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Schuldbetreibuil5' und Konkursrccht. No ä.
das von der Klägerin (Ruth) verfochtene Eigentum anzu-
erkennen. Angesichts dieser Anerkennung im Prozess
frägt sich übrigens, ob das Prozessgericht die Klage nicht
ohne weiteres hätte zusprechen können, statt einen Beweis
für den durch die Klägerin behaupteten Erwerb der An-
teile
der heutigen Rekurrenten zu verlangen und das
Fehlen eines genügenden Beweises hiefür zum Vorteil des
betreibenden Gläubigers auszuwerten. Gegenstand des
Widerspruchsprozesses
ist ja nicht die rechtskräftige Fest-
stellung des Eigentums, sondern die Entscheidung der
Frage, ob ein gepfändeter Gegenstand als einer Drittperson
gehörend aus dem Pfändungsbeschlag auszuscheiden habe
oder nicht. Unter diesem Gesichtspunkt ist es von ge-
ringer Bedeutung, ob drei Miteigentümer gemeinsam auf-
treten oder einer von ihnen mit Zustiinmung der andern
als Alleineigentümer, wobei die Bereinigung der Rechte
unter den Miteigentümern vorbehalten bleibt und den
pfändenden Gläubiger nicht berührt. Nach alldem er-
scheint das Verhalten der Rekurrenten hinreichend ge-
rechtfertigt.
Demnach erkennt die Schuldbetr.-u. Konkur8kammer :
Der Rekurs wird gutgeheissen und der angefochtene
Entscheid aufgehoben.
5. Anet du 12 fevrier 1935 dans la cause Gachet.
En tant qu'elles se caracterisent comme des rentes d'invalidiM
(art. 92 eh. 10 LP) et non comme des rentes de vieillesse
les
pensions de retraite des /onctionnaires cantonaua; sont totale:
ment insaisissables, meme dans une poursuite exercee par un
proehe parent du retraite.
Soweit die Ruh e geh ä I t e r k a n ton ale r B e amt e r
Invaliditätsrenten (Art. 92 Ziff. 10 SchKG) und nicht Alters-
renten darstellen, sind sie gänzlich unpfändbar, selbst gegen-
über der Betreibung eines nahen Verwandten des Pensio-
nierten.
Schuldbetreibungs-und Konkursrecht. No 5.
Le pensioni di funzionari cantonali, in quanto abbiano il carattere
di rendite d'invalidita (art. 92 eifre 10 LEF) e non quello di
rendite di vecchiaia, sono completamente impignorabili anche
nell'esecuzione promossa da un prossimo parente deI pensionato.
A. -Florian Gachet etait employe de la Ville de
Geneve.
Atteint depuis longtemps d'une maladie grave,
il a finalement ere mis a la retraite pour cause d'invalidite
des
le l
er
mars 1937.
Selon jugement de divorce du 4 mai 1925, Gachet avait
eM condamne a payer a son ancienne femme, Dame Lude
Perriard, une pension alimentaire de 100 fr. par mois.
Depuis
sa mise a la retraite, il ne verse plus la pension
fixee par le juge.
Dame Perriard a introduit une poursuite contre Gachet
en paiement d'un arriere s'elevant a 400 francs. L'Office
de Geneve a saisi, le l
er
decembre 1937, la somme de
60 fr. sur la pension touchee par le debiteur.
B. -Par pIa.inte formee en temps utile, Gachet a demande l'annulation de la saisie.
Statuant le 18 janvier 1938, l'AutoriM genevoise de sur-
veillance a rejeM cette pIa.inte en taut qu'eIle conclua.it a
l'insaisissabiliM
absolue de la pension, mais a ramene la
retenue 40 fr. par mois. L'AutoriM cantonale estime que
la emme divorcee rentre parmi les personnes a l'egard
desquelles l'insaisissabiliM des pensions de retraite de
fonctionnaires n'est que relative au sens de l'a.rret RO
61 In 22.
C. -Par acte du 7 fevrier 1938, Gachet a defere cette
decision au Tribunal federal en reprenant ses conclusions.
Considerant en droit :
La recourant invoque la jurisprudence selon laquelle
lespensions
de retraite versees ades fonctionnaires publics
cantonaux sont insaisissables dans la mesure Oll les lois
cantonales les 'declarent incessibles, et il conteste que la
femme divorcee jouisse a cet egard d'un privilege a l'instar
de la femme mariee. Mais la jurisprudence consacrant
AS 64 ur -1938
18 Schuldbetreibungs. und Konkursrecht. No 6.
l'insaisissabilite des pensions des fonetionnaires cantonaux
a
et6 modifiee parl'arret Bonhöte du 20 janvier 1938
dans
lequel le Tribunal federal a juge que l'incessibilite des
pensions
deeretee par le droit cantonal ne S'opposait pas
a la saisie de celles-ci. Toutefois eet arret ne vise que les
pensions
de retraite proprement dites, c'est-a-dire les
rentes de vieilIesse,
et non pas les rentes d'invaIidite au
sens propre qui sont insaisissables en vertu du droit federal
(art. 92 eh. 10 LP). Or le recourant est iei au benenee d'une
rente d'invaIidite, e'est-a-dire d'une pension versee a
tre 'indemnit6 pour prejudice a la sante . Cette pen-
SIon n acquerra le caractere d'una rente de vieilIesse par-
tiellement saisissable qu'a partir du moment Oll 1e debiteur
urai de toute f8.90n ete mis a la retraite (RO 62 rn 21) ;
Jusqu alors son droit. aux prestations et ces prestations
elles-memes sont
insaisissables. .
En presenee des termes absolus de l'art. 92 eh. 10 LP,
on ne saurait apporter en faveur des proches parents du
retraite ou, le cas eeMant, de la femme divoreee une
exception
au prineipe de l'insaisissabilite; on ne peut
en particuIier s'inspirer iei des considerations qui ont fait
admettre l'incessibilite et, partant, l'insaisissabllite rela-
tives des pensions considerees comme insaisissables (RO
6.1 III 22 . En effet l'indemnite versee sous forme de pen-
SIon represente la contre-valeur payee pour Ja perte de
l'integnte corporelle, Jaquelle est absolument insaisis-
sable. Elle n'est pas, comme Ja pension de vieilIesse
une prestation direetement destinoo a assurer l'entre
tien du benenciaire et de sa familIe.
Par ces motifs, la Ckambre des PouTsuites
et des Faillites
admet le recours, annu.le Ja d6cision attaquee et d6clare
insaisissable
la pension d'invaIidite versee au recourant.
1 Ci -dessus p. 1 SB.
Schuldbetreibungs. und Konkursrecht. No 6. 19
6. Arr6t du 17 fevrier 1938
dans Ja cause Grandmouain, Bochatey 84 Oie S. A.
Ooncordat par abandond'aetif d'une lJOCWte anonyme.
- Les liquidateurs designes ont qualite, en tant querepresen.
tants de la socieM en liquidation, pour attaquer une d,ooision
de. l'autoriM de surveillance ordonnant l'inscription a l'actif
de la masse d'una pretention que Ia socieM pourrait faire
valoir elle meme.
- Sauf stipulation contraire, l'actif abandonne par une socieM
anonyme a ses creanciers comprend I'action en responsabiliM
appartenant a cette socieM -contre ses administrateurs et
contröleurs (changement de jurisprudence).
Na chI ass ver t rag mit Ver m ö gen s abt r e t un g
ein e r Akt i eng e seIl s c h a f t.
- Die mit der Durchführung des Nachlassvertrages betrauten
Liquidatoren vertreten neben der Gläubigermasse auch die in
Liquidation getretene Gesellschaft und sind in dieser Stellung
zur Weiterziehung des Entscheides einer Aufsichtsbehörde
befugt, der eineIi nach Auffassung der Liquidatoren nur von
der Gesellschaft selbst geltend zu machenden Anspruch als
.Teil des abgetretenen Vermögens bezeichnet.
- Mangels abweichender Bestimmung des Nachlassvertrages
umfasst das abgetretene Vermögen auch die der Gesellschaft
zustehenden Ansprüche aus Verantwortlichkeit der mit der
Verwaltung und Kontrolle betrauten .Personen. (Änderung
der Rechtsprechung.)
Ooneordato CO1/, abbandono dell'attivo di una 800ieta anonima.
- I liquidatori, in quanto rappresentanti deIIa societit. in liqui-
dazione, hanno veste per impugnare una decisione con la
quale l'autoritA di vigilanzaha ordinato di iscrivere all'attivo
della :massa. una pretesa ehe la societa potrebbe far valere
essa medesima.
- Salva stipulazione contraria, l'attivo abbandonato da una
societit. anonima ai suoi creditori comprende anche le pretese
delIa societit. a dipendenza della responsabilita dei suoi ammi-
mstratori e revisori (cambiamento di giurisprudenza).
Aux termes d'un concordat par abandon d'aetif propose
par la soeiete anonyme Grandmousin, Bochatey Oie,
a Martigny, et homologue le 21 aont 1936, la societe d6bi-
triee
a d6clare faire abandon de son aetif a ses er6anciers .
Au eours de la liquidation, l'un de ces creaneiers, Jean
Kurth, a demande que fnt inserite a I'actif de la masse