Key legal question
Whether the appeal was timely filed.
Extracted holding
Yes; the appeal was filed within time.
Extracted reasoning
The dispositive part had been notified on 2017-05-04 and the appeal filed on 2017-05-11 was therefore timely.
CPF kc17-008421-191/2017•Appeal inadmissible for lack of motivation in debt enforcement
CPF kc17-008421-191/2017Cantonal Court / Debt Enforcement ChamberAug 23, 2017Dismissed
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A debtor appealed a Justice of the Peace decision granting definitive dismissal of opposition for CHF 130 plus interest in favor of the City of W.________. The cantonal court held that the appeal had been filed in time but was inadmissible because it contained no legally sufficient motivation under Art. 321 CPC. The appellant’s argument that she was not the vehicle holder attacked the underlying penalty order, which could not be reviewed in definitive enforcement proceedings. The appeal was therefore dismissed as inadmissible, without costs.
Art. 321 al. 1 et 2 CPC; definitive debt enforcement appeal; requirements of motivation. The appeal must contain a reasoned critique of the challenged decision and identify the contested passages and supporting evidence with sufficient precision; otherwise the appellate court does not enter into the matter. In the absence of a compliant motivation, neither the remedial mechanism of Art. 132 CPC nor Art. 56 CPC applies. In proceedings concerning definitive lifting of opposition, the debtor cannot challenge the merits of the enforcement title; the enforcement judge is bound by that title and may not review its substantive correctness (consid. 3).
111 TRIBUNAL CANTONAL KC17.008421-171126 191 C O U R D E S P O U R S U I T E S E T F A I L L I T E S
Arrêt du 23 août 2017
Composition : Mme R O U L E A U , présidente MM. Hack et Maillard, juges Greffier :M. Elsig
Art. 321 al. 1 CPC Vu le prononcé non motivé rendu le 4 avril 2017, à la suite de l’interpellation de la poursuivie, par le Juge de paix du district de Lausanne, notifié à la poursuivie le 4 mai 2017, prononçant à concurrence de 130 fr. plus intérêt à 5 % l’an dès le 22 novembre 2016 la mainlevée définitive de l’opposition formée par A., à [...], à la poursuite n° 8'132'156 de l’Office des poursuites du district de Lausanne exercée par la VILLE DE W., à W.________, fixant les frais judiciaires à 90 fr., les mettant à la charge de la poursuivie et disant qu’en conséquence celle-ci rembourserait à la poursuivante son avance de frais, par 90 fr., sans allocation de dépens pour le surplus,
2 - vu le recours, daté du 9 mai 2017 mais remis à la poste le 11 mai 2017, interjeté contre ce prononcé par la poursuivie, vu les motifs du prononcé adressés aux parties le 12 juin 2017 et notifiés à la poursuivie le 14 juin 2017 vu les autres pièces du dossier ; attendu que le recours au sens des art. 319 ss CPC [Code de procédure civile du 19 décembre 2008, RS 272] doit être introduit auprès de l'instance de recours par acte écrit et motivé (art. 321 al. 1 CPC), dans les dix jours à compter de la notification de la décision motivée (art. 321 al. 2 CPC), que le droit de recourir peut toutefois déjà s'exercer dans le délai de demande de motivation, lequel est de dix jours à compter de la communication de la décision sous forme de dispositif (art. 239 al. 1 et 2 première phrase CPC), un acte de recours déposé dans ce délai étant alors considéré comme une demande de motivation, qu'en outre, le principe selon lequel est réputé observé un délai si le mémoire a été adressé à l'autorité précédente, qui vaut pour les recours au Tribunal fédéral (art. 48 al. 3 LTF [loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005, RS 173.110]), doit être également appliqué dans la procédure de recours régie par le CPC (ATF 140 III 636; Tappy, Les voies de droit du nouveau Code de procédure civile, in JdT 2010 III 115, spéc. p. 131), qu’en l’espèce, le dispositif du prononcé a été notifié à la recourante le 4 mai 2017, que le recours, déposé le 11 mai 2017, l’a été en temps utile ; attendu que la partie qui entend user d'une voie de droit a la charge de se conformer à certaines règles de forme, à défaut de quoi sa
3 - démarche sera frappée d'irrecevabilité (Jeandin, in Bohnet/Haldy/Jeandin/Schweizer/Tappy (éd.), Code de procédure civile commenté, Bâle 2011, n. 1 ad art. 321 CPC),
qu'en particulier, selon l'art. 321 al. 1 CPC, le recours doit être motivé, que, si la motivation du recours fait défaut, l’instance de recours n’entre pas en matière, que, selon la jurisprudence du Tribunal fédéral, la motivation du recours doit à tout le moins satisfaire aux exigences qui sont posées pour un acte d’appel (TF 5A_387/2016 du 7 septembre 2016 consid. 3.1 ; TF 5A_488/2015 du 21 août 2015 consid. 3.2.1, publié in RSPC 6/2015 pp. 512 s., et les arrêts cités), que cela signifie que le recourant doit démontrer le caractère erroné de la motivation de la décision attaquée et que son argumentation doit être suffisamment explicite pour que l’instance de recours puisse la comprendre, ce qui suppose une désignation précise des passages de la décision qu’il attaque et des pièces du dossier sur lesquelles il fonde sa critique (ibid.),
que ni l’art. 132 al. 1 et 2 ni l’art. 56 CPC ne sont applicables en cas d’absence de motivation d’un acte de recours (ibid.), qu’en l’espèce la recourante fait valoir qu’elle n’est pas détentrice du véhicule ayant fait l’objet de l’amende en cause, que ce faisant, elle remet en cause l’ordonnance pénale rendue le 23 septembre 2016 par le Stadtrichter de W.________, que ce moyen est irrecevable, dès lors que le juge de la mainlevée ne peut revoir le bien-fondé de la décision sur laquelle se fonde
4 - la demande de mainlevée définitive (ATF 140 III 180 consid. 5.2.1 ; ATF 124 III 501 consid. 3a, JdT 1999 II 136) que, pour le surplus, la recourante n’émet aucun grief contre la motivation du prononcé attaqué, qu’elle n’a produit aucune écriture après la notification des motifs du prononcé, que le recours est en conséquence irrecevable, faute de motivation conforme à l’art. 321 al. 1 CPC ; attendu que le présent arrêt peut être rendu sans frais. Par ces motifs, la Cour des poursuites et faillites du Tribunal cantonal, statuant à huis clos en sa qualité d'autorité de recours en matière sommaire de poursuites, p r o n o n c e : I. Le recours est irrecevable. II. L’arrêt, rendu sans frais, est exécutoire. La présidente : Le greffier : Du L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis clos, est notifié, par l'envoi de photocopies, à :
5 - -Mme A., -Stadtrichteramt (pour Ville de W.). La Cour des poursuites et faillites considère que la valeur litigieuse est de 130 francs. Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile devant le Tribunal fédéral au sens des art. 72 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral – RS 173.110), cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF. Dans les affaires pécuniaires, le recours en matière civile n'est recevable que si la valeur litigieuse s'élève au moins à 15'000 fr. en matière de droit du travail et de droit du bail à loyer, au moins à 30'000 fr. dans les autres cas, à moins que la contestation ne soulève une question juridique de principe (art. 74 LTF). Ces recours doivent être déposés devant le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la présente notification (art. 100 al. 1 LTF). Cet arrêt est communiqué à : -Mme le Juge de paix du district de Lausanne. Le greffier :
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Whether the appeal was timely filed.
Yes; the appeal was filed within time.
The dispositive part had been notified on 2017-05-04 and the appeal filed on 2017-05-11 was therefore timely.
Whether the appeal complied with the duty to state reasons under Art. 321 CPC.
No; the appeal lacked a compliant motivation.
The appellant did not challenge the reasoning of the attacked decision in a sufficiently explicit way and instead sought to contest the underlying penalty order, which is inadmissible in definitive debt-enforcement review.
Whether the debtor could challenge the underlying penalty order in the appeal against definitive enforcement.
No; the enforcement judge cannot review the merits of the underlying title.
The court reiterated that the judge deciding definitive debt relief may not reassess the well-foundedness of the decision serving as enforcement title.
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