment même chez les professionnels tels que les avocats ou les tribunaux, la renonciation à l’exécution du contrat (souvent mal exprimée comme renonciation au contrat) et la demande simultanée de dommages-intérêts, comme cela a été exprimé en l'espèce, doivent être comprises comme signifiant la volonté d’opter pour la voie n° 1. De plus, dans le domaine de la vente commerciale, l'acheteur est présumé opter pour la voie n°1 sans nécessité pour lui d'en faire la déclaration au vendeur (art. 190 al. 1 CO). Par surabondance, les déclarations de l'intimée des 11 et 15 mars 2022, interprétées selon le principe de la confiance, ne pouvaient qu'être comprises comme exprimant sa volonté d'agir selon la voie n° 1.”
“Or, l'appelant conteste pour la première fois devant la Cour ne pas avoir reçu le courrier du 8 mars 2022, de sorte que son grief repose sur un fait nouveau irrecevable. Quoi qu'il en soit, il s'avère infondé dans la mesure où ledit courrier a été envoyé à l'adresse qu'il a lui-même indiquée sur le contrat de vente, qu'il a reçu d'autres courriers envoyés à cette adresse, dont celui du 11 mars 2022 et, enfin, que son conseil a accusé réception du courrier en question en contestant, à l'échéance du délai imparti, tant la mise en demeure faite par l'intimée que sa demande de dédommagement du manque à gagner. L'appelant a dès lors eu connaissance de l'option choisie par l'intimée, couvrant son gain manqué, étant ici rappelé que la déclaration de volonté du créancier peut être adressée au débiteur avant l'expiration du délai de grâce. C'est en vain que l'appelant se prévaut des courriers des 11 et 15 mars 2022, aux termes desquels l'intimée a indiqué qu'elle se "départait du contrat", pour soutenir que ce faisant elle avait opté pour l'option n° 2 de l'art. 107 al. 2 CO, correspondant à l'indemnisation des dommages-intérêts négatifs ne couvrant pas le manque à gagner. Bien que l'intimée, par la voix de son avocat, ait erronément indiqué qu'elle se "départait du contrat", elle a également persisté à réclamer des dommage-intérêts compensatoires tendant à l'indemnisation de son gain manqué, référence faite à son courrier du 8 mars 2022. A cet égard, la doctrine et la jurisprudence admettent qu'en cas de déclaration ambiguë, ce qui arrive fréquemment même chez les professionnels tels que les avocats ou les tribunaux, la renonciation à l’exécution du contrat (souvent mal exprimée comme renonciation au contrat) et la demande simultanée de dommages-intérêts, comme cela a été exprimé en l'espèce, doivent être comprises comme signifiant la volonté d’opter pour la voie n° 1. De plus, dans le domaine de la vente commerciale, l'acheteur est présumé opter pour la voie n°1 sans nécessité pour lui d'en faire la déclaration au vendeur (art. 190 al. 1 CO). Par surabondance, les déclarations de l'intimée des 11 et 15 mars 2022, interprétées selon le principe de la confiance, ne pouvaient qu'être comprises comme exprimant sa volonté d'agir selon la voie n° 1.”
Bei Leasingverträgen sind Beschleunigungsklauseln (Accélérationsklausel) üblich. Wird eine Rate nicht bezahlt, braucht der Vermieter wegen des in der Regel vereinbarten comminatoire Termins (Art. 102 Abs. 2 OR) in der Regel keine weitere Mahnung; er kann daher unmittelbar die nach Art. 107 Abs. 2 OR vorgesehenen Rechtsbehelfe geltend machen. Durch Beschleunigungsklauseln wird dem Vermieter regelmässig das Recht eingeräumt, alle noch nicht fälligen Raten zu verlangen; der Vertrag kann hierdurch enden und den Nehmer zur Rückgabe des Leasingobjekts verpflichten.
“le contrat de leasing est conclu pour une durée fixe (CHRISTOPH MÜLLER, Contrats de droit suisse, Berne 2021, p. 835). Le preneur a l'obligation de payer les redevances en s'acquittant des redevances périodiques, même lorsqu'il ne peut pas complètement utiliser l'objet (CHRISTOPH MÜLLER, op. cit., p. 842). Lorsqu'il est en retard avec le paiement d'une redevance, le donneur n'a pas besoin de l'interpeller (art. 102 al. 1 CO), étant donné que le contrat de leasing prévoit en règle générale un terme comminatoire au sens de l'art. 102 al. 2 CO. Le donneur dispose donc directement des options prévues par l'art. 107 al. 2 CO; le contrat de leasing déroge régulièrement au régime légal en donnant au donneur le droit d'exiger l'exécution, en réclamant toutes les redevances non échues (clause d'accélération); le contrat de leasing peut dès lors prendre fin, obligeant par conséquent le preneur à restituer l'objet au donneur dans un état qui résulte d'un usage conforme au contrat (CHRISTOPH MÜLLER, op. cit., pp. 844-846).”
“le contrat de leasing est conclu pour une durée fixe (CHRISTOPH MÜLLER, Contrats de droit suisse, Berne 2021, p. 835). Le preneur a l'obligation de payer les redevances en s'acquittant des redevances périodiques, même lorsqu'il ne peut pas complètement utiliser l'objet (CHRISTOPH MÜLLER, op. cit., p. 842). Lorsqu'il est en retard avec le paiement d'une redevance, le donneur n'a pas besoin de l'interpeller (art. 102 al. 1 CO), étant donné que le contrat de leasing prévoit en règle générale un terme comminatoire au sens de l'art. 102 al. 2 CO. Le donneur dispose donc directement des options prévues par l'art. 107 al. 2 CO; le contrat de leasing déroge régulièrement au régime légal en donnant au donneur le droit d'exiger l'exécution, en réclamant toutes les redevances non échues (clause d'accélération); le contrat de leasing peut dès lors prendre fin, obligeant par conséquent le preneur à restituer l'objet au donneur dans un état qui résulte d'un usage conforme au contrat (CHRISTOPH MÜLLER, op. cit., pp. 844-846).”
Fehlt eine konkrete Fristsetzung, ist in der Praxis regelmässig kein durchsetzbarer Nachfristanspruch des Gläubigers feststellbar. Art. 107 Abs. 1 OR erlaubt, die angemessene Nachfrist selbst anzusetzen oder durch die zuständige Behörde ansetzen zu lassen. Ein Mahnschreiben kann, je nach Auslegung und Inhalt, zugleich als Nachfristansetzung im Sinne von Art. 107 Abs. 1 OR gelten.
“Pour le surplus, dans la mesure où, selon I______, la situation n'était pas dramatique et qu'il fallait juste anticiper pour que le chantier ne prenne pas davantage de retard, rien ne prouve que l'appelant a été dûment informé des délais que G______ SA demandait à l'intimée de respecter ou des retards dont la première semblait se plaindre, à teneur des procès-verbaux de chantier. D'ailleurs, le témoin K______ a affirmé que lorsqu'il abordait la question du retard des travaux avec I______, celui-ci paraissait peu inquiet concernant les délais. Entendu en qualité de témoin, I______ a déclaré qu'il avait demandé à l'appelant de renforcer ses équipes et qu'il lui avait fixé un délai pour l'achèvement des travaux en fonction des attentes de la direction des travaux, délai dont il ne parvenait pas à se souvenir précisément. Le témoin n'a cependant ni précisé à quelle date il aurait fixé ce délai à l'appelant, ni la durée de ce délai. Au vu de l'ensemble de ce qui précède et compte tenu des déclarations vagues de I______ au sujet de la prétendue fixation d'un délai à l'appelant, il ne peut être tenu pour établi que l'intimée aurait effectivement imparti à ce dernier un délai convenable au sens de l'art. 107 al. 1 CO pour achever les travaux qui lui avaient été confiés. Reste à examiner si, comme retenu par le Tribunal, l'intimée pouvait de toute manière se dispenser de fixer un délai de grâce à l'appelant avant de mettre un terme au contrat. 4.2.1.2 Les quelques documents versés au dossier ne mentionnent aucun délai d'exécution sur lequel les parties à la présente procédure se seraient accordées. Dans sa demande, l'intimée n'a d'ailleurs même pas précisé quel délai aurait, selon elle, initialement été fixé à son sous-traitant pour la livraison des travaux. Le volume de ceux-ci a ensuite augmenté en cours de chantier, selon un bon de commande que l'intimée a nouvellement émis le 16 octobre 2018, soit environ un mois avant la résiliation du contrat. La précitée n'a pas non plus indiqué quel était le terme de livraison qu'elle-même avait convenu dans le contrat qui la liait à G______ SA pour l'ensemble des travaux de serrurerie. Il paraît dès lors douteux que les parties avaient convenu d’un terme fixe pour la livraison des travaux de l’appelant.”
“Aucun courrier de ce genre ne figure au dossier, la défenderesse se contentant d’alléguer de manière vague que « les nombreux contacts entre les intervenants de la demanderesse et les répondants de la défenderesse, de même que les interventions régulières sur site et à distance démontrent que de nombreux ajustements et de nombreuses corrections de défauts ont été signalés et pris en compte par la demanderesse qui ne peut les nier surtout qu’ils n’ont pas été réglés » (cf. réponse du 16 septembre 2019 ad 38 p. 7). La défenderesse soutient que la mise en demeure prévue par le contrat a été effectuée à de nombreuses reprises, par le biais des interlocuteurs de chacune des parties (cf. duplique et réplique reconventionnelle du 18 février 2021 ad ad 25 p. 7) ; elle a produit, le 30 septembre 2021 seulement, la P. 21 intitulée « documents de mise en demeure de B.________ à A.________ » qui comprend une énorme quantité de documents. Sauf dans les cas où la loi dispense de cette incombance parce qu’elle serait inutile (cf. art. 108 CO et supra consid. 4.3 avant-dernier §) – cas de figure qui n’est pas réalisé en l’espèce et qui du reste n'a jamais été ne serait-ce qu'allégué par la défenderesse –, le créancier doit fixer (ou faire fixer) au débiteur en demeure un délai convenable (ou « délai de grâce » ; cf. art. 107 al. 1 CO) pour exécuter l’obligation en souffrance, étant précisé encore que la fixation d’un délai de grâce présuppose la demeure du débiteur et constitue ainsi indubitablement une conséquence de cette demeure. En d’autres termes, la demeure du débiteur suppose en premier lieu une interpellation par le créancier (cf. art. 102 al. 1 CO ; CR CO-Thévenoz, 2ème éd. 2019, art. 107 n. 11 et réf. citées). En l’occurrence et bien que la fixation d’un délai de grâce puisse intervenir en même temps que cette interpellation (ibidem), force est de constater qu’aucune des pièces versées au dossier par la défenderesse ne s’apparente à une mise en demeure, même en procédant à une interprétation très large des pièces en question. Ainsi, même à admettre que la défenderesse ait interpellé la demanderesse (art. 102 al. 1 CO) – ce qui est déjà sujet à caution –, force est de constater qu’elle ne lui a jamais fixé un délai raisonnable pour supprimer les défauts qu’elle lui impute. Pire encore, bien que certaines pièces, à l’instar du courrier adressé le 4 décembre 2018 par B.”
“Die pflichtwidrige Nichterfüllung weiterer unter den Werkver- trag vom 3. Dezember 2014 fallender Arbeiten vermag die Beklagte nicht darzu- tun. 2.1.2.2. Nachfrist: Art. 366 Abs. 1 OR ist durch die allgemeinen Bestimmungen über den Verzug des Schuldners in Art. 102-109 OR zu ergänzen (Z IN- DEL /SCHOTT, in: Basler Kommentar, N. 13 zu Art. 366 OR m.Nw.). Gemäss - 22 - Art. 107 Abs. 1 OR hat der Gläubiger dem Schuldner "eine angemessene Frist zur nachträglichen Erfüllung anzusetzen oder durch die zuständige Behörde ansetzen zu lassen", bevor er von den Rechten in Art. 107 Abs. 2 OR Gebrauch machen kann (BGE 115 II 50 E. 2a S. 55; 98 II 113 S. E. 2 S. 115; BGer 4A_551/2015 v.”
“Die Beklagte offeriert weiter mit act. 26/17-34 eine Sammlung von Dokumenten zum Beweis der Erfüllung. Sie unterlässt es jedoch, darzutun was sich genau aus den Einzelnen Beweismitteln ableiten lässt. Damit genügt sie den Anforderungen an eine Beweisofferte nicht. Die Beklagte führt schliesslich aus, die beteiligten Personen bzw. Familienmitglie- der von Familie D._____ können als Zeugen geladen werden, ohne jedoch näher darzulegen, welche Aussagen von welchen Zeugen sie zu welchen Behauptun- gen als Beweis offeriert (act- 25 S. 12). Zusammengefasst ist festzuhalten, dass die Beklagte die Lieferung der bestellten Waren und damit die Vertragserfüllung nicht beweisen konnte. Es ist daher in tat- sächlicher Hinsicht davon auszugehen, dass die Waren nicht geliefert wurden und sich die Beklagte ihre Schuld trotz Fälligkeit nicht erfüllt hat. Das Schreiben der Klägerin vom 17. November 2020 stellt eine Mahnung und zugleich eine Fristan- setzung im Sinne von Art. 107 Abs. 1 OR dar (vgl. Urteil des Bundesgerichts 4C.216/2000 E. 2a; BGE 103 II 102 E. 1). Damit befand sich die Beklagte in Ver- zug. - 20 - Die Nachfrist lief am 28. November 2020 ungenutzt ab. Danach war die Klägerin berechtigt, ihre Wahl gemäss Art. 107 Abs. 2 OR zu treffen. Die Beklagte liess sich erst am 10. Dezember 2020 vernehmen und bestritt das Vorliegen einer Be- stellung (act. 1 Rz. 14, act. 3/20). Mit Schreiben vom 9. Februar 2021 traf die Klä- gerin ihre Wahl und erklärte den Vertragsrücktritt. Zwischen dem Ablauf der Nach- frist und der Erklärung des Rücktritts verstrichen zwar über zwei Monate. Da die Beklagte jedoch ihre Leistung verweigert mit dem Hinweis, dass die Klägerin die behauptete Bestellung bei der Beklagten nie getätigt habe, sind nach der in Erw.”
“bzw. 29. Januar 2016 angeboten. Vielmehr habe sie den Beklagten gemahnt und diese Mahnung mit einer Zah- lungsfrist im Sinne einer Nachfrist (eventualiter mit einer exceptio de non petendo) verbunden, welche die Fälligkeit der Forderung nicht beeinflusse. Bei einer befris- teten Mahnung sei durch Auslegung zu entscheiden, ob (1) darin eine Stun- dungsofferte enthalten sei, die bei Annahme durch den Schuldner die Fälligkeit hinausschiebe, ob (2) dem Schuldner bis zum Fristablauf lediglich eine exceptio de non petendo eingeräumt werden solle, die an der Fälligkeit nichts ändere, oder ob (3) zeitgleich mit der Mahnung eine Nachfrist im Sinne von Art. 107 Abs. 1 OR angesetzt werden solle (mit Verweis auf BSK OR I-Widmer Lüchinger/Wiegand, Art. 102 N 7). In der Fristansetzung "Wir fordern Dich hiermit auf, unverzüglich, - 18 - spätestens jedoch bis zum 21./29. Januar 2016, [...]" sei keine Stundungsofferte zu erblicken. Ausserdem obliege es gemäss Art. 8 ZGB und Art. 75 OR dem Schuldner – und damit dem Beklagten – den Nichteintritt der Fälligkeit zu bewei- sen. Der Beklagte habe aber an keiner Stelle geltend gemacht, dass er die Auf- forderung in den Schreiben vom”
Anspruch auf positiven Schadenersatz nach Art. 107 Abs. 2 OR setzt voraus, dass der Besteller ein Recht auf Nachbesserung gehabt hätte. Dieses Recht besteht nicht, wenn die für die Nachbesserung nötigen Aufwendungen für den Unternehmer unverhältnismässig (exzessiv) sind. Die Unverhältnismässigkeit beurteilt das Gericht unter Abwägung der wirtschaftlichen und nichtwirtschaftlichen Interessen, wobei die Kosten der Nachbesserung im Verhältnis zum Nutzen der Mangelbeseitigung für den Besteller zu prüfen sind.
“Le critère de l’exécution raisonnable de la réfection vise à protéger les intérêts de l'entrepreneur, en privant le maître d'une intervention qui se révélerait disproportionnée par rapport à l'intérêt qu'il a à recevoir un ouvrage sans défaut. Savoir si une réfection est hors de proportion dans un cas particulier relève du pouvoir d'appréciation du juge, lequel fait appel aux règles du droit et de l'équité pour déterminer les intérêts réciproques des parties (TF 4C.130/2006 du 8 mai 2007 consid. 5.1 et la réf. citée ; cf. aussi TF 4A_78/2020 du 6 août 2020 consid. 4.7 et la réf. citée). Lorsque l'entrepreneur parvient à démontrer que ces frais sont déraisonnables, le droit à la réfection est exclu. Dans une telle situation, il faut admettre que le maître est renvoyé aux autres droits de garantie, pour autant que leurs conditions d'application soient réalisées (TF 4C.346/2003 du 26 octobre 2004 consid. 4.2). Cela dit, l’arrêt TF 4A_78/2020, invoqué par l’appelant et plus récent, retient que le droit de demander des dommages intérêts positifs (art. 107 al. 2 CO), lorsque l’entrepreneur refuse de réparer l’ouvrage au sens de l’art. 368 al. 2 CO et est en demeure, n’est possible que si le maitre avait un droit à la réparation de l’ouvrage, soit si ce droit n’impliquait pas de dépenses excessives pour l’entrepreneur (consid. 4 et 4.1). Il rappelle également que les dépenses sont excessives lorsque le coût de la réfection est disproportionné par rapport à l'utilité que l'élimination des défauts présente pour le maître. Ce sont ces deux éléments qu'il y a lieu de comparer, en tenant compte tant des intérêts économiques du maître que de ses intérêts non économiques. Le rapport entre le prix de l’ouvrage et les frais de réparation ne constitue tout au plus qu’un indice (consid. 4.8.3) 4.7.2 En l’espèce, les frais de réparation du système d’arrosage automatique, arrêtés par l’expert, sont de 4'500 francs. N’entrent en revanche pas dans de tels frais de réparation ceux découlant de la responsabilité contractuelle de l’appelant pour les dégâts causés par la mauvaise exécution du contrat, soit 1'500 fr.”
Bei wiederholter oder andauernder Pflichtverletzung ist grundsätzlich eine Mahnung mit angemessener Frist zur Leistung zu erteilen. Die Nachfristsetzung kann jedoch entbehrlich sein, wenn sich aufgrund des Verhaltens des Schuldners von vornherein ergibt, dass eine Nachfrist wirkungslos wäre (z. B. klarer und endgültiger Weigerungswillen). Die Erklärung des Rücktritts gemäss Art. 107 Abs. 2 OR ist danach in der Regel erst nach Ablauf der Nachfrist zu verstehen; der Schuldner kann den Rücktritt aber so lange geltend machen, wie die Verletzung andauert, vorbehaltlich allfälliger Einreden (z. B. Verwirkung, stillschweigendes Einverständnis).
“107 CO apparaît plus à même de garantir sécurité et prévisibilité dans les rapports juridiques; elle est également mieux adaptée lorsque le superficiaire viole de manière répétée et/ou durable ses obligations. Il convient ainsi de considérer que le superficiant doit mettre en demeure le superficiaire de rétablir la situation conforme au droit ou à ses obligations contractuelles en lui impartissant un délai de grâce à cet effet. Cette formalité ne saurait toutefois être imposée lorsqu'il apparaît d'emblée, eu égard à l'attitude du superficiaire, qu'elle restera sans effet (art. 108 ch. 1 CO par analogie; SPYCHER, op. cit., n° 8 ad art. 779h CC), ce qui suppose un refus clair et définitif de la part du superficiaire de se mettre en conformité (ATF 110 II 141 consid. 1b; arrêt 5C.152/2003 du 5 février 2004 consid. 4.1.3 non publié in ATF 130 III 302). L'exigence posée par FREIMÜLLER d'action immédiate dès la connaissance de la violation ne saurait être suivie, dans la mesure où la condition d'avis immédiat pour résoudre le contrat de l'art. 107 al. 2 CO intervient après l'expiration du délai de grâce et non pas au moment où le débiteur se trouve en demeure d'exécution au sens de l'art. 102 CO. Il faut au contraire admettre que, pour autant que les BGE 150 III 63 S. 69 règles sur la prescription ne fassent pas obstacle à l'exercice de ce droit, le superficiant peut se prévaloir de son droit de retour tant que dure la violation, la démonstration par le superficiaire de l'existence d'un consentement tacite ou d'un abus de droit en raison de l'écoulement du temps étant réservée (en ce sens: SPYCHER, op. cit., n° 8 ad art. 779h CC; ISLER/GROSS, op. cit., n° 10 ad art. 779f CC; STEINAUER, Retour anticipé, op. cit., p. 87 s.).”
“107 CO apparaît plus à même de garantir sécurité et prévisibilité dans les rapports juridiques; elle est également mieux adaptée lorsque le superficiaire viole de manière répétée et/ou durable ses obligations. Il convient ainsi de considérer que le superficiant doit mettre en demeure le superficiaire de rétablir la situation conforme au droit ou à ses obligations contractuelles en lui impartissant un délai de grâce à cet effet. Cette formalité ne saurait toutefois être imposée lorsqu'il apparaît d'emblée, eu égard à l'attitude du superficiaire, qu'elle restera sans effet (art. 108 ch. 1 CO par analogie; SPYCHER, op. cit., n° 8 ad art. 779h CC), ce qui suppose un refus clair et définitif de la part du superficiaire de se mettre en conformité (ATF 110 II 141 consid. 1b; arrêt 5C.152/2003 du 5 février 2004 consid. 4.1.3 non publié in ATF 130 III 302). L'exigence posée par FREIMÜLLER d'action immédiate dès la connaissance de la violation ne saurait être suivie, dans la mesure où la condition d'avis immédiat pour résoudre le contrat de l'art. 107 al. 2 CO intervient après l'expiration du délai de grâce et non pas au moment où le débiteur se trouve en demeure d'exécution au sens de l'art. 102 CO. Il faut au contraire admettre que, pour autant que les BGE 150 III 63 S. 69 règles sur la prescription ne fassent pas obstacle à l'exercice de ce droit, le superficiant peut se prévaloir de son droit de retour tant que dure la violation, la démonstration par le superficiaire de l'existence d'un consentement tacite ou d'un abus de droit en raison de l'écoulement du temps étant réservée (en ce sens: SPYCHER, op. cit., n° 8 ad art. 779h CC; ISLER/GROSS, op. cit., n° 10 ad art. 779f CC; STEINAUER, Retour anticipé, op. cit., p. 87 s.).”
Der blosse Ablauf der Nachfrist oder eine reine Androhung reicht nicht als Verzichtserklärung; ein Verzicht (bzw. der Rücktritt) muss ausdrücklich und unverzüglich im Sinne von Art. 107 Abs. 2 OR erklärt werden.
“Die Beklagte kündigte mit Schreiben vom 27. Oktober 2015 der Klägerin lediglich an, sie müsse damit rechnen, dass sie von ihren Rechten Gebrauch machen wer- de (act. 13/7), gab jedoch keine Erklärung ab, gemäss Art. 107 Abs. 2 OR auf die Leistung zu verzichten. Der blosse Ablauf der Nachfrist führt noch nicht zum Un- tergang des Erfüllungsanspruchs (BGE 103 II 102 E. 1b S. 106; G UHL/KOLLER, a.a.O., § 32 N 16). Ein Verzicht auf die Leistung muss zudem unverzüglich i.S.v. Art. 107 Abs. 2 OR erfolgen (Ziffer”
“Die Beklagte kündigte mit Schreiben vom 27. Oktober 2015 der Klägerin lediglich an, sie müsse damit rechnen, dass sie von ihren Rechten Gebrauch machen wer- de (act. 13/7), gab jedoch keine Erklärung ab, gemäss Art. 107 Abs. 2 OR auf die Leistung zu verzichten. Der blosse Ablauf der Nachfrist führt noch nicht zum Un- tergang des Erfüllungsanspruchs (BGE 103 II 102 E. 1b S. 106; G UHL/KOLLER, a.a.O., § 32 N 16). Ein Verzicht auf die Leistung muss zudem unverzüglich i.S.v. Art. 107 Abs. 2 OR erfolgen (Ziffer”
Vor Ausübung der in Art. 107 Abs. 2 OR genannten Rechte hat der Gläubiger grundsätzlich dem Schuldner eine angemessene Nachfrist zur nachträglichen Erfüllung anzusetzen. Diese Nachfrist dient der Sicherheit und Vorhersehbarkeit im Rechtsverkehr und bildet die Voraussetzung für die nach Ablauf unverzüglich zu erklärende Wahlhandlung des Gläubigers. Eine Nachfrist ist nicht erforderlich, wenn sie nach der Rechtsprechung von vornherein offensichtlich ohne Erfolg bliebe.
“107 CO apparaît plus à même de garantir sécurité et prévisibilité dans les rapports juridiques; elle est également mieux adaptée lorsque le superficiaire viole de manière répétée et/ou durable ses obligations. Il convient ainsi de considérer que le superficiant doit mettre en demeure le superficiaire de rétablir la situation conforme au droit ou à ses obligations contractuelles en lui impartissant un délai de grâce à cet effet. Cette formalité ne saurait toutefois être imposée lorsqu'il apparaît d'emblée, eu égard à l'attitude du superficiaire, qu'elle restera sans effet (art. 108 ch. 1 CO par analogie; SPYCHER, op. cit., n° 8 ad art. 779h CC), ce qui suppose un refus clair et définitif de la part du superficiaire de se mettre en conformité (ATF 110 II 141 consid. 1b; arrêt 5C.152/2003 du 5 février 2004 consid. 4.1.3 non publié in ATF 130 III 302). L'exigence posée par FREIMÜLLER d'action immédiate dès la connaissance de la violation ne saurait être suivie, dans la mesure où la condition d'avis immédiat pour résoudre le contrat de l'art. 107 al. 2 CO intervient après l'expiration du délai de grâce et non pas au moment où le débiteur se trouve en demeure d'exécution au sens de l'art. 102 CO. Il faut au contraire admettre que, pour autant que les BGE 150 III 63 S. 69 règles sur la prescription ne fassent pas obstacle à l'exercice de ce droit, le superficiant peut se prévaloir de son droit de retour tant que dure la violation, la démonstration par le superficiaire de l'existence d'un consentement tacite ou d'un abus de droit en raison de l'écoulement du temps étant réservée (en ce sens: SPYCHER, op. cit., n° 8 ad art. 779h CC; ISLER/GROSS, op. cit., n° 10 ad art. 779f CC; STEINAUER, Retour anticipé, op. cit., p. 87 s.).”
“Die pflichtwidrige Nichterfüllung weiterer unter den Werkver- trag vom 3. Dezember 2014 fallender Arbeiten vermag die Beklagte nicht darzu- tun. 2.1.2.2. Nachfrist: Art. 366 Abs. 1 OR ist durch die allgemeinen Bestimmungen über den Verzug des Schuldners in Art. 102-109 OR zu ergänzen (Z IN- DEL /SCHOTT, in: Basler Kommentar, N. 13 zu Art. 366 OR m.Nw.). Gemäss - 22 - Art. 107 Abs. 1 OR hat der Gläubiger dem Schuldner "eine angemessene Frist zur nachträglichen Erfüllung anzusetzen oder durch die zuständige Behörde ansetzen zu lassen", bevor er von den Rechten in Art. 107 Abs. 2 OR Gebrauch machen kann (BGE 115 II 50 E. 2a S. 55; 98 II 113 S. E. 2 S. 115; BGer 4A_551/2015 v.”
Setzt der Gläubiger dem säumigen Schuldner in einem zweiseitigen Vertrag eine angemessene Nachfrist, kann er nach deren Ablauf weiterhin die Leistung verlangen und Schadenersatz wegen Verzugs geltend machen. Macht der Gläubiger dies sofort geltend, kann er auf den Ersatz wegen Verzugs verzichten und stattdessen Schadensersatz wegen Nichterfüllung fordern oder den Vertrag auflösen. Der Anspruch auf positiven Schadensersatz stützt sich auf Art. 97 OR; hierfür sind kumulativ die Voraussetzungen Vertragsverletzung, Schaden, Kausalität und Verschulden zu prüfen.
“Constituent des indices en ce sens non seulement la teneur des déclarations de volonté - écrites ou orales -, mais encore le contexte général, soit toutes les circonstances permettant de découvrir la volonté réelle des parties, qu'il s'agisse de déclarations antérieures à la conclusion du contrat ou de faits postérieurs à celle-ci, en particulier le comportement ultérieur des parties établissant quelles étaient à l'époque les conceptions des contractants eux-mêmes (ATF 144 III 93 consid. 5.2.2; arrêt du Tribunal fédéral 4A_643/2020 du 22 octobre 2021 consid. 4). Ce n'est que si le juge ne parvient pas à déterminer la volonté réelle et commune des parties - parce que les preuves font défaut ou ne sont pas concluantes - ou s'il constate qu'une partie n'a pas compris la volonté exprimée par l'autre à l'époque de la conclusion du contrat - ce qui ne ressort pas déjà du simple fait qu'elle l'affirme en procédure, mais doit résulter de l'administration des preuves -, qu'il doit recourir à l'interprétation normative (ou objective), à savoir rechercher leur volonté objective, en déterminant le sens que, d'après les règles de la bonne foi, chacune d'elles pouvait et devait raisonnablement prêter aux déclarations de volonté de l'autre. Il s'agit d'une interprétation selon le principe de la confiance (ATF 144 III 93 consid. 5.2.3; arrêt du Tribunal fédéral 4A_643/2020 précité consid. 4). 4.1.5 A teneur de l'art. 107 al. 1 CO, lorsque, dans un contrat bilatéral, l'une des parties est en demeure, l'autre peut lui fixer ou lui faire fixer par l'autorité compétente un délai convenable pour s'exécuter. Si l'exécution n'est pas intervenue à l'expiration de ce délai, le droit de la demander et d'actionner en dommages-intérêts pour cause de retard peut toujours être exercé; cependant, le créancier qui en fait la déclaration immédiate peut renoncer à ce droit et réclamer des dommages-intérêts pour cause d'inexécution ou se départir du contrat. Que ce soit en application de l'art. 107 CO ou en raison d'une impossibilité fautive d'exécuter la prestation, le droit à des dommages-intérêts positifs est fondé sur l'art. 97 CO (Thévenoz, Commentaire romand CO I, 2021, n° 29 ad art. 107 CO). La responsabilité du débiteur est donc subordonnée aux quatre conditions suivantes, conformément au régime général de l'art. 97 CO: une violation des obligations qui lui incombent en vertu du contrat; un dommage; un rapport de causalité (naturelle et adéquate) entre la violation du contrat et le dommage et une faute (arrêt du Tribunal fédéral 4A_350/2019 du 9 janvier 2020 consid.”
“On devra l’admettre en matière de reddition de comptes lorsque l’employeur ou le mandataire refuse sans motif de fournir les informations dues; mais non en revanche lorsque le droit à l’information est disputé, par exemple en matière bancaire (Bohnet, Commentaire romand, n. 13 ad art.257 CPC). 2.1.2 Selon l’art. 97 al. 1 CO, lorsque le créancier ne peut obtenir l’exécution de l’obligation ou ne peut l’obtenir qu’imparfaitement, le débiteur est tenu de réparer le dommage en résultant, à moins qu’il ne prouve qu’aucune faute ne lui est imputable. Les dispositions de la loi fédérale du 11 avril 1889 sur la poursuite pour dettes et la faillite et du code de procédure civile s’appliquent à l’exécution (al. 2). A teneur de l’art. 102 al. 1 CO, le débiteur d’une obligation exigible est mis en demeure par l’interpellation du créancier. Lorsque le jour de l’exécution a été déterminé d’un commun accord, ou fixé par l’une des parties en vertu d’un droit à elle réservé et au moyen d’un avertissement régulier, le débiteur est mis en demeure par la seule expiration de ce jour (al. 2). L’art. 107 al. 1 CO stipule que, lorsque, dans un contrat bilatéral, l’une des parties est en demeure, l’autre peut lui fixer un délai convenable pour s’exécuter. Si l’exécution n’est pas intervenue à l’expiration de ce délai, le droit de la demander et d’actionner en dommages-intérêts pour cause de retard peut toujours être exercé; cependant, le créancier qui en fait la déclaration immédiate peut renoncer à ce droit et réclamer des dommages-intérêts pour cause d’inexécution ou se départir du contrat (al. 2). Le créancier dont le débiteur n’exécute pas ou exécute mal son obligation peut exiger l’exécution effective. L’action en exécution n’est pas énoncée en tant que telle dans la partie générale; elle y est plutôt sous-entendue (cf. art. 97 al. 2 et 107 al. 2 CO) comme un corollaire nécessaire et implicite de la liberté contractuelle. Sa mise en œuvre procédurale est réglée, pour les créances d’argent ou de sûretés, dans la LP et pour les autres dans le CPC (Thévenoz, Commentaire romand, n. 4b intro. art.”
Art. 107 OR ist für synallagmatische (zweiseitige) Verträge geregelt. Entsprechend darf Art. 107 OR nach der einschlägigen Lehre auch analog auf einseitige oder unvollkommen zweiseitige Verträge angewendet werden, wenn ab dem Zeitpunkt erkennbar ist, dass die Realvollstreckung aussichtslos ist. Voraussetzung für die analoge Anwendung ist, dass die nachträgliche Leistungserbringung tatsächlich die letzte noch verbleibende Möglichkeit darstellt.
“In rechtlicher Hinsicht bedarf es für das Vorgehen nach Art. 107 OR eines synallagmatischen Vertrages, mithin Leistung und Gegenleistung im Austausch- verhältnis (Weber, a.a.O., N 39 f. und N 42 zu Art. 107 OR). Bei unvollkommen zweiseitigen und einseitigen Verträgen sollte vom Zeitpunkt an, an dem die Erfolg- losigkeit der Realvollstreckung abzusehen ist, Art. 107 OR analog angewendet werden (Weber, a.a.O., Rz. 44 zu Art. 107 OR m.w.H.). Erforderlich ist die Be- stimmtheit, dass es sich um die letzte Leistungserbringungsmöglichkeit handelt (Weber a.a.O., N 63 zu Art. 107 OR). Liest man das, was die Berufungsbeklagten der Berufungsklägerin androhen, so entspricht dies dem, was die Berufungsklägerin selber einräumt zu schulden, näm- lich die Übernahme der Kosten der anderweitig durchgeführten Sanierung ("Ge- schuldet ist aber gemäss Kaufvertrag, die Kosten der Sanierung zu übernehmen. Vorausgesetzt ist die Sanierung. Erst dann sind die Kosten bekannt" [RG act. I./7 Rz. 1], wobei allerdings nur betreffend das Vorgehen, nicht aber betreffend den Umfang der Sanierung Übereinstimmung besteht). Für die Ersatzvornahme ist gemäss Art. 98 OR eine gerichtliche Anordnung erforderlich, weil diese für den Schuldner Unsicherheiten und Risiken birgt (Weber, a.a.O., N 92 zu Art. 98 OR). Verzichten die Parteien hingegen darauf, ist nichts dagegen einzuwenden.”
“In rechtlicher Hinsicht bedarf es für das Vorgehen nach Art. 107 OR eines synallagmatischen Vertrages, mithin Leistung und Gegenleistung im Austausch- verhältnis (Weber, a.a.O., N 39 f. und N 42 zu Art. 107 OR). Bei unvollkommen zweiseitigen und einseitigen Verträgen sollte vom Zeitpunkt an, an dem die Erfolg- losigkeit der Realvollstreckung abzusehen ist, Art. 107 OR analog angewendet werden (Weber, a.a.O., Rz. 44 zu Art. 107 OR m.w.H.). Erforderlich ist die Be- stimmtheit, dass es sich um die letzte Leistungserbringungsmöglichkeit handelt (Weber a.a.O., N 63 zu Art. 107 OR). Liest man das, was die Berufungsbeklagten der Berufungsklägerin androhen, so entspricht dies dem, was die Berufungsklägerin selber einräumt zu schulden, näm- lich die Übernahme der Kosten der anderweitig durchgeführten Sanierung ("Ge- schuldet ist aber gemäss Kaufvertrag, die Kosten der Sanierung zu übernehmen. Vorausgesetzt ist die Sanierung. Erst dann sind die Kosten bekannt" [RG act. I./7 Rz. 1], wobei allerdings nur betreffend das Vorgehen, nicht aber betreffend den Umfang der Sanierung Übereinstimmung besteht). Für die Ersatzvornahme ist gemäss Art. 98 OR eine gerichtliche Anordnung erforderlich, weil diese für den Schuldner Unsicherheiten und Risiken birgt (Weber, a.”
Die Nachfristansetzung gemäss Art. 107 Abs. 1 OR muss klar formuliert sein; der Schuldner muss erkennen können, dass er wegen Verzugs zur Leistung aufgefordert wird und innerhalb der gesetzten Frist zu erfüllen hat. Dies setzt die Angabe eines bestimmten Termins oder einer bestimmten Frist voraus. Für die erforderliche Deutlichkeit kann eine Androhung von "weiteren rechtlichen Schritten" genügen; die ausdrückliche Androhung der Ausübung der Wahlrechte nach Art. 107 Abs. 2 OR ist nicht erforderlich. Eine Nachfristansetzung kann grundsätzlich auch per E‑Mail erfolgen, sofern die Mitteilung die erforderliche Klarheit aufweist.
“La fixation d'un délai de grâce conformément à l'art. 107 al. 1 CO se fait par le biais d'une sommation adressée au débiteur, attirant son attention sur son retard d'exécution (respectivement sur son inexécution) et lui enjoignant d'exécuter intégralement son obligation dans le délai fixé; cette sommation doit être clairement exprimée (WOLFGANG WIEGAND, in Basler Kommentar, Obligationenrecht, vol. I, 7e éd. 2020, n° 7 ad art. 107 CO et les références; voir également ATF 103 II 102 consid. 1a; 26 II 123 spécialement 128 consid. 3; OGer ZH, HG110021 du 17 novembre 2014 consid. 3.4.2). Une formulation comme une demande, une invitation ou un ordre n'est pas déterminante; le débiteur doit cependant pouvoir reconnaître de bonne foi que le créancier veut obtenir la prestation en souffrance et qu'il doit le faire dans le délai accordé (ATF 103 II 102 consid. 1a; WEBER/EMMENEGGER, Berner Kommentar, Das Obligationenrecht, 2e éd. 2020, n° 62 ad art. 107 CO et les références), ce qui implique l'indication d'un terme précis ou d'un délai fixe (OGer ZH, HG110021 précité consid.”
“Die Beklagte würdigt die E-Mail vom 23. Oktober 2015 als erste Nachfristansetzung i.S.v. Art. 107 Abs. 1 OR (act. 29 Rz. 57, 59), das Schreiben vom 27. Oktober 2015 dagegen als Mahnung, obwohl sie darin die Ausübung der Wahlrechte gemäss Art. 107 Abs. 2 OR androhte (act. 29 Rz. 28; act. 13/7). Die E-Mail vom 23. Oktober 2015 genügt grundsätzlich den Anforderungen an ei- ne Nachfristansetzung. Die erforderliche Deutlichkeit ergibt sich durch den Hin- - 25 - weis auf "weitere rechtliche Schritte" (act. 13/6; vgl. G UHL/KOLLER, a.a.O., § 32 N 16) sowie die Aufforderung, mit einer Mindestzahl von Beschäftigten auf der Baustelle anwesend zu sein. Eine Androhung, nach Ablauf der angesetzten Fris- ten zur Fertigstellung von den Wahlrechten gemäss Art. 107 Abs. 2 OR Gebrauch zu machen, ist für eine Nachfristansetzung nicht erforderlich. Bei einigen Termi- nen ist allerdings fraglich, ob die Dauer der angesetzten Frist angemessen i.S.v. Art. 107 Abs. 1 OR ist. So setzte die Beklagte die Frist für Haus 65 auf den Tag des Versands der fristsetzenden E-Mail an (act. 29 Rz. 57; act. 13/6). Aus dem Originaltext der E-Mail ergibt sich, dass zum Versandzeitpunkt am 23. Oktober 2015 um 17:55 Uhr die auf 17:00 Uhr angesetzte Frist bereits seit 55 Minuten ab- gelaufen war (act. 13/6). Für die Häuser 61, 73, 75 und 77 setzte die Beklagte unangemessen kurze Fristen auf den 27.,”
Bei Ansprüchen aus Verzug oder bei Ersatzvornahme hat die klagende Partei substanziiert darzulegen: 1) dass und wann die Leistung fällig war, 2) dass Verzug eingetreten ist, sowie 3) dass sie den Schuldner fristgerecht in Verzug gesetzt hat oder darlegt, weshalb eine Fristsetzung entbehrlich gewesen wäre. Soweit Ersatzvornahme geltend gemacht wird, sind zudem die konkreten gesetzlichen Voraussetzungen dafür zu belegen.
“für die Entsorgung von Abfällen nicht eingegangen sei. Dieser sei entstanden, weil die Berufungsbeklagte eine grosse Unordnung auf der Baustelle hinterlassen habe (act. A.1 S. 28). Es ist zwar korrekt, dass die Vorinstanz nicht speziell auf diesen Kostenpunkt eingegangen ist. Doch hielt sie verallgemeinernd fest, dass die weiteren geltend gemachten Schadenersatzforderungen mangels Substantiierung abzuweisen seien (act. B.1 E. 6.3.1.3.2). Diese Aussage bezog sich auch auf die Ersatzforderung für die Kosten der Entsorgung von Abfällen. Allein aus der Tatsache, dass die Vorinstanz nicht jeden einzelnen Anspruch aufgezählt hat, lässt sich unter diesen Umständen noch keine Verletzung des rechtlichen Gehörs ableiten. Die Schlussfolgerung der Vorinstanz ist im Übrigen nicht zu beanstanden. So unterliess es die Berufungsklägerin darzulegen, wann die Berufungsbeklagte die Baustelle hätte räumen müssen, sie mit dieser Leistung in Verzug geriet und die Voraussetzungen für eine Ersatzvornahme erfüllt waren (vgl. Art. 107 OR).”
“4 Il n'est pas arbitraire en soi de prendre en compte la déposition d'un témoin enclin à soutenir les intérêts d'une partie (arrêts du Tribunal fédéral 5P_312/2005 du 14 décembre 2005 consid. 3.1.2 et 4A_673/2016 du 3 juillet 2017 consid. 2.1.2). La suspicion de partialité d'un témoin, résultant par exemple d'un lien conjugal, de parenté, d'alliance ou d'amitié avec une partie, doit être prise en considération au stade de l'appréciation du témoignage; néanmoins, la suspicion n'exclut pas d'emblée que la déposition soit tenue pour digne de foi et il incombe au juge du fait d'apprécier sa force probante (arrêt du Tribunal fédéral 4A_181/2012 du 10 septembre 2012 consid. 3). 4.2.1 En l'espèce, les parties étaient liées par un contrat de franchise conclu le 30 novembre 2015 pour une durée de cinq, renouvelable, ce qui n'est pas contesté. Le premier juge a considéré que l'appelante n'avait pas valablement mis en demeure l'intimée de se conformer à ses obligations contractuelles au sens de l'art. 107 CO, ce qui n'est pas critiquable. En effet, s'agissant des violations contractuelles alléguées de défaut d'assistance, d'avoir "cassé des prix" sur le site internet, d'avoir fourni des produits périmés ou encore des appareils dangereux et obsolètes, l'appelante n'a pas allégué, ni a fortiori établi, avoir mis en demeure l'intimée sur ces points, afin qu'elle respecte ses obligations. L'appelante n'a pas non plus allégué que la fixation d'un délai à l'intimée pour qu'elle se conforme au contrat aurait été inutile. Concernant la prétendue violation de la zone d'exclusivité accordée par le contrat litigieux, l'appelante a, par courrier du 20 juillet 2017, mis en demeure l'intimée de mettre un terme "sans délai" à l'exploitation de la marque C______ par tout tiers dans sa zone d'exclusivité, soit en particulier par le centre Genève-______. La question de savoir si la fixation d'un délai à l'intimée pour le respect de cette obligation était ou non nécessaire n'a pas besoin d'être résolue. En effet, comme retenu par le premier juge, l'appelante n'a pas établi l'existence d'une violation de sa zone d'exclusivité par l'intimée.”
Nach unbenutztem Ablauf der Nachfrist stehen dem Gläubiger die Wahlrechte nach Art. 107 Abs. 2 OR zu: Er kann an der Erfüllung festhalten oder auf die nachträgliche Leistung verzichten. Macht er den Leistungsverzicht, kann er zwischen Ersatz des positiven Interesses (Schadensersatz) und dem Rücktritt vom Vertrag wählen. Die Frage, in welchem Umfang eine "unverzügliche" Wahlerklärung für das zweite Wahlrecht erforderlich ist, ist in der Rechtsprechung nicht abschliessend geklärt.
“Fordert der Gläubiger dabei mehr als aktuell geschul- det ist, entfaltet diese nur dann keine Wirkung, wenn er - unter Würdigung aller Umstände - die Annahme des tatsächlich Geschuldeten verweigern würde (W ID- MER LÜCHINGER/WIE GAND, a.a.O., N 5 f. zu Art. 102 OR, WEBER/EMMENEGGER, a.a.O., N 72 zu Art. 102 OR). Sodann muss dem Schuldner - unter Vorbehalt von Art. 108 OR - eine angemessene Nachfrist zur Erfüllung angesetzt werden (Art. 107 Abs. 1 OR; Z INDEL/SCHOTT, a.a.O., N 15 zu Art. 366 OR; WOLFGANG WIEGAND, in: WIDMER LÜCHINGER/OSER, BSK OR I, a.a.O., N 6 ff. zu Art. 107 OR; W EBER/EMMENEGGER, a.a.O., N 55 ff. zu Art. 107 OR). Die Angemessenheit beur- teilt sich nach den konkreten Umständen, wobei eine zu kurze Frist zu erstrecken ist, soweit dies vom Schuldner beanstandet wird (W IEGAND, a.a.O., N 9 f. zu Art. 107 OR; WEBER/EMMENEGGER, a.a.O., N 66 ff. und N 78 zu Art. 107 OR). Bei unbenutztem Ablauf der Frist stehen dem Gläubiger die Wahlrechte von Art. 107 Abs. 2 OR zur Verfügung. Er kann folglich an der Erfüllung des Vertrages festhal- ten oder auf diese verzichten. Letzteres erlaubt dem Schuldner Schadenersatz wegen Nichterfüllung zu fordern oder vom Vertrag zurückzutreten (W IEGAND, a.a.O., N 13 ff. zu Art. 107 OR, WEBER/EMMENEGGER, a.a.O., N 109 zu Art. 107 OR).”
“2.4). Mit Schreiben vom 18. Januar 2016 teilte die Beklagten der Klägerin ihren Ver- zicht auf die Leistung mit. Das Schreiben erfolgte drei Tage nach Ablauf der Nachfrist. In formeller Hinsicht liegt damit eine unverzügliche Erklärung vor. Die Klägerin stellt nicht in Frage, das Schreiben als Leistungsverzicht verstanden zu haben (act. 1 Rz. 17; act. 24 Rz. 62). Sie bezweifelt lediglich dessen Begründet- heit (act. 24 Rz. 61). Da hinsichtlich der Frage der Erklärung eines Leistungsver- - 31 - zichts ein übereinstimmendes Verständnis der Parteien vorliegt, kommt es auf die Auslegung des Schreibens nach dem Vertrauensgrundsatz nicht mehr an (Art. 18 Abs. 1 OR; BGE 123 III 16 E. 4b S. 22). Mit Schreiben vom 18. Januar 2016 hat die Beklagte auf die nachträgliche Leistung i.S.v. Art. 107 Abs. 2 OR verzichtet. 2.1.2.4. Wahlerklärung (sog. zweites Wahlrecht): Verzichtet der Gläubiger auf die nachträgliche Leistung, kann er gemäss Art. 107 Abs. 2 OR zwischen dem Ersatz des positiven Interesses und dem Rücktritt vom Vertrag wählen (BGE 123 III 16 E. 4b S. 22; sog. zweites Wahlrecht, G AUCH/ SCHLUEP/EMMENEGGER, a.a.O., N 2758). Die Wahlerklärung erfolgt in Ausübung eines Gestaltungsrechts (BGE 123 III 16 E. 4b S. 22; S CHWENZER, a.a.O., N 66.25, 66.31; VON TUHR/ESCHER, a.a.O., S. 158 Fn. 84; W IEGAND, in: Basler Kommentar, N. 15 zu Art. 107 OR). Sie ist nach dem Vertrauensprinzip auszulegen, sofern ein übereinstimmendes Ver- ständnis der Parteien nicht nachgewiesen ist (BGE 123 III 16 E. 4b S. 22). Soweit ersichtlich, ist bislang von der Rechtsprechung nicht abschliessend ge- klärt, ob sich das Erfordernis einer unverzüglichen Erklärung auch auf dieses zweite Wahlrecht bezieht (vgl. BGE 123 III 16 E. 4b S. 22; BGE 116 II 436 E. 3 S. 441). Im Schrifttum dominieren augenscheinlich jene Autoren, welche auch für die Wahl zwischen Erfüllungsinteresse und Rücktritt an einer unverzüglichen Wahlerklärung festhalten (H UGO OSER/WILHELM SCHÖNENBERGER, in: Zürcher Kommentar, hrsg.”
Entbehrlich ist die Nachfristsetzung, wenn aus der klaren und endgültigen Haltung des Schuldners hervorgeht, dass eine Nachfrist wirkungslos bliebe (z. B. klarer Weigerungswille) oder die Umstände erkennen lassen, dass der Schuldner die Leistung auch innerhalb eines angemessenen Nachfristzeitraums nicht erbringen könnte. Diese Grundsätze werden in der Rechtsprechung unter Bezug auf Art. 107 OR anerkannt.
“Les auteurs qui se réfèrent aux règles sur le droit de préemption abordent la question du délai dans lequel le droit de retour doit être exercé dès la violation de ses obligations par le superficiaire; s'ils rejettent l'application de l'art. 107 CO, ils ne disent pas spécifiquement si, selon eux, le superficiant doit ou non interpeller au préalable le superficiaire lorsqu'il constate une violation; les similitudes mentionnées avec le droit de préemption concernent plus la situation dans laquelle se trouve son titulaire au moment d'exercer son droit que l'exercice du droit lui-même. Cela étant, une application par analogie des règles de la demeure qualifiée doit être préférée à celles du droit de préemption. Il est en effet indiscutable que l'exercice du droit de retour anticipé résulte d'une violation par le superficiaire de son droit réel ou de ses obligations contractuelles et que le superficiant et le superficiaire se trouvent dans un rapport synallagmatique partiellement soumis au droit des obligations. Vu les conséquences importantes de l'exercice d'un droit de retour pour le superficiaire, une application de l'art. 107 CO apparaît plus à même de garantir sécurité et prévisibilité dans les rapports juridiques; elle est également mieux adaptée lorsque le superficiaire viole de manière répétée et/ou durable ses obligations. Il convient ainsi de considérer que le superficiant doit mettre en demeure le superficiaire de rétablir la situation conforme au droit ou à ses obligations contractuelles en lui impartissant un délai de grâce à cet effet. Cette formalité ne saurait toutefois être imposée lorsqu'il apparaît d'emblée, eu égard à l'attitude du superficiaire, qu'elle restera sans effet (art. 108 ch. 1 CO par analogie; SPYCHER, op. cit., n° 8 ad art. 779h CC), ce qui suppose un refus clair et définitif de la part du superficiaire de se mettre en conformité (ATF 110 II 141 consid. 1b; arrêt 5C.152/2003 du 5 février 2004 consid. 4.1.3 non publié in ATF 130 III 302). L'exigence posée par FREIMÜLLER d'action immédiate dès la connaissance de la violation ne saurait être suivie, dans la mesure où la condition d'avis immédiat pour résoudre le contrat de l'art.”
“2 et les références citées), soit notamment lorsqu'il ressort de l'attitude du débiteur que cette mesure serait sans effet (art. 108 ch. 1 CO) ou, lorsqu'aux termes du contrat, l'exécution doit avoir lieu exactement à un terme fixe ou dans un délai déterminé (art. 108 ch. 3 CO). L'attitude du débiteur peut en particulier faire de la fixation d'un délai supplémentaire une formalité complètement inutile, notamment lorsque celui-ci annonce "de manière claire et définitive" qu'il ne peut ou ne veut pas s'exécuter, que l'obligation soit déjà exigible ou qu'elle ne le soit pas encore (ATF 110 II 141 consid. 1b; ATF 116 II 436 consid. 2b ; arrêt du Tribunal fédéral 4A_206/2007 consid. 6.3) ou encore lorsque le débiteur a pris un tel retard qu’il ne pourrait pas exécuter son obligation dans le délai convenable [délai de grâce] de l'art. 107 al. 1 CO (Thévenoz, Commentaire romand CO I, 2021, n. 4 ad art. 108 CO), par exemple parce qu'il n'a pas encore entrepris l’exécution (Thévenoz, op. cit., n. 12 ad art. 107 CO). La résiliation abrupte, sans sommation, prévue par l'art. 108 ch. 1 CO, constitue un procédé dérogatoire qui ne saurait être admis à la légère, sauf à dénaturer le régime ordinaire (arrêts du Tribunal fédéral 4A_323/2012 du 10 septembre 2012 consid. 1; 4A_518/2011 du 21 décembre 2011 consid. 5). Il incombe au maître de démontrer la réalisation des conditions d'application de l'art. 366 al. 1 CO (arrêt du Tribunal fédéral 4A_96/2014 du 2 septembre 2014 consid. 3.1 et les références citées). 4.2 4.2.1 En l'espèce, par courrier du 19 novembre 2018, l'intimée a, sur la base de l'art. 366 al. 1 CO, résilié le contrat d'entreprise qui la liait à l'appelant en se prévalant du retard trop important pris par ce dernier sur le chantier, avec pour conséquence le non-respect des délais convenus. Privilégiant la thèse soutenue par l'intimée, le premier juge a retenu que, contrairement aux allégués de l'appelant, qui prétendait qu'aucun délai n'avait été fixé pour la livraison des travaux, les déclarations des témoins et les informations résultant des procès-verbaux de chantier corroboraient le fait que ce dernier avait été dûment informé d'un retard dans les travaux, auquel il n'avait nullement remédié.”
Ein Teil der Lehre befürwortet die analoge Anwendung von Art. 107 OR auf den retour anticipé; nach dieser Ansicht ist vor einer vorzeitigen Rückgabe grundsätzlich eine Mahnung mit angemessener Fristansetzung erforderlich.
“2 CC (PAUL PIOTET, Les droits réels limités en général, les servitudes et les charges foncières, in Traité de droit privé suisse vol. V/3, 1978, p. 85 note infrapaginale 45; DENIS PIOTET, Les droits réels limités en général, les servitudes et charges foncières, in Traité de droit privé suisse, tome V/II, 2e éd. 2012, n. 465; BENNO HENGGELER, Die Beendigung der Baurechtsdienstbarkeit infolge Zeitablaufs und der vorzeitige Heimfall [Art. 779c ff. ZGB], 2005, p. 171 ss). Cette position est notamment motivée par le fait que l'ayant droit d'un droit de retour dispose, comme le titulaire d'un droit de préemption, de la possibilité d'exiger unilatéralement qu'un immeuble lui soit transféré et qu'il est libre ou non de faire usage de cette faculté, la fixation d'une limite temporelle assurant en outre une sécurité juridique (HENGGELER, op. cit., p. 172). BGE 150 III 63 S. 67 Une autre partie de la doctrine considère qu'en raison de la portée importante du retour anticipé, il convient d'appliquer l'art. 107 CO par analogie (PAUL-HENRI STEINAUER, Les droits réels, tome III, 5e éd. 2021, p. 144 n. 3851; le même, Retour anticipé et extinction du droit de superficie (ci-après: Retour anticipé), in Droit de superficie et leasing immobilier, 2011, p. 87 s.; ISLER/GROSS, in Basler Kommentar, Zivilgesetzbuch, vol. II, 7e éd. 2023, n° 10 ad art. 779f CC; STEPHAN SPYCHER, in ZGB, Kommentar, 4e éd. 2021, n° 8 ad art. 779h CC; PETER ISLER, Der Baurechtsvertrag und seine Ausgestaltung, 1973, p. 130; cf. également HANS-ULRICH FREIMÜLLER, Die Stellung der Baurechtsdienstbarkeit im System der dinglichen Rechte, 1967, p. 83). Selon STEINAUER (Retour anticipé, op. cit., p. 87 s.), comme les conséquences du retour anticipé pour le superficiaire sont les mêmes que celles d'une résolution du contrat, il se justifie d'appliquer par analogie l'art. 107 CO et d'exiger du propriétaire qu'il mette le superficiaire en demeure de mettre fin à la violation du contrat et qu'il lui fixe un délai dans ce but (délai de grâce).”
Bei einer Kündigung nach Art. 107 Abs. 2 OR sind die Formvorschriften der Art. 266l–266o OR einzuhalten. Zudem ist in der Praxis zu prüfen, ob die Fortsetzung des Vertragsverhältnisses für die kündigende Partei unzumutbar ist.
“- 9 - minimiert werden sollte. Schliesslich ist mit Blick auf Art. 257f und Art. 266g OR zu verlangen, dass die Fortsetzung des Mietverhältnisses für den Vermieter unzumutbar ist (A. KOLLER, AJP 7/2010 S. 848). Die allgemeinen Regeln des Schuldnerverzugs sehen dies zwar nicht vor (BGE 132 III 109, E. 5). Sie sind allerdings in erster Linie auf den Fall der ausgebliebenen Hauptleistung des Schuldners zugeschnitten und enthalten implizit durchaus eine Unzumutbarkeit der Situation für den Gläubiger. Ohne Unzumutbarkeitserfordernis könnte wegen der unbedeutenden Verletzung von vertraglichen Nebenpflichten ohne Weiteres das gesamte Hauptverhältnis vorzeitig gekündigt werden. Das überzeugt nicht. Der Gesetzgeber verlangt für eine vorzeitige Auflösung des Mietverhältnisses denn auch stets, dass deren Fortsetzung für die kündigende Partei unzumutbar ist (vgl. Art. 257f OR und Art. 266g OR, implizit letztlich auch bei Art. 257d OR). Schliesslich hat die Kündigung, auch wenn sie nach Art. 107 Abs. 2 OR ergeht, den Formalien der Art. 266l bis Art. 266o OR zu entsprechen (HIGI, AJP 7/2006 S. 885; vgl. BGE 132 III 109 E. 5). 1.2 Im vorliegenden Fall ist unbestritten, dass die Beklagte bereits vor Beginn des Mietvertrags per 1. Oktober 2019 Untermieterin des Vormieters gewesen ist und es dem Kläger deshalb verunmöglicht war, bei Nichtleistung der Kaution gestützt auf Art. 82 OR die Übergabe des Mietobjekts an die Beklagte zu verweigern. Zudem haben die Parteien einen befristeten Mietvertrag (1. Oktober 2019 bis 30. April 2022) abgeschlossen. Das Mietverhältnis endet daher mit Ablauf der vereinbarten Dauer. Eine ordentliche Kündigung ist nicht vorgesehen und stand dem Kläger im vorliegenden Fall nicht offen (Art. 266 Abs. 1 OR). Mit Schreiben vom 9. April 2020 hat der Kläger die Beklagte bezüglich der Leistung der Kaution in Verzug gesetzt und ihr gleichzeitig eine Frist von 30 Tagen angesetzt, um die Kaution in der Höhe von Fr. 45'000.– zu hinterlegen. Diese Frist ist angemessen, beträgt doch auch die anzusetzende Frist bei Verzug mit der Mietzinszahlung 30 Tage (Art.”
Der Gläubiger kann Rücktritt und Schadenersatz grundsätzlich so lange geltend machen, wie die Vertragsverletzung andauert; dies steht jedoch unter dem Vorbehalt der Verjährungsregeln. Der Gläubiger muss im Regelfall dem Schuldner eine Nachfrist zur Herstellung der vertragsgemässen Leistung setzen; die Pflicht zur unverzüglichen Erklärung des Verzichts auf die nachträgliche Leistung gilt erst nach Ablauf dieser Nachfrist. Eine Nachfrist kann entbehrlich sein, wenn von vornherein ein klarer und endgültiger Verweigerungswille des Schuldners ersichtlich ist.
“107 CO apparaît plus à même de garantir sécurité et prévisibilité dans les rapports juridiques; elle est également mieux adaptée lorsque le superficiaire viole de manière répétée et/ou durable ses obligations. Il convient ainsi de considérer que le superficiant doit mettre en demeure le superficiaire de rétablir la situation conforme au droit ou à ses obligations contractuelles en lui impartissant un délai de grâce à cet effet. Cette formalité ne saurait toutefois être imposée lorsqu'il apparaît d'emblée, eu égard à l'attitude du superficiaire, qu'elle restera sans effet (art. 108 ch. 1 CO par analogie; SPYCHER, op. cit., n° 8 ad art. 779h CC), ce qui suppose un refus clair et définitif de la part du superficiaire de se mettre en conformité (ATF 110 II 141 consid. 1b; arrêt 5C.152/2003 du 5 février 2004 consid. 4.1.3 non publié in ATF 130 III 302). L'exigence posée par FREIMÜLLER d'action immédiate dès la connaissance de la violation ne saurait être suivie, dans la mesure où la condition d'avis immédiat pour résoudre le contrat de l'art. 107 al. 2 CO intervient après l'expiration du délai de grâce et non pas au moment où le débiteur se trouve en demeure d'exécution au sens de l'art. 102 CO. Il faut au contraire admettre que, pour autant que les BGE 150 III 63 S. 69 règles sur la prescription ne fassent pas obstacle à l'exercice de ce droit, le superficiant peut se prévaloir de son droit de retour tant que dure la violation, la démonstration par le superficiaire de l'existence d'un consentement tacite ou d'un abus de droit en raison de l'écoulement du temps étant réservée (en ce sens: SPYCHER, op. cit., n° 8 ad art. 779h CC; ISLER/GROSS, op. cit., n° 10 ad art. 779f CC; STEINAUER, Retour anticipé, op. cit., p. 87 s.).”
Verlangt die Unternehmerin nach Art. 107 Abs. 2 OR die Erfüllung und damit den vollen Werklohn, setzt dies voraus, dass das Werk vollendet ist. Löst sie den Vertrag (z. B. nach Ansetzung einer Nachfrist) auf oder tritt sie zurück, kann sie nur für die bereits erbrachten Leistungen Vergütung verlangen.
“Durch die Einrede des nicht erfüllten Vertrags gerät die Schuldnerin - in casu die Berufungsbeklagte - nicht in Schuldnerverzug, weshalb sie auch nicht schadenersatzpflichtig wird und somit für die Kosten der Ersatzvornahme durch Drittunternehmer nicht haftet (vgl. Ulrich G. Schröter, in: Widmer Lüchinger/Oser [Hrsg.], Basler Kommentar, Obligationenrecht I, 7. Aufl., Basel 2020, N 46 zu Art. 82 OR). Nicht gefolgt werden kann der vorinstanzlichen Schlussfolgerung, wonach der Berufungsbeklagten ohnehin der volle Werklohn zustehe (act. B.1 E. 6.3.4.10). Nach Art. 190 Abs. 2 SIA-Norm 118 kann die Unternehmerin bei Zahlungsverzug des Bauherrn (nach Ansetzung einer Nachfrist) den Vertrag auflösen. In diesem Falle hat sie das Werk nicht zu vollenden, kann aber auch nur für die bereits erbrachte Leistung eine Vergütung fordern. Diese Vertragsauflösung entspricht dem Rücktritt nach Art. 107 Abs. 2 und Art. 109 OR, wirkt aber ex nunc (nicht ex tunc). In diesem Fall wird der Vertrag durch Kündigung beendet (Gauch/Stöckli, a.a.O., N 20 zu Art. 190). Verlangt die Unternehmerin dagegen die Erfüllung nach Art. 107 Abs. 2 OR und somit den vollen Werklohn, muss sie das Werk vollendet haben. Die Vollendung bildet nämlich die erste Voraussetzung dafür, dass das Werk als abgenommen gelten kann und die Forderung fällig wird (vgl. vorne E. 3.1.3).”
Bei zweiseitigen (synallagmatischen) Verträgen setzt der Gläubiger den Schuldner durch Mahnung (Sommation) in Verzug und muss ihm sodann eine angemessene Frist zur Erfüllung setzen (sog. „demeure qualifiée“ mit Fristansetzung).
“2.1 Lorsque le créancier ne peut obtenir l’exécution de l’obligation, le débiteur est tenu de réparer le dommage en résultant, à moins qu’il ne prouve qu’aucune faute ne lui est imputable (art. 97 al. 1 CO ; cf. art. 107 al. 2 in fine 1ère hypothèse CO). Ainsi en va-t-il du vendeur qui n’exécute pas son obligation de livraison de la chose, lequel est ainsi tenu de répondre du dommage causé de ce chef à l’acheteur (art. 191 al. 1 CO). 2.1.1 A teneur de l'art. 102 al. 2 CO, lorsque le jour de l'exécution a été déterminé d'un commun accord, le débiteur est mis en demeure par la seule expiration de ce jour (demeure simple). Lorsque le terme est atteint et la créance est devenue exigible, le terme peut toutefois être renvoyé ou suspendu par un accord, par la loi ou par un jugement (Hohl, in Commentaire romand CO I, 3ème éd., 2021, n. 8 ad art. 75 CO). Lorsque, dans un contrat bilatéral, l'une des parties est en demeure (simple), l'autre peut lui fixer un délai convenable pour s'exécuter (art. 107 al. 1 CO; délai de grâce supplémentaire). La fixation d'un délai de grâce convenable supplémentaire n'est pas nécessaire notamment lorsqu'il ressort de l'attitude du débiteur que cette mesure serait sans effet (art. 108 ch. 1 CO) ou lorsque aux termes du contrat l'exécution doit avoir lieu exactement à un terme fixe (fatal) ou dans un délai déterminé (art. 108 ch. 3 CO). Dans le domaine des ventes mobilières commerciales, l'art. 190 al. 1 CO prévoit deux présomptions spéciales. D'une part, le terme convenu pour la livraison est présumé être un terme fatal (art. 108 ch. 3 CO) et, d'autre part, à l’expiration du terme convenu, l’acheteur est présumé renoncer à la livraison et demander des dommages et intérêts pour cause d'inexécution (Venturi/Zen-Zuffinen, in Commentaire romand CO I, 3ème éd., 2021, n. 1-2 ad art. 190 CO). 2.1.2 En cas de demeure (qualifiée) du débiteur, soit après l'expiration du délai de grâce ou si les cas de figure prévus à l’art. 108 CO sont réalisés, le créancier qui en fait la déclaration immédiate peut alors renoncer à l’exécution et notamment opter pour l’une des voies suivantes (art.”
“Selon l'art. 107 al. 1 CO, lorsque, dans un contrat bilatéral (i.e. synallagmatique), l'une des parties est en demeure, l'autre peut lui fixer un délai convenable pour s'exécuter. Cette demeure dite qualifiée suppose une interpellation (ou sommation), par laquelle le créancier invite le débiteur à exécuter sa prestation, et la fixation d'un délai déterminé convenable pour cette exécution. Le créancier est dispensé de l'exigence de fixer un délai convenable au débiteur dans les hypothèses de l'art. 108 CO. En particulier, le délai d'exécution n'est pas nécessaire lorsqu'il ressort de l'attitude du débiteur que cette mesure serait sans effet (art. 108 ch. 1 CO). Il en va de même si l'obligation doit être exécutée exactement à un terme fixe ou dans un délai déterminé (art. 108 ch. 3 CO); il faut que, selon la volonté exprimée par les contractants, l'obligation ne puisse être exécutée que dans un délai déterminé (ATF 121 III 453 consid. 4b; 110 II 141 consid. 1b). Si le créancier en fait la déclaration immédiate, il peut exercer le droit d'option que lui confère l'art.”
Wird eine Leistungspflicht nach Art. 107 OR infolge Nichterfüllung in eine Geldforderung (Schadenersatz) umgewandelt, kann diese Geldforderung mit einer gleichartigen Gegenforderung in Geld kompensiert werden. Die Umwandlung führt damit dazu, dass die ursprünglich auf Leistung lautende Obligation mit Geldforderungen gleicher Art (Fungibilität/Identität der Leistung) ausgleichsfähig wird.
“Dans un arrêt ACJC/1560/2015 du 17 décembre 2015, la Cour, se référant à l'auteur de doctrine COMETTA et à des jurisprudences fédérales rendues dans des procédures de mainlevée définitive, a admis que le moyen de la compensation puisse être soulevé devant le juge de la faillite si la créance compensante résulte elle-même d'un titre exécutoire ou qu'elle est admise sans réserve par le poursuivant, estimant que l'art. 172 ch. 3 LP ne visait pas uniquement le paiement mais aussi toute autre cause de droit civil (consid. 2.3). 9.2 Aux termes de l'art. 120 al. 1 CO, lorsque deux personnes sont débitrices l'une envers l'autre de sommes d'argent ou d'autres prestations de même espèce, chacune des parties peut compenser sa dette avec sa créance, si les deux dettes sont exigibles. La compensation suppose notamment une identité des prestations dues, laquelle est donnée lorsqu'on se trouve en présence de deux dettes d'argent ou de prestations portant sur d'autres choses fongibles de même nature ou qualité. Elle peut ne pas exister originairement, pourvu qu'elle soit réalisée au moment de compenser. L'obligation de faire, convertie en une dette en dommages-intérêts pour cause d'inexécution (art. 107 CO) devient compensable avec une créance en argent (Jeandin/Hulliger, Commentaire romand CO I, 3ème éd., 2021, n. 11 ad art. 120 CO; Tercier/Pichonnaz, Le droit des obligations, 6ème éd., 2019, p. 377). L'identité des prestations n'est en revanche jamais donnée dès lors que l'une ou l'autre des créances porte sur la livraison d'une chose déterminée (créance en restitution de titres déposés auprès d'une banque; ATF 91 III 104 consid. 5; Jeandin/Hulliger, op. cit., n. 12 ad art. 120 CO). 9.3 Selon l'art. 107 al. 2 CO, lorsque l'une des parties à un contrat bilatéral ne s'exécute pas dans le délai imparti, le créancier qui en fait la déclaration immédiate peut renoncer à son droit de demander l'exécution et d'actionner en dommages-intérêts pour cause de retard et réclamer des dommages-intérêts pour cause d'inexécution. Cette disposition s'applique aux prestations visées par un contrat synallagmatique, à savoir un contrat dont les obligations principales sont dans un rapport d'échange (Tercier/Pichonnaz, op.”
Bei dinglichen Unterhaltsverpflichtungen (z.B. Verteilung von Unterhaltskosten nach Art. 741 ZGB) kann der Gläubiger dem Schuldner eine Nachfrist nach Art. 107 OR setzen und bei unbenutztem Verstreichen der Frist die Kosten einer Ersatzvornahme als Schaden geltend machen. Bei Falschlieferung ist nach der herrschenden Lehre und Rechtsprechung regelmässig eine Nachfristansetzung nach Art. 107 OR erforderlich. Führt der Gläubiger Annahmeverzug herbei, so schliesst dies Schuldnerverzug aus.
“Eine Ersatzvornahme beantragt der Berufungskläger nicht. Er erwähnt eine solche auch nicht in der Begründung. Die Vorinstanz erklärte nicht, woraus sie auf ein Begehren auf Ersatzvornahme schloss, sondern erwog bloss unter Verweis auf die fehlende anwaltliche Vertretung des Berufungsklägers, dass von einem solchen Begehren "mit grösster Wahrscheinlichkeit" auszugehen sei (act. B.1, E. 14). Die vorgängige richterliche Ermächtigung zur Ersatzvornahme ist nicht der einzige Weg, über den der Berufungskläger in der vorliegenden Situation vorgehen kann, sodass argumentiert werden könnte, es müsse aufgrund dessen sowie des Umstands, dass es sich um eine nicht anwaltlich vertretene Laienpartei handelt, davon ausgegangen werden, er strebe implizit eine Ersatzermächtigung an. Um die Unterhaltskosten nach Art. 741 ZGB verteilen zu können, kann der dienstbarkeitsbelastete Gläubiger dem unterhaltsleistungspflichtigen Dienstbarkeitsberechtigten beispielsweise auch eine Nachfrist nach Art. 107 OR zur Vornahme der Unterhaltshandlung ansetzen, bei deren unbenutztem Verstreichen er auf die nachträgliche Leistung verzichten und die Kosten der Ersatzvornahme als Schadenersatzbestandteil geltend machen kann (Wolfgang Wiegand, in: Widmer Luchinger/Oser [Hrsg.], Basler Kommentar, Obligationenrecht I, Art. 1-529 OR, 7. Aufl., Basel 2020, N 8 zu Art. 98 OR). Auch wenn die Ersatzvornahme der einzige Weg wäre, müsste eine entsprechende Auslegung des Rechtsbegehrens (auch bei einer Laieneingabe) eine Stütze in den begründenden Ausführungen finden (vgl. BGer 4A_555/2022 v.”
“dargelegt, hat der Käufer nach der herrschenden Lehre bei der Falschlieferung nicht gemäss dem Sachmängelrecht vorzugehen. Vielmehr be- steht der ursprüngliche Erfüllungsanspruch fort; der Käufer kann nach Art. 107 OR vorgehen, und auch ein Rücktritt kann, wenn Lieferung noch möglich ist, nicht über Art. 206 Abs. 1 OR (Wandlung) erfolgen, sondern nur über Art. 107 OR, d.h. - 14 - also, dass eine Nachfristansetzung notwendig ist (H ONSELL, Schweizerisches Ob- ligationenrecht, Besonderer Teil, 10. Aufl . 2017, S. 146 m.H.u.a. auf BGE 121 III 453). Die Klägerin behauptet nicht, dass sie vom Beklagten die Erfüllung des Vertrags verlangt bzw. ihm eine Frist zur nachträglichen Erfüllung des Vertrags angesetzt habe. Sie macht auch nicht geltend, dass sie nach Ausbleiben der nachträglichen Erfüllung ihr Wahlrecht gemäss Art. 107 Abs. 2 OR ausgeübt und den Rücktritt vom Vertrag erklärt habe. Sie bringt einzig vor, dass sie vom Beklagten mit Schreiben vom 15. Juni 2020 die Rücknahme der verbleibenden Masken und die Rückerstattung des Kaufpreises verlangt habe (act. 3/15). Wörtlich führte sie darin aus: "Meine Mandantin ist nicht verpflichtet, etwas zu akzeptieren, was sie nicht bestellt hat und sie kann auch die Wandelung des Kaufes gemäss Art.”
“Bietet der Schuldner dem Gläubiger die Erfüllung seiner Leistung gehörig an und wirkt der Gläubiger ungerechtfertigterweise nicht oder nicht gehörig mit, so gerät Letzterer in Annahme- bzw. Gläubigerverzug (Art. 91 OR; W E- BER /EMMENEGGER, a.a.O., N 51 ff. zu Art. 107 OR; GAUCH/SCHLUEP/EMMENEGGER, a.a.O., N 2430). Der Annahmeverzug schliesst den Schuldnerverzug aus (GAUCH/SCHLUEP/EMMENEGGER, a.a.O., N 2434; ANDREAS VON TUHR/ARNOLD ESCHER, Allgemeiner Teil des Schweizerischen Obligationenrechts, 3. Aufl. 1974, S. 142; WEBER/EMMENEGGER, a.a.O., N 153 ff. zu Art. 102 OR). Gerechtfertigt ist die Verzögerung auch, wenn deren Ursache dem Risikobereich des Bestellers - 23 - zuzuschreiben ist und dem Unternehmer keine Verletzung einer Anzeigepflicht vorgeworfen werden kann (S CHENKER, a.a.O., S. 77).”
Bei Pauschalpreisverträgen ist die Bemessung des Ersatzes nach Art. 107 Abs. 2 OR problematisch, weil der Wert der nicht erbrachten Leistungen nicht zwingend dem Pauschalpreis entspricht. In der Praxis wird deshalb häufig anstelle des Werkvertragswerts das positive Interesse (Differenztheorie) als Schadenersatz verlangt. Der Gläubiger hat den geltend gemachten Schaden grundsätzlich ziffernmässig nachzuweisen.
“02; WIEGAND, in: Basler Kommentar, N. 8 zu Art. 98 OR). Die Beklagte scheint von der Prämisse auszugehen, dass die Kosten der Ersatz- vornahme nach einer natürlichen Vermutung dem Marktwert entspricht, welcher wiederum dem Werkvertrag zugrunde liegt. Der Betrag der Kosten der Ersatzvor- nahme entspräche somit dem Wert der nicht erbrachten Leistungen nach dem Werkvertrag. Der Vorteil der Vergütungsreduktion liegt darin, dass die Klägerin den Exkulpationsbeweis nicht führen kann. Da die Klägerin diesen vorliegend nicht antritt, bleibt es bei der Verschuldensvermutung von Art. 97 Abs. 1 OR. Bei einem Pauschalpreisvertrag erscheint es als problematisch, von der Vermutung des gleichen Werts der Leistungen auszugehen. Deshalb ist davon auszugehen, dass die Beklagte am Werkvertrag festhält, jedoch anstelle der Leistung das posi- tive Interesse als Schadenersatz verlangt. Die Beklagte kann sich lediglich auf einen Schadenersatzanspruch im Rahmen von Art. 107 Abs. 2 OR berufen. Mangels gerichtlicher Ermächtigung sind die Vo- raussetzungen für den Ersatz der Verwendungen i.S.v. Art. 98 Abs. 3 OR nicht gegeben. Nach der Differenztheorie kann der Gläubiger wohl den Differenzbetrag zwischen dem positiven Interesse und der Gegenleistung verlangen, ohne die ei- gene Gegenleistung erbringen zu müssen (Z INDEL/SCHOTT, in: Basler Kommentar, N. 20 zu Art. 366 OR). Da sich zwei Geldleistungen gegenüber stehen, ergibt sich auch nach der Austauschtheorie [Surrogationstheorie] kein anderes Ergebnis (G AUCH/SCHLUEP/EMMENEGGER, a.a.O., N 2780; MEDICUS/LORENZ, a.a.O., N 448). 2.1.2.6. Gemäss Art. 99 Abs. 3 i.V.m. Art. 42 Abs. 1 OR hat der Gläubiger den Schaden grundsätzlich ziffernmässig nachzuweisen. Es ist Teil seiner Behaup- tungs- und Beweislast, anzugeben, aus welcher Pflichtverletzung welcher Scha- den folgt (BGE 128 III 271 E. 2a/aa S. 273-274; BGer 4A_202/2019 v.”
Praxisbeispiele: Anerkannt wurden unter Art. 107 Abs. 2 OR etwa die ausdrückliche Erklärung, im Fall des Ausbleibens der Leistung statt Erfüllung Ersatz des entgangenen Wiederverkaufsgewinns zu verlangen (vgl. Fall zum Verkauf einer Uhr), sowie die Erklärung, bei Fristablauf anstelle der Erfüllung Sanierungskosten zu fordern (vgl. Fall zur Sanierung der Zufahrtsstrasse).
“Ce n'est que le 7 février 2022, correspondant au jour prévu pour l'exécution du contrat, que l'appelant a évoqué, pour la première fois, la hausse de la valeur de la montre et que les parties ont entamé des discussions à ce sujet. Toutefois, on ne saurait déduire des échanges intervenus dans ce cadre une volonté des parties de résilier le contrat du 16 décembre 2021 et de négocier un nouveau contrat en lieu et place. Si les parties ont certes discuté d'un éventuelle adaptation du prix du vente, rien n'indique qu'elles entendaient mettre un terme au contrat qui les liait, le seul refus de l'appelant de s'exécuter n'étant pas suffisant. Par conséquent, c'est à bon droit que le Tribunal a retenu que le contrat de vente du 16 décembre 2021 était valable et qu'en refusant de s'exécuter l'appelant est tombé en demeure. 2.2 Dans un second moyen, l'appelant reproche au Tribunal d'avoir retenu que l'intimée avait opté pour l'action tendant au maintien du contrat avec réclamation de dommages-intérêts positifs pour cause d'inexécution, couvrant notamment le gain manqué (voie n° 1 de l'art. 107 al. 2 CO). Dans son courrier du 8 mars 2022, l'intimée a fixé un délai de grâce à l'appelant en indiquant clairement qu'à défaut d'exécution, elle renoncerait à l'exécution de la vente et exigerait des dommages et intérêts en indemnisation du bénéfice que lui aurait procuré la revente de la montre. Les termes employés quant à sa volonté d'être indemnisée du manque à gagner sur la revente de la montre sont clairs et ne laissent aucune place à une quelconque autre interprétation. L'appelant soutient que le courrier du 8 mars 2022 ne peut constituer une déclaration de volonté sujette à réception en raison d'un vice de notification. Or, l'appelant conteste pour la première fois devant la Cour ne pas avoir reçu le courrier du 8 mars 2022, de sorte que son grief repose sur un fait nouveau irrecevable. Quoi qu'il en soit, il s'avère infondé dans la mesure où ledit courrier a été envoyé à l'adresse qu'il a lui-même indiquée sur le contrat de vente, qu'il a reçu d'autres courriers envoyés à cette adresse, dont celui du 11 mars 2022 et, enfin, que son conseil a accusé réception du courrier en question en contestant, à l'échéance du délai imparti, tant la mise en demeure faite par l'intimée que sa demande de dédommagement du manque à gagner.”
“Ja- nuar 2018 gemahnt und am 11. März 2018 sei eine Nachfrist bis zum 13. April 2018 zur Sanierung der Zufahrtsstrasse angesetzt worden (act. I./1 Rz. 11; RG act. II./12 und 13). Insbesondere bestehe nach Art. 107 Abs. 2 OR die Möglichkeit eines Verzichts auf die nachträgliche Leistung und die Forderung von Schadener- satz für den aus der Nichterfüllung entstandenen Schaden. Die Berufungsbeklag- ten hätten zusammen mit der Nachfristansetzung erklärt, "bei ungenutztem Ver- streichen der Frist die Strasse selber auf Kosten der Berufungsklägerin zu sanie- ren. Damit haben sie die Wahlmöglichkeit eines Verzichts mit Schadenersatz auf Nichterfüllung erklärt. Der ihnen daraus entstehende Schaden beläuft sich mindes- tens auf die Kosten der Sanierung der Zufahrtsstrasse zum Grundstück Nr. F. bis auf Höhe der Grenze zum dahinterliegenden Grundstück" (RG act. I./1 Rz. 12). Im Schreiben vom 11. März 2018 der Berufungsbeklagten an die Be- rufungsklägerin heisst es: "Wir fordern sie letztmalig auf, die Zufahrtsstrasse zu sanieren. Die am”
Die Kosten einer Ersatzvornahme können im Rahmen des positiven Interesses nach Art. 107 Abs. 2 OR geltend gemacht werden. Wird zugleich vom Rücktritt bzw. vom positiven Interesse Gebrauch gemacht, ist bei der Schadensberechnung ein Abzug der ausstehenden Vergütung vorzunehmen. Fehlt für eine Ersatzvornahme die nach Gesetz vorgesehene richterliche Ermächtigung, kann dies die rechtliche Qualifikation des geltend gemachten Betrags beeinflussen, sodass der Betrag nicht ohne Weiteres als Schadenersatz zuzusprechen ist.
“Auch bei der (nach herrschender Ansicht unzulässigen) Kombination von Ver- tragsrücktritt und positivem Interesse wäre dies bei der Schadensberechnung zu berücksichtigen und die ausstehende Vergütung im Sinne der Differenztheorie beim positiven Interesse in Abschlag zu bringen (vgl. A LFRED KOLLER, Vertrags- rücktritt mit positivem Vertragsinteresse?, AJP 2017, 1170, S.1172-1173). Im Gegensatz zum Tatbestand der Vertragswidrigkeit i.S.v. Art. 366 Abs. 2 OR sieht der Tatbestand des Herstellungsverzugs i.S.v. Art. 366 Abs. 1 OR keine Er- satzvornahme vor. Soweit ein Recht zur Ersatzvornahme gestützt auf Art. 366 Abs. 1 i.V.m. Art. 98 Abs. 1 OR zu bejahen ist, bedarf es zu dessen Inanspruch- nahme einer richterlichen Ermächtigung (BGE 142 III 321 [zu Art. 366 Abs. 2 OR]; K OLLER, in: Berner Kommentar, N. 87, 88, 521 zu Art. 366 OR). Die Kosten der Ersatzvornahme kann der Gläubiger jedoch im Rahmen des positiven Interesses nach Art. 107 Abs. 2 OR geltend machen (BGE 126 III 230 E. 7a/bb S. 235-236; - 34 - BGer 4A_232/2014, 4A_610/2014 v.”
“Mit der Nachfristansetzung der Berufungsbeklagten wird kein Verzicht auf die Primärleistung mit Schadenersatz angedroht (Art. 107 Abs. 2 OR), sondern das eigene Tätigwerden der Berufungsbeklagten mit dem Hinweis darauf, dass die Berufungsklägerin danach die Kosten der Sanierung werde ersetzen müssen. Im Ergebnis handelt es sich um eine Ersatzvornahme nach Art. 98 Abs. 1 OR, wobei allerdings die gerichtliche Ermächtigung, die im Gesetz vorgesehen ist, fehlt. Die Berufungsklägerin hat gegen ein solches Vorgehen nichts eingewendet und könn- te das nach Treu und Glauben auch nicht tun, weil dieses Vorgehen ja ihrem ei- genen Vertragsverständnis entspricht. Rechtstechnisch kann es sich dann aller- dings beim geltend gemachten Betrag von CHF 23'402.45 nicht um die Zuspre- chung von Schadenersatz handeln.”
Nach Ablauf der vom Gläubiger gesetzten Frist kann dieser nach Art. 107 Abs. 2 OR weiterhin auf Erfüllung nebst Verzugsersatz klagen; erklärt er unverzüglich den Verzicht auf die nachträgliche Leistung, kann er stattdessen Ersatz des aus der Nichterfüllung entstandenen Schadens verlangen oder vom Vertrag zurücktreten. In der Rechtsprechung zur Werkvertrags- und Mängelproblematik gilt, dass der Besteller, wenn der Unternehmer die Reparatur verweigert, die Arbeiten durch einen Dritten auf Kosten des Schuldners ausführen lassen kann; die Praxis nimmt unter bestimmten Voraussetzungen an, dass dies auch ohne vorgängige richterliche Ermächtigung möglich ist.
“Le maître de l'ouvrage ne peut pas, en lieu et place des droits alternatifs qui lui sont octroyés par l'art. 368 CO, soutenir qu'il y a mauvaise exécution du contrat et se prévaloir des art. 97 ss CO (ATF 136 III 273 consid. 2.2 et la référence citée). Le droit formateur ne peut être exercé que par celui auquel il appartient; le juge ne peut en principe pas suppléer une volonté qui n'a pas été manifestée (ATF 136 III 273 consid. 2.2; 135 III 441 consid. 3.3). Selon l'art. 366 al. 2 CO, qui sanctionne l'exécution défectueuse de l'ouvrage, lorsqu'il est possible de prévoir avec certitude, pendant le cours des travaux, que, par la faute de l'entrepreneur, l'ouvrage sera exécuté d'une façon défectueuse ou contraire à la convention, le maître peut fixer ou faire fixer à l'entrepreneur un délai convenable pour parer à ces éventualités, en l'avisant que, s'il ne s'exécute pas dans le délai fixé, les réparations ou la continuation des travaux seront confiées à un tiers, aux frais et risques de l'entrepreneur. Le maître de l'ouvrage dispose aussi des facultés offertes par l'art. 107 al. 2 CO lorsque les conditions d'application de l'art. 366 al. 2 CO sont réalisées (ATF 126 III 230 consid. 7a/bb).”
“1 CO, applicable aux contrats bilatéraux, prévoit que le créancier fixe, ou fasse fixer par l’autorité compétente, un délai convenable pour s’exécuter, cette fixation de délai n’étant pas nécessaire notamment lorsqu’il ressort de l’attitude du débiteur que cette mesure serait sans effet, savoir lorsqu’il apparaît d’emblée que le débiteur ne s’exécutera pas, soit parce qu’il s’y refuse soit parce qu’il en est incapable dans un délai convenable (art. 108 ch. 1 CO ; ATF 136 III 273 consid. 2.3 ; TF 4C.34/2005 du 18 août 2005 consid. 4.2.2). D’après l’art. 107 al. 2 CO, si l’exécution n’est pas intervenue à l’expiration du délai prévu par l’art. 107 al. 1 CO, le créancier peut persister à demander la prestation due, ainsi que des dommages-intérêts pour cause de retard (première hypothèse) ; il peut cependant, s’il en fait la déclaration immédiate, renoncer à exercer ce droit et réclamer des dommages-intérêts (positifs) pour cause d’inexécution (deuxième hypothèse) ; il peut aussi se départir du contrat (troisième hypothèse), ce qui revient à supprimer le rapport juridique avec effet rétroactif. Transposé dans le cadre de la garantie des défauts de l’art. 368 CO, l’art. 107 al. 2 CO signifie que, si le maître choisit la résolution (troisième hypothèse), l’exercice de son droit formateur est annihilé avec effet rétroactif et la jurisprudence admet qu’il se retrouve placé dans la situation qui était la sienne avant l’exercice du droit formateur, de sorte qu’il peut à nouveau opter entre les voies ouvertes par l’art. 368 CO et résilier le contrat d’entreprise ou demander une diminution du prix. Le maître peut aussi (c’est la première hypothèse de l’art. 107 al. 2 CO) continuer à solliciter de l’entrepreneur la réparation de l’ouvrage. Si ce dernier s’y refuse, il est en droit de demander l’exécution des travaux par un tiers aux frais de l’entrepreneur, celui-ci devant, le cas échéant, procéder à l’avance des frais. Il est également admis par la jurisprudence que le maître de l’ouvrage peut faire exécuter les travaux par un tiers, sans autorisation préalable du juge. Le maître peut également renoncer à son droit à une réparation de la part de l’entrepreneur et exiger des dommages-intérêts positifs pour inexécution de son obligation de faire (deuxième hypothèse de l’art.”
“2 CO signifie que, si le maître choisit la résolution (troisième hypothèse), l’exercice de son droit formateur est annihilé avec effet rétroactif et la jurisprudence admet qu’il se retrouve placé dans la situation qui était la sienne avant l’exercice du droit formateur, de sorte qu’il peut à nouveau opter entre les voies ouvertes par l’art. 368 CO et résilier le contrat d’entreprise ou demander une diminution du prix. Le maître peut aussi (c’est la première hypothèse de l’art. 107 al. 2 CO) continuer à solliciter de l’entrepreneur la réparation de l’ouvrage. Si ce dernier s’y refuse, il est en droit de demander l’exécution des travaux par un tiers aux frais de l’entrepreneur, celui-ci devant, le cas échéant, procéder à l’avance des frais. Il est également admis par la jurisprudence que le maître de l’ouvrage peut faire exécuter les travaux par un tiers, sans autorisation préalable du juge. Le maître peut également renoncer à son droit à une réparation de la part de l’entrepreneur et exiger des dommages-intérêts positifs pour inexécution de son obligation de faire (deuxième hypothèse de l’art. 107 al. 2 CO). Il faut alors fixer des dommages-intérêts compensatoires correspondant à la contre-valeur de la prestation gratuite que l’entrepreneur aurait dû fournir en exécutant son obligation de réparer l’ouvrage (ATF 136 III 273 consid. 2.4 et les réf. citées). En sus des droits spécifiques à la garantie, s’ajoute une créance en dommages-intérêts si le maître subit un dommage (art. 368 al. 1 et 2 in fine CO) ; celui-ci doit trouver sa source dans le défaut de l'ouvrage, mais se développer en dehors de ce dernier. Une faute de l'entrepreneur est alors requise. Sachant qu'elle est présumée conformément à l'art. 97 al. 1 CO, il appartient à l'entrepreneur de se disculper (cf. TF 4A_594/2017 du 13 novembre 2018 consid. 4.2 et les réf. citées). Cette action, qui n'est qu'une forme particulière de l'action contractuelle en dommages-intérêts (art. 97 ss CO), présuppose notamment que le maître de l'ouvrage établisse qu'il a subi un dommage et que ce dommage soit en lien de causalité naturelle et adéquate avec le défaut de l'ouvrage (TF 4A_182/2007 du 28 septembre 2007 consid.”
Ist die Nachbesserung verweigert, kann der Besteller nach Art. 107 Abs. 2 OR als Schadenersatz den Gegenwert der Nachbesserungsleistung verlangen. Die Mangelhaftigkeit des Werks begründet dabei einen vermögenswerten Nachteil, der sich in den Kosten der Mängelbeseitigung niederschlägt.
“oben), habe die Klä- gerin kein oder nur geringes Interesse an einer Nachbesserung (act. 29 Rz. 233, - 107 - 234, 235, 404, 421, 516 zweiter Bullet-Point, 601, 614, 644, 712, 715, 716 zweiter Bullet-Point, 717, 758). Art. 166 Abs. 1 SIA-Norm 118 setzt keinen Vermögensschaden in Form eines entgangenen Gewinns voraus. Die Nachbesserungskosten sind noch nicht über- mässig, weil sie den Betrag des alternativ bestehenden Minderungsanspruchs i.S.v. Art. 169 Abs. 1 Ziff. 2 SIA-Norm 118 und Art. 368 Abs. 2 übersteigen (G AUCH, a.a.O., N 1759; ZINDEL/PULVER, in: Basler Kommentar, N. 49 zu Art. 368 OR). Der Schaden des Bestellers besteht in den Kosten für die Mängelbeseiti- gung (BGE 116 II 305 E. 4a S. 313-314). Bei Verweigerung der Nachbesserung kann der Besteller den Gegenwert der Nachbesserungsleistung nach Art. 107 Abs. 2 OR als Schadenersatz verlangen (BGE 136 III 273 E. 2.4 S. 276 = Pra 99 [2010] Nr. 129). Die Vermögensposition gründet auf dem abgeschlossenen Werk- vertrag an sich. Gestützt darauf hat die Klägerin Anspruch auf ein mängelfreies Werk, wofür sie einen Werkpreis entrichtet. Die Mangelhaftigkeit des Werks stellt deshalb einen vermögenswerten Nachteil dar. Ein Schadensnachweis ist nur für den Anspruch auf Ersatz des Mangelfolgescha- dens erforderlich (Art. 171 Abs. 1 Satz 1 SIA-Norm 118). Auf Seiten des Bestel- lers können auch nichtwirtschaftliche Interessen berücksichtigt werden (BGE 111 II 173 E. 5 S. 173-174; BGer 4C.258/2001 v.”
Ein Begehren auf Ersatzvornahme muss aus der Begründung der Klageanträge ersichtlich sein. Auch bei nicht anwaltlicher Vertretung rechtfertigt die Laienstellung allein nicht ohne weiteres eine weitergehende Auslegung der Begehren; eine derartige Auslegung bedarf einer Stütze in den vorgebrachten Ausführungen.
“Eine Ersatzvornahme beantragt der Berufungskläger nicht. Er erwähnt eine solche auch nicht in der Begründung. Die Vorinstanz erklärte nicht, woraus sie auf ein Begehren auf Ersatzvornahme schloss, sondern erwog bloss unter Verweis auf die fehlende anwaltliche Vertretung des Berufungsklägers, dass von einem solchen Begehren "mit grösster Wahrscheinlichkeit" auszugehen sei (act. B.1, E. 14). Die vorgängige richterliche Ermächtigung zur Ersatzvornahme ist nicht der einzige Weg, über den der Berufungskläger in der vorliegenden Situation vorgehen kann, sodass argumentiert werden könnte, es müsse aufgrund dessen sowie des Umstands, dass es sich um eine nicht anwaltlich vertretene Laienpartei handelt, davon ausgegangen werden, er strebe implizit eine Ersatzermächtigung an. Um die Unterhaltskosten nach Art. 741 ZGB verteilen zu können, kann der dienstbarkeitsbelastete Gläubiger dem unterhaltsleistungspflichtigen Dienstbarkeitsberechtigten beispielsweise auch eine Nachfrist nach Art. 107 OR zur Vornahme der Unterhaltshandlung ansetzen, bei deren unbenutztem Verstreichen er auf die nachträgliche Leistung verzichten und die Kosten der Ersatzvornahme als Schadenersatzbestandteil geltend machen kann (Wolfgang Wiegand, in: Widmer Luchinger/Oser [Hrsg.], Basler Kommentar, Obligationenrecht I, Art. 1-529 OR, 7. Aufl., Basel 2020, N 8 zu Art. 98 OR). Auch wenn die Ersatzvornahme der einzige Weg wäre, müsste eine entsprechende Auslegung des Rechtsbegehrens (auch bei einer Laieneingabe) eine Stütze in den begründenden Ausführungen finden (vgl. BGer 4A_555/2022 v.”
In bestimmten Fällen kann der Gläubiger auch gegenüber einem Dritten die Leistung gerichtlich geltend machen, sofern dessen vertragliche Rolle und die konkreten Beziehungen zwischen den Beteiligten dies rechtfertigen. Art. 107 Abs. 2 OR bestätigt das Recht des Gläubigers, die gerichtliche Verurteilung zur Leistung zu verlangen; die Rechtsprechung hat jedoch Fehler gerügt, die annehmen, eine Leistungspflicht könne ausschliesslich gegenüber dem Schuldner durchgesetzt werden.
“De plus, le Tribunal avait erré en retenant qu'une obligation de paiement ne pouvait être exécutée que par le débiteur et non par un tiers. En se méprenant sur le rôle de tous les intervenants et leurs rapports contractuels, le premier juge avait rendu un jugement arbitraire, tant dans son raisonnement que dans son résultat. 3.1.1 Le contrat est parfait lorsque les parties ont, réciproquement et d'une manière concordante, manifesté leur volonté (art. 1 al. 1 CO). En droit suisse, la règle est que les obligations contractées doivent être respectées (pacta sunt servanda). Ainsi, le créancier a d'abord le droit d'agir en justice pour demander au juge qu'il condamne le débiteur à exécuter la prestation convenue. Cette action en exécution tend donc à obtenir du juge qu'il condamne le défendeur à exécuter ce qu'il a promis. Par le biais de cette action condamnatoire, une partie est condamnée à livrer immédiatement à l'autre une machine ou encore à payer le prix promis. Dans le système de la loi, le droit du créancier d'obtenir un jugement condamnatoire n'est mentionné qu'à l'art. 107 al. 2 CO, en relation avec la demeure; la disposition rappelle que le créancier peut (toujours) demander l'exécution de la prestation lorsqu'il n'y a pas renoncé ou lorsqu'elle ne s'est pas éteinte (Tercier/Pichonnaz, le droit des obligations, 2019, n° 139 et 1230 à 1232; Thévenoz, Commentaire romand, 2021, n° 1 ad art. 97 CO). En effet, le Code des obligations ne prévoit pas de base légale particulière pour le principe pacta sunt servanda. La doctrine utilise toutefois les art. 1 et 19 CO pour fonder une prétention en exécution du contrat. Les conditions de l'action en exécution sont ainsi traditionnellement au nombre de quatre, soit un contrat valablement conclu, entre les parties, prévoyant la prestation (qui doit être licite et possible) et exigible (Geissbühler, Le droit des obligations, 2020, p. 77). Sous la note marginale "Inexécution", l'art. 97 CO ne règle pas l'action en exécution, soit le premier moyen de droit qui appartient au créancier, mais est la base légale d'une créance en dommages-intérêts.”
Bei Ersatzansprüchen wegen Nichterfüllung ist der zu ersetzende Schaden nach der Differenztheorie zu bemessen und um die ersparte Gegenleistung zu mindern. Der Gläubiger bleibt grundsätzlich zur eigenen Leistung verpflichtet und hat auf seine Schadenersatzforderung dasjenige anzurechnen, was er infolge der Nichterfüllung nicht mehr zu bezahlen hätte (z. B. noch geschuldetes Resthonorar oder der Wert der eigenen Leistung nach der Differenztheorie).
“et les références citées; arrêt 4A_514/2016 du 6 avril 2017 consid. 3.2.1). Dans ce cas, le dommage du maître équivaut à l'intérêt qu'il avait à l'exécution régulière de l'obligation de l'entrepreneur (ATF 126 III 230 consid. 7a/bb). La quotité des dommages-intérêts compensatoires correspond à la contre-valeur de la prestation gratuite que l'entrepreneur aurait dû fournir en exécutant son obligation de réparer l'ouvrage (ATF 136 III 273 consid. 2.4 et les références citées; arrêt 4A_514/2016 loc. cit.). Le maître de l'ouvrage reste en principe tenu de fournir sa propre prestation (GAUCH/SCHLUEP/EMMENEGGER, OR AT, Schweizerisches Obligationenrecht, Allgemeiner Teil, 11e éd. 2020, n° 2774; LUC THÉVENOZ, in Commentaire romand, Code des obligations I, 2e éd. 2012, nos 28 et 32 ad art. 107 CO), puisque le contrat est maintenu. Le maître de l'ouvrage doit donc imputer sur sa créance de dommages-intérêts, selon la théorie de la différence, ce qu'il aurait dû payer à l'entrepreneur si ce dernier avait exécuté régulièrement les travaux (ATF 126 III 230 consid. 7a/bb). Dans l'ATF 136 III 273 susmentionné, le Tribunal fédéral a confirmé que le montant des dommages-intérêts positifs dû au maître de l'ouvrage devait être réduit du solde de la facture de l'entrepreneur; ce point n'était pas contesté (consid. 2.6 de l'arrêt précité).”
Ein Teil der Lehre hält die analoge Anwendung von Art. 107 OR auf den Retour anticipé für gerechtfertigt. Demnach soll der Eigentümer den Superfiziaren mahnen und ihm eine angemessene Nachfrist zur Beseitigung der Vertragsverletzung setzen. Eine übermässig lange Duldung durch den Eigentümer kann nach dieser Ansicht als stillschweigender Verzicht bzw. konkludente Zustimmung zur Fortdauer der Situation gewertet werden. Nach Steinaeur ist keine bestimmte Frist vorgeschrieben; Isler/Gross betonen, dass überlange Toleranz in der Regel als stillschweigende Zustimmung oder Verzicht zu verstehen ist.
“cit., p. 172). BGE 150 III 63 S. 67 Une autre partie de la doctrine considère qu'en raison de la portée importante du retour anticipé, il convient d'appliquer l'art. 107 CO par analogie (PAUL-HENRI STEINAUER, Les droits réels, tome III, 5e éd. 2021, p. 144 n. 3851; le même, Retour anticipé et extinction du droit de superficie (ci-après: Retour anticipé), in Droit de superficie et leasing immobilier, 2011, p. 87 s.; ISLER/GROSS, in Basler Kommentar, Zivilgesetzbuch, vol. II, 7e éd. 2023, n° 10 ad art. 779f CC; STEPHAN SPYCHER, in ZGB, Kommentar, 4e éd. 2021, n° 8 ad art. 779h CC; PETER ISLER, Der Baurechtsvertrag und seine Ausgestaltung, 1973, p. 130; cf. également HANS-ULRICH FREIMÜLLER, Die Stellung der Baurechtsdienstbarkeit im System der dinglichen Rechte, 1967, p. 83). Selon STEINAUER (Retour anticipé, op. cit., p. 87 s.), comme les conséquences du retour anticipé pour le superficiaire sont les mêmes que celles d'une résolution du contrat, il se justifie d'appliquer par analogie l'art. 107 CO et d'exiger du propriétaire qu'il mette le superficiaire en demeure de mettre fin à la violation du contrat et qu'il lui fixe un délai dans ce but (délai de grâce). Hormis le respect du délai de prescription ordinaire de dix ans (art. 127 CO) lorsque le droit de retour est fondé sur une violation contractuelle du contrat de superficie, cet auteur ne pose aucune exigence quant au délai à respecter pour mettre en oeuvre le droit de retour; lorsque le superficiaire excède son droit réel, il précise que le droit de retour peut être exercé aussi longtemps que dure l'excès conformément aux règles générales applicables en matière de violation des droits réels, les règles de l'abus de droit interdisant toutefois au superficiant d'exiger le retour lorsqu'il a toléré trop longtemps la violation sans réagir. Dans le même sens, ISLER et GROSS (op. cit., n° 10 ad art. 779f CC) estiment qu'une tolérance trop longue du superficiant à l'égard d'une situation manifestement contraire au contrat doit normalement être considérée comme un consentement tacite ou, du moins, comme une renonciation à l'exercice du droit de retour.”
Die für die Verzugserklärung (Interpellation) relevante Mahnung kann gemäss den Quellen ausdrücklich oder durch schlüssiges Verhalten erfolgen; der Gläubiger muss grundsätzlich angeben, welche Leistung er verlangt, damit der Schuldner erkennen kann, welche Verpflichtung erfüllt werden soll. Vor dem Hintergrund von Art. 107 Abs. 1 OR kann der Gläubiger auf diese Weise dem säumigen Schuldner eine angemessene Frist zur nachträglichen Erfüllung setzen oder setzen lassen.
“Ainsi, à la différence du mandat, il se caractérise par un engagement ferme du prestataire d’atteindre un résultat déterminé en faveur du maître d’ouvrage (Jaccard/Robert, in Pichonnaz/Werro, La pratique contractuelle : actualité et perspectives, Les contrats informatiques, 2009, p. 100 et réf. citées). Cela étant dit, la qualification précise du contrat importe cependant peu à ce stade, dès lors qu'il n'est pas contesté que la résiliation du contrat doit être appréciée selon les règles générales des art. 97 ss CO. 4.3. Selon l'art. 102 CO, le débiteur d'une obligation exigible est mis en demeure par l'interpellation du créancier. L'interpellation se caractérise comme une déclaration du créancier par laquelle celui-ci signifie au débiteur qu'il réclame la prestation sans retard (ATF 130 III 591 consid. 3; ATF 129 III 535 consid. 3.2.2). Elle peut intervenir expressément ou par actes concluants, le débiteur devant pouvoir comprendre que le retard sera désormais considéré comme une violation de son obligation (CR CO-Thévenoz, 2e éd., 2019, art. 102 n. 17). Le créancier doit en principe désigner l'obligation dont il demande l'exécution: le débiteur tenu de plusieurs prestations doit comprendre laquelle (ou lesquelles) sont exigées de lui (ibidem). Selon l'art. 107 al. 1 CO, lorsque, dans un contrat bilatéral, l'une des parties est en demeure, l'autre peut lui fixer ou lui faire fixer par l'autorité compétente un délai convenable pour s'exécuter. Si l'exécution n'est pas intervenue à l'expiration de ce délai, le droit de la demander et d'actionner en dommages-intérêts pour cause de retard peut toujours être exercé; cependant, le créancier qui en fait la déclaration immédiate peut renoncer à ce droit et réclamer des dommages-intérêts pour cause d'inexécution ou se départir du contrat (art. 107 al. 2 CO). Selon l'art. 108 CO, la fixation d'un délai n'est pas nécessaire lorsqu'il ressort de l'attitude du débiteur que cette mesure serait sans effet (ch. 1), lorsque, par suite de la demeure du débiteur, l'exécution de l'obligation est devenue sans utilité pour le créancier (ch. 2) ou lorsqu'aux termes du contrat l'exécution doit avoir lieu exactement à un terme fixé ou dans un délai déterminé. Selon l'art. 109 al. 1 CO, le créancier qui se départ du contrat peut refuser la prestation promise et répéter ce qu'il a déjà payé.”
“Ainsi, à la différence du mandat, il se caractérise par un engagement ferme du prestataire d’atteindre un résultat déterminé en faveur du maître d’ouvrage (Jaccard/Robert, in Pichonnaz/Werro, La pratique contractuelle : actualité et perspectives, Les contrats informatiques, 2009, p. 100 et réf. citées). Cela étant dit, la qualification précise du contrat importe cependant peu à ce stade, dès lors qu'il n'est pas contesté que la résiliation du contrat doit être appréciée selon les règles générales des art. 97 ss CO. 4.3. Selon l'art. 102 CO, le débiteur d'une obligation exigible est mis en demeure par l'interpellation du créancier. L'interpellation se caractérise comme une déclaration du créancier par laquelle celui-ci signifie au débiteur qu'il réclame la prestation sans retard (ATF 130 III 591 consid. 3; ATF 129 III 535 consid. 3.2.2). Elle peut intervenir expressément ou par actes concluants, le débiteur devant pouvoir comprendre que le retard sera désormais considéré comme une violation de son obligation (CR CO-Thévenoz, 2e éd., 2019, art. 102 n. 17). Le créancier doit en principe désigner l'obligation dont il demande l'exécution: le débiteur tenu de plusieurs prestations doit comprendre laquelle (ou lesquelles) sont exigées de lui (ibidem). Selon l'art. 107 al. 1 CO, lorsque, dans un contrat bilatéral, l'une des parties est en demeure, l'autre peut lui fixer ou lui faire fixer par l'autorité compétente un délai convenable pour s'exécuter. Si l'exécution n'est pas intervenue à l'expiration de ce délai, le droit de la demander et d'actionner en dommages-intérêts pour cause de retard peut toujours être exercé; cependant, le créancier qui en fait la déclaration immédiate peut renoncer à ce droit et réclamer des dommages-intérêts pour cause d'inexécution ou se départir du contrat (art. 107 al. 2 CO). Selon l'art. 108 CO, la fixation d'un délai n'est pas nécessaire lorsqu'il ressort de l'attitude du débiteur que cette mesure serait sans effet (ch. 1), lorsque, par suite de la demeure du débiteur, l'exécution de l'obligation est devenue sans utilité pour le créancier (ch. 2) ou lorsqu'aux termes du contrat l'exécution doit avoir lieu exactement à un terme fixé ou dans un délai déterminé. Selon l'art. 109 al. 1 CO, le créancier qui se départ du contrat peut refuser la prestation promise et répéter ce qu'il a déjà payé.”
Die Angemessenheit der Nachfrist ist einzelfallabhängig. Sie bestimmt sich nach der Natur der geschuldeten Leistung, den konkreten Umständen des Falls und dem Interesse des Gläubigers an einer raschen Erfüllung; je grösser dieses Interesse und je einfacher die Leistung zu erbringen ist, desto kürzer kann die Frist bemessen werden.
“Selon Bahar/Peyer, le caractère raisonnable du délai imparti au constituant se mesure au cas par cas, en tenant compte des intérêts divergents des parties concernées et en fonction des circonstances, de la complexité de la situation et du principe de la bonne foi. Une grande volatilité des sûretés plaide en faveur d’un délai plus court. La doctrine invoque souvent comme règle générale un délai de cinq à quatorze jours (Bahar/Peyer, op. cit., n. 20 ad art. 32 BEG et les réf. citées). La jurisprudence et la doctrine admettent cependant des délais de 24 heures (TF 4C.243/2006 du 10 juillet 2007 consid. 3.2 ; Handelsgericht ZH HG200220-O du 27 octobre 2022 consid. 3.3.5. ; de Senarclens/Harrison, op. cit. in SJ 2021 II p. 63 ; Zumstein, op. cit., p. 33). Eigenmann/Thévenoz proposent d’appliquer par analogie à l’art. 32 al. 1 LTI les critères dressés dans la jurisprudence relative au délai de grâce de la demeure qualifiée au sens de l’art. 107 al. 1 CO, selon laquelle le délai de grâce doit être suffisant pour permettre à un débiteur diligent de s’y tenir (Eigenmann/Thévenoz, op. cit., n. 264 ad Intro LTI et les réf. citées). A cet égard, la fixation d’un délai de grâce conformément à l’art. 107 al. 1 CO se fait par le biais d’une sommation adressée au débiteur, attirant son attention sur son retard d’exécution (respectivement sur son inexécution) et lui enjoignant d’exécuter intégralement son obligation dans le délai fixé; cette sommation doit être clairement exprimée. Une formulation comme une demande, une invitation ou un ordre n’est pas déterminante ; le débiteur doit cependant pouvoir reconnaître de bonne foi que le créancier veut obtenir la prestation en souffrance et qu’il doit le faire dans le délai accordé, ce qui implique l’indication d’un terme précis ou d’un délai fixe. La durée du délai dépend des circonstances du cas d’espèce, à savoir du type d’exécution et de l’intérêt du créancier à l’exécution. Plus cet intérêt est grand et plus le délai peut être court, et vice versa (ATF 150 III 63 consid. 8.3.2.2 ; ATF 103 II 102 consid. 1a ; Wolfgang Wiegand, in Corinne Widmer Lüchinger/ David Oser [éd.], Basler Kommentar, Obligationenrecht I, Art. 1-529, vol. I, 7e éd., Bâle 2020, n.”
“Vu que le superficiaire peut contrevenir à ses obligations de diverses manières, il n'apparaît pas opportun de fixer abstraitement la durée que le délai de grâce doit avoir. Il convient de s'en tenir au principe de l'art. 107 al. 1 CO selon lequel la durée du délai de grâce doit être "convenable". Le caractère "convenable" de ce délai dépend des circonstances du cas particulier (art. 4 CC), à savoir de la nature de la prestation et de l'intérêt du créancier à sa prompte exécution; le délai est d'autant plus court que l'intérêt du créancier est grand et la prestation facile à fournir (ATF 105 II 28 consid. 3a; ATF 103 II 102 consid. 1b; arrêt 4A_603/2009 du 9 juin 2010 consid. 2.3). Le superficiant ne peut valablement exercer son droit de retour que s'il en fait la déclaration immédiate, après l'expiration du délai de grâce (art. 107 al. 2 CO). Le superficiaire doit en effet, comme tout BGE 150 III 63 S. 70 autre débiteur défaillant, pouvoir savoir à quoi il doit s'en tenir et s'il doit encore s'exécuter et prendre des dispositions nécessaires (sur le but de l'exigence de déclaration immédiate, voir notamment arrêt 4A_141/2017 du 4 septembre 2017 consid. 4.2 et les références citées, non publié in ATF 143 III 495). Ce qu'il faut entendre par "déclaration immédiate" doit résulter de l'appréciation de la situation concrète et des intérêts des parties (arrêts 4A_141/2017 précité loc.”
Art. 107 Abs. 2 OR bestätigt, dass der Gläubiger — sofern er nicht darauf verzichtet — weiterhin die gerichtliche Geltendmachung der geschuldeten Leistung beanspruchen kann. Die Bestimmung eröffnet daneben die Alternative, statt der Leistung Ersatz des aus der Nichterfüllung entstandenen Schadens zu verlangen. Damit wird zugleich deutlich, dass Art. 97 OR die Klage auf Erfüllung nicht abschliessend regelt.
“La responsabilité d'une partie au contrat est engagée lorsque quatre conditions cumulatives sont remplies : une violation du contrat (sous la forme de l'inexécution ou de la mauvaise exécution d'une obligation), une faute (qui est présumée), un rapport de causalité (naturelle et adéquate) et un dommage (arrêts du Tribunal fédéral 4A_41/2016 du 20 juin 2016 consid. 3.4; 4A_90/2011 du 22 juin 2011 consid. 2.2.2). L'art. 97 CO ne règle toutefois pas l'action en exécution, premier moyen de droit qui appartient au créancier. Le droit d'agir en justice pour obtenir la condamnation du débiteur à fournir la prestation due est conçu par l'ordre juridique suisse comme inhérent à tout droit subjectif privé à l'exception des obligations naturelles, pour lesquelles le législateur l'a exclu (art. 186, 513 à 515a CO). En matière de contrat, le droit à l'exécution de la prestation promise résulte du principe de la liberté contractuelle (pacta sunt servanda) mais n'est pas exprimé spécifiquement dans la partie générale du Code des obligations. L'art. 107 al. 2 CO confirme cependant que le créancier peut "exercer" le droit de "demander l'exécution d'une obligation" lorsqu'il n'y a pas renoncé ou lorsqu'elle ne s'est pas éteinte (Thévenoz, Commentaire romand, Code des obligations I, 2021, n. 1 ad art. 97 CO). 4.2 4.2.1 En vertu de l'art. 8 CC, chaque partie doit, si la loi ne prescrit le contraire, prouver les faits qu'elle allègue pour en déduire son droit. En tant que règle sur la répartition du fardeau de la preuve, cette disposition détermine laquelle des parties doit assumer les conséquences de l'échec de la preuve d'un fait pertinent. Le demandeur doit ainsi alléguer et prouver chacun des faits pertinents à l'appui de sa prétention. Lorsque le juge ne parvient pas à constater un fait dont dépend le droit litigieux, il doit alors statuer au détriment de la partie qui aurait dû prouver ce fait (ATF 132 III 689 consid. 4.5; 129 III 18 consid. 2.6; 126 III 189 consid. 2b). Le tribunal établit sa conviction par une libre appréciation des preuves administrées (art.”
“Les renseignements requis par l’appelante en lien avec les opérations E______ et F______ doivent lui être fournis par l’intimée en application des articles 4 et 7 des contrats relatifs à ces opérations. L’appelante est par ailleurs en droit d’exiger la remise des états financiers de l’intimée et un état à jour de ses engagements en application des articles 4 des contrats relatifs aux opérations I______ et J______. L’intimée ne le conteste d’ailleurs pas. Elle ne conteste pas non plus n’avoir pas fourni ces informations à l’appelante, en dépit des mises en demeure que celle-ci lui a adressées. Contrairement à ce que soutient l’intimée, la requête de l’appelante est bien une action de droit matériel, fondée sur une obligation contractée par l’intimée, et non une requête de preuve à futur. L’appelante est en droit d’exiger l’exécution des contrats litigieux conformément aux art. 97 et 107 al. 1 CO. Elle n’a en effet pas choisi d’utiliser la voie de la demande de dommages intérêts prévue par l’art. 107 al. 2 CO. Le fait que l’intimée ait introduit une action en libération de dette n’est pas déterminant. En effet, l’intimée ne conteste dans le cadre de cette action que la validité des taux d’intérêts et du pourcentage des bénéfices fixés par les contrats litigieux mais ne remet pas en question la validité des obligations d’information prévues par lesdits contrats. Il ressort de ce qui précède que le cas est clair, en ce sens que l’intimée a l’obligation de fournir les informations requises par l’appelante en application des articles 4 et 7 des contrats de prêts conclus par les parties les 6 février 2017, 31 mai 2017, 31 mars 2018 et 16 juillet 2018. L’intimée n’allègue pas avoir satisfait à ses obligations. Elle sera dès lors condamnée à le faire, conformément aux conclusions de l’appelante. 3. L’appelante requiert que la Cour assortisse cette condamnation de menace de la peine prévue à l’art. 292 CP pour l’administratrice de l’intimée et qu’elle ordonne en outre une « perquisition » dans les locaux de l’intimée, si celle-ci ne devait pas déférer à cette injonction.”
Bei Verkäufen beweglicher Sachen im kaufmännischen Verkehr sieht Art. 190 Abs. 1 OR eine spezielle Rechtsvermutung vor: Der vereinbarte Liefertermin gilt als fataler Termin (Art. 108 Ziff. 3 OR), und mit Ablauf dieses Termins wird vermutet, dass der Käufer auf die Lieferung verzichtet und Schadenersatz wegen Nichterfüllung verlangt. In diesem Fall kommen die in Art. 107 Abs. 2 OR vorgesehenen Möglichkeiten in Betracht (Beibehaltung des Vertrags mit Geltendmachung von Schadenersatz oder Rücktritt vom Vertrag).
“La fixation d'un délai de grâce convenable supplémentaire n'est pas nécessaire notamment lorsqu'il ressort de l'attitude du débiteur que cette mesure serait sans effet (art. 108 ch. 1 CO) ou lorsque aux termes du contrat l'exécution doit avoir lieu exactement à un terme fixe (fatal) ou dans un délai déterminé (art. 108 ch. 3 CO). Dans le domaine des ventes mobilières commerciales, l'art. 190 al. 1 CO prévoit deux présomptions spéciales. D'une part, le terme convenu pour la livraison est présumé être un terme fatal (art. 108 ch. 3 CO) et, d'autre part, à l’expiration du terme convenu, l’acheteur est présumé renoncer à la livraison et demander des dommages et intérêts pour cause d'inexécution (Venturi/Zen-Zuffinen, in Commentaire romand CO I, 3ème éd., 2021, n. 1-2 ad art. 190 CO). 2.1.2 En cas de demeure (qualifiée) du débiteur, soit après l'expiration du délai de grâce ou si les cas de figure prévus à l’art. 108 CO sont réalisés, le créancier qui en fait la déclaration immédiate peut alors renoncer à l’exécution et notamment opter pour l’une des voies suivantes (art. 107 al. 2 CO) : - soit réclamer des dommage-intérêts pour cause d'inexécution (art. 107 al. 2 in fine 1ère hypothèse CO ; maintien du contrat mais renonciation à son exécution ; ci-après : voie n° 1), c’est-à-dire des dommages-intérêts positifs en indemnisation de son intérêt à l’exécution de l’obligation, destinés à le replacer dans la situation qui serait la sienne si le contrat avait été correctement exécuté, couvrant notamment le gain manqué sur la revente ou l’utilisation de la prestation contractuelle non exécutée (ATF 136 III 273 consid. 2.4; arrêt du Tribunal fédéral 4D_64/2020 du 27 janvier 2021 consid. 5.2 et les références citées) ; - soit se départir du contrat (art. 107 al. 2 in fine 2ème hypothèse CO; résolution du contrat avec effet ex tunc ; ci-après : voie n° 2), auquel cas il peut refuser la prestation promise, répéter ce qu'il a déjà payé et demander la réparation du dommage résultant de la caducité du contrat (art. 109 CO), c’est-à-dire des dommages-intérêts négatifs destinés à le replacer dans la situation qui serait la sienne s’il n’avait pas conclu le contrat, lesquels ne couvrent pas le gain manqué (ATF 136 III 273 consid.”
“La fixation d'un délai de grâce convenable supplémentaire n'est pas nécessaire notamment lorsqu'il ressort de l'attitude du débiteur que cette mesure serait sans effet (art. 108 ch. 1 CO) ou lorsque aux termes du contrat l'exécution doit avoir lieu exactement à un terme fixe (fatal) ou dans un délai déterminé (art. 108 ch. 3 CO). Dans le domaine des ventes mobilières commerciales, l'art. 190 al. 1 CO prévoit deux présomptions spéciales. D'une part, le terme convenu pour la livraison est présumé être un terme fatal (art. 108 ch. 3 CO) et, d'autre part, à l’expiration du terme convenu, l’acheteur est présumé renoncer à la livraison et demander des dommages et intérêts pour cause d'inexécution (Venturi/Zen-Zuffinen, in Commentaire romand CO I, 3ème éd., 2021, n. 1-2 ad art. 190 CO). 2.1.2 En cas de demeure (qualifiée) du débiteur, soit après l'expiration du délai de grâce ou si les cas de figure prévus à l’art. 108 CO sont réalisés, le créancier qui en fait la déclaration immédiate peut alors renoncer à l’exécution et notamment opter pour l’une des voies suivantes (art. 107 al. 2 CO) : - soit réclamer des dommage-intérêts pour cause d'inexécution (art. 107 al. 2 in fine 1ère hypothèse CO ; maintien du contrat mais renonciation à son exécution ; ci-après : voie n° 1), c’est-à-dire des dommages-intérêts positifs en indemnisation de son intérêt à l’exécution de l’obligation, destinés à le replacer dans la situation qui serait la sienne si le contrat avait été correctement exécuté, couvrant notamment le gain manqué sur la revente ou l’utilisation de la prestation contractuelle non exécutée (ATF 136 III 273 consid. 2.4; arrêt du Tribunal fédéral 4D_64/2020 du 27 janvier 2021 consid. 5.2 et les références citées) ; - soit se départir du contrat (art. 107 al. 2 in fine 2ème hypothèse CO; résolution du contrat avec effet ex tunc ; ci-après : voie n° 2), auquel cas il peut refuser la prestation promise, répéter ce qu'il a déjà payé et demander la réparation du dommage résultant de la caducité du contrat (art. 109 CO), c’est-à-dire des dommages-intérêts négatifs destinés à le replacer dans la situation qui serait la sienne s’il n’avait pas conclu le contrat, lesquels ne couvrent pas le gain manqué (ATF 136 III 273 consid.”
Bei Verzug oder nicht erfüllter Leistung nach Art. 107 OR stützt sich ein Anspruch auf positiven Schadenersatz auf Art. 97 OR. Die Haftung setzt voraus: (1) eine Verletzung der vertraglichen Pflichten; (2) einen Schaden; (3) einen kausalen (natürlichen und adäquaten) Zusammenhang zwischen Pflichtverletzung und Schaden; und (4) Verschulden.
“Ce n'est que si le juge ne parvient pas à déterminer la volonté réelle et commune des parties - parce que les preuves font défaut ou ne sont pas concluantes - ou s'il constate qu'une partie n'a pas compris la volonté exprimée par l'autre à l'époque de la conclusion du contrat - ce qui ne ressort pas déjà du simple fait qu'elle l'affirme en procédure, mais doit résulter de l'administration des preuves -, qu'il doit recourir à l'interprétation normative (ou objective), à savoir rechercher leur volonté objective, en déterminant le sens que, d'après les règles de la bonne foi, chacune d'elles pouvait et devait raisonnablement prêter aux déclarations de volonté de l'autre. Il s'agit d'une interprétation selon le principe de la confiance (ATF 144 III 93 consid. 5.2.3; arrêt du Tribunal fédéral 4A_643/2020 précité consid. 4). 4.1.5 A teneur de l'art. 107 al. 1 CO, lorsque, dans un contrat bilatéral, l'une des parties est en demeure, l'autre peut lui fixer ou lui faire fixer par l'autorité compétente un délai convenable pour s'exécuter. Si l'exécution n'est pas intervenue à l'expiration de ce délai, le droit de la demander et d'actionner en dommages-intérêts pour cause de retard peut toujours être exercé; cependant, le créancier qui en fait la déclaration immédiate peut renoncer à ce droit et réclamer des dommages-intérêts pour cause d'inexécution ou se départir du contrat. Que ce soit en application de l'art. 107 CO ou en raison d'une impossibilité fautive d'exécuter la prestation, le droit à des dommages-intérêts positifs est fondé sur l'art. 97 CO (Thévenoz, Commentaire romand CO I, 2021, n° 29 ad art. 107 CO). La responsabilité du débiteur est donc subordonnée aux quatre conditions suivantes, conformément au régime général de l'art. 97 CO: une violation des obligations qui lui incombent en vertu du contrat; un dommage; un rapport de causalité (naturelle et adéquate) entre la violation du contrat et le dommage et une faute (arrêt du Tribunal fédéral 4A_350/2019 du 9 janvier 2020 consid. 3.1). 4.1.6 Les art. 59 et ss. CPC étant applicables mutatis mutandis à la procédure de recours, le tribunal vérifie d'office la recevabilité d'une voie de droit, notamment la légitimation au recours (Bastons Bulletti, Petit commentaire CPC, 2020, n° 18 ad Intro art. 308-334 CPC). Est formellement lésé celui qui n'a pas obtenu le plein de ses conclusions. Seul est décisif le dispositif de la décision et non sa motivation, qui ne peut avoir autorité de chose jugée.”
“2 En l'espèce, il n'est plus contesté par les parties, une fois le caractère injustifié de la résiliation immédiate des contrats par l'intimée admis conformément aux considérants précédents, que l'intimée s'est trouvée en demeure et qu'elle doit donc réparer les dommages-intérêts positifs subis par l'appelante, celle-ci ayant persisté dans un premier temps dans l'exécution des contrats, puis ayant choisi la résiliation de ceux-ci. Seules sont litigieuses des questions en lien avec l'objection de comportement de substitution licite retenue par le Tribunal, la quotité de l'intérêt compensatoire et l'application des clauses limitatives de responsabilité. 5. Les deux parties appelantes reprochent au premier juge d'avoir mal appliqué les règles relatives au comportement de substitution licite, en lien avec la fin hypothétique des contrats. Il s'agit dans ce cadre de procéder à un raisonnement théorique : quelle aurait été la durée des contrats s'ils avaient été exécutés correctement par les deux parties? En bref, selon l'appelante, le contrat aurait pu se poursuivre au-delà du terme du 30 septembre 2014, car les relations entre les parties se seraient améliorées au fil du temps, alors que l'intimée soutient que l'appelante, mécontente de l'exécution des contrats, aurait résilié de manière anticipée. 5.1 5.1.1 Que ce soit en application de l'art. 107 CO ou en raison d'une impossibilité fautive d'exécuter la prestation, le droit à des dommages-intérêts positif est fondé sur l'art. 97 CO (Thévenoz, op. cit., n. 29 ad art. 107 CO). La responsabilité du débiteur est donc subordonnée aux quatre conditions suivantes, conformément au régime général de l'art. 97 CO (arrêts du Tribunal fédéral 4A_175/2018 du 19 novembre 2018 consid. 4; 4A_588/2011 du 3 mai 2012 consid. 2.2.2) : (1) une violation des obligations qui lui incombent en vertu du contrat; (2) un dommage; (3) un rapport de causalité (naturelle et adéquate) entre la violation du contrat et le dommage (Weber/Emmenegger, Berner Kommentar - Die Folgen der Nichterfüllung - Art. 97 - 109 OR, 2ème éd. 2020, n. 160 ad art. 107 CO); et (4) une faute (arrêt du Tribunal fédéral 4A_350/2019 du 9 janvier 2020 consid. 3.1). En ce qui concerne le rapport de causalité, l'acte ou l'omission (fautif) doit être en relation de causalité naturelle et adéquate avec le dommage. Lorsque le manquement reproché au débiteur est lié à une action, le rapport de causalité naturelle existe dès que l'acte commis a entraîné le dommage.”
Entbehrlichkeit der Nachfrist: Eine Nachfristsetzung ist nach Art. 107 Abs. 2 OR nicht erforderlich, wenn nach den Umständen und dem Verhalten des Schuldners offensichtlich ist, dass eine Fristsetzung ergebnislos bliebe (etwa bei klarer, endgültiger Verweigerung der Leistung). In solchen Fällen ist das Unterbleiben der Mahnung rechtlich folgenlos, weil die Nachfristzwecklosigkeit die Pflicht zur Fristsetzung entfallen lässt.
“Unbestrittenermassen weigerte sich der Beklagte in der Fol- ge, die geforderten Rückzahlungen zu leisten, da er sich wie bereits dargelegt auf den Standpunkt stellt, dass kein zulässiger Grund für einen Rücktritt vom Vertrag vorlag. Ebenfalls unbestritten blieb, dass die Klägerin in der Folge am 5. November 2018 eine Betreibung gegen den Beklagten für die damals ausste- henden Ratenzahlungen erhoben hatte (act. 4/5), gegen welche der Beklagte Rechtsvorschlag erhob (act. 2 N 17). Gemäss unbestrittener Darstellung der Klä- gerin hat der Beklagte sodann bisher keine Rückzahlungen geleistet. Der Beklag- te macht nicht geltend, das Kündigungsschreiben vom 28. Februar 2018 nicht er- halten zu haben oder dass dieses aus formellen Gründen nicht korrekt gewesen sei. Vielmehr wird aus seinen Ausführungen klar, dass er (aufgrund seiner ande- ren rechtlichen Einschätzung des Vertrags) nicht gewillt ist, der Klägerin den Restbetrag des Darlehens zurückzuzahlen. Die Klägerin sah sich daher gestützt auf Art. 107 Abs. 2 OR dazu berechtigt, mit E-Mail vom 20. August 2020 ohne eine Nachfristansetzung von der Rückzah- lungsvereinbarung gemäss "Fitnessvertrag" zurückzutreten und den gesamten ausstehenden Betrag geltend zu machen (act. 2 N 18, act. 14 N 14, act. 22 N 34). Dass sie auf eine Nachfrist verzichten durfte, begründete sie damit, dass sich eine solche aufgrund des Verhaltens des Beklagten sowieso als unnütz erwiesen hätte (Art. 108 Ziff. 1 OR; act. 2 N 27). Der Beklagte hatte sich anlässlich des vo- rinstanzlichen Verfahrens nicht substantiiert zu den klägerischen Vorbringen be- treffend den Rücktritt geäussert, sondern machte zur Hauptsache Ausführungen in Bezug auf das Zerwürfnis zwischen den Parteien (act. 8 N 7 - 21 und Prot. Vi S. 6f.). Im Berufungsverfahren monierte der Beklagte den Rücktritt vom Vertrag gestützt auf Art. 107 Abs. 2 OR als widersprüchlich, da die Klägerin zuerst einen Widerruf des Vertrags gestützt auf Art. 404 OR ausgesprochen habe (act. 31 - 14 - N 17). Da der Rücktritt indessen erst erfolgte, nachdem der Beklagte nach dem Widerruf jegliche Rückzahlung verweigert hatte, kann seinen Ausführungen nicht gefolgt werden.”
“107 CO apparaît plus à même de garantir sécurité et prévisibilité dans les rapports juridiques; elle est également mieux adaptée lorsque le superficiaire viole de manière répétée et/ou durable ses obligations. Il convient ainsi de considérer que le superficiant doit mettre en demeure le superficiaire de rétablir la situation conforme au droit ou à ses obligations contractuelles en lui impartissant un délai de grâce à cet effet. Cette formalité ne saurait toutefois être imposée lorsqu'il apparaît d'emblée, eu égard à l'attitude du superficiaire, qu'elle restera sans effet (art. 108 ch. 1 CO par analogie; SPYCHER, op. cit., n° 8 ad art. 779h CC), ce qui suppose un refus clair et définitif de la part du superficiaire de se mettre en conformité (ATF 110 II 141 consid. 1b; arrêt 5C.152/2003 du 5 février 2004 consid. 4.1.3 non publié in ATF 130 III 302). L'exigence posée par FREIMÜLLER d'action immédiate dès la connaissance de la violation ne saurait être suivie, dans la mesure où la condition d'avis immédiat pour résoudre le contrat de l'art. 107 al. 2 CO intervient après l'expiration du délai de grâce et non pas au moment où le débiteur se trouve en demeure d'exécution au sens de l'art. 102 CO. Il faut au contraire admettre que, pour autant que les BGE 150 III 63 S. 69 règles sur la prescription ne fassent pas obstacle à l'exercice de ce droit, le superficiant peut se prévaloir de son droit de retour tant que dure la violation, la démonstration par le superficiaire de l'existence d'un consentement tacite ou d'un abus de droit en raison de l'écoulement du temps étant réservée (en ce sens: SPYCHER, op. cit., n° 8 ad art. 779h CC; ISLER/GROSS, op. cit., n° 10 ad art. 779f CC; STEINAUER, Retour anticipé, op. cit., p. 87 s.).”
“2 OR gehört allerdings auch ein allfälliger Verspätungsschaden (P ETER GAUCH/WALTHER S. SCHLU- EP /SUSAN EMMENEGGER, Schweizerisches Obligationenrecht, Allgemeiner Teil, Band II, 10. Aufl. 2014, N 2772; INGEBORG SCHWENZER, Schweizerisches Obligati- onenrecht, Allgemeiner Teil, 7. Aufl. 2016, N 66.27; ANDREAS THIER, in: Obligatio- nenrecht, Kurzkommentar, hrsg. von Heinrich Honsell, 2014, N. 11 zu Art. 107 OR). Für die Schadensberechnung ist frühestens auf den Eintritt des verschulde- ten Verzugseintritts abzustellen (T HIER, in: Kurzkommentar, N. 11 zu Art. 107 OR; ROLF H. WEBER, in: Berner Kommentar, hrsg. von Heinz Hausheer, 2000, N. 224 zu Art. 99 OR, N. 187, 207 zu Art. 107 OR; WIEGAND, in: Basler Kommentar, N. 19 zu Art. 107 OR). Ein Verspätungsschaden wäre gestützt auf Art. 103 Abs. 1 i.V.m. Art. 102 OR zu ersetzen, wenn die Voraussetzungen des Schuldnerverzugs vor- lagen (vgl. D IETER MEDICUS/STEPHAN LORENZ, Schuldrecht I, 21. Aufl. 2015, N 345, 511). Da die Beklagte vorliegend im Rahmen von Art. 107 Abs. 2 OR nicht auch einen Verspätungsschaden geltend macht, bedürfen die Voraussetzungen des Schuldnerverzugs keiner Prüfung. Das allfällige Fehlen einer vorgängigen Mah- nung bleibt folgenlos. Die Nachfristansetzung ist die "ultimativ an den Schuldner gerichtete Aufforde- rung, seiner Verbindlichkeit innerhalb der gesetzten Frist vollumfänglich [...] nachzukommen" (W OLFGANG WIEGAND, in: Basler Kommentar, N. 7 zu Art. 107 - 23 - OR). Inhalt und Zweck der Nachfristansetzung müssen hinreichend klar zum Aus- druck kommen (BGer 4C.216/2000 v.”
“Au vu des éléments au dossier, il paraissait d’ailleurs plus probable qu'aucun permis ne soit jamais délivré. L'avènement de la condition suspensive faisait donc défaut, l'expectative de droit renforcée disparaissait et les parties se retrouvaient dans la même situation que si elles n'avaient jamais conclu l'acte conditionnel. En d'autres termes, le contrat cessait de produire ses effets. 10.3.6 Une autre solution juridique consisterait à considérer que l'appelante était un créancier en demeure. Les relations contractuelles des parties impliquaient en effet, dans un premier temps, que l'appelante effectue les démarches nécessaires – forcément préalables, comme on l'a vu, aux démarches de l'intimée – en vue de la délivrance du permis de construire. Dès lors que l’appelante n’avait rien entrepris après huit mois et que l’on ne pouvait en l'état exiger d’elle qu'elle accepte la mise à disposition des locaux et paie le loyer, l'intimée était fondée à la mettre en demeure (demeure du débiteur), et sans aucune réponse, à se départir du contrat (art. 107 al. 2 CO). 10.3.7 On notera encore que l’art. 156 CO, qui permet de considérer que la condition dont l’une des parties a empêché l’avènement au mépris des règles de la bonne foi est réalisée, n’est pas applicable au cas d’espèce. En effet, si l’intimée aurait éventuellement pu se fonder sur cette disposition pour réclamer le paiement du loyer, cette disposition ne permet pas de se départir du contrat. 10.3.8 En conclusion, lorsque l'intimée a déclaré résoudre le contrat, il était clair que la condition suspensive que constituait l'octroi du permis de construire pour la transformation des locaux ne serait pas remplie dans un délai raisonnable. Le contrat – ou précontrat – cessait donc de déployer des effets sans même qu'une déclaration soit nécessaire. A cela s'ajoute que l'appelante était en demeure d'exécuter ses obligations relatives à la délivrance du permis et que l'intimée était fondée à résoudre le contrat. 11. 11.1 L'appelante fait encore valoir que de la mettre en demeure sur la base de la non-constitution de la garantie serait contraire à la bonne foi et constituerait un abus de droit, puisqu'elle avait déposé 80'000 fr.”
Ist aus dem Verhalten des Schuldners ersichtlich, dass Mahnung und Fristsetzung sinnlos wären (z. B. ausdrückliche Leistungsverweigerung oder die klare Bestreitung eines Vertragsverhältnisses), kann der Gläubiger auf die Nachfrist verzichten und die in Art. 107 Abs. 2 OR vorgesehene sofortige Wahl erklären. Voraussetzung ist, dass die Umstände ein derartiges Verzichten rechtfertigen; die Rechtsprechung stellt an die Unverzüglichkeit in diesen Fällen keine strengen Anforderungen.
“synallagmatique), l'une des parties est en demeure, l'autre peut lui fixer un délai convenable pour s'exécuter. Cette demeure dite qualifiée suppose une interpellation (ou sommation), par laquelle le créancier invite le débiteur à exécuter sa prestation, et la fixation d'un délai déterminé convenable pour cette exécution. Le créancier est dispensé de l'exigence de fixer un délai convenable au débiteur dans les hypothèses de l'art. 108 CO. En particulier, le délai d'exécution n'est pas nécessaire lorsqu'il ressort de l'attitude du débiteur que cette mesure serait sans effet (art. 108 ch. 1 CO). Il en va de même si l'obligation doit être exécutée exactement à un terme fixe ou dans un délai déterminé (art. 108 ch. 3 CO); il faut que, selon la volonté exprimée par les contractants, l'obligation ne puisse être exécutée que dans un délai déterminé (ATF 121 III 453 consid. 4b; 110 II 141 consid. 1b). Si le créancier en fait la déclaration immédiate, il peut exercer le droit d'option que lui confère l'art. 107 al. 2 CO, en particulier déclarer résoudre le contrat et demander la réparation de l'intérêt négatif (arrêt 4A_219/2020 du 12 mars 2021 consid. 4.1; s'agissant de l'exigence de déclaration immédiate dans les hypothèses prévues à l'art. 108 ch. 1 et ch. 3 CO, cf. ATF 143 III 495 consid. 4.3.2; 96 II 47 consid. 2; arrêt 4A_271/2019 du 14 novembre 2019 consid. 6).”
“Cette demeure dite qualifiée suppose une interpellation (ou sommation), par laquelle le créancier invite le débiteur à exécuter sa prestation, et la fixation d'un délai déterminé convenable pour cette exécution. Selon la jurisprudence, l'exigence de toute interpellation a pour but d'épargner au débiteur un traitement trop rigoureux, lorsqu'il ignore l'époque de l'exécution ou que cette époque est indéterminée; font exception le cas où l'échéance a été fixée conventionnellement et les autres cas dans lesquels il serait inéquitable que la demeure fût subordonnée à une interpellation, comme dans l'hypothèse où il est clair qu'en dépit de l'interpellation, le débiteur ne s'exécutera pas (ATF 97 II 58 consid. 5 p. 64). Quant à l'exigence de fixer un délai convenable au débiteur, le créancier en est dispensé dans les hypothèses de l'art. 108 CO; tel est le cas notamment lorsqu'il ressort de l'attitude du débiteur que cette mesure serait sans effet (art. 108 ch. 1 CO). Autrement dit, lorsqu'il est clair que le débiteur ne s'exécutera pas, ni ne le fera dans le délai, le créancier est dispensé de l'interpeller et de lui fixer un délai convenable et peut exercer le droit d'option que lui confère l'art. 107 al. 2 CO, en particulier déclarer résoudre le contrat et demander la réparation de l'intérêt négatif.”
“Vielmehr wird aus seinen Ausführungen klar, dass er (aufgrund seiner ande- ren rechtlichen Einschätzung des Vertrags) nicht gewillt ist, der Klägerin den Restbetrag des Darlehens zurückzuzahlen. Die Klägerin sah sich daher gestützt auf Art. 107 Abs. 2 OR dazu berechtigt, mit E-Mail vom 20. August 2020 ohne eine Nachfristansetzung von der Rückzah- lungsvereinbarung gemäss "Fitnessvertrag" zurückzutreten und den gesamten ausstehenden Betrag geltend zu machen (act. 2 N 18, act. 14 N 14, act. 22 N 34). Dass sie auf eine Nachfrist verzichten durfte, begründete sie damit, dass sich eine solche aufgrund des Verhaltens des Beklagten sowieso als unnütz erwiesen hätte (Art. 108 Ziff. 1 OR; act. 2 N 27). Der Beklagte hatte sich anlässlich des vo- rinstanzlichen Verfahrens nicht substantiiert zu den klägerischen Vorbringen be- treffend den Rücktritt geäussert, sondern machte zur Hauptsache Ausführungen in Bezug auf das Zerwürfnis zwischen den Parteien (act. 8 N 7 - 21 und Prot. Vi S. 6f.). Im Berufungsverfahren monierte der Beklagte den Rücktritt vom Vertrag gestützt auf Art. 107 Abs. 2 OR als widersprüchlich, da die Klägerin zuerst einen Widerruf des Vertrags gestützt auf Art. 404 OR ausgesprochen habe (act. 31 - 14 - N 17). Da der Rücktritt indessen erst erfolgte, nachdem der Beklagte nach dem Widerruf jegliche Rückzahlung verweigert hatte, kann seinen Ausführungen nicht gefolgt werden. Vielmehr befand sich der Beklagte, nachdem die Klägerin bereits mit Brief vom 28. Februar 2018 den Widerruf erklärt hatte und ihn zu Rückzahlun- gen ab Ende März 2018 aufgefordert hatte, in Verzug. Nachdem er sodann unbe- strittenermassen während mehr als zwei Jahren keinerlei Zahlungen getätigt und gegen ein Betreibungsbegehren der Klägerin Rechtsvorschlag erhoben hatte so- wie offensichtlich damals und heute die Ansicht vertritt, rechtlich nicht zur Rück- zahlung des Darlehens verpflichtet zu sein, war es seitens der Klägerin auch zu- lässig, auf die Ansetzung einer Nachfrist zu verzichten und am 20. August 2020 direkt den Rücktritt vom Vertrag zu erklären.”
“Die Beklagte führt schliesslich aus, die beteiligten Personen bzw. Familienmitglie- der von Familie D._____ können als Zeugen geladen werden, ohne jedoch näher darzulegen, welche Aussagen von welchen Zeugen sie zu welchen Behauptun- gen als Beweis offeriert (act- 25 S. 12). Zusammengefasst ist festzuhalten, dass die Beklagte die Lieferung der bestellten Waren und damit die Vertragserfüllung nicht beweisen konnte. Es ist daher in tat- sächlicher Hinsicht davon auszugehen, dass die Waren nicht geliefert wurden und sich die Beklagte ihre Schuld trotz Fälligkeit nicht erfüllt hat. Das Schreiben der Klägerin vom 17. November 2020 stellt eine Mahnung und zugleich eine Fristan- setzung im Sinne von Art. 107 Abs. 1 OR dar (vgl. Urteil des Bundesgerichts 4C.216/2000 E. 2a; BGE 103 II 102 E. 1). Damit befand sich die Beklagte in Ver- zug. - 20 - Die Nachfrist lief am 28. November 2020 ungenutzt ab. Danach war die Klägerin berechtigt, ihre Wahl gemäss Art. 107 Abs. 2 OR zu treffen. Die Beklagte liess sich erst am 10. Dezember 2020 vernehmen und bestritt das Vorliegen einer Be- stellung (act. 1 Rz. 14, act. 3/20). Mit Schreiben vom 9. Februar 2021 traf die Klä- gerin ihre Wahl und erklärte den Vertragsrücktritt. Zwischen dem Ablauf der Nach- frist und der Erklärung des Rücktritts verstrichen zwar über zwei Monate. Da die Beklagte jedoch ihre Leistung verweigert mit dem Hinweis, dass die Klägerin die behauptete Bestellung bei der Beklagten nie getätigt habe, sind nach der in Erw.”
Solange der Gläubiger sein Wahlrecht nach Art. 107 OR noch nicht ausgeübt hat, kann er dem Schuldner erneut eine Nachfrist ansetzen; Rechtsprechung und Lehre statuieren keine generelle Höchstfrist für die erneute Nachsetzung. Der Gläubiger muss sich dabei an die Grundsätze von Treu und Glauben halten. Blosses Verhandeln über das weitere Vorgehen stellt nicht automatisch die Ausübung des Wahlrechts dar, kann aber als konkludente Verlängerung der Nachfrist verstanden werden, selbst wenn keine konkrete Frist genannt wurde.
“Sie habe die Beklagte weiterarbeiten lassen und mündlich und schriftlich weiterverhandelt und erst nach mehreren Monaten den Rücktritt erklärt, was nicht zulässig sei (act. 26 Rz. 257 ff. ). Dieser Einwand der Beklagten verfängt nicht. So lange der Gläubiger sein Wahlrecht im Sinne von Art. 107 OR noch nicht getroffen hat, kann er dem Schuldner eine neue Nachfrist ansetzen. Eine generelle Frist, innert welcher eine erneute Nachfrist anzusetzen wäre, statuieren Rechtsprechung und Lehre nicht (vgl. etwa W EBER/EMMENEGGER, a.a.O., N 146 zu Art. 107 OR m.w.H.). Der Gläu- biger hat lediglich die Grundsätze von Treu und Glauben einzuhalten (WIEGAND, BSK OR I, a.a.O., N 11 zu Art. 107 OR). Vorliegend sind zwischen der ersten und der zweiten Mahnung der Klägerin mehrere Monate vergangen. In der Zwischen- zeit haben die Parteien weiteren Kontakt gehabt, jedoch ohne dass die Klägerin ausdrücklich eine Wahl im Sinne von Art. 107 OR getroffen hätte. Dies macht auch die Beklagte nicht geltend. Sie stützt sich vielmehr auf eine konkludente Wahl, ohne konkret auszuführen, auf welche Handlungen der Klägerin sie sich stütze. Alleine das Verhandeln über das weitere Vorgehen kann kein Festhalten am Vertrag bedeuten. Vielmehr ist darin eine konkludente Verlängerung der Nachfrist zu sehen, auch wenn diese ohne konkretes Datum erfolgt ist und ent- sprechend keine zusätzliche Verzugswirkung hervorrufen konnte. Eine eigentliche Wahl hat sie damit aber nicht wahrgenommen. Hinzu kommt, dass die Klägerin wie gezeigt in der ersten und der zweiten Mahnung nicht denselben Sachverhalt abgemahnt hat. Während sich das erste Mahnschreiben ausschliesslich mit der angeblichen Verspätung auseinandersetzt, wird im relevanten Schreiben erstmals auch die unzulässige Leistungsverweigerung durch die Beklagte thematisiert. Somit handelt es sich in rechtlicher Hinsicht beim Schreiben vom 2.”
“Ob unter Würdigung der gesamten Umstände die Frist - 31 - für die Fertigstellung der Maschine angemessen gewesen wäre, kann offen blei- ben, zumal dies für die Frage des Verzugs nach dem Gesagten nicht relevant ist. Die Beklagte stellt sich weiter auf den Standpunkt, die Klägerin sei gar nicht berechtigt gewesen, nach der Mahnung vom 24. Juni 2015 erneut zu mahnen. Nach Ablauf der Nachfrist hätte sie unverzüglich eine der Wahlmöglichkeiten wahrnehmen oder eine neue Nachfrist ansetzen müssen. Sie habe die Beklagte weiterarbeiten lassen und mündlich und schriftlich weiterverhandelt und erst nach mehreren Monaten den Rücktritt erklärt, was nicht zulässig sei (act. 26 Rz. 257 ff. ). Dieser Einwand der Beklagten verfängt nicht. So lange der Gläubiger sein Wahlrecht im Sinne von Art. 107 OR noch nicht getroffen hat, kann er dem Schuldner eine neue Nachfrist ansetzen. Eine generelle Frist, innert welcher eine erneute Nachfrist anzusetzen wäre, statuieren Rechtsprechung und Lehre nicht (vgl. etwa W EBER/EMMENEGGER, a.a.O., N 146 zu Art. 107 OR m.w.H.). Der Gläu- biger hat lediglich die Grundsätze von Treu und Glauben einzuhalten (WIEGAND, BSK OR I, a.a.O., N 11 zu Art. 107 OR). Vorliegend sind zwischen der ersten und der zweiten Mahnung der Klägerin mehrere Monate vergangen. In der Zwischen- zeit haben die Parteien weiteren Kontakt gehabt, jedoch ohne dass die Klägerin ausdrücklich eine Wahl im Sinne von Art. 107 OR getroffen hätte. Dies macht auch die Beklagte nicht geltend. Sie stützt sich vielmehr auf eine konkludente Wahl, ohne konkret auszuführen, auf welche Handlungen der Klägerin sie sich stütze. Alleine das Verhandeln über das weitere Vorgehen kann kein Festhalten am Vertrag bedeuten. Vielmehr ist darin eine konkludente Verlängerung der Nachfrist zu sehen, auch wenn diese ohne konkretes Datum erfolgt ist und ent- sprechend keine zusätzliche Verzugswirkung hervorrufen konnte. Eine eigentliche Wahl hat sie damit aber nicht wahrgenommen.”
“Die Beklagte stellt sich weiter auf den Standpunkt, die Klägerin sei gar nicht berechtigt gewesen, nach der Mahnung vom 24. Juni 2015 erneut zu mahnen. Nach Ablauf der Nachfrist hätte sie unverzüglich eine der Wahlmöglichkeiten wahrnehmen oder eine neue Nachfrist ansetzen müssen. Sie habe die Beklagte weiterarbeiten lassen und mündlich und schriftlich weiterverhandelt und erst nach mehreren Monaten den Rücktritt erklärt, was nicht zulässig sei (act. 26 Rz. 257 ff. ). Dieser Einwand der Beklagten verfängt nicht. So lange der Gläubiger sein Wahlrecht im Sinne von Art. 107 OR noch nicht getroffen hat, kann er dem Schuldner eine neue Nachfrist ansetzen. Eine generelle Frist, innert welcher eine erneute Nachfrist anzusetzen wäre, statuieren Rechtsprechung und Lehre nicht (vgl. etwa W EBER/EMMENEGGER, a.a.O., N 146 zu Art. 107 OR m.w.H.). Der Gläu- biger hat lediglich die Grundsätze von Treu und Glauben einzuhalten (WIEGAND, BSK OR I, a.a.O., N 11 zu Art. 107 OR). Vorliegend sind zwischen der ersten und der zweiten Mahnung der Klägerin mehrere Monate vergangen. In der Zwischen- zeit haben die Parteien weiteren Kontakt gehabt, jedoch ohne dass die Klägerin ausdrücklich eine Wahl im Sinne von Art. 107 OR getroffen hätte. Dies macht auch die Beklagte nicht geltend. Sie stützt sich vielmehr auf eine konkludente Wahl, ohne konkret auszuführen, auf welche Handlungen der Klägerin sie sich stütze. Alleine das Verhandeln über das weitere Vorgehen kann kein Festhalten am Vertrag bedeuten. Vielmehr ist darin eine konkludente Verlängerung der Nachfrist zu sehen, auch wenn diese ohne konkretes Datum erfolgt ist und ent- sprechend keine zusätzliche Verzugswirkung hervorrufen konnte. Eine eigentliche Wahl hat sie damit aber nicht wahrgenommen. Hinzu kommt, dass die Klägerin wie gezeigt in der ersten und der zweiten Mahnung nicht denselben Sachverhalt abgemahnt hat.”
Entscheidet die Konkursmasse, den Vertrag nicht auszuführen, wird die Naturalforderung des Gläubigers in eine gleichwertige Geldforderung umgewandelt und fällt in die Masse. Der Gläubiger kann in diesem Fall sein positives Interesse an der Erfüllung als Geldforderung anmelden oder den Vertrag lösen und das negative Interesse geltend machen; die Befriedigung erfolgt nur bis zur Höhe des verfügbaren Konkursdividends.
“A l'inverse, la masse peut décider de ne pas exécuter le contrat, auquel cas la créance en nature du cocontractant envers le failli est convertie en une prétention pécuniaire de valeur équivalente (art. 211 al. 1 LP). Celle-ci tombe dans la masse et sera colloquée comme toute autre créance pécuniaire, ouvrant de la sorte la voie à une action en contestation de l'état de collocation au sens de l'art. 250 LP. Le choix d'exécuter le contrat en nature en application de l'art. 211 al. 2 LP ou d'y renoncer relève de la compétence exclusive de l'administration de la faillite. Sa décision en la matière n'est pas une décision sujette à plainte selon l'art. 17 LP (JEANNERET, op. cit., n. 30 ad art. 211 LP et les arrêts cités). Dans la majorité des cas, la masse en faillite n'exécutera pas le contrat, celle-ci n'étant jamais tenue juridiquement de le faire. Dans ce cas, les règles générales du code des obligations sur l'inexécution du contrat s'appliquent et le créancier pourra produire sa créance dans le cadre de la faillite. Le cocontractant pourra donc soit maintenir le contrat et produire dans la faillite une créance correspondant à son intérêt à l'exécution du contrat (intérêt positif; art. 107 al. 2 CO, 211 al. 1 LP), soit résoudre le contrat et produire dans la faillite une créance correspondant à l'intérêt négatif (art. 107 al. 2 et 109 CO). En tous les cas, sa créance ne sera honorée qu'à concurrence du dividende de faillite disponible (JEANNERET, op. cit., n. 35-37 ad art. 211 LP et les références cités). Cependant, en cas de renonciation de la masse à exécuter le contrat, le failli est en droit de l'exécuter lui-même au moyen de ses biens libres (par ex. son salaire), dans la mesure du moins où le cocontractant n'est pas fondé à refuser cette exécution pour un motif de droit matériel. Le failli recouvre son droit d'exécution personnelle dès la renonciation de l'administration et avant même la fin de la procédure de faillite; la renonciation de l'administration porte non seulement sur le droit d'exécution, mais aussi sur la prestation qui en est l'objet. Même si la prestation en faveur du failli consiste en une chose susceptible d'appropriation, elle échappera à la mainmise des créanciers (GILLIERON, Poursuites pour dettes, faillite et concordat, op.”
“A l'inverse, la masse peut décider de ne pas exécuter le contrat, auquel cas la créance en nature du cocontractant envers le failli est convertie en une prétention pécuniaire de valeur équivalente (art. 211 al. 1 LP). Celle-ci tombe dans la masse et sera colloquée comme toute autre créance pécuniaire, ouvrant de la sorte la voie à une action en contestation de l'état de collocation au sens de l'art. 250 LP. Le choix d'exécuter le contrat en nature en application de l'art. 211 al. 2 LP ou d'y renoncer relève de la compétence exclusive de l'administration de la faillite. Sa décision en la matière n'est pas une décision sujette à plainte selon l'art. 17 LP (JEANNERET, op. cit., n. 30 ad art. 211 LP et les arrêts cités). Dans la majorité des cas, la masse en faillite n'exécutera pas le contrat, celle-ci n'étant jamais tenue juridiquement de le faire. Dans ce cas, les règles générales du code des obligations sur l'inexécution du contrat s'appliquent et le créancier pourra produire sa créance dans le cadre de la faillite. Le cocontractant pourra donc soit maintenir le contrat et produire dans la faillite une créance correspondant à son intérêt à l'exécution du contrat (intérêt positif; art. 107 al. 2 CO, 211 al. 1 LP), soit résoudre le contrat et produire dans la faillite une créance correspondant à l'intérêt négatif (art. 107 al. 2 et 109 CO). En tous les cas, sa créance ne sera honorée qu'à concurrence du dividende de faillite disponible (JEANNERET, op. cit., n. 35-37 ad art. 211 LP et les références cités). Cependant, en cas de renonciation de la masse à exécuter le contrat, le failli est en droit de l'exécuter lui-même au moyen de ses biens libres (par ex. son salaire), dans la mesure du moins où le cocontractant n'est pas fondé à refuser cette exécution pour un motif de droit matériel. Le failli recouvre son droit d'exécution personnelle dès la renonciation de l'administration et avant même la fin de la procédure de faillite; la renonciation de l'administration porte non seulement sur le droit d'exécution, mais aussi sur la prestation qui en est l'objet. Même si la prestation en faveur du failli consiste en une chose susceptible d'appropriation, elle échappera à la mainmise des créanciers (GILLIERON, Poursuites pour dettes, faillite et concordat, op.”
“A l'inverse, la masse peut décider de ne pas exécuter le contrat, auquel cas la créance en nature du cocontractant envers le failli est convertie en une prétention pécuniaire de valeur équivalente (art. 211 al. 1 LP). Celle-ci tombe dans la masse et sera colloquée comme toute autre créance pécuniaire, ouvrant de la sorte la voie à une action en contestation de l'état de collocation au sens de l'art. 250 LP. Le choix d'exécuter le contrat en nature en application de l'art. 211 al. 2 LP ou d'y renoncer relève de la compétence exclusive de l'administration de la faillite. Sa décision en la matière n'est pas une décision sujette à plainte selon l'art. 17 LP (JEANNERET, op. cit., n. 30 ad art. 211 LP et les arrêts cités). Dans la majorité des cas, la masse en faillite n'exécutera pas le contrat, celle-ci n'étant jamais tenue juridiquement de le faire. Dans ce cas, les règles générales du code des obligations sur l'inexécution du contrat s'appliquent et le créancier pourra produire sa créance dans le cadre de la faillite. Le cocontractant pourra donc soit maintenir le contrat et produire dans la faillite une créance correspondant à son intérêt à l'exécution du contrat (intérêt positif; art. 107 al. 2 CO, 211 al. 1 LP), soit résoudre le contrat et produire dans la faillite une créance correspondant à l'intérêt négatif (art. 107 al. 2 et 109 CO). En tous les cas, sa créance ne sera honorée qu'à concurrence du dividende de faillite disponible (JEANNERET, op. cit., n. 35-37 ad art. 211 LP et les références cités). Cependant, en cas de renonciation de la masse à exécuter le contrat, le failli est en droit de l'exécuter lui-même au moyen de ses biens libres (par ex. son salaire), dans la mesure du moins où le cocontractant n'est pas fondé à refuser cette exécution pour un motif de droit matériel. Le failli recouvre son droit d'exécution personnelle dès la renonciation de l'administration et avant même la fin de la procédure de faillite; la renonciation de l'administration porte non seulement sur le droit d'exécution, mais aussi sur la prestation qui en est l'objet. Même si la prestation en faveur du failli consiste en une chose susceptible d'appropriation, elle échappera à la mainmise des créanciers (GILLIERON, Poursuites pour dettes, faillite et concordat, op.”
Nach Art. 107 Abs. 2 OR hat der Gläubiger nach angemessener Fristsetzung verschiedene Wahlrechte: er kann weiterhin auf nachträgliche Erfüllung bestehen und zugleich Verzögerungsschaden geltend machen; er kann anstelle der Leistung Ersatz des positiven Interesses (Schadensersatz wegen Nichterfüllung) verlangen; oder er kann den Verzicht auf die Leistung erklären und vom Vertrag zurücktreten, wobei dann das negative Interesse zu ersetzen ist. Diese Differenzierung der Anspruchsarten entspricht der in den Quellen dargestellten Systematik der Rechte des Gläubigers bei Verzug.
“Ainsi, en d'autres termes, lorsque l'entrepreneur est en retard, que ce soit à la livraison de l'ouvrage final ou si les parties ont donné un caractère contraignant à des délais intermédiaires lors de l'exécution de l'ouvrage, les règles ordinaires sur la demeure du débiteur s'appliquent (art. 102 et suivants CO; Tercier/Bieri/Carron, op. cit., n. 3700 et 3702; arrêt du Tribunal fédéral 4A_298/2019 du 31 mars 2020 consid. 6.1). 4.1.3 Conformément aux art. 102 et suivants CO qui règlent la demeure du débiteur, le créancier dispose de trois choix, lorsque son débiteur tombe en demeure : 1° continuer d'exiger l'exécution en nature tout en conservant, le cas échéant, le droit aux dommages-intérêts pour cause de retard (art. 103 et 106 CO) et à un intérêt moratoire (art. 104 CO); 2° renoncer à l'exécution en nature et exiger l'indemnisation de son intérêt à l'exécution du contrat (dommages-intérêts positifs), soit en échange de sa propre prestation, soit sous imputation de la valeur de celle-ci (méthode de la différence); 3° résoudre le contrat, se libérer de ses propres obligations, provoquer la restitution des prestations déjà fournies et exiger l'indemnisation de son intérêt négatif (art. 109 CO; Thevenoz, Commentaire Romand - CO I, 3ème éd. 2021, n. 1 ad art. 107 CO). 4.2 En l'espèce, il n'est plus contesté par les parties, une fois le caractère injustifié de la résiliation immédiate des contrats par l'intimée admis conformément aux considérants précédents, que l'intimée s'est trouvée en demeure et qu'elle doit donc réparer les dommages-intérêts positifs subis par l'appelante, celle-ci ayant persisté dans un premier temps dans l'exécution des contrats, puis ayant choisi la résiliation de ceux-ci. Seules sont litigieuses des questions en lien avec l'objection de comportement de substitution licite retenue par le Tribunal, la quotité de l'intérêt compensatoire et l'application des clauses limitatives de responsabilité. 5. Les deux parties appelantes reprochent au premier juge d'avoir mal appliqué les règles relatives au comportement de substitution licite, en lien avec la fin hypothétique des contrats. Il s'agit dans ce cadre de procéder à un raisonnement théorique : quelle aurait été la durée des contrats s'ils avaient été exécutés correctement par les deux parties?”
“Ainsi, en d'autres termes, lorsque l'entrepreneur est en retard, que ce soit à la livraison de l'ouvrage final ou si les parties ont donné un caractère contraignant à des délais intermédiaires lors de l'exécution de l'ouvrage, les règles ordinaires sur la demeure du débiteur s'appliquent (art. 102 et suivants CO; Tercier/Bieri/Carron, op. cit., n. 3700 et 3702; arrêt du Tribunal fédéral 4A_298/2019 du 31 mars 2020 consid. 6.1). 4.1.3 Conformément aux art. 102 et suivants CO qui règlent la demeure du débiteur, le créancier dispose de trois choix, lorsque son débiteur tombe en demeure : 1° continuer d'exiger l'exécution en nature tout en conservant, le cas échéant, le droit aux dommages-intérêts pour cause de retard (art. 103 et 106 CO) et à un intérêt moratoire (art. 104 CO); 2° renoncer à l'exécution en nature et exiger l'indemnisation de son intérêt à l'exécution du contrat (dommages-intérêts positifs), soit en échange de sa propre prestation, soit sous imputation de la valeur de celle-ci (méthode de la différence); 3° résoudre le contrat, se libérer de ses propres obligations, provoquer la restitution des prestations déjà fournies et exiger l'indemnisation de son intérêt négatif (art. 109 CO; Thevenoz, Commentaire Romand - CO I, 3ème éd. 2021, n. 1 ad art. 107 CO). 4.2 En l'espèce, il n'est plus contesté par les parties, une fois le caractère injustifié de la résiliation immédiate des contrats par l'intimée admis conformément aux considérants précédents, que l'intimée s'est trouvée en demeure et qu'elle doit donc réparer les dommages-intérêts positifs subis par l'appelante, celle-ci ayant persisté dans un premier temps dans l'exécution des contrats, puis ayant choisi la résiliation de ceux-ci. Seules sont litigieuses des questions en lien avec l'objection de comportement de substitution licite retenue par le Tribunal, la quotité de l'intérêt compensatoire et l'application des clauses limitatives de responsabilité. 5. Les deux parties appelantes reprochent au premier juge d'avoir mal appliqué les règles relatives au comportement de substitution licite, en lien avec la fin hypothétique des contrats. Il s'agit dans ce cadre de procéder à un raisonnement théorique : quelle aurait été la durée des contrats s'ils avaient été exécutés correctement par les deux parties?”
Bei Dauerschuldverhältnissen entfällt nach der Rechtsprechung das rückwirkende Rücktrittsrecht; stattdessen bleibt nur die ex nunc‑Auflösung (Resiliation) möglich. Bei Ausübung der Resiliation werden die Parteien nur für die Zukunft von ihren Verpflichtungen befreit; bereits ausgetauschte Leistungen werden nicht rückabgewickelt. Der Schuldner, dessen Verzug zur Auflösung des Vertrags geführt hat, hat den Schaden infolge der Caducität des Vertrags zu ersetzen; die Entschädigung beschränkt sich grundsätzlich auf das negative Interesse (in der Regel kein Ersatz entgangenen Gewinns aus dem gelösten Vertrag).
“1 CO, lorsque, dans un contrat bilatéral, l'une des parties est en demeure, l'autre peut lui fixer ou lui faire fixer par l'autorité compétente un délai convenable pour s'exécuter. Si l'exécution n'est pas intervenue à l'expiration de ce délai, le droit de la demander et d'actionner en dommages-intérêts pour cause de retard peut toujours être exercé; cependant, le créancier qui en fait la déclaration immédiate peut renoncer à ce droit et réclamer des dommages-intérêts pour cause d'inexécution ou se départir du contrat. La fixation d'un délai n'est pas nécessaire lorsqu'il ressort de l'attitude du débiteur que cette mesure serait sans effet (art. 108 ch. 1 CO). En présence d'un contrat de durée, le droit de se départir rétroactivement du contrat est supprimé et seul est maintenu le droit de résilier ex nunc. Lorsque le créancier fait usage de son droit de résiliation, les deux parties sont donc libérées de leurs obligations pour l'avenir; mais les prestations qu'elles ont échangées ne sont en revanche plus remises en cause (ATF 123 III 124; Tercier, Le droit des obligations, 2009, n° 1324; Thevenoz, Commentaire romand du CO I, 2021, n° 36 et 41ss ad art. 107 CO et n° 19 ad art. 109 CO). Le débiteur dont la demeure a amené le créancier à résoudre le contrat doit en outre réparer le dommage résultant de la caducité du contrat (art. 109 al. 2 CO). En principe, lorsque le créancier opte pour la résiliation du contrat, son indemnisation se limite alors à son intérêt négatif: il doit être placé dans la situation patrimoniale qui serait la sienne s'il n'avait pas conclu le contrat devenu caduc. Le débiteur n'est ainsi pas tenu de réparer le gain manqué sur le contrat résolu, les dommages-intérêts négatifs couvrant essentiellement les frais exposés en vain dans la négociation, la conclusion puis le début d'exécution du contrat, les dommages-intérêts dus à des tiers en raison de l'inexécution du contrat résolu et le gain manqué sur d'autres affaires auxquelles le créancier a renoncé en raison du contrat résolu (arrêt du Tribunal fédéral 4A_251/2010 du 12 août 2010 consid. 2; Thevenoz, op.cit., n° 14 et 15 ad art. 109 CO). 4.1.3 Conformément à la maxime des débats (art.”
“1 CO, lorsque, dans un contrat bilatéral, l'une des parties est en demeure, l'autre peut lui fixer ou lui faire fixer par l'autorité compétente un délai convenable pour s'exécuter. Si l'exécution n'est pas intervenue à l'expiration de ce délai, le droit de la demander et d'actionner en dommages-intérêts pour cause de retard peut toujours être exercé; cependant, le créancier qui en fait la déclaration immédiate peut renoncer à ce droit et réclamer des dommages-intérêts pour cause d'inexécution ou se départir du contrat. La fixation d'un délai n'est pas nécessaire lorsqu'il ressort de l'attitude du débiteur que cette mesure serait sans effet (art. 108 ch. 1 CO). En présence d'un contrat de durée, le droit de se départir rétroactivement du contrat est supprimé et seul est maintenu le droit de résilier ex nunc. Lorsque le créancier fait usage de son droit de résiliation, les deux parties sont donc libérées de leurs obligations pour l'avenir; mais les prestations qu'elles ont échangées ne sont en revanche plus remises en cause (ATF 123 III 124; Tercier, Le droit des obligations, 2009, n° 1324; Thevenoz, Commentaire romand du CO I, 2021, n° 36 et 41ss ad art. 107 CO et n° 19 ad art. 109 CO). Le débiteur dont la demeure a amené le créancier à résoudre le contrat doit en outre réparer le dommage résultant de la caducité du contrat (art. 109 al. 2 CO). En principe, lorsque le créancier opte pour la résiliation du contrat, son indemnisation se limite alors à son intérêt négatif: il doit être placé dans la situation patrimoniale qui serait la sienne s'il n'avait pas conclu le contrat devenu caduc. Le débiteur n'est ainsi pas tenu de réparer le gain manqué sur le contrat résolu, les dommages-intérêts négatifs couvrant essentiellement les frais exposés en vain dans la négociation, la conclusion puis le début d'exécution du contrat, les dommages-intérêts dus à des tiers en raison de l'inexécution du contrat résolu et le gain manqué sur d'autres affaires auxquelles le créancier a renoncé en raison du contrat résolu (arrêt du Tribunal fédéral 4A_251/2010 du 12 août 2010 consid. 2; Thevenoz, op.cit., n° 14 et 15 ad art. 109 CO). 4.1.3 Conformément à la maxime des débats (art.”
Der Schuldner kann die Einrede des «comportement de substitution licite» erheben; hierzu muss er darlegen und beweisen, dass der Schaden auch dann eingetreten wäre, wenn er rechtmässig gehandelt hätte. Für diese Einrede trifft den Schuldner die Darlegungs‑ und Beweislast.
“Seules sont litigieuses des questions en lien avec l'objection de comportement de substitution licite retenue par le Tribunal, la quotité de l'intérêt compensatoire et l'application des clauses limitatives de responsabilité. 5. Les deux parties appelantes reprochent au premier juge d'avoir mal appliqué les règles relatives au comportement de substitution licite, en lien avec la fin hypothétique des contrats. Il s'agit dans ce cadre de procéder à un raisonnement théorique : quelle aurait été la durée des contrats s'ils avaient été exécutés correctement par les deux parties? En bref, selon l'appelante, le contrat aurait pu se poursuivre au-delà du terme du 30 septembre 2014, car les relations entre les parties se seraient améliorées au fil du temps, alors que l'intimée soutient que l'appelante, mécontente de l'exécution des contrats, aurait résilié de manière anticipée. 5.1 5.1.1 Que ce soit en application de l'art. 107 CO ou en raison d'une impossibilité fautive d'exécuter la prestation, le droit à des dommages-intérêts positif est fondé sur l'art. 97 CO (Thévenoz, op. cit., n. 29 ad art. 107 CO). La responsabilité du débiteur est donc subordonnée aux quatre conditions suivantes, conformément au régime général de l'art. 97 CO (arrêts du Tribunal fédéral 4A_175/2018 du 19 novembre 2018 consid. 4; 4A_588/2011 du 3 mai 2012 consid. 2.2.2) : (1) une violation des obligations qui lui incombent en vertu du contrat; (2) un dommage; (3) un rapport de causalité (naturelle et adéquate) entre la violation du contrat et le dommage (Weber/Emmenegger, Berner Kommentar - Die Folgen der Nichterfüllung - Art. 97 - 109 OR, 2ème éd. 2020, n. 160 ad art. 107 CO); et (4) une faute (arrêt du Tribunal fédéral 4A_350/2019 du 9 janvier 2020 consid. 3.1). En ce qui concerne le rapport de causalité, l'acte ou l'omission (fautif) doit être en relation de causalité naturelle et adéquate avec le dommage. Lorsque le manquement reproché au débiteur est lié à une action, le rapport de causalité naturelle existe dès que l'acte commis a entraîné le dommage. Si le créancier parvient à établir ce lien, le débiteur peut soulever l'objection fondée sur le "comportement de substitution licite"; il lui appartient d'alléguer et de prouver que le dommage aurait été causé même s'il avait agi conformément au droit; s'il y parvient, la causalité est dite dépassée et sa responsabilité n'est pas engagée (ATF 131 III 115 consid.”
“Die Ansprüche und Gestaltungsrechte, die das Ge- setz im Falle des Verzuges des Schuldners dem Gläubiger zuerkennt, werden aber aus dem Erfüllungsanspruch des Gläubigers hergeleitet. Dieser hat darzu- tun, dass der Erfüllungsanpruch zur Entstehung gelangt sei, während es Sache des Schuldners ist, die Erfüllung zu beweisen. Das muss auch gelten, wenn der Gläubiger den Ersatz des Verzugsschadens oder an Stelle der Erfüllung Scha- denersatz fordert, und streitig ist, ob der Schuldner erfüllt habe oder nicht. Den Beweis der Erfüllung sich zu sichern, wird dem Schuldner ohnehin zugemutet. Auch im Prozess über die Folgen eines Verzuges ist es seine Sache, die Erfül- lung und deren Zeitpunkt zu beweisen, während der Gläubiger darzutun hat, wann zu erfüllen gewesen wäre und dass er den Schuldner in Verzug gesetzt hat oder der Schuldner ohne Mahnung in Verzug gekommen ist, und dass er seine Rechte aus Art. 107 OR rechtzeitig ausgeübt hat (vgl. dazu M AX GULDENER, Be- weiswürdigung und Beweislast nach schweizerischem Zivilprozessrecht, Zürich 1955, S. 67). Beruft sich der Besteller auf das Rücktrittsrecht gemäss Art. 366 Abs. 1 OR, hat er die Erfüllung sämtlicher dem zugrunde liegenden Voraussetzungen nach- zuweisen. Er trägt insbesondere die Beweislast dafür, dass der Unternehmer das Werk nicht mehr rechtzeitig herstellen wird (G AUDENZ G. ZINDEL/BERTRAND G. SCHOTT, in: WIDMER LÜCHINGER/OSER, BSK OR I, a.a.O., N 43 zu Art. 366 OR).”
Analogie: Nach Lehre und Rechtsprechung finden die Vorschriften über die Nachfristsetzung (Art. 107 Abs. 1 OR) analoge Anwendung auf Verträge über lebenslange Unterhaltspflichten/Erbpflege (vgl. Art. 521 Abs. 2 OR in Verbindung mit Art. 514 ZGB). Ebenfalls wird Art. 107 Abs. 1 OR bei Mietmängeln angewandt. In beiden Fällen ist der Schuldner grundsätzlich anzuhalten bzw. es ist ihm eine angemessene Frist zur nachträglichen Erfüllung zu setzen oder diese Frist von der zuständigen Behörde setzen zu lassen.
“102 ss CO ne s'appliqueraient pas au contrat d'entretien viager conclu selon l'art. 521 al. 2 CO. Pour appuyer leur thèse, les recourants se bornent à rappeler les principes généraux relatifs à la résiliation des pactes successoraux et des contrats d'entretien viager selon l'art. 527 CO, sans exposer en quoi ces principes iraient dans leur sens. Cela étant, la motivation cantonale ne prête pas le flanc à la critique, dans la mesure où il est admis de manière unanime par la doctrine et la jurisprudence que le disposant, qui s'est fait promettre une contre-prestation en échange de dispositions pour cause de mort prises en faveur du cocontractant (art. 514 CC par renvoi de l'art. 521 al. 2 CO), doit procéder conformément aux règles des art. 102 ss CO par analogie pour résilier unilatéralement le contrat en raison d'une inexécution de ce dernier, ce qui implique notamment pour celui-là de fixer ou de faire fixer par l'autorité compétente un délai convenable au cocontractant pour qu'il s'exécute (art. 107 al. 1 CO), sauf les cas prévus à l'art. 108 CO (arrêt C.474/1984 du 24 septembre 1985 consid. 1a; STEINAUER, Le droit des successions, 2e éd. 2015, p. 398 no 737 s.; BREITSCHMID/BORNHAUSER, in Commentaire bâlois, ZGB II, 7e éd. 2023, no 4 ad art. 514 CC; MOOSER, in Commentaire du droit des successions, Commentaire Stämpfli, 2e éd. 2023, no 6 ad art. 514 CC; Weimar, in Berner Kommentar, 2009, no 3 et 4 ad art. 514 CC, Hrubesch-Millauer, Der Erbvertrag, Bindung und Sicherung des (letzten) Willens des Erblassers, 2008, § 9 n. 732 ss; voir également REGAMEY, in Commentaire romand, CC II, 2016, no 7 ad art. 514 CC; Grundmann, in Praxiskommentar, Erbrecht, 5e éd. 2023, no 1 s. et 13 ad art. 514 CC). Au surplus, l'opinion des recourants selon laquelle il allait de soi qu'une mise en demeure aurait été sans effet vu que la défunte était en EMS n'est aucunement explicitée. Fondée sur des considérations appellatoires, elle n'est pas de nature à démontrer que les conditions de l'art. 108 CO seraient réalisées en l'espèce comme les recourants le font valoir de manière péremptoire - sans même mentionner laquelle des hypothèses des ch.”
“________ Sàrl et X1________ déposent une réplique spontanée. C O N S I D E R A N T 1. Interjeté dans les formes et délai légaux, l'appel est recevable (art. 308-311 CPC). 2. a) Selon l’article 258 al. 1 CO, si le bailleur ne délivre pas la chose à la date convenue ou qu’il la délivre avec des défauts qui excluent ou entravent considérablement l’usage pour lequel elle a été louée, le locataire peut invoquer les articles 107 à 109 concernant l’inexécution des contrats. Ces dispositions prévoient que lorsque, dans un contrat bilatéral, l’une des parties est en demeure, l’autre peut lui fixer ou lui faire fixer par l’autorité compétente un délai convenable pour s’exécuter (art. 107 al. 1 CO). Si l’exécution n’est pas intervenue à l’expiration de ce délai, le droit de la demander et d’actionner en dommages-intérêts pour cause de retard peut toujours être exercé ; cependant, le créancier qui en fait la déclaration immédiate peut renoncer à ce droit et réclamer des dommages-intérêts pour cause d’inexécution ou se départir du contrat (art. 107 al. 1 CO). La fixation d’un délai n’est pas nécessaire (1) lorsqu’il ressort de l’attitude du débiteur que cette mesure serait sans effet ; (2) lorsque, par suite de la demeure du débiteur, l’exécution de l’obligation est devenue sans utilité pour le créancier ; (3) lorsqu’aux termes du contrat l’exécution doit avoir lieu exactement à un terme fixe ou dans un délai déterminé (art. 108 CO). Le créancier qui se départ du contrat peut refuser la prestation promise et répéter ce qu’il a déjà payé (art. 109 al. CO). Il peut en outre demander la réparation du dommage résultant de la caducité du contrat, si le débiteur ne prouve qu’aucune faute ne lui est imputable (art. 109 al. 2 CO). b) Le bailleur est tenu de délivrer la chose dans un état approprié à l'usage pour lequel elle a été louée, puis de l'entretenir dans cet état (art. 256 al. 1 CO). Cette obligation du bailleur permet de cerner la notion de défaut, dès lors que celui-ci n'est défini ni à l'article 258 CO s'appliquant aux défauts originels, ni aux articles 259a ss CO énumérant les droits du locataire en cas de défauts subséquents.”
In der Regel ist es nicht erforderlich, den Schuldner bei der Ansetzung einer Nachfrist ausdrücklich auf die Rechtsfolgen des Fristablaufs hinzuweisen. Die als angemessen zu betrachtende Fristdauer lässt sich nicht generell festlegen, sondern bestimmt sich nach den konkreten Umständen des Einzelfalls.
“E. 3; W IEGAND, in: Basler Kom- mentar, N. 7 zu Art. 107 OR). Dazu ist es in der Regel nicht erforderlich, den Schuldner auf die Konsequenzen bei unbenutztem Ablauf der Frist hinzuweisen (BGE 116 II 436 E. 3 S. 441; T HEO GUHL/ALFRED KOLLER, Das Schweizerische Obligationenrecht, 9. Aufl. 2000, § 32 N 16; W IEGAND, in: Basler Kommentar, N. 7 zu Art. 107 OR). Die angemessene Dauer der Frist lässt sich nicht generell be- stimmen, sondern hängt von den konkreten Umständen ab (BGE 105 II 28 E. 3a S. 33; BGE 103 II 102 E. 1b S. 106-107; BGer 4A_306/2018 v.”
Zur Nachfristansetzung genügt, dass die Frist hinreichend deutlich gesetzt wird; ein klarer Fristtermin (auch per E‑Mail) kann ausreichen. Es ist nicht erforderlich, in der Nachfrist ausdrücklich die Androhung der Ausübung der Wahlrechte gemäss Art. 107 Abs. 2 OR vorzunehmen.
“3 unten). 2.1.2.2.3. Mit der E-Mail vom 23. Oktober 2015 setzte die Beklagte der Klägerin für die "Fertigstellung der Wohnungen, Treppenhaus Wände und Decken, inkl. Mängelerledigungen" in den Häusern 51, 53, 55, 57, 59, 61 und 83 Fristen zwi- schen dem 27. Oktober 2015 (Haus 61) und dem 8. Dezember 2015 an (act. 29 Rz. 57, 68; act. 13/6), wobei sie von der Klägerin erwartete, ab Montag [26. Oktober 2015] mit mindestens 10 Mann vor Ort zu sein (act. 13/6). Mit Schreiben vom 27. Oktober 2015 bezog sich die Beklagte auf die E-Mail vom 23. Oktober 2015 und das Besprechungsprotokoll vom 11. September 2015 (act. 29 Rz. 58; act. 13/7). Die Beklagte würdigt die E-Mail vom 23. Oktober 2015 als erste Nachfristansetzung i.S.v. Art. 107 Abs. 1 OR (act. 29 Rz. 57, 59), das Schreiben vom 27. Oktober 2015 dagegen als Mahnung, obwohl sie darin die Ausübung der Wahlrechte gemäss Art. 107 Abs. 2 OR androhte (act. 29 Rz. 28; act. 13/7). Die E-Mail vom 23. Oktober 2015 genügt grundsätzlich den Anforderungen an ei- ne Nachfristansetzung. Die erforderliche Deutlichkeit ergibt sich durch den Hin- - 25 - weis auf "weitere rechtliche Schritte" (act. 13/6; vgl. G UHL/KOLLER, a.a.O., § 32 N 16) sowie die Aufforderung, mit einer Mindestzahl von Beschäftigten auf der Baustelle anwesend zu sein. Eine Androhung, nach Ablauf der angesetzten Fris- ten zur Fertigstellung von den Wahlrechten gemäss Art. 107 Abs. 2 OR Gebrauch zu machen, ist für eine Nachfristansetzung nicht erforderlich. Bei einigen Termi- nen ist allerdings fraglich, ob die Dauer der angesetzten Frist angemessen i.S.v. Art. 107 Abs. 1 OR ist. So setzte die Beklagte die Frist für Haus 65 auf den Tag des Versands der fristsetzenden E-Mail an (act. 29 Rz. 57; act. 13/6). Aus dem Originaltext der E-Mail ergibt sich, dass zum Versandzeitpunkt am 23. Oktober 2015 um 17:55 Uhr die auf 17:00 Uhr angesetzte Frist bereits seit 55 Minuten ab- gelaufen war (act.”
Liegt eine unmissverständliche Erklärung oder sonstiges Verhalten vor, aus dem hervorgeht, dass der Schuldner nicht leisten werde, erübrigt sich die Ansetzung einer Nachfrist; in solchen Fällen wurde in der Rechtsprechung auf die nachträgliche Leistung verzichtet (Art. 107 Abs. 2 OR).
“Die Beschwerdeführerin behaupte nicht, dass sie der Beschwerdegegnerin zur Prüfung der Schlussabrechnung eine Nachfrist gemäss Art. 155 Abs. 2 SIA-Norm 118 angesetzt habe. Die Ansetzung einer Nachfrist erweise sich jedoch in analoger Anwendung von Art. 108 Ziff. 1 OR als entbehrlich, wenn aus dem Verhalten des Schuldners hervorgehe, dass sie sich als unnütz erweisen würde. Die Beschwerdegegnerin habe mit Schreiben vom 18. Januar 2016 auf die nachträgliche Leistung im Sinne von Art. 107 Abs. 2 OR verzichtet. Die Argumentation der Beschwerdegegnerin in diesem Schreiben und ihr weiteres Verhalten würden belegen, dass sie bereits damals nicht bereit gewesen sei, der Beschwerdeführerin eine weitere Vergütung zu bezahlen. Die Beschwerdegegnerin habe denn auch keine Zahlung mehr an die Beschwerdeführerin geleistet. Eine Nachfrist hätte sich deshalb als nutzlos erwiesen. Deshalb sei die Forderung mit Ablauf der Prüfungsfrist am 27. Mai 2016 fällig geworden. Die daran anschliessende Zahlungsfrist von 90 Tagen gemäss Art.”
“Bei einem postalisch zugestellten Schreiben spricht eine natürliche Vermutung dafür, dass dieses am entsprechenden Datum versandt und am Tag danach zugestellt wor- den ist. Diese natürliche Vermutung ist nicht widerlegt worden. Das Schreiben vom 26. April 2016 ging der Beklagten demnach am 27. April 2016 zu. - 11 - Für die Schlussrechnung lief die Prüfungsfrist am 27. Mai 2016 ab (Art. 77 Abs. 1 Ziff. 3 OR). Die Klägerin behauptet nicht, der Beklagten eine Nachfrist gemäss Art. 155 Abs. 2 SIA-Norm 118 angesetzt zu ha- ben. Die Ansetzung einer Nachfrist erweist sich jedoch als entbehrlich, wenn "aus dem Verhalten des Schuldners hervorgeht, dass sie sich als unnütz erweisen würde" (Art. 108 Ziff. 1 OR). Diese Voraussetzung ist erfüllt, wenn "der Schuldner unmissverständlich erklärt oder zum Aus- druck bringt, dass er nicht leisten werde" (BGE 143 II 37 E. 5.2.2 S. 44 m.Nw.; W IDMER LÜCHINGER/WIEGAND, in: Basler Kommentar, N. 11 zu Art. 102 OR). Mit Schreiben vom 18. Januar 2016 verzichtete die Beklagte auf die nachträgliche Leistung i.S.v. Art. 107 Abs. 2 OR (Ziffer”
Die Angemessenheit der Nachfrist richtet sich nach den konkreten Umständen (Interessen der Parteien, Art und Komplexität der Leistung, Dringlichkeit). Je grösser das Interesse des Gläubigers bzw. je grösser die Dringlichkeit (z. B. hohe Volatilität von Sicherheiten), desto kürzer kann die Frist sein; die Lehre und Rechtsprechung nennen in der Regel Zeiträume von fünf bis vierzehn Tagen, lassen in Einzelfällen aber auch Fristen von 24 Stunden zu. Im Werkvertragsbereich ist die Nachfrist so zu bemessen, dass ein sorgfältiger Unternehmer durch verstärkten Einsatz die Fertigstellung noch erreichen kann; sie ist daher in der Regel kürzer als der ursprünglich vereinbarte Liefertermin. Im mietrechtlichen Kontext wird in der Praxis eine Frist von rund 30 Tagen als sachgerecht erachtet.
“Un délai raisonnable se détermine en fonction des circonstances objectives et subjectives (Eigenmann/Thévenoz, op. cit., n. 264 ad Intro LTI et les réf. citées). Selon Bahar/Peyer, le caractère raisonnable du délai imparti au constituant se mesure au cas par cas, en tenant compte des intérêts divergents des parties concernées et en fonction des circonstances, de la complexité de la situation et du principe de la bonne foi. Une grande volatilité des sûretés plaide en faveur d’un délai plus court. La doctrine invoque souvent comme règle générale un délai de cinq à quatorze jours (Bahar/Peyer, op. cit., n. 20 ad art. 32 BEG et les réf. citées). La jurisprudence et la doctrine admettent cependant des délais de 24 heures (TF 4C.243/2006 du 10 juillet 2007 consid. 3.2 ; Handelsgericht ZH HG200220-O du 27 octobre 2022 consid. 3.3.5. ; de Senarclens/Harrison, op. cit. in SJ 2021 II p. 63 ; Zumstein, op. cit., p. 33). Eigenmann/Thévenoz proposent d’appliquer par analogie à l’art. 32 al. 1 LTI les critères dressés dans la jurisprudence relative au délai de grâce de la demeure qualifiée au sens de l’art. 107 al. 1 CO, selon laquelle le délai de grâce doit être suffisant pour permettre à un débiteur diligent de s’y tenir (Eigenmann/Thévenoz, op. cit., n. 264 ad Intro LTI et les réf. citées). A cet égard, la fixation d’un délai de grâce conformément à l’art. 107 al. 1 CO se fait par le biais d’une sommation adressée au débiteur, attirant son attention sur son retard d’exécution (respectivement sur son inexécution) et lui enjoignant d’exécuter intégralement son obligation dans le délai fixé; cette sommation doit être clairement exprimée. Une formulation comme une demande, une invitation ou un ordre n’est pas déterminante ; le débiteur doit cependant pouvoir reconnaître de bonne foi que le créancier veut obtenir la prestation en souffrance et qu’il doit le faire dans le délai accordé, ce qui implique l’indication d’un terme précis ou d’un délai fixe. La durée du délai dépend des circonstances du cas d’espèce, à savoir du type d’exécution et de l’intérêt du créancier à l’exécution. Plus cet intérêt est grand et plus le délai peut être court, et vice versa (ATF 150 III 63 consid.”
“1 CO confère au maître un droit de se départir du contrat d'entreprise sans attendre le terme prévu pour la livraison si l'entrepreneur ne commence pas l'ouvrage à temps (1ère hypothèse), s'il diffère l'exécution de l'ouvrage contrairement aux clauses de la convention (2ème hypothèse) ou si, sans la faute du maître, le retard est tel que, selon toute prévision, l'entrepreneur ne peut plus achever l'ouvrage pour l'époque fixée (3ème hypothèse). Bien que ne visant littéralement que la troisième hypothèse de l'art. 366 al. 1 CO, l’indication "sans la faute du maître" s’applique à toutes les hypothèses de retard précitées (Chaix, Commentaire romand CO I, 2021, n. 12 ad art. 366 CO). La seconde hypothèse susmentionnée vise par exemple le cas de l’entrepreneur qui ne respecte pas un terme intermédiaire, est en retard par rapport à un programme des travaux contraignant ou consacre si peu de moyens que le respect du terme de livraison est mis en danger (Müller, op. cit., p. 429). S'il y a un retard dans l'exécution de l'ouvrage au sens de l'une des trois hypothèses précitées, le maître peut se départir du contrat de manière anticipée s'il en fait la déclaration immédiate et exercer le droit d'option prévu à l'art. 107 al. 2 CO. Toutefois, le maître doit fixer à l'entrepreneur un délai supplémentaire convenable pour s'exécuter afin de lui donner une chance de livrer à temps l'ouvrage (art. 107 al. 1 CO). La durée du délai de grâce doit être fixée de manière à permettre à l’entrepreneur d’achever l’ouvrage en faisant un effort particulier tant en ce qui concerne le rythme que l’engagement de moyens et de force de travail. Le délai doit donc être plus court que celui prévu initialement. Compte tenu cependant du retard déjà accumulé, la fixation d’un délai convenable risque de reporter la date d’exécution au-delà du terme prévu à l’origine. Le maître doit se résigner à cette conséquence, à moins que l’exécution devienne sans utilité après la date de livraison convenue initialement (Chaix, op. cit., n. 16 ad art. 366 CO). La fixation d'un délai de grâce n'est toutefois pas nécessaire dans les cas prévus par l'art. 108 CO (arrêt du Tribunal fédéral 4A_551/2015 du 14 avril 2016 consid. 5.2 et les références citées), soit notamment lorsqu'il ressort de l'attitude du débiteur que cette mesure serait sans effet (art. 108 ch. 1 CO) ou, lorsqu'aux termes du contrat, l'exécution doit avoir lieu exactement à un terme fixe ou dans un délai déterminé (art.”
“Allgemein anerkannt wird, dass das Rücktrittsrechts gemäss Art. 366 Abs. 1 OR zu ergänzen ist durch die allgemeinen Verzugsvoraussetzungen von Art. 102-109 OR (ZINDEL/SCHOTT, a.a.O., N 13 ff. zu Art. 366 OR mit zahlreichen Hinweisen, KOLLER, a.a.O., N 77 ff. zu Art. 366 OR; GAUCH, a.a.O., N 659). Dem- - 24 - zufolge wird der Schuldner erst durch eine Mahnung in Verzug gesetzt (Art. 102 OR). Aus der Mahnung muss der Schuldner erkennen können, welche geschulde- te Leistung gefordert wird. Fordert der Gläubiger dabei mehr als aktuell geschul- det ist, entfaltet diese nur dann keine Wirkung, wenn er - unter Würdigung aller Umstände - die Annahme des tatsächlich Geschuldeten verweigern würde (W ID- MER LÜCHINGER/WIE GAND, a.a.O., N 5 f. zu Art. 102 OR, WEBER/EMMENEGGER, a.a.O., N 72 zu Art. 102 OR). Sodann muss dem Schuldner - unter Vorbehalt von Art. 108 OR - eine angemessene Nachfrist zur Erfüllung angesetzt werden (Art. 107 Abs. 1 OR; Z INDEL/SCHOTT, a.a.O., N 15 zu Art. 366 OR; WOLFGANG WIEGAND, in: WIDMER LÜCHINGER/OSER, BSK OR I, a.a.O., N 6 ff. zu Art. 107 OR; W EBER/EMMENEGGER, a.a.O., N 55 ff. zu Art. 107 OR). Die Angemessenheit beur- teilt sich nach den konkreten Umständen, wobei eine zu kurze Frist zu erstrecken ist, soweit dies vom Schuldner beanstandet wird (W IEGAND, a.a.O., N 9 f. zu Art. 107 OR; WEBER/EMMENEGGER, a.a.O., N 66 ff. und N 78 zu Art. 107 OR). Bei unbenutztem Ablauf der Frist stehen dem Gläubiger die Wahlrechte von Art. 107 Abs. 2 OR zur Verfügung. Er kann folglich an der Erfüllung des Vertrages festhal- ten oder auf diese verzichten. Letzteres erlaubt dem Schuldner Schadenersatz wegen Nichterfüllung zu fordern oder vom Vertrag zurückzutreten (W IEGAND, a.a.O., N 13 ff. zu Art. 107 OR, WEBER/EMMENEGGER, a.a.O., N 109 zu Art. 107 OR).”
“257f OR zwar über seinen Wortlaut hinaus auszulegen und erfasst nicht nur Verletzungen der Pflicht zur Sorgfalt und Rücksichtnahme. Gleichwohl soll die Bestimmung aber nicht die Verletzung von Vertragspflichten schlechthin sanktionieren (BGE 123 III 124 E. 2.a; BGE 132 III 109 E. 5). Dennoch hat es das Bundesgericht in neuerer Zeit akzeptiert, dass die Verletzung von Sicherungsabreden unter dem Blickwinkel von Art. 257f OR geprüft wurde. Diese Fragen brauchen hier aber nicht abschliessend geklärt zu werden: Ist eine Verbindlichkeit fällig, so wird der Schuldner durch Mahnung des Gläubigers in Verzug gesetzt (Art. 102 Abs. 1 OR). Haben die Parteien keinen Zeitpunkt für die Erbringung der Sicherheitsleistung vereinbart, so gelten die allgemeinen Regeln von Art. 75 OR, wonach die Fälligkeit sogleich eintritt (ZK- HIGI/BÜHLMANN, Art. 257e OR N 10; BSK OR I-SCHROETER, 7. Aufl., Art. 75 N 12). Wenn sich ein Schuldner bei zweiseitigen Verträgen im Verzuge befindet, so ist der Gläubiger berechtigt, ihm eine angemessene Frist zur nachträglichen Erfüllung anzusetzen oder ansetzen zu lassen (Art. 107 Abs. 1 OR). Wird auch bis zum Ablaufe dieser Frist nicht erfüllt, so kann der Gläubiger, wenn er es unverzüglich erklärt, unter anderem auf die nachträgliche Leistung verzichten und vom Vertrage zurücktreten (Art. 107 Abs. 2 OR). Diese allgemeinen Regeln des Rücktrittsrechts bei Verzug hat das Bundesgericht, wie dargelegt, in mietrechtlichen Fällen dahingehend modifiziert, dass eine fristlose Kündigung nicht möglich sei. In BGE 132 III 109 erachtete das Bundesgericht eine Kündigungsfrist von 30 Tagen als ausreichend. Es erscheint auch im vorliegenden Fall sachgerecht, eine dreissigtägige Frist zu verlangen, was der Regelung von Art. 257f Abs. 3 OR entspricht. Eine Kündigungsfrist von drei bzw. sechs Monaten bei Geschäftsräumen, wie es Art. 266g OR verlangt, erscheint unangemessen lang (KOLLER, AJP 7/2010 S. 848). Andernfalls wäre der Vermieter sechs Monate lang dem Risiko ausbleibender Mietzinsleistungen und Schäden aus unsorgfältiger Behandlung der Mietsache ausgesetzt; einem Risiko, das nach dem Parteiwillen durch die Vereinbarung einer Sicherheitsleistung gerade ausgeschlossen bzw.”
Ist die Durchführung der Reparation für den Unternehmer mit unverhältnismässig hohen Kosten verbunden, entfällt der Anspruch des Bestellers auf Reparation; der Besteller ist in diesem Fall auf die übrigen Gewährleistungsrechte verwiesen. Zudem ist positiver Schadensersatz nach Art. 107 Abs. 2 OR nur dann denkbar, wenn grundsätzlich ein Recht auf Reparation bestanden hätte (d. h. keine übermässigen Repetitionskosten). Lehnt der Unternehmer die Reparation ab, kann der Besteller — ohne vorgängige Nachfristsetzung — die Reparation aufgeben und sofort positiven Schadensersatz verlangen.
“Le critère de l’exécution raisonnable de la réfection vise à protéger les intérêts de l'entrepreneur, en privant le maître d'une intervention qui se révélerait disproportionnée par rapport à l'intérêt qu'il a à recevoir un ouvrage sans défaut. Savoir si une réfection est hors de proportion dans un cas particulier relève du pouvoir d'appréciation du juge, lequel fait appel aux règles du droit et de l'équité pour déterminer les intérêts réciproques des parties (TF 4C.130/2006 du 8 mai 2007 consid. 5.1 et la réf. citée ; cf. aussi TF 4A_78/2020 du 6 août 2020 consid. 4.7 et la réf. citée). Lorsque l'entrepreneur parvient à démontrer que ces frais sont déraisonnables, le droit à la réfection est exclu. Dans une telle situation, il faut admettre que le maître est renvoyé aux autres droits de garantie, pour autant que leurs conditions d'application soient réalisées (TF 4C.346/2003 du 26 octobre 2004 consid. 4.2). Cela dit, l’arrêt TF 4A_78/2020, invoqué par l’appelant et plus récent, retient que le droit de demander des dommages intérêts positifs (art. 107 al. 2 CO), lorsque l’entrepreneur refuse de réparer l’ouvrage au sens de l’art. 368 al. 2 CO et est en demeure, n’est possible que si le maitre avait un droit à la réparation de l’ouvrage, soit si ce droit n’impliquait pas de dépenses excessives pour l’entrepreneur (consid. 4 et 4.1). Il rappelle également que les dépenses sont excessives lorsque le coût de la réfection est disproportionné par rapport à l'utilité que l'élimination des défauts présente pour le maître. Ce sont ces deux éléments qu'il y a lieu de comparer, en tenant compte tant des intérêts économiques du maître que de ses intérêts non économiques. Le rapport entre le prix de l’ouvrage et les frais de réparation ne constitue tout au plus qu’un indice (consid. 4.8.3) 4.7.2 En l’espèce, les frais de réparation du système d’arrosage automatique, arrêtés par l’expert, sont de 4'500 francs. N’entrent en revanche pas dans de tels frais de réparation ceux découlant de la responsabilité contractuelle de l’appelant pour les dégâts causés par la mauvaise exécution du contrat, soit 1'500 fr.”
“L'entrepreneur est tenu de livrer un ouvrage sans défaut. En cas de livraison d'un ouvrage défectueux, le maître a le choix, aux conditions de l'art. 368 CO, soit d'exiger la résolution du contrat (al. 1), soit la réduction du prix, soit la réfection de l'ouvrage (al. 2). Il résulte des constatations cantonales - qui lient le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF) - que le maître de l'ouvrage a opté en l'espèce pour une réfection de l'ouvrage, et que l'entrepreneur a refusé de procéder à l'entier des travaux de réparation demandés. Si l'entrepreneur refuse de s'exécuter, le maître peut, sans qu'il soit nécessaire de fixer un délai à l'entrepreneur pour effectuer les réfections (art. 108 ch. 1 CO), renoncer à la réparation par ce dernier et exiger immédiatement de lui des dommages-intérêts positifs pour inexécution de son obligation de réfection; il s'agit de la deuxième faculté prévue à l'art. 107 al. 2 CO (ATF 136 III 273 consid. 2.3 et”
Die Verzichtserklärung nach Art. 107 Abs. 2 OR ist ein einseitiges Gestaltungsrecht. Sie ist formfrei, eindeutig und empfangsbedürftig; wegen ihrer umgestaltenden Wirkung ist sie bedingungsfeindlich und unwiderruflich. Eine Verzichtserklärung kann auch konkludent erfolgen. Die Beweislast für das Vorliegen sämtlicher Voraussetzungen des Wahlrechts (insbesondere synallagmatischer Vertrag, Schuldnerverzug, allenfalls erforderliche Nachfristansetzung und eine gültige, unverzügliche Wahlserklärung) trägt der Gläubiger.
“108 OR verzichtet werden, wenn aus dem Ver- halten des Schuldners hervorgeht, dass sie sich als unnütz erweisen würde (Ziff. 1), - 35 - wenn infolge Verzugs des Schuldners die Leistung für den Gläubiger nutzlos ge- worden ist (Ziff. 2) oder wenn sich aus dem Vertrag die Absicht der Parteien ergibt, dass die Leistung genau zu einer bestimmten oder bis zu einer bestimmten Zeit erfolgen soll (Ziff. 3). Die Beweislast für das Vorliegen des Tatbestands trägt der Gläubiger (WIEGAND, a.a.O., Art. 108 N 10). Ist die Fristansetzung gestützt auf Art. 108 OR nicht erforderlich oder wird – sofern sie notwendig war – auch bis zum Ablauf der gesetzten Nachfrist nicht erfüllt, so kann der Gläubiger auf Erfüllung nebst Schadenersatz wegen Verspätung klagen oder stattdessen, wenn er es un- verzüglich erklärt, auf die nachträgliche Leistung verzichten und entweder Ersatz des aus der Nichterfüllung entstandenen Schadens verlangen oder vom Vertrag zurücktreten (Art. 107 Abs. 2 OR; vgl. Urteil HGer ZH HG170179 vom 21. Juni 2019 E. 2.1.; GÖKSU, in: Präjudizienbuch OR. Die Rechtsprechung des Bundesgerichts [1875-2020], 10. Aufl., Zürich 2021, Art. 107 N 2). Als Gestaltungsrecht bedingt die Verzichtserklärung eine formlose, einseitige, eindeutige und empfangsbedürftige Willenserklärung der Rechtsinhaberin (BGE 123 III 16 E. 4.b; GLATTHARD, Das Rücktrittsrecht. Art. 97 Abs. 1 OR und die analoge Anwendung des Rücktrittsrechts nach Art. 107 Abs. 2 OR und Art. 109 OR, in: ASR - Abhandlungen zum Schweize- rischen Recht, Bern 2020, S. 38-59, Rz. 160). Die Erklärung ist wegen ihrer umge- staltenden Wirkung auf das Vertragsverhältnis bedingungsfeindlich und unwider- ruflich (GÖKSU, a.a.O., Art. 107 N 5; BGer Urteil 4A_691/2014 vom 1. April 2015 E. 3.). Sie kann auch konkludent erfolgen (BGE 69 II 243 E. 4.). Beweispflichtig ist der Gläubiger und zwar für das Vorliegen sämtlicher Voraussetzungen, die ihn zur Ausübung eines Wahlrechts gemäss Art.”
“Die Beweislast für das Vorliegen des Tatbestands trägt der Gläubiger (WIEGAND, a.a.O., Art. 108 N 10). Ist die Fristansetzung gestützt auf Art. 108 OR nicht erforderlich oder wird – sofern sie notwendig war – auch bis zum Ablauf der gesetzten Nachfrist nicht erfüllt, so kann der Gläubiger auf Erfüllung nebst Schadenersatz wegen Verspätung klagen oder stattdessen, wenn er es un- verzüglich erklärt, auf die nachträgliche Leistung verzichten und entweder Ersatz des aus der Nichterfüllung entstandenen Schadens verlangen oder vom Vertrag zurücktreten (Art. 107 Abs. 2 OR; vgl. Urteil HGer ZH HG170179 vom 21. Juni 2019 E. 2.1.; GÖKSU, in: Präjudizienbuch OR. Die Rechtsprechung des Bundesgerichts [1875-2020], 10. Aufl., Zürich 2021, Art. 107 N 2). Als Gestaltungsrecht bedingt die Verzichtserklärung eine formlose, einseitige, eindeutige und empfangsbedürftige Willenserklärung der Rechtsinhaberin (BGE 123 III 16 E. 4.b; GLATTHARD, Das Rücktrittsrecht. Art. 97 Abs. 1 OR und die analoge Anwendung des Rücktrittsrechts nach Art. 107 Abs. 2 OR und Art. 109 OR, in: ASR - Abhandlungen zum Schweize- rischen Recht, Bern 2020, S. 38-59, Rz. 160). Die Erklärung ist wegen ihrer umge- staltenden Wirkung auf das Vertragsverhältnis bedingungsfeindlich und unwider- ruflich (GÖKSU, a.a.O., Art. 107 N 5; BGer Urteil 4A_691/2014 vom 1. April 2015 E. 3.). Sie kann auch konkludent erfolgen (BGE 69 II 243 E. 4.). Beweispflichtig ist der Gläubiger und zwar für das Vorliegen sämtlicher Voraussetzungen, die ihn zur Ausübung eines Wahlrechts gemäss Art. 107 Abs. 2 OR ermächtigen, mithin ins- besondere dafür, dass ein synallagmatischer Vertrag und ein Schuldnerverzug vor- liegen sowie dass er eine angemessene Nachfrist angesetzt und eine gültige Wahl- erklärung abgegeben hat (vgl. WEBER / EMMENEGGER, in: Berner Kommentar OR, 2. Aufl., Bern 2020, Art. 107 N 241 m.w.H.). 5.3.Würdigung 5.3.1.1. Die Beklagte führt aus, die Klägerin habe infolge Nichterfüllung keinen An- spruch auf Bezahlung (act. 31 Rz. 39 ff.). Bereits Anfang des Jahres 2013 habe sie der Klägerin mehrfach mitgeteilt, dass sie den Vertrag als nicht verpflichtend resp.”
Die Auflösung des Vertrags im Sinne von Art. 107 Abs. 2 OR kann bereits bei der Festsetzung der Nachfrist oder grundsätzlich vor deren Ablauf erklärt werden; die Erklärung kann mit der Fristsetzung kombiniert werden. Eine Fristsetzung ist nach Art. 108 OR in den dort genannten Fällen entbehrlich.
“xcel Pièces gardées » de la facture de l'appelante du 20 septembre 2019, ont bel et bien été livrées à l’intimée. Le grief doit par conséquent être rejeté. 4. 4.1 L'appelante réclame également le montant de 1'518 fr. 55 en lien avec sa facture n°172002. Elle soutient que l'intimée ne lui a adressé aucune annulation de commande au sens de l'art. 107 al. 2 CO, que le contrat portant sur les 10 lapis lazuli était encore valable lors de la livraison litigieuse, faute de résolution valable du contrat correspondant et qu'elle a livré la marchandise à la partie adverse, ce qui n'est pas contesté, de sorte que le montant précité lui est dû. L'intimée soutient de son côté avoir annulé la commande par courriel du 10 mai 2019. 4.2 Lorsque l'une des parties est en demeure dans un contrat bilatéral, l'autre partie peut lui fixer un délai convenable pour s'exécuter (art. 107 al. 1 CO), et si l'exécution n'est pas intervenue à l'expiration de ce délai, le créancier qui en fait la déclaration immédiate peut se départir du contrat (art. 107 al. 2 CO). La résolution du contrat peut être annoncée déjà avant l'expiration du délai, pour le cas où l'exécution n'interviendrait pas ; en particulier, elle peut être combinée avec la fixation du délai (TF 4A_23/2011 du 23 mars 2011 consid. 4). La fixation d'un délai au débiteur n'est pas nécessaire lorsqu'il ressort de l'attitude du débiteur que cette mesure serait sans effet, lorsque, par suite de la demeure du débiteur, l'exécution de l'obligation est devenue sans utilité pour le créancier ou lorsqu'aux termes du contrat l'exécution doit avoir lieu exactement à un terme fixe ou dans un délai déterminé (art. 108 CO). 4.3 II résulte des pièces du dossier que les 10 et 16 janvier 2019, l'intimée a commandé dix pièces en lapis-lazuli, précisant qu'il lui en fallait deux pour le début du mois de février et les huit restantes pour le milieu du mois de février. Le 15 janvier 2019, l'appelante lui a alors adressé une offre correspondante, pour un prix total de 7’679 francs. L'offre en question mentionnait un délai de quatre semaines dès réception de la commande.”
Wird dem Schuldner eine zu kurze Nachfrist gesetzt, muss er diese beanstanden und eine Verlängerung verlangen; unterlässt er dies, gilt in der Rechtsprechung i.d.R. als angenommen, er sei mit der Frist einverstanden (BGer; s. Quelle 0). Für das Mietrecht (insb. in Zusammenhang mit COVID‑Regelungen) ist die Sanktion bei zu kurzer gesetzter Frist umstritten: Eine Auffassung nimmt eine Verlängerung der Wirkung (analog Art. 107 Abs. 1 OR bzw. Art. 266a Abs. 2 OR) an, eine andere hält das Mahnschreiben für nichtig und betont den zwingenden Schutz bestimmter mietrechtlicher Fristen; das Bundesgericht hat die Frage offen gelassen (Quelle 1).
“259g OR, wenn es ohne entsprechende Behauptung des Vermieters die Voraussetzungen der Mietzinshinterlegung mit der Begründung verneine, der Mieterin habe bewusst sein müssen, dass für die Beseitigung des Schimmels mindestens eine Frist von zwei bis drei Wochen angemessen gewesen wäre und der Vermieter nicht gehalten gewesen sei, die kurze Frist zu beanstanden. Als Laiin habe die Mieterin nicht ermessen können, wie lange die Beseitigung des Schimmels dauere. In der Folge habe der Vermieter nicht reagiert: Er habe weder eine Fristverlängerung verlangt noch die Mängel behoben. Zudem sei die zivilgerichtliche Verneinung der Voraussetzungen der Hinterlegung auch in prozessualer Hinsicht fehlerhaft: Die Mieterin habe bereits in der Klage (Rz 10) geltend gemacht, dass die Hinterlegung angekündigt, rechtzeitig und zulässig gewesen sei, was der Vermieter nicht bestritten habe (Berufung, Rz 13). Das Bundesgericht hielt in Bezug auf die Ansetzung einer Frist zur Mängelbeseitigung Folgendes fest (BGer 4A_647/2015 vom 11. August 2016 E. 5.2.3): «Zur angemessenen Frist im Sinne von Art. 83 Abs. 2 OR, Art. 107 Abs. 1 OR und Art. 259g Abs. 1 OR äusserte sich das Bundesgericht dahingehend, dass sich der Schuldner, dem eine zu kurze Frist gesetzt wird, hiergegen zu verwahren und eine längere Frist zu verlangen hat; sonst ist anzunehmen, er sei mit der ihm gesetzten Frist einverstanden (BGE 116 II 436 E. 2a S. 440; 105 II 28 E. 3b S. 34; Urteil 4A_565/2009 vom 21. Januar 2010 E. 4.2 mit der Präzisierung, dies gelte nicht, wenn für den Mieter von vornherein erkennbar war, dass die von ihm gesetzte Frist unzureichend ist). In der Lehre wird diese Rechtsprechung auf die angemessene Frist im Sinne von Art. 259b OR übertragen, sofern die Mieter dem Vermieter eine (zu kurze) Frist zur Mängelbeseitigung gesetzt haben (Peter Higi, Zürcher Kommentar, 3. Aufl. 1994, N. 30 zu Art. 259b OR; Raymond Bisang und andere, Das schweizerische Mietrecht, SVIT-Kommentar, 3. Aufl. 2008, N. 14 zu Art. 259b OR; Lachat/Roy, in: Das Mietrecht für die Praxis, 8. Aufl. 2009, S. 168 Rz. 11/2.5; Martin Züst, Die Mängelrechte des Mieters von Wohn- und Geschäftsräumen, 1992, S.”
“A teneur de l'art. 2 de l'ordonnance COVID-19 bail à loyer et bail à ferme, si le locataire a du retard pour s'acquitter d'un terme ou de frais accessoires échus entre le 13 mars 2020 et le 31 mai 2020 en raison des mesures prises par le Conseil fédéral pour lutter contre le coronavirus, le bailleur accorde, en dérogation à l'art. 257d al. 1 CO, un délai d'au moins 90 jours pour l'acquittement des montants dus. Cette ordonnance a été abrogée dès le 1er juin 2020. Dans l'hypothèse où le bailleur fixe un délai plus bref que celui légal ou celui contractuel (plus long), la question de la sanction est controversée, le Tribunal fédéral ayant laissé la question ouverte (arrêt du Tribunal fédéral 4C_196/2006 du 04 août 2006 consid. 2). Un premier courant d'opinion considère que l'avis comminatoire n'est pas nul, mais que ses effets sont prolongés à l'échéance correcte pour s'acquitter de l'arriéré. On invoque tantôt l'application analogique de la règle générale sur la demeure du débiteur, inscrite à l'art. 107 al. 1 CO, tantôt celle de l'art. 266a al. 2 CO. Il en découlerait que, faute par le locataire de régler sa dette à temps, le bailleur serait admis à lui signifier le congé prévu à l'art. 257d CO. Un second courant de doctrine juge que l'avis comminatoire qui mentionne un délai trop bref est nul et qu'une éventuelle résiliation extraordinaire donnée par le bailleur s'avère inefficace. On invoque à juste titre le but protecteur de la règle posée à l'art. 257d CO et son caractère impératif, qui se concrétise notamment par son application pratique formaliste. On ajoute que la fixation d'un délai comminatoire inférieur au délai légal (ou convenu) pourrait inciter le locataire à adopter une attitude passive et résignée, en ne réunissant pas les fonds pour s'acquitter du montant en souffrance. On souligne également le risque de pratiques abusives de la part de certains bailleurs (CPra Bail-Wessner, art. 257d CO N 18-19 et les références citées). L'action en expulsion pour défaut de paiement du loyer au sens de l'art.”
Zu prüfen ist, ob bereits geleistete Zahlungen, Gutschriften oder Gegenforderungen bei der Bemessung bzw. Auszahlung von Schadenersatz nach Art. 107 Abs. 2 OR anzurechnen sind; dies kann streitig sein.
“En l'espèce, le recourant ne conteste pas devoir verser des dommages-intérêts à l'intimé en raison de défauts de l'ouvrage livré, ni leur fondement (art. 107 al. 2 CO, deuxième hypothèse). Le litige porte uniquement sur le point de savoir si le recourant a droit au paiement par l'intimé du montant de 6'357 fr. 96, respectivement si cette somme doit être déduite du montant des dommages-intérêts qu'il doit à l'intimé (9'999 fr.).”
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