Entscheidungen der Schuldbetreibungs-
12. Anit d.u a mai 1918 dans la cause Jeltramini
et i'acchini.
L'art. pe de l'ord. du 28 septembre 1914 completant et mo-
difiant pour la duree de la guerre la LP a une portee generale;
il s'applique aussi aux poursuites dirigees contre un debiteur
qui a obtenu un sursis general aux poursuites, pour le
recouvrement de creances auxquelles ce sursis ne s'6tend
pas.
Les recourants sont creanciers hypothecaires de G.
Antonietti, tuilier a Bellevue. Ils ront poursuivi pour
les
interets echus depuis plus de deux ans, auxquels ne
s'etend pas le sursis general que le debiteur avait obtenu.
Le
21 decembre 1917, les creanciers ont requis la vente
des immeubles hypotheques. Le 22 mars l'office des
poursuites de
Geneve les a avis es que la vente etait
ajournee. Antonietti ayant paye 1/
du montant de la
poursu,ite, soit 349 fr. 35 (art. 1
er de l'ordonnanee du
28 septembre 1914). .
BeItramini Facchini ont recouru contre rette decision
a l'autorite. eantonale de surveillance en concluant a ee
que 10 la faculte du debiteur de payer par 1/
les interets
hypotheeaires echus depuis deuK ans et plus soit annulee ;
20 la vente des immeubles soit fixee a nouveau pour le
plus
brei delai et 3° la vente ne pourra etre differee que
moyennant paiement
integrnl par Antonietti des interets
hypothecaires echus depuis plus de deux ans a la date du
paiement. .
L'autorite genevoise de surveillance ayant ecarte ce
recours
par decision du 9 avril 1918, Beltramini et
Facchini ont reeouru en temps utile au Tribunal federal
en reprenant les conclusions formuIees devant l'instanee
cantonale. Ils soutiennent que l'ordonnanee
du 16 de-
cembre 1916 presente une laeune,le Conseil federal ayant
evidemment voulu permettre au creaneier de toueher
immediatement et integralement les interets hypothe-
caires.echus depuis deux ans.
und Konkurskammer. N0 12.
Considerant en droit:
La disposition de l'art. 1 er de l'ordonnanee du 28 sep-
tembre 1914,
completant et modifiant, pour la duree de
la guerre, la LP, a une portee genera:le (v. JAEGER,
Comment. de l'ordonnance, art. 1 er note 4); elle s'ap-
plique a toutes les poursuites par voie de saisie ou de
realisation de gage, partant aussi aux poursuites dirigees
contre le debiteur qui a obtenu un sursis general, pour le
recouvrement
de creanees auxquelles le benefice du sursis
ne s'etend pas.
La lacune dont les recourants pretendent
faire
etat n'existe pas. Rien, au contraire, ne permet
d'admettre que le legislateur ait voulu refuser le benefiee
de l'art. 1
er
de l'ordonnance du 28 septembre 1914 aux
debiteurs qui sont poursuivis en paiement d'interets
hypothecaires echus depuis deux ans, auxquels, en vertu
de l'art. 9de l'ordonnance du 16 decembre 1916, le sursis
general ne s'applique pas. Le but de l'art. 9 (de meme que
eelui des art. 5 et 13 al. 3 de l'ordonnanee dn 2 novembre
.1915 relative
a la proteetion de l'industrie höteliere.
cf. RO 4! III p. 194 et 209 cons. 3 ; 43 III p. 132) est
d'empecher que le sursis accorde au debiteur ne prive le
creancier de sa garantie reelle, laquelle, suivant rart. 818,
ehiff. 30 CC. ne couvre que les interets de trois annees,
eehus
au moment de la requisition de vente et ceux qui
ont couru depuis la demiere eeheance. Aussi bien rart 10.
de l'ordonnance de 1916 dispose que. durant le sursis, le
creancier gagiste ne peut exercer pour les interets indiques
a l'art. 9 que la poursuite en realisation de gage. Le but de
l'art. 9 -maintien de la garantie reelle -est done
atteint des que le creancier a pu former la requisition de
vente.
et il n'y ades lors aueun motif de refuser au debi-
teur le mo yen, prevu a rart. 1 er de l'ordonnance du 28
septembre 1914, de faire renvoyer la vente
en s'acquittant
de sa dette par le paiement d'accomptes mensuels. Con-
trairement
a l'opinion des recourants, les deux dispositions
legales peuvent parfaitement coexister. La realisation
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du but vise par l'art. 9 de l'ordonnance de 1916 n'exclut
pas la possibilite de realiser egalement le but de l'art. 1 er
de l'ordonnance de 1914, qui est d'eviter. antant que
possible, que la vente des objets saisis
ou mis en gage n'ait
lieu pendant la crise economique actuelle a des prix fort
inferieurs
a leur valeur reelle (cf. JAEGER. Comment. de
l'ordonnance de 1914
ad art. 1 er, note 1). Le texte meme
de l'art. 9, qui dit simplement que le sursis general ne
s'etend pas aux interets hypothecaires echus depuis deux
ans, montre deja l'intention du legislateur de ne pas pri-
ver le debiteur des facilites accordees par l'art. 1 er de
l'ordonnance de 1914 pour le
paiement de cette dette.
La Chambre des Poursuites et des Faillites prononce:
Le recours est ecarte:
13. Entscheid vom 8. Kai 1918 i. S. Keuter.
Oe f f e n tl ich e Be k a n n t mac h u n g als Form der
Zustellung : nur zulässig für die Zustellung von B e t r e i -
b u n g s u r k und e n an den S c hu I d n e r nicht von
K lag e auf f 0 r der u n gen an D r i t t e. Anwend-
barkeit von Art. 3 9 2 Z i f f . 1 Z G B.
A. -In einer auf Begehren des Beschwerdeführers
Meuter
unterm 9. Juli 1917 bei einer Frau Schmocker in
Olten vorgenommenen Pfändung bezeichnete die Schuld-
nerin die sämtlichen gepfändeten Gegenstände (Wohnungs-
mobiliar) als Eigentum ihres
unbekannt abwesenden
Vaters Ferdinand Engel
und sprach sie in seinem Namen
an. Der Pfändungsgläubiger bestritt diese Ansprache und
verlangte vom Betreibungsamt, es sei dem unbekannt
abwesenden Ansprecher durch Publikation im Amtsblatt
Frist zur Klage im Sinne des Art. 107 SchKG anzusetzen.
Mit Verfügung vom 26. März 1918
hat das Betreibungs-
amtdieses Begehren abgewiesen.
B. -Hiegegen beschwerte sich Meuter, indem er sein
und Konkurskammer. N° 13. 39
Begehren um öffentliche Ansetzung der Klagefrist wieder-
holte. Zur Begründung führte er an, dass im Verfahren
nach Art. 109 dem unbekannt abwesenden Ansprecher
die Vorladung zur Verhandlung
im Widerspruchsprozess
auch durch Publikation zugestellt werden müsse, es sei
daher nicht einzusehen, warum die öffentliche Publikation
nicht auch für die Ansetzung der Klagefrist im Sinne des
Art. 107 in Betracht kommen solle.
Zur Vernehmlassung aufgefordert, beantragte das be-
schwerdebekIagte Betreibungsamt die Abweisung der
Begehren Meuters, weil gemäss
Art. 66 zwar für den
Schuldner, nicht
aber auch für am Verfahren interessierte
Dritte die öffentliche Mitteilung von Betreibungsurkunden
vorgesehen sei, und weil überdies vom Beschwerdeführer
die Tatsache, dass der Ansprecher unbekannten Aufen-
halts sei, dass er keinen Vertreter in der Schweiz habe, und
dass er, Beschwerdeführer, alles getan habe, um seinen
Aufenthaltsort zu ermitteln, nicht bewiesen worden sei.
C. -Die Vorinstanz schützte die Beschwerde insoweit,
als sie in Anwendung des Art. 392
ZGB des Betreibungs-
amt anwies, die zuständige Vormundschaftsbehörde zur
Bestellung eines Beistandes aufzufordern und nach dessen
Ernennung diesem Beistand Klagefrist anzusetzen.
Sie
ging dabei davo aus, dass nicht einfach die kantonal-
prozessualen Normen auf das Betreibungsrecht angewen-
det werden dürfen, und dass das letztere selbst die öffent-
liche Klagefristansetzung für den Vindikanten
in Art. 107
nicht vorsehe. Dagegen komme Art. 392 Zift. 1 ZGB zur
Anwendung, wonach für den Fall
der Verhinderung einer
mündigen Person
durch Krankheit, Abwesenheit oder
ähnliche Umstände
an der Besorgung dringender Ge-
schäfte ein Beistand ernannt werden müsse, der dann in
der betreffenden Angelegenheit zu handeln habe.
D. -Hiegegen rekurrierte der Beschwerdeführer an
das Bundesgericht, indem er seinen vor erster Instanz
gestellten Antrag wiederholte
und gegen die Ernennung
eines Beistandes einwendete, derselbe werde die zur Be-