Pendant la durée du prêt ou de son cautionnement ainsi que pendant les dix années qui suivent, la Confédération jouit d’un droit de préemption sur le fonds acquis avec son aide.
Elle jouit en outre d’un droit d’emption sur ces fonds s’ils sont soustraits à leur affectation ou ne sont pas équipés ou bâtis dans un délai de dix ans dès leur acquisition, aussi longtemps qu’il subsiste un besoin de logements. Lorsque l’intérêt public exige que le terrain soit détourné de son affectation ou qu’il ne subsiste plus de besoin de logements, la Confédération peut, au lieu d’user de son droit d’emption, exiger le remboursement du prêt et des intérêts. Le droit d’emption peut être exercé pendant quinze ans à partir de la date de l’octroi de l’aide fédérale.
Les droits de préemption et d’emption s’exercent au prix de revient majoré de la plus-value du capital propre; le Conseil fédéral règle le calcul de la plus-value.
Les droits de préemption et d’emption doivent être mentionnés au registre foncier comme restrictions de droit public à la propriété. Ils peuvent être cédés aux cantons, aux communes ainsi qu’aux organisations et maîtres d’ouvrage s’occupant de la construction de logements d’utilité publique. L’office fédéral compétent peut renoncer au droit d’emption aux conditions fixées par les dispositions d’exécution.
Les présentes dispositions s’appliquent par analogie au droit de superficie.
L’accord de la Confédération est nécessaire pour que les biens-fonds acquis avec son aide puissent être grevés de gages immobiliers.
Le Conseil fédéral règle au surplus le détail.
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