44 A. Staatsrechtlir.he Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung.
ber 6acf)e gar nicf)t aI eine ernft'(1aft gemeinte geHen, b. . e
fann offenoar nicf)t angenommen u.1erben, baB oie 6parfaffe
Bug roirfItcf) eine lßfanbf(agc, üoer beren 18egriinbetneit aIIer::
bing b 18un'oengericf t ntcf t au entfcf)eiben I :tte, gegen ben
9Utumnten an aufteIlen lieabiicf)tige, .ltelmenr erfcf)eint f(Jre oe::
3ügIicf)e 18enauptung alß eine liro .lorgefcf)o6ene, aum Broect:e
ber Umgenung bC5 m:rt. 59, m:6fa 1 her 18unbC5 .lerfaffung auf::
gefteIIte. SOie 6parfaffe Bug at es gänaIicf) unterIaffen, irgenb::
roelcf)en lßfanbrecf tntiteI an3urü(1ren unb e ift bies aucf) oe::
greifHcf), ba ein fofcf)er offenficf)tHcf) nicf)t lieftent. SOa 6enaul'tete
%aufi:pfanb:: refpeftil.le 1Retentionßrecf)t nl :mHcf) fönnte 3roeifeIIo
olo ein gefenlicf)eß fein; nun liegt aber gan augenfcf)einlicf)
feiner ber %äIIe, in 'oenen Md 3ugerifd em lRed te ein gefet?ncf)e
lßfanb:: refl'. Burücfbena!tungßred t oeftent, l.1or, benn eß tft nad)
m:rt. 246 beß 3ugerifd en ad enred teß l.1oIIftl :nbig ffar, bau
ba 3ugerifd e 1Red)t baß gemeinred tUcf bem ll :uotger gegen::
üoer bem .lerpfänbenben cf)urbner 3uftef enbe Burücf6ef altung ::
red t am %auftvfanbe roegen anberer aIß ber pfanbred)tfid l.1er::
ficf)erten g:orberungen, an roelcf)e einatg etma gebad t roerben
fönnte, nid t fennt, roie benn ,md) beifen moraußfenungen feinen::
filII gege6en mären.
3. .panbeft eß fid) aoer fomit in concreto um einen mer::
fUd ber Umgenung be5 m:rt. 59, m:ofa1 1 ber 18unbcß .lerfaffung,
fo mu ber 1Refurs als oegrünbet ernärt unb bem 1Refurrenten
fein 1Refurnoeget)ren augefprocl)m merben.
emnad t)at ba 18unbengerid)t
etfannt:
SOer 1Retur roirb aI be13rünbet erftärt uno e mirb mitt)in
oie angefod)tene, bom .reantonngerid te Bug nm 22. 9(ol.1emOer
1882 6eftätigte, l.1orforgIid)e erfügung be miaegericf)tnprlift::
benten .lon Bug bom 22. eptem er 1882 al berfctffung ::
roibrig aufgeljooen.
- Gleichheit der Nichtkantonsbürger im Vel'fahren. No 10.
- Gleichstellung der Nichtkantonsbürger
im Verfahren.
Assimilation des non ressortissants
aux citoyens du canton en matiere administrative
et judiciaire.
10. Artet du 2 Mars 1883 dans la cause Bernasconi
et consorts.
Par sentence du 19 Septembre 1882, le Juge de police du
district de Neuveville a condamne, en application des art. 89
et 97 de la loi bernoise sur l'industrie du 7 N ovembre 1849,
le sieur Bernasconi Giovanni et dix-neuf consorts, dont
quatre ressortissants italiens
et deux autrichiens, a une
amende de 1 fr. chacun et a un vingtieme des frais, ponr
s'etre refuse
averser, en qualite d'ouvriers etrangers au
canton, leur quote-part dans la caisse de secours et de ma-
lades du district, soit pour n'avoir pas consenti a faire partie
de cette institution.
Bernasconi et consorts ayant recouru
a la Chambre de
police de la
Cour d'Appel et de Cassation du canton de
Berne, cette autorite, par
arret du 4 N ovembre suivant, a,
contrairement aux conclusions prises par le ministere public,
confirme la sentence du premier juge. Cet arret se fonde en
resume sur les motifs suivants:
L'art.
89 precite de la loi sur l'industrie prevoit que dans
ehaque district
il sera etabli par les ouvriers une caisse de
mala(les et de secours, dans laquelle chaque ouvrier etranger
au canton est tenu de verser une cotisation dont le montant
est
fixe par le Conseil executif. A teneur de l'art. 97, celui
qui lleglige de verser sa quote-part est passible d'une amende
de 1
a 16 fr. Les vingt condamnes n'ayant pas paye cette
contribution,
et etant tous etrangers au canton, le jugement
a sainement applique la
loi.
46 A. Staatsrechtliche Entscheidungen, I. Abschnitt. Bundesverfassung.
Les recourants ne citent aucnne disposition de traites inter-
nationaux qui soit en contradiction avec Ie predit art. 89;
Hs invoquent seulement les art. 45 et 60 de la constitution
federale. Or, comme Hs ne sejournent que passagerement
comme ouvriers a Ia Neuveville, sans y etre etablis, aneun
d'eux ne se trouve au
benefice de Ia garantie de l'art. 45 sus-
vise.
En ce qui concerne les citoyens suisses d'autres cantons,
l'art. 60 de
Ia constitution federale paraitrait plutot favorable
au point de vue des recourants :
on pourrait en effet decou-
vrir une inegalite, consacree par Part. 89 susmentionne, entre
les ressortissants bernois
et les ouvriers suisses etrangers an
canton, la dite disposition n'astreignant que ces derniers
au
payement de cotisations a Ia eaisse de seeours. Mais, meme
en admettant qu'il en soit ainsi, eet artiele n' en reste pas
moins
en vigneur an point de vue de la Mgislation bernoise;
il n'appartient pas a une autorite judieiaire eantonale d'en
refuser l'application, tant
qu'H n'a pas ete abroge par Ia legis-
lature. L'art. 48 de la constitution federale de 1848 eontenait
les
memes preseriptions sur l'egalite de tous les citoyens
suisses, et eependant
Ie Iegislateur bernois a promnigue
l'art. 89 de Ia Ioi sur l'industrie apres l'entree en vigueur de
eette eonstitution. Les etrangers
a Ia Suisse ne penvent in-
voquer I'art. 60 de Ia eonstitution federale, dont Ia garantie ne
profite qu'aux citoyens suisses.
C'est contre eet arret que Bernasconi et eonsorts ont re-
eouru au Tribunal fMeral, eoncluant a ce qu'illui plaise :
Declarer le dit arret ineonstitutionnel et contraire aux
traites internationaux conclus avec le royaume d'Italie
et
l' empire austro-hongrois, et, partant,
le declarer nul et non avenu a l'egard des reeourants.
Condamner l'Etat de Berne ades dommages-interets
envers les dits recourants, ainsi qu'a tous les frais et depens.
Le recours estime qu' en vertu des traites, les ressortissants
de l'Italie
et de l'Autriche-Hongrie doivent etre traites sur le
meme pied que les citoyens suisses, et ne peuvent etre assu-
jettis aux prestations qu'on voudrait leur imposer en vertu
de
Ia loi sur l'industrie. L'art. 89 de cette loi viole ouverte-
V. Gleichheit der Nichtkantonsbürger im Verfahren. No 10.
ment les dispositions de la constitution federale, notamment
les art.
45 et 60.
Statuant sur ces faits et considerant en droit:
La question posee par le recours est celle de savoir
,
non point si l'arret attaque a bien applique a 1'espece une
loi cantonale existante, mais si cette loi elle-meme, dans ses
articles 89
et 97, implique une violation des art. 45 et 60 de
la constitution
federale.
2° Le Tribunal federal n'est point competent pour entrer
en matiere sur le grief
tire de l'art. 45 precite : les contesta-
tions ayant trait au dit article rentrent,
en effet, a teneur de
l'art. 59 de
Ia Ioi sur l'organisation judiciaire federale, dans
Ia competence soit du Conseil federal, soit de l' Assemblee
federal.
30 L'art. 60 de Ia constitution federale statue que tous les
cantons sont obliges de traiter les citoyens des autres Etats
confederes comme ceux de leur Etat en matiere de legislation
et pour tout ce qui concerne les voies juridiques.
01' il est incontestable que, d'une part, la disposition de
l'art. 89 de Ia
Ioi bernoise sur l'industrie, astreignant tous les
etrangers
au canton, et ces etrangers seuls au payement de
Ia cotisation en faveur de la caisse de malades et de secours,
et que, d'autre part, l'art. 97 ibidem, frappant d'une amende
ces etrangers an canton, en eas de
non payement de cette
cotisation, impliqllent une violation evidente de la garantie
constitutionnelle ci-haut reproduite.
Ces prescriptions legales dispensent en effet implicitement
les citoyens bernois en sejour a Neuveville du pa.yement d'une
taxe exigee des
Suisses sejournant dans Ia meme localite, et
l'arret consacrant cette inegalite ne saurait subsister en pre-
sence du texte de l'art. 60 precite.
Le fait que Ia Ioi sur Ie pauperisme, du 1 er .fuillet
1857, confirme l'inconstitutionnalite signalee, ne saurait Ia
justitier ;
il en est de meme de la cireonstance, invoquee par
l'arret dont est recours, que
l'inegalite de traitement existait
d.ejä. sous l'empire de Ia constitution federale de 1848, dont
l'art.
48 formulait aussi Ia garantie contenue a l'art. 60 de la
48 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung
constitution federale actuelle : il en resulte au contraire que
les art. 89
et 97, vises par les reconrants, allaient, dejä. alors,
a l'encontre de la constitution precedente, et que, sous son
regime, le re
co urs eilt ete fonde.
O'est egalement en vain que l'arret de la Ohambre de Po-
lice voudrait restreindre aux Suisses etablis le Mlletice de
l'art.
60 de la constitution federale. Rien dans son texte
n'autorise
une pareille interpretation, reprouvee aussi par le
but de cette disposition, lequel est sans contredit de
garantir,
dans toute l'etendue de la Confederation, l'egalite de traite-
ment aux citoyens suisses, qu'ils soient etablis
ou seulement
en
sejour dans un autre canton.
5° Enfin le predit arret conteste avec tout aussi ppu de
fondement
aux ressortissants italiens et austro-hongrois, signa-
taires
du recours, leur droit de s'elever contre la sentence
qui les frappe.
A teneur de l'art. 1 de la convention d'etablissement entre
la
Suisse et I'ItaIie, du 22 Juillet 1868, 1 et 3 du tmite d'e-
tablissement entre la Suisse et la monarchie austro-hollgroise,
du 7 Decembre 1875, les ressortissants de ces dpux Jluis-
sances doivent etre traites dans chaque canton de la OOilfede-
ration, relativement aux charges afferentes a l'exercice de leur
industrie
ou profession, sur le meme pied et de la meme
maniere
que les Suisses d'autres cantons; il leul' est des
lors loisible de se placer, le cas echeant, a I'egal de
ceux-ci, au
Mnefice de l'art. 60 de la constitution !ede-
rale.
6° Il n'y a pas lieu d'entrer en matiere sur la conclusion
civile
du recours, tendant a l'allocation de dommages et inte-
rets.
A teneur de l'art. 27 de la loi sur l'organisation judi-
ciaire federale, le Tribunal federal ne connait des differends
de droit civil entre des particuliers et un canton que lorsque
le litige atteint une valeur en capital de
3000 fr. au moins.
Or les recourants n' ont pas meme pretendu que ceUe condi-
tion se trouvat remplie en l'espece. Ils n'ont, d'ailleurs, pas
davantage
alIegue avoir eprouve aucun dommage ensuite des
jugements contre Iesquels
Hs s'elevent.
VI. Vollziehung kantonaler lJrtheile. No 11.
Par ces lUotifs,
Le Tribunal federal
prononce:
Le recours est admis.
En consequence l'arret rendu le
4 Novembre 1882 par Ia Ohambre de police du canton de
Berne, en confirmation d'un jugement du Juge de police du
district de NeuveviIle
du 19 Septembre de la meme annee,
ast declare
nul et de nul effet.
VI. Vollziehung kantonaler Urtheile.
Execution de jugements cantonaux.
11. Urt eil ))om 9. %e )ruar 1883 in 6'ael)en
,3oit unb
emeinbe %rutigen.
A. mnna :nfa'6et 30ft, ))on :gghul) Cnern), war am
6. 3uni 1881 am 5!Botnotte ttrer (tern in %rtttigen Cnern)
mit einem unctcliel)en Sfinbe niebergefommen, al beffen ?Sater
fie ben Jotanne eutlUl)fer ))on 2u:pfig Cm:arg(tU) I ne6en meI
(f) m fie im Jatre 1880 3uerft in Dudj ) unb ternael) in im33Ct
ht ienft geftanoen war, 6c3eidjnete. eftüf.?t auf bte einfdjrii
gigen . Beftimmungen be bernifdjen lIibHgefenbudjes, monadj
(6'a 183) bie lJRutter eine uneteHeI)en .reinbe ben raeuger
besfelben nadj itrer 5!Bat entweber betm ertdjte itre j)eimat
orteß ober beim eriel)te be Drte 'ocr 91ieberfunft auf m
mentation belangen fann, mael)te 'oie m:nna nf lbett ,3eft oie
m,tterfdjafts" ( nmentationß ) trage gegen ben Jotanne 2eut
wl)ler 6ei bem ertd)te in %rutigen ;:lUtiingtg; burel) Urtteil
10m 7. e3em6er 1881 berurtteifte auel) witfliel) ba m:mt
geridjt %rutigen ben, auf bem biftafroege ))orgelabenen, aber
niel)t erfel)ienenen . Befragten, ber fiel) bamafs tn .rear rute auf
ieH, unter Ueberbinbung oer .reoften au einem m:nmentation
lieitrage uno au ben stinbbettfoften gegenÜber oer J'tliigertn unb
legte bemfelben gleidj3eiti9, gemii 3 6'a 170 be 6ernifel)en
TV QQ'..t !,