Schu1dbetreibungs. und Konkursrecht. Nil 18.
scbauung des Lebens und unter Voraussetzung normaler
Verhältnisse die Kenntnisnahme nur noch vom Adressaten
selQst oder den Einrichtungen seines Hauses oder Ge-
schäftes
abhängt , was eben bei den in seinen Briefkasten
gelangten Schriftstücken zutrifft (v. TUMB, OR 22, II;2
entsprechend der einmütigen Lehre des schweizerischen
Obligationenrechtes). Bei Mitteilungen
an ein Betreibungs-
amt im Zwangsvollstreckungsverfahren ist es nicht anders
zu halten. Ist bei der Türe des Amtes ein Briefkasten zur
Benutzung durch das Publikum angebracht, so .befinden
sich die
in diesen Kasten gelegten Briefe unmittelbar im
Besitze des Amtes. Wenn also der Rekurrent die Rechts-
vorschlagserklärung zur
behaupteten Zeit in den Brief-
kasten des Betreibungsamtes geworfen hat, so hat er ihn
damit zugleioh dem Amt abgegeben, somit reohtzeitig.
2. -
Für die behauptete Zeit des Einwerfens aber kann
von ihm kein näherer Nachweis verlangt werden. Es gehört
zur richtigen Amtsbesorgung, den an der Türe ange-
brachten Briefkasten jeweilen am Ende der Bureauzeit des
betreffenden Tages
zu leeren und seinen Inhalt festzustel-
len, sei es
auch nur, indem die dem Kasten entnommenen
Papiere vorderhand pro memoria beiseite gelegt werden.
Solche Sorgfalt
und Rüoksicht auf die Benutzer des Brief
kastens ist dem Amte um so mehr zuzumuten, als ihm selbst
wünschbar
sein muss, dass der Kasten auoh während der
Bureauzeit benutzt werde; lässt sich. doch so eine Störung
des Amtsbetriebes
durch unnötiges Eintreten in das Amts-
bureau verneiden. Daher soll die Benutzung des Brief-
kastens
auch dieselben Garantien bieten wie die Abgabe
im Amtsraum. Der Benutzer des Briefkastens vor Ende der
Bureauzeit des betreffenden Tages muss sich darauf ver-
lassen können,
dass die erwähnte Art der Feststellung
des
Kasteninhaltes dann bei Bureauschluss vorgenommen
werde
.. Sollte dann von irgendeiner Seite die Einreichens-
zeit bestritten werden, so kann er einfach auf die vom
Amte getroffene Feststellung verweisen. Eine andere Art
des Nachweises braucht er nicht zu leisten, und das Amt
Schuldbetreibungs. und Konkursrecht. N° 19.
selbst wird natürlich die von ihm festgestellte Einreichens-
zeit gelten
. lassen. Mit dieser Sachlage darf jeder rechnen,
der den Briefkasten des Amtes am Samstagvormittag
noch während
der Bureauzeit benutzt. Dieses Vertrauen
darf nicht getäuscht werden. Dann muss aber die blosse
Behauptung als wahr hingenommen werden, wenn das
Amt es versäumt hat, durch gehörige Feststellung des
Kasteninhaltes
am Ende der Bureauzeit die Grundlage
für den dem Benutzer des Kastens allein zumutbaren
Nachweis herzustellen. Der Versicherung des Rekurrenten,
er habe die Reohtsvorsohlagserklärung am Samstag um
10 % Uhr in den Briefkasten des Betreibungsamtes gelegt,
muss also Glauben gesohenkt werden,
da keine Gegentat-
saohen
bekannt sind.
Demnach erkennt die 8chUldbetr.-u. Konkurskammer :
Der Rekurs wird gutgeheissen und der angefoohtene
Entscheid aufgehoben.
19.Arrt t du 27 novembre 1944 dans la cause Didisheim et Cie.
Suspetnllion des poursuites en vertu de l'ordonnance du Conseil
federal du 24 janvier 1941, attenuant a. titre temporaire le
regime de l'exooution forcee.
Le sursis ne s'applique pas aux contributions dues par un employeur
a. une caisse de compensation.
Einstellung der Betreibungen nach Art. 3 der Verordnung über
vorübergehende Milderungen der Zwangsvollstreckung, vom
24. Januar 1941. .
Der Einstellung unterliegt nicht die Betreibung für Beiträge eines
Arbeitgebers an eine Au,sgleichskasse.
Sospensione dell'esecuzione, secondo l'art. 3 dell'ordinanza dei
24 gennaio 1941 ehe mitiga temporaneamente le disposizioni
sull'esecuzione forzata.
Non e soggetta a tale soapensione l'esecuzione per contribuzioni
dovute da u,n padrone a una cassa di compensazione.
Le 17 decembre 1943, la Caisse de oompensation de
la serrnrerie et oonstructions metalliques . du Canton de
Geneve a fait notifier a Didisheim Cle a Geneve un com-
8ohuldbetreibungs. und Konkursrooht. N° 19.
mandement de payer du montant de 754 fr. 95, se decom-
posant comme suit: 1
solde des contributions dues sur
la paie n° 24 de 1943; suivant sommation des 3 aout et
10 d6cembre 1943: 684 fr. 50; 2° frais de rappel: 2 fr. ;
30 majoration statutaire, selon les memes pieces : 68 fr.45.
L'opposition faite
par la debitrice a ete levee provisoire-
ment par jugement du 14 janvier 1944 sous imputation
de 150 fr. La poursuite a abouti ades saisies et une vente
sur le produit de laquelle la creanciere a renm la somme de
244 fr. 601e 22 septembre 1943. Entre temps, un sequestre
avait ete opere qui fut valide par une requisition de con-
tinuer la poursuite, deposee le 30 aout 1944. La 2 octobre,
l'office a
re9u de la creanciere une requisition de vente a
laquelle il refusa de donner suite par le motif que la debi-
trice avait ete mise au benefice d'une suspension des pour-
suites en vertu de l'art. 3 de l'ordonnance du Conseil
federal attenuant a titre provisoire le regime de l'execu-
tion forcee, du 24 janvier 1941.
La creanciere aporte plainte contre cette deeision en
soutenant que la cteance en poursuite etait une creance
de salaire a la quelle la suspension des poursuites n' etait
pas applicable aux termes de l'art. II de la susdite ordon-
nance.
Par decision du 27 octobre 1944, l'autorite de surveil-
lance a admis la plainte et dit qu'il serait immediate-
ment donne suite a 1a requisition de vente.
Didisheim
Cie a recouru a la Chambre des poursuites
et des faillites du Tribunal federal en concluant a ce qu'il
lui plaise
de dire que la vente n'aura pas lieu tant qu'elle
sera
au benefice de la suspension des poursuites.
La Chambre a rejete le reeours.
Extrait des moti/s:
Aux termes de l'art. l
er
des ( Statuts et Reglement de
la Caisse de oompensation de la serrurerie et constructions
metalliques
, cette caisse a ete constituee (( pour assurer
une egale repartition des prestations assumees par les
patrons
a la suite de l'application du contrat collectif
8ohuldbetreibungs. und Konkursrecht. N° 19. 75
du l
er
juillet 1937 . A eet effet, elle per90it des patrons,
selon
l'art. 11, le pourcentage fixe par l'assemblee gene-
rale du salaire total paye la quinzaine pr6cedente a ses
ouvrlers , et c'est a elle qu'ineombe le soin de remettre
aux ouvrlers les indemnites qui leur revienntmt. Dans la
mesure on les versements des employeurs sont affeetes
au payement des indemnites dues aux ouvrlers en vertu du
contrat collectif, on peut done dire qu'ils representent une
part des salaires des ouvrlers (soit qu'il s'agisse de rete-
nues, soit qu'il s'agisse de supplements, et quand bien
meme tous les ouvrlers ne seraient pas dans le cas da per-
cevoir ces indemnites), et il est tout a fait normal par con-
sequent
que la Caisse a qui ces versements doivent etre
faits beneficie de l'exception prevue al'art. II de l'ordon-
nance du 24 janvier 1941 au meme titre que les ouvrlers
eux-memes.
Il est vrai qu'une partie des versements des employeurs
doit servir
a couvrir les frais d'administration de la Caisse.
Mais cela n'est pas une raison pour la traiter autrement
que la part qui est affectee au reglement des indemnites,
tout d'abord parce que les frais d'administration ne doi-
vent sans doute representer qu'un faible pourcentage
des versements des employeurs
et en second lieu parce
que le
reglement des frais d'administration e.st une condi-
tion sine qua non du fonctionnement de la Caisse. La
solution se justifie du reste meme au point de vue juri-
dique. En effet, par rapport au fonctionnement de la Caisse,
on peut considerer le contrat collectif comme une conven-
tion par la quelle les ouvrlers ont stipuIe des employeurs
l'obligation de
payer une partie de leur salaire ala Caisse,
autrement dit comme une stipulation pour autrui, et les
parties contractantes
etant d'ailleurs convenues de confe-
rer a la Caisse le droit de reclamer personnellement l'exe-
cution de cette obligation. Tout ce que la Caisse per90it
ainsi des patrons l'est par consequent a titre de salaire,
et peu importe alors qu'elle en distraie ensuite une partie
pour faire face a ses frais d'administration.