10 A. staatsrechtl. Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung.
fihten etid)tßftanbeß in sorotnurn, feugnet uni beß fernern
enauntet, biefeß UeIiereinfommen fci iebenfatlß burd) ?Rotlation
in olge beß Iienauvteten sabfd)Iuffeß eineß ?8ergleid)eß aufgenoben
worben un'o eß werbe gar nid)t auß bem fragHd)en sabfommen,
fon'oern auß bem angeIiHd)en ?8ergfeid)e, fitr weId)en bie anr
eineß Sve6iafbominilß gar nid)t benauvtet fei, gelragt.
2. enn nun aud), wie baß 'Bun'oeßgerid)t in 'oem UrtneiIe
in Sad)en aueter bom 25. -Sanuar 1879 ( ntfd)ei'oungen V
G.
16) außgefvrod)en at, im ,Sweifef ein ?8ernid)t auf ben
tlerfaffungßmäfiigen etid)tß tan'o nid)t an6unenmen ift, fo liegt
eß 'ood) in ber ?Ratur 'oer Gad)e, bau ein einfad)eß 'Beftxeiten
ber med)tßtlerbin'oIid)fett eineg ?8ertrageß, in WeId)em ein ge::
wifUihter etid)Hlftan'o bereinbad t, ben 'Befragten bon ber
fnd)t Ut inlaffung bor bem vrorogirten ornm ntd)t be-
freten fann. !I enn fon t läge eg in ber anb beß Befragten,
in jebem atl burd) 'Beftteiten 'oer med)tßber6inbIid)feit beg be-
treffenben ?8ertrageg Me rlJrogation beg etid)tgftanbeß uno
wirffam u mad)en. 'Big u genügenbem ?Rad)weig inret Un
berbinbIid)feit at bielmenr bie tlertragIid)e meteinIiarung übet
ben erid)tßftanb, we1d)e ber 'Benagte abgefd)loffen at, 'oie
?8ermutnung ber ürtigfeit für fid) unb mUß bemnad) arg wirf
fam betrad)tet werben. Dnne nun auf eine einfäfifid)e ür'oi"
gung ber bom mefunenten gegen Me 3led)tßbediin'olid)feit beg,
)on inm unbe ttittenermafien unterAeid)neten, UeIiereinfommeuß
bom 20. ?Robember 1878, werd)eß eine rorlJgation beg e
tiel tßjlanbeß aUßbrüdlid) un'o unbebingt außfvtid)t, ernoIienen
alflJ unmittelbar gegen bag matetielIe jtfagefun'oament getid)te
ten inwenbungen einöugenen, ergieIit fiel 'oocft je'oenfalIS
bau ur ,Seit ber mefurrent ben ?Rad)weig ber Unuerbin'o
Iid)feit beß Uebereinfommenß bom 20. ?Rouember 1878 nid)t in
10nnubenter cife erbrad)t, alfo bie für bie ültigteU beßfeIben
un fomU aud) für bie jtomveten ber folotnurner erid)te prima
faele fvred)enbe mermutnung noel nid)t öu 6efeitigen uermoel t
at. !I enn bie sauffaffung ber red)tnd)en ?Ratur biefeg Ueber.::
einfommenS, wie fie bom jt äger uertreten wirb, fann öUltt
minbejlen nid)t alß eine bon jJornnerein altlofe beneid)net
Werben.
1L Gerichtsstand des begangenen Vergehens. N° 4.
- ag fO'oann 'oie inwenbung beß merurreuten an6el lngt,
bab gegen inn gar nid)t lug bem Ue6ereintommen tom 20. ?Ro::
tember 1878, foubern aug einem lnge6 id)en mergleid)e, ber
baß fraglid)e Ue6ereinfommen jure novationis aufge 06en lbe
unb für weld)en ein Sve3ialbominH nid)t erwänU fei, genagt
",erbe, fo tft biefelbe e6enfalIß3ur ,Seit burd)auß uid)t liquibe
gejletlt, um fo weniger alg ber meturrent ben sa6fd)luU beg
fragHd)en mergleid)eg niel t einmal ugege6en at.
!I emnad) lt bag Bunbeßgerid)t
edanut:
!I er mefurg wirb alg unbegrün'oet abgewiefen.
- Gerichtsstand des begangenen Vergehens. -For du deUt.
- Ärret du 17 Janvier 1880, dans la cause Trachsel,
C.-F. Trachsel, docteur en philosophie, a Lausanne, col
lectionne, acbete et vend des monnaies et medailles, surtout
de provenance suisse. . .
Le 25 Avril 1879, il regoit Ia visite du sieur Fredenc
Bredecker,
marchand de monnaies, aZurich, et conclut avec
lui quelques aflaires.
Apres le depart de Bredecker, Trachsel, procMant a 1a re-
vision des tiroirs de sa collection, crut s'apercevoir de la dis-
parition
d'UD schilling de Bellinzona, dont il attribua l'enIe-
vement
a son visiteur.
Par
leUre du 14 Juin 1879, Trachsel accuse formellement
Bredecker decette soustraction, et cela dans les termes sui-
vants :
. . . .. . . .. . . ..
( Diese sechs Stücke würde ich ungern in Zahlung nicht
höher annehmen können als für 39 Fr., abschläglich der
50 Fr. die Sie mir schuldig sind für die Münze von Bellin-
zona, die Sie heimlich aus meinem Schubkasten nahmen,
12 A. Staatsrechtl. Entscheidungen. L Abschnitt. Bundesverfassung.
als mich meine Tochter rief, und deren Verschwinden ich
sofort bemerkte, als ich gleich nach Ihrem Fortgehen diesen
Kasten revidirte.
Ein Paar andere Stücke haben höchst wahrscheinlich
denselben Weg in Ihre Taschen genommen. Ich k.ann es
J) jedoch nur vermuthen. Aber auf die Bellinzona-Münze kann
ich schwceren, ete.
Le 17 Juin 1879, Bredecker porte plainte contre Trachsel,
pour injures, devant la justice
de paix de Zurich El't conclut ä.
ce que le defendeur soit puni avec toute la rigueur de la loi.
Le 18 dit, Trachsel porte a la connaissance de Bredeeker
qu'il a retrouve la monnaie de Bellinzona, et lui presente
l' expression de ses regrets sinceres, ainsi que toutes ses ex-
cusespour ses injustes soupgons.
Bredecker
ayant neanmoins maintenu sa plainte, la justice
da paix de Zurich, apres avoir inutilement cite Trachsel en
conciliation, renvoie la dite plainte par ordonnance du 27 Juin
1879,
a la decision du Tribunal de district.
Par citation du 1 er Septembre suivant, Trachsel est somma
de comparaitre devant le dit Tribunal, aZurich, le 11 dit, ä
7 heures du matin, aux fins d'entendre prononcer sur la dite
plainte. Cette citation' a ete remise-a Trachsel, a Lausanne,
personnellement, le 8
Septembre 1879, par l'huissier de la
Prefecture de ce district, ainsi qu'il appert de Ia relation de
notifieation inscrite au
dos decette piece, et con iue en ces
termes:
L'huissier soussigne declare que le Dr Trachsel a declare
ne pas pouvoir paraitre, vu qu'il croit que cela n'est pas
necessaire. 11 fait retourner ceUe citation.
,. Lausanne, le 8 septembre 1879.
L. S. (Signe) NOVERRAz-DELESSERT
S'tatuant le 11 Septembre, le Tribunal du district de Zurich
condamne par
defaut Trachsel, pour injures, en application
des art. 152 et 153
du Code penal, a payer 25 fr. d'amenrle,
un emolument de justice de 20 fr., une indemnite de 30 fr.
au plaignant et les frais
du proces.
II. Gerichtsstand des begangenen Vergehens. N° 4.
C'est contre ce jugement que Trachsel recourt, le '10 No-
vembre 1879, au Tribunal federal. II conclut a ce qu'il lui
plaise d'annuler la dite sentence par les motifs suivants :
a) Le jugement du 11 Septembre viole rart. 58 de a Con-
stitution federale et l'art. 68 de la Constitution du canton de
Vaud, qui statuent que nul ne peut
elre distrait de ses juges
natureIs.
Or, en maliere d'injures, les juges natureIs de l'ac-
euse
sont ceux du lieu ou le delit a ete commis, c'est-a-dire
du lieu
d'ou est parti la lettre injurieuse. Les Tribunaux de
Lausanne etaient
des 10rs seuls competents. Et c' est ä tort
que le Tribunal
de Zurich s'est nanti de la cause.
.
b)Le jugement viole rart. 59 de la Constitution federale.
L'action en reparation d'injures intentee par Bredecker est
avant tout une reclamation personnelle, admise jusqu'ä con-
currence. de
a fr.; chiffre auquel le Tribunal a arbitre le
dommage
eprouve par l'honneur: du plaignant. Les autres
dispositifs ne sont qu'accessoires.
Des 10rs, le for de l'action
devait
etre le lieu du domicile du defendeur.
c) Trachsel n'a re!iu aucune assignation ä lui dument
adressee par le Juge informateur qui a preside a l'enquete :
Ein ce qui coneerne la citation en jugement, Trachsel n'a re iu
assignation que dans la journee du 10 Septembre, et trop tard
pour qu'il
put se rendre ci Zurich. Ces informalites vicient la
poursuite
et le jugement, qui, de ce chef, doit etre annule.
Statuant sur ces aits et considerant en droit .-
: Sur le premier moyen :
,La jurisprudence introduite par le Conseil fMeral et l' As-
semblee federale et suivie invariablement par le Tribunal
fMaral en matiere de determination du for de l'injure commise
par lettre, a toujours reconnu que ce delit n' est reellement
perpetre que des le moment ou le destinataire a pris connais-
sance
des imputations injurieuses ci son adresse, et que la
plainte
penale doit des lors etre portee devant les Tribunaux
du for du
delit.
01', dans le cas actuel, la lettre contenant des allegations
injurieuses a
ete adressee par Trachsel a Bredecker, aZurich.
Il en resulte que les Tribunaux zuricois etaient seuls compe-
1.1 A. staatsrechtl. Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung.
tents pour proDonCer, cas ecMant, une repression en appli-
calion des lois
peDales de ce canton.
Ce moyen n
t
est pas fonde.
Sur Ie deuxieme moyen :
Les
Iegislations des cantons de Vaud et de Zurich conside-
rent l'une et l'autre la plainte pour injures comme une action
penale, dont le for, d'apres le principe universellement
re-
connu, est au lieu de la commission du delit. La plainte di-
rigee contre Trachsel, aZurich, portait exclusivement ce ca-
raclere, et la circonstance que le recourant a ete condamne
accessoirement
a une indemnite en faveur du plaignant, ne "
saurait modifier la nature de cette action, ni surtout lui attri-
buer, comme le voudrait le recours, la
portee dtune revendi-
cation civile.
La disposition de l'art. 59 de la Constitution fe-
derale n'est des lors d'aucune application a l'espece.
Sur
le troisieme moyen :
Le grief tire par le recourant de ce qu'il n'aurait pas ete
assigne a temps pour pouvoir assister aux debats de la cause
aZurich, est absolument contredit
par les pieces du dossier.
Comme on l'a constate dans l'expose des faits, il est etabli que
l'assignation pour la
seance du h Septembre a ete remise a
Trachsel personnellement, non point le 10 dit, comme le re-
cours le pretend a tort, mais le 8 deja, et ainsi assez tot pour
que le recourant ait
pu se rendre aZurich pour les debats de
la cause. Il ne rentre d'ailleurs point dans les attributions du
Tribunal
federal de contröler l' observation par les Tribunaux
de Zurich des
deI ais fixes par la procMure penale de ce
canton.
Le recours etant denue de tout fondement, il se justifie de
prononcer un emolument de justice en application de l'art. 62
de la loi sur l'organisation judiciaire.
Par ces motifs,
Le Tribunal fMeral
prononce:
Le recours est ecarte comme mal fonde.
1I. Gerichtsstand des begangenen Vergehens. N° 5.
- Arret du 17 Janvier 1880, dans la cause Cornu.
Auguste Cornu, marchand de charbon a Lausanne, se
trouvant vers le milieu de 1879,
a Bienne, y apprit qu'un
concurrent,
nomme Pierre Raffini, pour gagner des com-
mandes,
avait repandu dans cette ville le bruit que Cornu
etait en prison "et ne reviendrait pas a Bienne.
Cornu, voyant dans
ce fait une diffamation, porte plainte,
par lettre du 25 Septembre 1879, au Juge de paix de Bienne,
en demandant reparation, conformement aux lois bernoises,
des imputations calomnieuses du sieur Raffini.
Sur carte-correspondance du 26 dit, le magistrat susvise
avise le plaignant que, Raffini habitant Nyon, l' office du juge
bernois ne peut se charger de le faire eiter
a Bienne, vu qu'il
habite un autre canton.
Le 29 du meme mois, Cornu adresse la meme plainte au
Juge d'instruction du canton de Vaud, lequel, par
office du
Octobre suivant, porte a la connaissance du plaignant qu'il
est
refuse de suivre a a dite plainte, par le motif que le delit
ayant ete commis non pas dans le canton de Vaud, mais dans
le cimton de Berne, la poursuite doit avoir lieu dans ce der-
nier canton.
Par arret du 17 Octobre, le Tribunal d'accusation du can-
ton de
Vaud, aupres de qui Cornu avait recouru contre le refus
de suivre du Juge d'instruc.tion, confirme la decision de ce
a ,par, le motif que la loi penale vaudoise ne permet
pää 'depour.suivre un delinquant pour un delit commis hors du
Canton Mors que le prevenu n'est pas vaudois.
C'est contre
ces deux refus de suivre que Cornu arecouru
le 310ctobre 1879 au Tribunal fMeral, pour deni de justice.
Il demande
ä ce Tribunal de vouloir decider quel est le juge,
celui
du for du delit ou du domicile, qui doit se nantir de la
plainte.
Statuant Stt'r ces faits et considerant en droit :
Il s'agit, dans lnespece, d'une plainte pour injures, soit dif-
famation, delit dont la repression doit, en vertu du principe