projects
7B.226/2000 ΓÇó No execution certificate required when judgment is clearly enforceable by law
7B.226/2000Federal Supreme Court / Criminal Division IIOct 30, 2000Granted
The Federal Supreme Court allowed the creditor's debt-enforcement recourse. It held that the office could not demand a formal certificate of finality for a definitive debt-relief judgment when cantonal law clearly made that judgment immediately enforceable. Because only an extraordinary nullity complaint was available and it had no automatic suspensive effect, the judgment was already final and enforceable by law. The office therefore had to continue the enforcement and move on to seizure.
Art. 88 LP; continuation of enforcement and proof of enforceability of a definitive debt-relief judgment. An execution certificate is not required where the judgment's final and enforceable character follows clearly from the law. This is the case when cantonal law provides only an extraordinary remedy without automatic suspensive effect against the debt-relief judgment. In such circumstances, the limitation period under Art. 88 LP is no longer suspended and the enforcement office may continue the proceedings on the basis of the judgment itself (consid. 2).
[AZA 0/4]
7B.226/2000
126 III 479
Conformément à la jurisprudence rappelée ci-dessus, l'office pouvait dès lors donner suite sans autre à laréquisition de continuer la poursuite sur la base dujugement de mainlevée produit à l'appui de cetteréquisition (cf. ATF 104 III 52 consid. 2; JOOS, op. cit. ,p. 109 ch. 2 in fine).
Certes, en vertu du chiffre 2 des explications figurantau verso du formulaire de la réquisition de continuer lapoursuite (Form. 4), le jugement de mainlevée doit êtreproduit muni d'une attestation de son caractère exécutoire.
Il n'y a pas lieu d'exiger une telle attestation lorsque, comme en l'espèce, le caractère exécutoire du jugementdécoule clairement de la loi. Au demeurant, lesexplications en question n'ont pas force de loi, elles nereprésentent que de simples règles d'ordre; l'office despoursuites peut donc renoncer à l'exigence de l'attestationet donner suite à la réquisition de continuer la poursuiteen notifiant l'avis de saisie, lequel n'en sera pasinvalide, ni totalement nul pour autant (ATF 101 III 40consid. 1, jurisprudence concernant la notification de lacommination de faillite et applicable ici mutatis mutandis).
Lausanne, le 30 octobre 2000