Verwaltungs-und Disziplinarrecht.
IV.BEAMTENRECHT
STATUT DES FONCTIONNAIRES
52. Arrnt du 21 novembre 1947 dans la cause Bauer contre
ConfMeratlon snlsse.
I ndemnitl. de menage 86pare :
Situation des agents de la. Confederation auxquels laIoi n'attribue
pas un traitement determine.
Naissanoe du droit it. une indemniM de menage s6pa.re.
Formation de regles coutumiere.s en droit public.
BeamteMecht :
Anspruch auf eine SonderzuIa.ge für getrennten Haushalt (vgl.
Art. 50, Aha. 3 der eidg. Angestelltenordnung) hat der Ange-
stellte nur, wenn und soweit ihm eine solche Zulage ausdrück-
lich zugesprochen worden ist.
Indemnitd per un'economia d0me8tiea fuori del luogo di la1101'o.
SituaZione degli agenti della. Confedera.zione ai quali la. Iegge non
a.ccorda. uno stipendio determinato.
Qua,ndo sorge iI diritto a.d un'indennitit. per un'ooonomia. domestica.
fuori deI Iuogo di lavoro.
Norme consuetudinarie in diritto pubblico.
A. -En mai 1941, l'Office fMaral de guerre pour l'fn-
dustrie et le travail a engage Alexandre Bauer comme
employe
auxiliairede la Section du bois, a. Berne. La. lettre
qu'illui a envoyee le 29 mai, pour confirmer l'engagement,
pr6cise que son salaire se monte a. 600 fr. par mois et
ajoute : es handelt sich dabei um ein bereits abgebautes
Gehalt,
in dem alle Zulagen inbegriffen sind . En Out
de la meme annee, Bauer fut transfere a. la Section des
produits chimiques et pharmaceutiques, ou il travailla
jusqu'au 30 septembre 1946, date a. laquelle il quitta le
service
de 1a ConfMeration.
B.-Ayant appris, en juillet 1946, que des employes
federaux, domicilies
hors de Berne, ou ils travaillaient,
touchaient une indemnit6 de menage separe, il demanda a
en beneficier, alleguant qu'il avait conserve son domicHe
Beamtencht. N0 52.
et un appartement a. Geneve, ou il se rendait chaque
semaine. L'Office de guerre pour l'industrie et le travail
l'informa, le 29 juillet, qu'une indemnit6 de 150 fr. par
mois lui seraitversee, avec effet retroactif au l
er
janvier
1946. Bauer insista qu'elle lui
fut accordeea. partir de son
entree en fonction, mais essuya un refus.
O. -Le 21 avri11947, il a saisi le Tribunal federal d'une
demande concluant a. ce que la ConfMeration fut condam-
nee alui payer 8325 fr. avec int6ret a 5 % des le l
er
janvier
1946.
L'Office
du personnel ayant objecte que le Departement
competent n'avait pas eu l'occasion de se prononcercon-
formement a. l'art. 67 du reglement I, l'instruction de Ja .
causa a et6 suspendue, a. Ia. requete du demandeur, pol'lr lui
permettre de s'adresser
au Departement des finances et
des douanes. Ce dernier arepousse ses pretentions, le
22 juillet 1947.
D. -Par memoire du 24 septembre, Bauer a repris ses
conclusions, tout en renon9ant a l'interet .. TI soutient que
l'indemnit6 pour menage separe est de drOit coutumier.
L'administratitm
devait appliquer d'office une regle qu'il
ignorait. Elle a
du reste reconnu qu'il avait droit a l'in-
demnit6, en la lui octroyant des le 1 er janvier 1946. La
choix de cette date est arbitraire. La paiement de l'in-
demnite en question est du reste conforme a. l'esprit des
art. 44 StF, 45 et 46 du reglement I.
E. -La Confederation conclut au rejet de Ja demande.
Elle argumente comme suit: Aucune disposition ecrite,
aucune regle coutumiere ne permet aux agents fMeraux
qui ne sont pas domicilies au lieu ou ils travaillent de recla-
mer une indemnite speciale. Il est vrai que, pendant la
guerre, Hs n'ont pas toujours pu habiter la localite ou ils
accomplissaient leur service. Aussi l'administration a-t-elle
oonsenti,
dans certains cas, averser, sur demande de l'in-
teresse, une indemnite destinee a compenser les frais sup-
pIementaires occasionnes par un menage separe. N' etant
pas dU6 Iegalement, cette indemnit6 ne saurait faire l'objet
3 Verwaltungs-und Disziplinarrecht.
d'une action judiciaire. TI n'incombait pas a l'administra-
tion de rechereher .d'office ceux de ses employes qui
avaient quelque chance de l'obtenir. Au surplus, le salaire
du demandeur a ete fixe globalement, eu egard a ses con-
ditions
de famille et a son domicile. Bauer l'a accepte. TI
n'a jamais ete attribue a une classe de traitement. C'est
a
titre benevole qu'une indemnite de 150 fr. lui a ete
allouee des le l
er
janvier 1946.
OonsitUrant en droit,'
- -Le demandeur pretend qu'une indemnite de
menage separe lui est due, en sa qualite d'agent de la
ConfMeration, du jour de son entree en fonction au
lnr janvier 1946. Comme il se prevaut de regles de droit
public, son action a le caractere d'une reclamation pecu-
niaire formee en vertu de ce droit. La competence du
Tribunal fMeral resulte des lors de l'art. HO aLl OJ.
- -Les traitements du personnel fMeral -alloca-
tions comprises -
sont en grande partie fixes directement
par la loi au sens materiel du mot (art. 3788. StF, 4288.
du reglement des employes). n s'agit de dispositions gene-
rales, liant l'administration. La somme a laquelle l'agent
peut pretendre ne depend pas d'une decision du service
auquel il appartient. Si,
par suite d'mie erreur, il rec;oit
une remuneration ou une indemnite insuffisante, il Iui est
10isible d'exiger le paiement integral des prestations
legales.
TI ya toutefois des agents, meme parmi les fonctionnaires
(cf.
art. 37 a1. 2, 38 a1. 3, 39 al. 2 StF), auxquels Ja loi
n'attribue pas un traitement determine. Le IegisJateur s'en
remet a l'administration du soin d'arreter leur retribu-
tion, soit librement soit dans
un cadre qu'il circonscrit.
Ainsi,
l'autorite administrative est a meme de tenir compte
des particularites de chaque cas. Las,drolts de l'employe
procMent alors d'une decisiond'espece. TI n'en a point
t nt que l'Office competent n'a pas statue a son sujet. S'il
estime meriter un salaire superieur a celui qui lui est
Beamtenrecht. N° 52. 345
alloue, il a Ja faculM g.e solliciter une augmentation. Mais
le
sort de sa requete est uniquement entre les mains de
l'autoriM administrative. Le droit a une prestation suppIe-
mentaire ne nait que dans la mesure oU. l'administration
le confere. TeIle etait notamment la situation des auxi-
liaires de l'economie de guerre. Les art. 3788. StF ne leur
etant pas applicables (cf. eh. 7 des conditions d'engagement
du 28 decembre 1939), leur remuneration etait arret6e de
cas
en cas par I'Office dont ils relevaient, d'entente avec
l'Office
du personnel. C'est ainsi que le traitement du
demandeur a ete fixe, enmai 1941, a 600fr. parmois,
tout compris.
-
n s'agit donc de rechereher quel serait le fonde-
ment de l'indemnite pour menage separe que reclame
Bauer.
a) TI reconnait qu'aucune prescription legale n'astreint
explicitement la defenderesse a versel' de teIles indemnites.
Mais
il estime que les regles concernant les indemnites de
deplacement devraient s'appliquer
par analoiie.
L'art. 44 al 1 lit. a StF et les dispositions d'execution
(art.
45 et 46 du reglement I) ment le fonctionnaire qui,
dans
l'execution de son service, est tenu de se rendre hors
de
sa residence. TI est, en effet, normal que ses frais lui
soient
rembourses. Le cas de l'agent qui, pour des raisons
etrangeres al'administration, prend ou maintient son domi-
eile
en dehors de la localite qui lui est assignee pour son
service
ne ressemble pas a cette eventualite. Aussi ne se
justifierait-il
pas d'appliquer par analogie l'art. 44 a1. 1
lit. a
StF.
b) C'est pourquoi le demandeur insiste sur le caractere
coutumier de
la regle de droit qui obligerait Ja ConfMera-
tion a l'indemniser.
TI est, en verite, constant que plusieurs de ses collegues
ont touche, des leur entree en fonction, une indemnite pour
menage separe. Cela ne signifie cependant pas qu'une cou-
tume ait pris naissance. Bien que la formation de regles
coutumieres
ne soit pas absolument exclue en droit public,
346 Verwaltungs-und Dmziplinarreoht.
una grande prudence s'impose. Chargee d'appliquer les
lois, radministration n'a pas, an principe, le pouvoir
d' riger, par sa pratique, des normes venant prendre place
a. cote de celles qua le legislateur etablit selon une J?rocedure
determinee.
Des derogations ne sauraient tre admises
qu'a titre exceptionnel, pour satisfaire, en presence d'une
lacune de la loi, a une imperieuse exigence de l'equite.
Ainsi, les autorites admini.stratives ordonnant le rembour-
sement
de la taxe militaire que des hommes, recrutes tar-
divement, avaient acquittee avant d' tre d6clares aptes
au service militaire, le Tribunal federal a reconnu an 1930
que cette pratique, issue d'une circulaire de 1897, avait
la valeur d'una regle de droit coutumier (RO 56 I 42).
Las
motifs de cette solution ne se retrouvent pas en roc-
currence. Outre que rusage invoque n'a pas dure aussi
longtemps, aucun principe d'equite ne commande a. la
Confederation d'octroyer une allocation speciale a. ceux
de ses agents qui, n'habitant point le lieu da leur travail,
ont de ce fait des depenses supplementaires. Pareille 80110-
cation ne s'accompagne pas, actue11ement, de ropinio
neceasitatis. D'autre part -et c'est le point decisif -, il
n'y a pas de lacune a. combler quand radministration,
comme ici (cf. cons. 2), a toute latitude d'adapter le trai-
tement aux circonstances. Enfin, en depit des precedents
signales
par Bauer, il ne s'agitvraisemblablement pas
d'un usage uniforme et constant. La defenderesse d6clare
n'avoir consenti que dans eertains cas averser une
indemnite destinee a couvrir le surcroit de frais dft a. l'exis-
tence
d'un menage separe. Quoi qu'il en soit, il ne saurait
tre' question d'une eoutume.
(j) A dMaut de regles legales ou eoutumieres, le droit a
une indemnite de menage separe peut seulement decouler
d'une decision administrative. TI n'appartient en eonse-
quence qu'a. l'employe a. qui une teIle d6cision le eonfere
et n'existe que dans les limites qu'e11e lui assigne.
4. -Bauer n'a done pas d'autres droits, s'agissant da
l'indemniM pour menage separe, que ceux qua lui donne
la d6cision du 29 juillet 1946. Comme elle porte effet des
le 1 er janvier 1946, il demande en vain a etre indemnise
pour les amiees pr6cedentes, d'autant plus que c'est un
salaire global qui lui a eM alloue et qu'il a accepte en mai
1941. L'indemnite de menage separe n'a du raste jamais
13M accordee qu'a, la diligence de l'interesse. Saisie d'une
requnte qui auraitpu lui etre soumise auparavant, la
Confederation avait evidemment le droit de ne pas faire
retroagir
sa d6cision dans une mesure ineompatible avec
les
J,'egIes coneemant retablissement du budget et des
comptes.
Par ces moti/s, le Trilntnal fedbal
Rejette la demande.
V. SCHWEIZERB"ORGERRECHT
NATIONALITE SmSSE
63. UrteU vom 19. September 1947 i. S. ZoUlnger gegen
eidg.
lusUz-und Pollzeideparlement.
Schweizerbürgerreoht: Die Nachkommen ein6)! im 17. Jnhunnrt
auSgewanderten Bürgers der zürcherischen Gememde Stäfa
sind von Geburt nicht Schweizerbürger, wenn ihre Vorfahren
ihr angestammtes Bürgerrecht nicht durch Erstattung der
nach früherem kantonalem Recht erforderlichen Meldungen
unterhalten haben.
Droit de ciU SU'i886. Les descendants d'un bourgeois de .Ia. commune
zurichoise de Stäfa qui a emigre au 17
me
siecle ne sont as
citoyens suisses de na.issance, si leurs ancetres n'ont pas m!Wl-
tenu leur droit de cite d'origine en procedant aux d llamtlOns
exigees pax l'ancien droit cantonal.
Diritto di cittai:linanza 8Vizzera. I discendenti d'un cittadino deI
comune zurigano di Stäfa ehe e emigrato ne XVII s,ecolo
non sono cittadini svizzeri di nascita se i loro discendentl non
hanno IDantenuto i1 loro diritto di cittadinanza d'origine
procedendo aJIe dichiarazioni richieste dal vecchio diritto
cantonale.