2 -
une prise en charge médicale inadéquate au regard de ses troubles, se
sentant discriminé dans son statut de détenu (P. 4).
Par courrier du 19 avril 2017, M.________ a déposé plainte
contre les juges cantonaux Meylan, Krieger et Perrot, membres de la
Chambre des recours pénale, pour abus de pouvoir, diffamation, calomnie,
induction de la justice en erreur et corruption. M.________ reproche aux
trois magistrats de ne pas avoir, dans le cadre de l'arrêt rendu le 11 avril
2017, examiné correctement son dossier, invoquant l'absence de preuves
concernant les accusations dont il fait l'objet (P. 5).
Par courrier du 20 avril 2017, M.________ a déposé plainte
contre le Procureur Eric Reynaud pour, notamment, « manquement
d'instruire », diffamation, « abus de droit », corruption, induction de la
justice en erreur et « faux dans les preuves ». Il reproche à ce magistrat
d'instruire l'enquête pénale le concernant uniquement à charge et non à
décharge. Selon lui, le procureur « instrumentalise les défenseurs, les
magistrats des juridictions de recours, la prison » et « intervient pour
qu'un traitement assimilé à la torture lui soit prescrit ». M.________ requiert
son audition pour compléter l'accusation (P. 6).
Par courrier du 9 mai 2017, M.________ a encore déposé plainte
contre Corinne Pollen Borlat, Présidente du Tribunal des mesures de
contrainte, et contre inconnu pour « violation de la présomption
d'innocence, déni de droit, corruption, fausseté juridique, discrimination et
traitement inhumain afin d'obtenir des aveux ». Il reproche à la magistrate
d'avoir prolongé sa détention en raison du risque de récidive et de son
refus de se soumettre à une expertise psychiatrique en vue d'examiner sa
dangerosité. Il estime que le principe de la présomption d'innocence ne
serait pas respecté, que les autorités auraient été amenées à fabriquer
certaines preuves et à en éliminer d'autres, tout en instrumentalisant ses
défenseurs, afin de pouvoir justifier sa détention. Selon M.________, il ne
ferait aucun doute qu'il a été jeté en prison, soumis à un traitement
inhumain et dégradant, assimilé à de la torture, dans le but de lui faire
avouer un crime qu'il n'a pas commis (P. 7).
3 -
B.Par ordonnance du 12 juin 2017, le Procureur général n’est pas
entré en matière sur ces diverses plaintes (I), laissant les frais à la charge
de l’Etat (II).
Le procureur a souligné qu’M.________ ne cessait d’adresser
diverses plaintes contre divers intervenants en soulevant à chaque fois les
mêmes problématiques, soit son insatisfaction face à ses conditions de
détention, son suivi médical ou l’instruction de l’enquête pénale. Selon le
Ministère public, aucun élément ressortant de ces divers écrits ne
permettait toutefois de soupçonner l’existence d’une infraction pénale,
d’où la décision de ne pas entrer en matière sur ces plaintes.
C.Par courrier adressé le 19 juin 2017 à la Chambre des recours
pénale du Tribunal cantonal, M.________ a recouru contre l’ordonnance
précitée, concluant implicitement à son annulation et à ce qu’il soit entré
en matière sur les diverses plaintes déposées.
Il n’a pas été ordonné d’échange d’écritures.
E n d r o i t :