Strafgesetzbuch. No 2.
2. Auszug aus dem Urteil des Kassationshofes vom 30. März
1951 i. S. Baas gegen Staatsanwaltschaft des Kantons Zürich.
Art. 69 SnGB. Untenchungshaft kann nur angerechnet werden,
wenn sie wegen emer Handlung ausgestanden .worden ist, für
die der Beschuldigte bestraft wird.
Art. 69 OP. La detention preventive ne peut etre imputee que si
eile a ete subie pour une infraction punie par la condamnation.
Art. 69 OP. Il carcere preventivo puo essere computato nella pena.
soltanto se e stato sofferto a motivo di un'infrazione per la
quale il colpevole e punito.
Aus den Erwägungen :
Der Beschwerdeführer verlangt, dass ihm die vom
14. Oktober bis 24. Dezember 1946 ausgestandene Unter-
suchungshaft auf die Strafe angerechnet werde. Über die
Gründe der Nichtanrechnung sagt das angefochtene Urteil
nichts, obwohl sich der Sachrichter darüber aussprechen
sollte,
um dem Kassationshof die Überprüfung der Rechts-
anwendung zu ermöglichen, wenn der Verurteilte die Nicht-
anrechnung von Untersuchungshaft mit der Nichtigkeits-
beschwerde anficht.
Im vorliegenden Falle kann indessen
davon abgesehen werden, die Sache nach Art. 277 BStP
an das Schwurgericht zurückzuweisen, denn aus der Ver-
nehmlassung
der Staatsanwaltschaft und den Akten ergibt
sich, dass dem Beschwerdeführer die erwähnte Haft zwei-
fellos deshalb
nicht auf die Strafe angerechnet wurde, weil
sie ausschliesslich wegen
Handlungen verhängt worden
ist, deretwegen nicht Anklage erhoben wurde. Der Be-
schwerdeführer
hat die Handlungen, die ihm die Anklage
zur Last legte und die zu seiner Verurteilung führten, erst
nach der Haftentlassung vom 24. Dezember 1946 begangen,
ausgenommen jene
im Falle Brander. Im Falle Brander
aber, in welchem die Strafklage im Jahre 1945 einging
wäre der Beschwerdeführer nach der massgebenden Er-
klärung der zuständigen Staatsanwaltschaft nicht in Haft
gesetzt oder behalten worden, weil er sofort ein Geständnis
ablegte.
Wird die Untersuchung wegen Handlungen, die
Strafgesetzbuch. N° 3.
allein zur Verhaftung oder Haftbelassung des Beschuldigten
Anlass gegeben haben, eingestellt,
der Beschuldigte dagegen
wegen
anderer Handlungen verurteilt, so kann nach der
Rechtsprechung des Kassationshofes die Haft nicht auf
die Strafe angerechnet werden ; die Frage der Anrechnung
oder Nichtanrechnung von Untersuchungshaft stellt sich
nur insoweit, als die Haft wegen einer Handlung ausge-
standen worden ist, für die der Beschuldigte bestraft wird
(Urteile des Kassationshofes vom 10. Oktober 1947 i. S.
Lutz und vom 31. Oktober 1947 i. S. Michel). Der Ausgleich
für die Haft, die wegen der von einem Einstellungsbeschluss
erfassten
Handlungen ausgestanden wurde, kann dem Be-
schuldigten höchstens
in Form einer Entschädigung gege-
ben werden. Die Staatsanwaltschaft hat denn auch zur
Frage, ob dem Beschwerdeführer eine Entschädigung zuzu-
sprechen sei,
im Einstellungsbeschluss vom 15. Juni 1950
Stellung
genommen und sie verneint. Wenn der Beschwer-
deführer sich
mit diesem Entscheide nicht abfinden wollte,
hätte er ihn nach 44 zürch. StPO weiterziehen sollen.
3. ArrM de Ja Cour de cassatlon penaJe du 23 janvler 1951
dans la cause Rey contre l linistere publlc du eanton de Frlbourg.
Art. 119 eh. 3, 70 a/,. 3 et 71 al. 3 OP.
- Le camctere professionnel de l'avortement ne suppose pas la
grossesse des femmes sur lesquelles des manreuvres ont ete
pratiquees. .
La prescription de l'action penale et son pomt de depart.
Art. 119 Zijj. 3, 70 Abs. 3, 71 Abs. 3 StGB.
- Gewerbsmässigkeit der Abtreibung verlangt nicht Schwanger-
schaft.
- Verfolgungsverjährung und ihr Beginn.
Art. 119 cijra 3, 70 cp. 3, 71 cp. 3 OP.
- L'aborto per mestiere non presuppone la gravidanza. delle
donne sulle quali sono state, compmte le manovre abortive.
- Prescrizione dell'azione penale e sua decorrenza.
Par jugement du 7 juin 1950, le Tribunal de la Sarine
a
inflige a Cecile Rey trois ans de reclusion en vertu de l'art.
Strafgesetzbuch. No 3.
119 eh. 3 CP. I1 a constate que, de 1944 a 1949, elle s'etait
livree, moyennant une remuneration de 30 a 250 fr., a
des manreuvres abortives sur les femmes suivantes :
1)
Jeanne Zahno, en automne 1944 (30 fr.),
2) Edith Meier, en septembre 1945 (60 fr.),
3) Alice Monney, en septembre 1946 (250 fr.),
4) Blanche Ceriana, le 20 mai 1947 (150 fr.),
5) Bertha Birbaum, en mars 1949 (100 fr.),
6) Gemma Roulin, en mars 1949 (100 fr.),
7) Violette Evalet, en novembre 1949 (150 fr.).
Le Tribunal a admis que la prevenue s'etait rendue
coupable, dans les cas Monney et Birbaum, du crime
consomme (art. 119 eh. 1) et dans les autres -la grossesse
n'etant pas etablie -du crime impossible d'avortement
(art. 119 eh. 1 combine avec l'art. 23).
Deboutee par la Cour de cassation fribourgeoise, elle
s'est pourvue en nullite au Tribunal fäderal. Elle conteste
le caractere professionnel des infractions.
Oonsiderant en droit :
- -Fait metier d'une infraction celui qui, dispose a
agir dans un nombre indetermine de cas pour se procurer
des ressources, la commet e:ffectivement a plusieurs
reprises
(RO 74 IV 141 et les citations, arrets Willemin
et consorts du 7 octobre 1949 et Dessemontet du 5 juillet
1950). Peu importe, dans le cas de l'art. 119 eh. 3, que
le
resultat cherche se soit produit ou non (art. 22 CP)
ou encore qu'il n'ait pu etre atteint, soit que l'auteur ait
use de moyens impropres soit que la femme, en realite,
n'ait pas ete enceinte (art. 23). L'intention de tirer un
gain de pratiques abortives n'a en e:ffet rien a voir avec
l'obtention du resultat. La Cour de ceans s'est toujours
prononcee dans ce sens (RO 72 IV 109 ; arrets Pretre
du 4 decembre 1944, Waldispühl du 13 juillet 1945 consid.
2).
Cette jurisprudence, etablie a une epoque ou l'avorte-
ment tente sur une personne non enceinte n'etait pas
Strafgesetzbuch. N° 3.
juge punissable (RO 70 IV 152), se justifie encore plus
depuis
qu'a ete rendu l'arret Eimer qui le fait tomber
sous le coup de l'art. 23 (RO 74 IV 66).
La recourante persiste a invoquer l'arret RO 70 IV
16. Ce dernier releve simplement que le caractere pro-
fessionnel
de l'infraction ne resulte pas de la seule volonte
de reiterer ; il faut encore que l'acte ait ete effectivement
commis plusieurs fois.
Or, il y a aussi pluralite d'actes
lorsque l'agent procede a maintes interventions sur des
femmes
non enceintes. Ce n'est pas la frequence du resultat
qui rend son comportement particulierement condam -
nable, mais la repetition d'actes criminels, dans un esprit
de lucre.
2. -De l'automne 1944 au mois de novembre 1949,
la recourante a pratique sept fois des manreuvres abor-
tives, contre paiement de 30 a 250 fr. Elle a par conse-
quent fait metier de l'avortement. Quoique echelonnees
sur six ans, ses interventions se succedaient avec une
certaine regularite, a, raison generalement d'une par an.
On peut en infärer qu'elle entendait en tirer des revenus.
Cette conclusion n'est pas infirmee par l'interruption
constatee de mai 1947 a mars 1949, d'autant moins qu'en
1949 Cecile Rey a procede a trois interventions (am%
Meyer du 19 fävrier 1949). Dans l'affaire Micheli, dont
elle se prevaut, la prevenue s'etait abstenue pendant
quatre ans de toute manreuvre abortive et les premiers
juges avaient admis, sur la base d'une appreciation sou-
veraine des preuves, qu'elle n'etait pas disposee a agir,
en vue du gain, au gre des occasions qui se presentaient
(RO 71 IV 116). Enfin, il est indifferent que, dans quel-
ques cas,
la recourante ait d'abord refuse ses services.
Elle a fini par intervenir et, chaque fois, contre paiement.
C'est cela qui est determinant.
3. -La recourante ayant fait metier de l'avortement
au sens de l'art. 119 eh. 3 CP, ses infractions forment
une unite (delit collectif). Il s'ensuit que l'action penale
se prescrit non par deux ans selon l'art. 119 eh. 1, mais
Strafgesetzbuch. No 4.
par dix ans conformement a l'art. 70 al. 3 (RO 71 IV
238; arret Dessemontet, consid. 4) et que la prescription
court seulement du jour du dernier acte (art. 71 al. 3),
en l'espece novembre 1949.
II est vrai que Cecile Rey a commence d'exercer son
activite coupable a. une epoque ou les manreuvres abor-
tives
pratiquees saus qu'il y eut grossesse n'etaient pas
considerees comme punissables. Mais eile ne saurait pour
autant beneficier d'une jurisprudence aujourd'hui aban-
donnee. Du reste cette derniere tenait deja compte de
telles interventions a propos du caractere professionnel
de l'infraction (arrets Pretre et Waldispühl), de sorte
que le recourante aurait de toute fac;on du etre condamnee
en vertu de l'art. 119 eh. 3.
Par ces motifs, le Tribunal /Mhal
Rejette le pourvoi.
4. Urteil des Kassationshofes vom 26 . .Januar 1951
i. S. forosoli gegen Staatsanwaltsehaft des Kantons Zürieh.
Art. 140 Ziff. 1 Abs. 2 StGB. Wer anvertrautes Gut, das er dem
Berech.tigten jederzeit zur Verfiigung zu halten hat, im eigenen
oder emes andern Nutzen verwendet, ohne jederzeit fähig und
gewillt zu sein, es zu ersetzen, veruntreut es.
Art. 140 .eh. 1 al. 2 CP. Commet un abus de confiance celui qui
emplme a son profit ou au profit d'un tiers, se mettant ainsi
volontairement dans l'impossibilite de la remplacer en tout
temps, la chose fongible qui lui a ete confiee a charge de la
tenir en tout temps a la disposition de l'ayant droit.
Art. 140 cijra 1 cp. 2 CP. Commette appropriazione indebita chi
impiega a profitto proprio o di un terzo la cosa affidatagli con
l'impegno di tenerla in ogni tempo a disposizione dell'avente
diritto, mettendosi cosi volontariamente nell'impossibilita di
restituirla in ogni tempo.
A. -Die Verkäuferin Martha Morosoli entnahm der
ihr anvertrauten Ladenkasse ihres Arbeitgebers Brunner,
deren Bestand sie, wie sie wusste, diesem jederzeit zur
Verfügung zu halten hatte, am 16. November 1949 ohne
Strafgesetzbuch. No 4.
ll
Erlaubnis Fr. 150.-, um damit im eigenen Nutzen Stoff
zu kaufen und andere Auslagen zu decken. Sie will die
Absicht
gehabt haben, am Zahltag, den 23. November
1949, einen gleichen Betrag in die Kasse zurückzulegen.
Am 21. November 1949 bemerkte Brunner, dass Fr. 150.-
fehlten. Er stellte Martha Morosoli zur Rede und erhielt
von ihr sofort Fr. 25.25 zurück, die sie von dem der Kasse
entnommenen Betrage noch besass. Die verbrauchten
Fr. 124.75 ersetzte sie am 22. November 1949, und zwar
Fr. 74. 75 aus eigenem Gelde und Fr. 50.-aus Geld, das
ihr Ehemann ihr zu diesem Zwecke zur Verfügung stellte.
B. -Das Obergericht des Kantons Zürich erklärte
Martha Morosoli am 1. September 1950 der Veruntreuung
nach Art. 140 Zi:ff. 1 StGB schuldig und verurteilte sie zu
einer bedingt vollziehbaren Gefängnisstrafe von drei Tagen.
Als
veruntreut bezeichnete es in Übereinstimmung mit der
Anklage den Betrag von Fr. 124.75, fügte jedoch bei, dass
richtigerweise wegen
Veruntreuung von Fr. 150.-hätte
Anklage erhoben werden sollen. Martha Morosoli habe die
Veruntreuung schon dadurch begangen, dass sie einen
Betrag ohne Wissen des Geschäftsinhabers der Kasse ent-
nommen und ihn für ihre persönlichen Zwecke verwendet
habe,
im Bewusstsein, dass sie dazu nicht berechtigt war,
weil
ihr Arbeitgeber jederzeit über die in der Kasse liegen-
den Gelder verfügen können wollte, was die Angeklagte
gewusst
habe. Die Frage der Ersatzbereitschaft brauche
nicht geprüft zu werden, da Martha Morosoli in keinem
Zeitpunkt berechtigt gewesen sei, sich Geld aus der Kasse
anzueignen.
0. -Martha Morosoli führt Nichtigkeitsbeschwerde
nach Art. 268 ff. BStP mit den Anträgen, das Urteil sei
aufzuheben
und die Beschwerdeführerin freizusprechen,
eventuell die Sache
zur Neubeurteilung an das Obergericht
zurückzuweisen.
Die Beschwerdeführerin
wendet sich gegen die Auf-
fassung des Obergerichts,
dass die Frage der Ersatzbereit-
schaft sich nicht stelle. Das Obergericht habe zwei ver-