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donne eong6. Jette ma.niere de "oir est incontestablement
erronee. Ainsi qua le TribunalfMera11'a maintes foiß juge,
il n'est pas necessa.ire, pour justifier rapplieation da l'art ..
5 litt. bAPL, que 1eproprietairesoit positivement eon-
traint, d'aller habiterdansson immeuble, e'est-a-dire qu'il
ne puisse' y renoncer sans subir un ,grave dommage; il
suffit "qu:il reel3me serrellSement les 10caux en question
pour, sori propre usage et qu'il ait, dans 1es eircoilstances
ol
il se trouve, es rBtisons valables de' s'y installer (arret
Messmer, du 29 avril 1948, RO 74 I 3 ; arretsnon publi6s
Bachmann, du 19septembre 1946, Persia B.A., du6 mars
1947,
Du Bois, du 16oetobre,1947.; cf. BmcHMEIER Mlet-
notrechtserlasse des Bundes; p. ) 2, eh. 3 litt. a et arrets
cites). Or un proprietaire peut avoir des raisonS: valabnes
de n'oecuper un 10genent dans sa propre maisml que
que1ques mois
par annee, tout en ayant ailleurs filon domi-
eile
ou sa residence. Cntteoe iu:Pation temporaire peut se
justifier
non seu1ement pour des misons de sante, mais
par. d'autres eonsiderations eneore (cf. arret non publie
du 26 septembre 1947, dans 1a caUse ,Junger).
En l'espece, il' n'est pas conteste que 1e recourant qui,
avant 1a. guerre, s,ejournait cha,que annee aChatenund' Ex
r pendant 1a saison d'ete et y oecupait l'appartement 10lle
a l'intimee an 1944, a aujourd'hui la. ferme intentionde
revenir regullerement ;lans cette 10ealite avee les siens,
si ce n'est pQltr s'y fixel du moins pour y faire des,sejours
prolonges.
Uintimee ne' mei pas en doute non plus que
1e reoourant 6t sa, familie obtiendront pour ces sejoUl' en
Suisse le visa da sortie roumain et le visa 'd'entroo uisse.
Or, s'il nnest pas 6tabli quel'etat de sante du recourantet
des siens exige un sejour an Suine, il n'en reste pas moins
quela famille Malatesta a.:pa.sse les annees 193.9 1945
dans un pays qui a eM entram6 dans 1a guel'l'6 et qui
souffre encore aujourd'hui de ses consequences. Dans ces
co:q.ditions,
on ne peut pas Msiter.ä. cansiderer .que 1e recou-
rant a des raisons serleuses de se rendre' en Buisse avee sa
famille aussi souvent et aussi 10ngtemps que possiblepour
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Reeht gleiehbeit (B !ig ). lJb lID. ml
des sejours da repos. La decision attaquee, qui ne tißnj ,'Pas'
comptede ces circonstaIices, est entacheed'arbit:ra.ire et
doit etre annulee.
Par ces motij , le Tribunal j Ural :
Admet le recours et annul la decMon rendue le 26 jan-
vier 1948 par la CotnmiäSion cantonale de reeours.
23. Extrait de rauet du ,6' joillet 1948 dans la cause Dame B
, ' contie F. '
A011,du 28 1atnVW 1944001Wamant l'afOU1'n6ment da termes dß
t:Mmenagement.' :
Une vie dissolue peut justifiel' le rejet d'une demande :I'ajourne-
ment d'un terme da demenagement iond6e sur 1 te du
28 janvier 1944.
ERB 'vom 28. JanUOlf' 1944 über den Aulschfib von Ungstenn1nwn.
Ein UIlBittlicher Lebenswandel des Mieters bnn die Abwe
seines Gesuches um' Aufschub des ,U rechtfertigen.'
DOF 28, gannaio 1944 ;, la prOfQg dei . trl1i8 Q.
Uns. vita dissoluta delI'inquilmo puo gIustifieare i1 ngnto d una
dom:ands. di proroga deI terniine di trasloco.
A. -Dame B. enit lncataire de Sieur F., leque1 a
,
obtenu, le S juin 1948, jugementprononSlant la resilia-
tion du bail et l'expulsion de dame B. Cella-ci a sollicit
alors du Conseil communal'l'ajournement de son depart
an voquant l'arreM du Conseil fM6ra.l du 28 janvier
1944. Par decision du 28 juin 1948 le Conseil communal
a rejete
la reqnete par 1e motif.' suivant: la ,moraliM
de. Mme B. eat franehement mauvaise, sa conduite est
celle d'une femme de mauvaise vie, le 10cataire (recte:
proprietaire) est exeMe des faitset gestes constates
quemment dans un 10ca1 dont il a la responsabiliM
(plusieurs rappOrts
de police attestent la veracite des
faits).
, , ,
" B. -Dame B. a interjeM un recours de droit public
contre cette decision dont elle demande l'annulation.
La recourante sdutiEmt, entre autres, qu'en l'ejetant la
demande d'ajournement par le motif, qu'elle menait une
vie dissolue, le Oonseil oonimunal s'est inspire de consi-
deratiolls etrangeres a. la matUnre.
OO'fl;8idirant en droit :
C'est a tort qua la recourante pretend que le Conseil com-
munal s'est inspire de considerations etrangeres a l'arrete
du ConSeil federal du 28janvier 1944 en retenant a l'appui
de Ba decision le mit qu'elle menaitune vie dissolue. TI a
ete juge eneffet qu'il etait parfaitement loisible a l'auto-
rite chargee de l'application de cet arrete de rejeteruna
demande d'ajnurnement par le motif que la oonduite
du ,preneur ou de Ba famille donnait lieua des plaintes
.fondees, cela par application analogique de l'ar:l;. 7 bis
de l'anete du Conseil federal du 15 octobre 1941/8 fevrier
1946 (cf. Dietz, du 19 inai 1948, consid. 2, non publie).
24. Auszug aus dem Uneß Vom 20. Mai 1948 i. S. M. gegen
Staat ABrgau und, Obergericht des Kantons Aargau.
Wenn ein neues Steuergesetz, nach welchem das Vorjahrsein-
k?nunen als Bemessungsgrundlage für die Einschätzung zur
Emkommenssteuer dient, für die erste Veranlagung auf das
J vor. dem afl:treten des Gesetzes zurückgreift, so liegt
hierm kerne unzulassIge, gegen Art. 4 BV verstossende Rück-
wirkung des Gesetzes. -,
Une nouvelle loi fiscale qui (le revenu de l'annoo prndente
servant de base u oolcul de l' pöt) tient compte de l'annee
ecoulee avant son entree en VIgUeur ne retroagit pas d'une
maniere contraire a. Part. 4 Ost.
Se una nuova legge. fiscale, secondo cui il reddito 'den'anno' pre-
cedente serve di base pel calcolo dell'imposta, tiene conto
delI 'anno decorso prima della sua entrata in vigore, non ha
un effetto retroattivo che sia in urto con l'art. 4 CF.
, A. -Nach dem aargauischen Steuergesetz vom 5. Fe-
bruar 1945 (StG) wird das Einkommen des Steuerpflich-
,tigen jeweils für zwei Jahre (die Veranlagungsperiöde)
eingeschätzt,
und zwar auf Grund des Durchschnittsein-
kommens derzwei vorangehenden Jahre (der Berechnungs-
Rechtsgleichheit (Rechtsverweigerut),g). No 24.
periode). Der aargauische Regierungsrat hat das .stGauf
den 1. Januar 1946 in Kraft gesetzt und gleichzeitig ange-
ordnet, dass für 1946 die Ja 1943 und 1944 Berechnungs-
periode seien.
Nach 20 StH kömien vom gesamten Einkommen abge-
rechnet werden:
f) Zuwendungen geschäftlicher Betriebe für Zwecke der
Wohlfahrt des eigenen Personals, sofern zweckwidrige
Verwend1,lIlg dnh Sicherstellung dauernd ausgeschlos-
sen ist und sofern die Wohlfahrtsstiftung Sitz im Kanton
Aargau hat. II
B. -Der Beschwerdeführer M., der in Zürich wohnt,'
ist einziger unbeschränkt haftender TeiThabereiner-Kom-
manditgesellschaft, die' im Kanton Aargau eine 'Fabrik
betreibt. Diese Gesellschaft schied VoPl Geschäftsgewinn
Fr. 25000 und 1944 Fr. 50000 aus und überwies
diese
Beträge einer selbständigen Stiftung zum Schutze des
Personals gegen die wirtschaftlichen Folgen von ank
heit, Alter; Tod usw. Der Sitz der Stiftung befand sich
zuerst in Zürich, wurde dann aber am 15. Februar 1946
in den Kanton Aargau verlegt ..
Bei der Veranlagung zur Eirik'Ümmenssteuer für 1946
verlangte M., daSs die in den Jahren 1943/44 erfolgten
Zuwendungen an den Wohlfahrtsfonds vom Einkom:p:ten
dieser beiden Jahre abgezogen würden, wurde aber mit
diesem Begehren von allen' Instanzen abgewiesen, weil
die
Stiftung ihren Sitz am 1. Januar 1946 noch nicht im
Kanton Aargaugehabt habe.
M. erblickt hierin eine unzulässige, gegen Art. 4 BV ver-
stossende Rückwirkung des neuenStG und führt deswegen
staatsrechtliche Beschwerde.
Das Bunp-esgerioht weist die Beschwerde ab.
A U8 den Erwägungen:
Von rückwirkender Kraft eines Steuergesetzes kann nur
, gesprochen werden, wenn .die Rechtsfolge der Steuer-
pflicht an Tatbestände anknüpft, die vor dem Inkrafttreten.