Inadmissibility of appeal against expired residence permit

2C_147/2012Federal Supreme Court / Public Law Division IIFeb 15, 2012Inadmissible

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Omnilex summary

The Federal Supreme Court held that the appeal against revocation of a residence permit was inadmissible. The permit had expired before the appeal, so the challenge could only concern renewal. The appellant no longer lived with his Swiss spouse and did not establish any entitlement under the Foreign Nationals Act or an international treaty. The public-law appeal was therefore barred, and the subsidiary constitutional complaint also failed because no constitutional rights violation was properly alleged. The request for suspensive effect was moot. Court costs of CHF 1,000 were charged to the appellant.

Omnilex headnote

Art. 83 lit. c ch. 2 LTF, Art. 42 LEtr, Art. 50 LEtr, Art. 106 al. 2 LTF; admissibility of a public-law appeal and subsidiary constitutional complaint against revocation of a residence permit. A public-law appeal is inadmissible where the contested permit has expired and the complainant no longer has a current legal interest in the revocation issue; in such a case the proceeding can concern only a possible renewal. In the absence of an enforceable right under federal law or international law, in particular where the marital household has ceased and the conditions of Art. 50 LEtr are neither invoked nor substantiated, the appeal is barred under Art. 83 lit. c ch. 2 LTF. A subsidiary constitutional complaint requires specifically reasoned allegations of constitutional violations; otherwise it is likewise inadmissible (consid. 3-4).

Full text

2C_147/2012
{T 0/2}

Arrêt du 15 février 2012
IIe Cour de droit public

Composition
M. le Juge Zünd, Président.
Greffier: M. Dubey.
Participants à la procédure
X.________,
représenté par Jean-Pierre Moser, avocat,
recourant,

contre

Service de la population du canton de Vaud, avenue de Beaulieu 19, 1014 Lausanne.

Objet
Autorisation de séjour,

recours contre l'arrêt du Tribunal cantonal du canton de Vaud, Cour de droit administratif et public, du 6 janvier 2012.

Considérant en fait et en droit:

1.
X.________, ressortissant marocain né en 1975, a été mis au bénéfice d'une autorisation de séjour pour regroupement familial valable du 20 novembre 2007 au 30 août 2011 à la suite de son mariage le 31 août 2007 avec une ressortissante suisse. Les époux se sont séparés le 30 octobre 2009. L'autorisation de séjour a été révoquée par décision du 2 mars 2011 du Service de la population du canton de Vaud. Cette révocation a été confirmée par arrêt du Tribunal cantonal du canton de Vaud du 6 janvier 2012.

2.
Agissant par la voie du recours en matière de droit public, X.________ demande au Tribunal fédéral d'annuler l'arrêt attaqué et de dire que son autorisation de séjour n'est pas révoquée. Il demande l'effet suspensif au recours.

3.
3.1 Faute d'intérêt actuel, le présent recours ne peut pas porter sur la révocation d'une autorisation de séjour qui s'est éteinte d'elle-même le 30 août 2011. Il ne peut porter par conséquent que sur une éventuelle prolongation de cette dernière, ce à quoi le recourant conclut au moins implicitement.

3.2 Le recours en matière de droit public est irrecevable contre les décisions en matière de droit des étrangers qui concernent une autorisation à laquelle ni le droit fédéral ni le droit international ne donnent droit (art. 83 let. c ch. 2 LTF).

En l'espèce, le recourant ne fait plus ménage commun avec son épouse. Il ne peut donc plus se prévaloir de l'art. 42 LEtr ni d'ailleurs d'un droit résultant d'une convention internationale. Il ne fait pas non plus valoir ni n'expose conformément aux exigences de l'art. 42 al. 2 LTF qu'il remplirait les conditions de l'art. 50 al. 1 let. a et b LEtr. Le recours en matière de droit public est par conséquent irrecevable. Seule demeure ouverte la voie du recours constitutionnel subsidiaire.

4.
Le recours constitutionnel subsidiaire (art. 113 ss LTF) peut en principe être formé pour violation des droits constitutionnels (art. 116 LTF), qui doit être invoquée conformément aux exigences de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF. Le recourant ne se plaint pas de la violation de droits fondamentaux.

5.
Qu'il soit considéré comme recours en matière de droit public ou comme recours constitutionnel subsidiaire, le recours est ainsi manifestement irrecevable (art. 108 al. 1 let. a LTF) et doit être traité selon la procédure simplifiée de l'art. 108 LTF, sans qu'il y ait lieu d'ordonner un échange d'écritures et une audience. La requête d'effet suspensif est par conséquent sans objet. Succombant, le recourant doit supporter les frais de la procédure fédérale (art. 66 al. 1 LTF) et n'a pas droit à des dépens (art. 68 al. 2 LTF).

Par ces motifs, le Président prononce:

1.
Le recours est irrecevable.

2.
Les frais judiciaires, arrêtés à 1'000 fr., sont mis à la charge du recourant.

3.
Le présent arrêt est communiqué au mandataire du recourant, au Service de la population et à la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal du canton de Vaud, ainsi qu'à l'Office fédéral des migrations.

Lausanne, le 15 février 2012
Au nom de la IIe Cour de droit public
du Tribunal fédéral suisse

Le Président: Zünd

Le Greffier: Dubey

Keywords

residence permitfamily reunificationinadmissibilitycurrent interestconstitutional complaintcourt costs

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Key legal question

Whether the public-law appeal was admissible despite the permit having expired and the absence of a legal entitlement to renewal.

Extracted holding

The public-law appeal was inadmissible because the permit had expired and the appellant showed no federal or international right to renewal.

Extracted reasoning

The Court held there was no current interest in challenging the revocation of a permit that had already expired; the case could concern only renewal. Since the appellant no longer lived in a common household and did not invoke or establish a right under Art. 42 LEtr, Art. 50 LEtr, or an international treaty, the public-law appeal was barred by Art. 83 lit. c ch. 2 LTF.

Key legal question

Whether the subsidiary constitutional complaint was admissible.

Extracted holding

It was also inadmissible because no violation of constitutional rights was alleged with the required motivation.

Extracted reasoning

A subsidiary constitutional complaint requires a properly reasoned allegation of constitutional rights violations; the appellant did not raise such grievances.

Key legal question

Whether the request for suspensive effect should be granted.

Extracted holding

The request became moot once the appeal was found manifestly inadmissible.

Extracted reasoning

Because the matter was decided under the simplified procedure without pleadings or hearing, there was no need to decide suspensive effect separately.

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