Inadmissibility of challenge to non-renewal of residence permit

2A.430/2001Federal Supreme Court / Public Law Division IIOct 4, 2001Dismissed

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Omnilex summary

A Yugoslav national challenged the refusal to renew his Geneva residence permit after separating from his wife, who herself held only a residence permit and had filed for divorce in Yugoslavia. The Federal Tribunal held that he had no enforceable right to renewal under federal law or Article 8 ECHR, because no protected family life was shown. The public-law appeal was therefore inadmissible, and no formal procedural grievances were raised that could support a constitutional complaint. The applicant was ordered to pay CHF 500 in judicial costs.

Omnilex headnote

Art. 100 al. 1 let. b ch. 3 OJ; art. 8 par. 1 CEDH; admissibility of public-law appeal against refusal to renew a residence permit. A foreign national who cannot invoke a specific federal rule or treaty conferring a right to a residence permit lacks standing on the merits. The protection of family life under art. 8 par. 1 CEDH does not create such a right where the spouse has no secure residence status in Switzerland and the marital relationship is no longer actually lived. In the absence of formal grievances amounting to a denial of justice, a constitutional complaint is likewise inadmissible (consid. 1).

Full text

[AZA 0/2]
2A.430/2001

IIe COUR DE DROIT PUBLIC


4 octobre 2001

Composition de la Cour: MM. les Juges Wurzburger, Président,
R. Müller et Merkli. Greffier: M. Langone.

_____________

Statuant sur le recours de droit administratif
formé par
J.________, représenté par Me Olivier Carré, avocat à Genève,

contre
la décision prise le 19 juin 2001 par la Commission cantonale de recours de police des étrangers du canton de Genève, dans la cause qui oppose le recourant à l'Office cantonal de la population du canton de Genève;

(refus de prolonger une autorisation de séjour)
Considérant :

que J.________, ressortissant yougoslave, a épousé le 12 juin 1996 une compatriote, titulaire d'une autorisation de séjour en Suisse,

qu'en 1997, il a obtenu une autorisation de séjour pour vivre auprès de son épouse,

que J.________ a quitté le domicile conjugal au début de l'année 1999,

que son épouse a introduit une procédure de divorce en Yougoslavie,

que, par décision du 3 avril 2000, l'Office cantonal de la population du canton de Genève a refusé de renouveler l'autorisation de séjour de J.________,

que, statuant sur recours le 19 juin 2001, la Commission cantonale de recours de police des étrangers du canton de Genève a confirmé cette décision,

qu'agissant par la voie du recours de droit administratif, J.________ demande principalement au Tribunal fédéral d'annuler cette décision du 19 juin 2001,

que le recourant ne peut manifestement se prévaloir d'aucune disposition particulière du droit fédéral ou d'un traité lui accordant le droit à la prolongation d'une autorisation de séjour annuelle,

qu'il ne saurait en particulier tirer un tel droit de la protection de la vie familiale garantie par l'art. 8 par. 1 CEDH,
qu'indépendamment du fait que son épouse n'a aucun droit de présence assuré en Suisse en tant que titulaire d'une simple autorisation de séjour (cf. ATF 119 Ib 91 consid. 1c en la cause Gül; ATF 122 II 1 consid. 1e, 385 consid. 1c; 125 II 633 consid. 2e), le recourant ne peut se prévaloir de relations familiales étroites et effectivement vécues avec son épouse, dont il vit séparé depuis janvier 1999,

que le présent recours est dès lors irrecevable comme recours de droit administratif en vertu de l'art. 100 al. 1 lettre b ch. 3 OJ (cf. ATF 127 II 60 consid. 1a et les arrêts cités),

que, même s'il n'a pas qualité pour agir au fond par la voie du recours de droit public faute d'un droit à une autorisation de séjour, un recourant peut néanmoins se plaindre par cette voie de droit de la violation de ses droits de partie équivalant à un déni de justice formel (ATF 126 I 81 consid. 7b),

qu'en l'espèce, le recourant ne fait toutefois pas valoir de tels griefs d'ordre formel, si bien que le recours de droit public est également irrecevable sous cet angle,

que le présent recours doit être traité selon la procédure simplifiée de l'art. 36a OJ, sans qu'il soit nécessaire d'ordonner un échange d'écritures,

que, succombant, le recourant doit supporter les frais judiciaires (art. 156 al. 1 OJ),

Par ces motifs,

le Tribunal fédéral,

vu l'art. 36a OJ:

1.- Déclare le recours irrecevable.

2.- Met un émolument judiciaire de 500 fr. à la charge du recourant.

3.- Communique le présent arrêt en copie au mandataire du recourant, à l'Office cantonal de la population et à la Commission cantonale de recours de police des étrangers du canton de Genève, ainsi qu'à l'Office fédéral des étrangers.

____________
Lausanne, le 4 octobre 2001 LGE/dxc

Au nom de la IIe Cour de droit public
du TRIBUNAL FEDERAL SUISSE:
Le Président,

Le Greffier,

Keywords

residence permitinadmissibilityfamily lifestandingconstitutional complaintcourt costs

Extracted by Omnilex

Key legal question

Whether the applicant had a right to prolongation of his residence permit under federal law or Article 8 ECHR.

Extracted holding

He had no enforceable right to renewal; Article 8 ECHR did not apply because the spouse had no secure residence status in Switzerland and the couple no longer maintained an effectively lived family relationship.

Extracted reasoning

The applicant could not rely on any specific federal provision or treaty. His wife held only a residence permit, and the spouses had lived separately since January 1999, so family life protected by Article 8(1) ECHR did not give rise to a right to stay.

Key legal question

Whether the filing could proceed as a public-law appeal despite the absence of a right to a residence permit.

Extracted holding

The public-law appeal was inadmissible because Article 100(1)(b) no. 3 OJ excluded it.

Extracted reasoning

Without a substantive right to the permit, the applicant lacked standing on the merits by this route.

Key legal question

Whether the applicant alleged formal procedural violations that could be raised by constitutional complaint.

Extracted holding

No formal grievances were asserted, so constitutional review was also inadmissible on that basis.

Extracted reasoning

A party without standing on the merits may still complain of denial of justice through procedural rights, but the applicant raised no such claims.

Key legal question

Court costs

Extracted holding

Costs of CHF 500 were imposed on the applicant.

Extracted reasoning

As the unsuccessful party, he had to bear the judicial costs under Article 156(1) OJ.

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