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BGE 89 I 459 ΓÇó Stamp duty taxable only where the deed is completed
BGE 89 I 459Federal Supreme Court Official Reports (BGE) / Band IDec 4, 1963
The court held that a proportional stamp duty is a tax within the meaning of Art. 46(2) Cst. and can be levied only by the canton where the written instrument was completed, i.e. drafted and signed. When multiple signatures are required, the decisive place is that of the last signature. The case concerned a CHF 962.20 stamp duty charged to Cofinance SA by the Sion registration office.
Art. 46 al. 2 Cst.; droit de timbre proportionnel sur la valeur constatée dans un acte écrit; compétence fiscale cantonale. Le droit de timbre proportionnel constitue un impôt soumis à l’art. 46 al. 2 Cst. et ne peut être perçu que par le canton où l’acte écrit a été créé, c’est-à-dire rédigé et signé (consid. 1). Lorsque la validité de l’acte exige plusieurs signatures, l’acte n’est parfait qu’au moment de la dernière signature; en cas de signatures apposées dans différents cantons, la souveraineté fiscale appartient au canton du lieu de la dernière signature. La règle vise le canton où l’acte devient complet et non celui où des démarches préparatoires ont été accomplies.
89 I 459
ab Seite 459
La somme de 962 fr. 20 réclamée à la recourante est un droit de timbre proportionnel à la valeur constatée dans un acte écrit. Selon la jurisprudence, un tel droit constitue un impôt auquel l'art. 46 al 2 Cst. est applicable. Il ne peut être perçu que par le canton sur le territoire duquel l'acte écrit a été créé, c'est-à-dire rédigé et signé (RO 86 I 221/222, 81 I 24). En posant ce principe, la jurisprudence entend attribuer la souveraineté fiscale au canton où l'acte est devenu parfait. Lorsque cet acte doit être signé par plusieurs personnes, il ne devient parfait - toutes autres conditions étant supposées remplies - que par l'apposition de la dernière signature. S'il a été signé dans divers cantons, la souveraineté fiscale appartient donc à celui d'entre eux où la dernière signature a été donnée. Il n'est pas nécessaire de rechercher aujourd'hui comment devrait être résolu le cas où il serait impossible de déterminer en quel endroit l'acte écrit a été signé en dernier lieu.