356 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. H. Abschnitt. Bundesgesetze.
)tlcnig l)On 1Sebeufung fein, wie in bem aUe, ttlO e.e ftcf) um
eine t5d)eibung unter t5d)weiaer6ürgcrn anbfe. t5d)liej3lid) wh:b
auf baß UdeH beß 1Sunbe.egerid)tß IXt5 17 :Th:. 8 )er tlief eu.
B. egeu ben ooergerid)tHd)en I;!ntfd)eib Ilt rllu .ffrug ben
ftctiltßred)tlid)en iReturß IlUß unbengerid)t mit bem IXntrllg auf
IXufne6uug ergriffen. I;!ß luirb aUßgefül)rt: :va im angefod)teneu
I;!ntfd)eib aitierte ounbcßgerid)Hid)e Urteil a6e auf S)eimatIofe
eöug, 6ei beuen internationale .ltonflitte aU6gefd)toffen feien uub
treffe bal)er nid)t au Iluf beu borliegenben aU, uo fofd)e .lton
flifte 3u oefürd)ten feien, ba Öftemid) ein aUfäUigeß t5d)eibung6
urteil nid)t anerrennen werbe. t5otd)e internationale Jtonflifte
)tloUe IXrl. 56 .81;! )ermeiben; im t5inne biefer .1Seftimmung
liege eß baner, wenn fte auclz auf ben aU 6eaogen roerbe, bll
ein l)eglltte IXu61linbcr fei. U6rigenß ,ei aud) ber iReturßueflagte
nod) öjterreid)ifd)er t5taatnuürger (Iuofür eine mefd)einiguug ber
t f. meöirfßl)au )tmcmnfd)aft 3nnßbrucf )orgelegt wirb), fobau miln
eß mit einer l)e )on IXußlli:nbem au tun a6e.
C. :ver iRefurßuefIagte l)at auf IX6weifung be6 iRefurfe6 an
getragen.
:VM unbeßgerid)t aiel)t in t'roligung:
- 91ad) ftlinbiger rari fann ein fantonaler I;!ntfd)eib, ber,
ltlfe !)er borliegenbe beß D6ergerid)t6 .8ürid), tein ber merufung
untediegenbeß S)au'Pturleil im l0inne be.e IXrt. 58 ü 1ft, wegen
merfenung ber 910rmen be.e .81;! im ?liege beß ftaatßred)tIid)en
iRefurfe6 (tngefonten merben (IXt5 27 I 6. 281 I;!w. 2).
2 .
.3m foe6en aitierten UrteH ( m. 2, )ergL aud) 17 (;5. 42
rw. 2) l)at ba .1Sunbeßgerid)t in einem bem eutigen analogen
aU aUßgef'Prod)en, bau eine l)e, 6ei )ueId)er ber eine :teH
t5d)wei3er6ürger unb ber anbere 1Sürger einei3 nui3 ulirtigen (;5taa
teß ift, nid)t alß I;!l)e awifd)en IXu.elänbern im l0inne beß IXrt. 56
BI;! au oetrad)ten ift unb baj3 bal)er beren l0d)eibung in ber
t5d)meia ber in biefer .1Seftimmung Mrgefel)enen efcf)rlinfung
nicf)t unterliegt. IXn biefer IXuffaffung / für beren lBegrünbung
einfad) auf bie rroligungen bei3 angefünrten Urteilß )ermiefen
tlerben fann, muj3 feftgel)aIteu merben, unb eß forgt barauß ol)ne
weitereß bie Unoegrünbetl)eit beß iRefurfeß. :va ber eturß6ef(agte,
rofe in ber efurßfd)rift liel)au'Ptet tft, nelien bem fd)weiaerifd)en
Ill. Schuldbetreibung und Konkurs. N0 56. 357
ud) od) baß öftemid)ifd)e lBürgmed)t 6efint, fann fe!liitberitnnb
lid) md)tß l erfd)fagen, ba er e6en in ber d)weiö d) eiaer6ürger
unb nfd)t IXußlnnber fft (fiene aucf) 27 I (;5. 182 I;!r . 2).
:vemnad) 9nt baß .1Sunbeßgerfd)t
erfannt:
:ver efurß wirb n6gewiefen.
58ergL lud) tRr. 53.
III. Schuldbetreibung und Konkurs.
Poursuita pour dettes et faillite.
- Arret des 23 Mai et 6 j'llin 1907,
dans la cause Studer
c01 tre President du Tribunal da 1a Chaux-da-Fonds at oonsorts.
Conditions du recours de droit public: Qui peut etre partie in-
timee au recours? -For de l'action de l'art. 109 LP en
matiere intercantonale. -But et notion de cette action. -
Competence du TF en matiere de conflits intercantonaux; Art. 5
CF; art. 189 al. 3 OJF.
A. -Au cours de poursuites exercees par divers crean-
ciers contre Angelo Nottaris, ä. la Chaux-de-Fonds, l'office a
saisi deux obligations de la Societe immobiliere de l'Hotel
National,
aBerne, Nos 12 et 13, appartenant au debiteur . .Au
moment de la saisie ces deux obligations se trouvaient en
la possession de
Ia Banque populaire suisse ä. Berne, a la-
queUe elles avaient ete remises en gage. L'office des pOllr-
suites de la Chaux-de-Fonds a porte la saisie a la connais-
sance de la Banque populaire en date du 18 octobre
Le 27 novembre 1906, Ia Banque populaire a cede a
.Adolphe Studer, negociant ä la. Chaux-de-Fonds, sa creance
contre Nottaris
et lui a remis le gage, soit les deux obliga-
A. StaatsrechUiche Entscheidungen. H. Abschnitt. Bundesgesetze.
tions, garantissant cette creance; elle Ini a en meme temps
donne connaissance de l'avis de saisie de ces obligations
qu'elle avait
renu de l'office.
B. -Le 11 decembre 1906, l'office des poursuites de Ia
Chaux-de-Fonds a assigne aux trois creanciers suivants de
Angelo N ottaris :
a) Marie Nottaris, femme du debiteur;
b) Viotti et Stainer, negociants a Ia Chaux-de-Fonds;
c) Parqueterie et Scierie de Bassecourt
un delai de dix jours pour intenter a Adolphe Studer, con-
formement
a l'art. 109 LP, une action en contestation du
droit de gage revendique par lui sur les deux obligations.
Ces trois creanciers ont en consequence ouvert action a
A. Studer en date du 20 decembre 1906 devant le Tribunal
du district de la
Chaux de-Fonds, en concluant a ce qu'il
plaise au tribunal :
a) principalement: prononcer la nullite du droit de gage
dont
Studer se prevaut sur les deux obligations N°s 12 et 13
de la
Societe immobiliere de l'Hötel National de Berne ;
b) subsidiairement: dire que la r!,vendication de A. Studer
d'un droit de gage sur les deux obligations .. , .. n'est pas
opposable
.... aux creanciers saisissants.
Le 21
decembre 1906, le president du tribunal a permis
Ia signification des trois demandes a Adolphe Studer auquel
elles ont
ete adressees par lettres chargees du meme jour.
Ces demandes portent fixation d'un delai imparti a Studer
pour deposer sa reponse et assignation a comparaitre devant
le Tribunal de la Chaux-de-Fonds pour voir proceder
a l'ins-
truction du proces.
C. -Entre temps, soit le 5 decembre 1906, Adolphe
Studer avait de son cöte requis de l'office des poursuites de
Ia Chaux-de-Fonds une poursuite en realisation de gage
contre
Angelo Nottaris. Le 18 decembre l'office l'invita, con-
formement a l'art. 73 LP, a deposer l'original ou nne copie
authentique de son
titre; en consequence Studer envoya le
20 decembre 1906 a l'office des poursuites de Ia Chaux-de-
Fonds le titre de sa creance contre Nottaris, -soit un billet
III. Schuldbetreibung und Konkurs. No 56.
de change souscrit par celui-ci, -l'acte de nautissement et
les deux obligations remises en gage.
D. -Le 29 decembre 1906 Studer a porte plainte contre
l'office des poursuites de la
Chaux-de Fonds au pr es de l'au-
torite
de surveillance, soit Ia Justice de Paix de la Chaux-de-
Fonds. Dans cette plainte il a conclu:
a) a ce qu'il soit prononce que la fixation du delai imparti
le
11 decembre 1906 par l'office des poursuites de Ia Chaux-
de-Fonds aux creanciers saisissants de A. Nottaris pour ou-
vrir l'action prevue a l'art. 109 LP est nulle et non avenue;
b) a ce que l'Office des poursuites de Ia Chaux-de-Fonds
soit
invite a retourner immediatement a. Adolphe Studer les
deux obligations que celui-ci
Iui a adressees le 20 decembre
1906;
c) a ce qu'une peine disciplinaire soit prononcee contre le
Prepose aux poursuites de Ia Chaux-de-Fonds a raison de sa
manie re illicite d'agir.
E. -En date du 30 decembre 1906, Studel' a forme un
recours de droit public aupres
du Tribunal federal concluant
a ce que ceIui-ci prononce que la permission de significatiou
ainsi que Ia signification
elle-meme des demandes des trois
ereanciel's de Nottaris sont nulles et non avenues et qu'eHes
ne sauraient avoir aucun effet contre le recourant.
Le recours est dirige contre
le President du Tribunal
de La Chaux-de-Fonds ;
2° Ie Commis-greffier du dit tribunal;
les trois creanciers saisissants, 80it Marie Nottaris, Viotti
et Stainer et la Parqueterie et Scierie de Bassecourt.
A l'appui de son recours
il invoque les mo yens suivants:
L'action dirigee contre lui en vertu de l'art.
109 LP ne
pouvait lui
etre intentee qu'au lieu de son domicile, soit a
Interlaken, et non pas dans le canton de N euchatel. Au mo-
ment Oll le delai a ete fixe aux creanciers pour ouvrir action
et Oll ils ont depose leul' demande et meme au moment en-
core Oll le greffe a remis a la poste ces demandes a son
adresse, il se trouvait en possession des deux obligations;
actuellement encore c'est au
nom du recourant que I'office
des poursuites de Ia
Chaux de-Fonds detient ces titres: par
AS 33 J -1907
A. Staatsrechtliche Entscheidungen. 1I. Abschnitt. Bundesgesetze.
consequent Ia citation qui lui a ete adressee d'avoir a compa-
raitre devant
Ie juge neucbatelois implique une violation de
l'art. 59 CF. Le recourant s'en reiere sur ce point aux consi-
ilerants
de l'arret du 28 avril 1898 du Tribunal federal dans.
l'affaire Stadlin-Graf (RO 24 I, p. 226 et suiv.).
F. -Les intimes ont concIu a ce que le recours soit
ecarte; ils invoquent le commentaire de Jaeger N. 9 sur
art.
109 et note ) sur art. 107, ainsi que l'art. 16 du Code
de procedure civile neucbatelois qui dispose : En ma? r
de saisies le juge competent pour connaltre de leur vabdlte
est celui
du lieu Oll la saisie a ete operee.
Le President du Tribunal de Ia Chaux-de Fonds, dans ses:
observations en reponse au recours, constate qu'en presence
des termes de l'art. 16 Cpc il devait regarder Ie Tribunal
de
Ia Chaux-de-Fonds comme evidemment competent et que
la notification de l'exploit
a Studer s'est faite en la forme
reauliere du droit neucbatelois. Quant au commis-greffier
r
denigne egalement comme intime, en notifiant les demandes
il n'a fait qu'executer un ordre: le recours ne peut donc etre
dirige
contre lui.
Statuant
StW ces (aits, et considirant en droit :
- Il resulte des renseignements recueillis que la plainte
formee par A. Studer devant l'autorite antonale de. survei
lance contre Ia fixation du delai impartI aux creanClers sal-
sissants pour lui ouvrir action a ete ecartee. Rinr: ne s'oppose
donc
a ce que le Tribunal federal entre en matIere sur le pre-
sent recours de droit public.
Il y a lieu d'observer que
Ie commis-greffier du Tribunal
de
Ia Chaux-de-Fonds qui est designe comme intime ne peut
etre considere comme partie au recours: en remettant a la
poste pour notification les demandes adressees
a A Studer
r
il n'a fait qu'executer les ordres du president du tribunal.
De
son propre chef il n'a porte aucune atteinte a Ia situation
juridique du recouraut. .
2 Le recourant estime que c'est
a tort que l'actIOll
dirinee contre lui, co.nformement a yart: 1 9 .LP, lui a et
intentee devant les trlbunaux neuchatelOls; Il mvoque Ia ga
rantie
du for de son domicile consacree par l'art. 59 CF. Les
III. Schuldbetreibung und Konkurs. N° 56.
intimes au contraire soutiennent que l'action prevue a 1'art.
109 LP doit etre ouverte au lieu Oll Ia saisie a (iM ordonnee
,
soit, en l'espeee, ä. Ia Ohaux-de-Fonds. La question qui est
floumise au Tribunal federal est donc celle de savoir quel est
en matiere intereantonale le
for de l'action de l'art. 109 LP.
3. -Le but de cette action est de faire ecarter
l'opposi-
tion soulevee contre la saisie par le tiers possesseur et de
faire prononcer que
Ie creancier saisissant est en droit d'ob-
tenir
Ia realisation a son profit de l'objet saisi. Ce qui est en
cause c'est
Ie droit de disposer de Ia chose. Le litige portera
done sur
Ia question de savoir si le droit revendique parie
tiers est preferable au droit du creancier saisissant. Le de-
mandeur invoque le droit resultant de Ia saisie, le defendeur
invoque le droit materiel qu'il possMe (droit de propriete
ou de gage). Dans Ie conßit resultant de I'opposition de ces
droits, Ia loi a accorde, dans
Ie cas de l'art. 109, Ia position
favorable de
defendeur au tiers possesseur: elle s'est evidem-
ment inspiree de l'idee que c'est a celui qui n'a en mains
que l'acte de saisie
a faire valoir les droits virtueis qui en
decouIent contre ceIui qui a en mains l'objet meme de Ia
saisie
et qui exerce Ies droits qu'il pretend avoir sur Ia chose.
Or si Ie creancier saisissant est oblige de se porter deman-
deur pour faire
ecarter l'obstacle qui s'oppose a Ia realisa-
tion de son droit, il s'ensuit, d'apres les regles generales de
la
procedure, qu'i! devra intenter son action soit au lieu de
la situation de la chose, soit au domicile
du defendeur. Le
for de Ia poursuite -
ou de Ia saisie -ne pourrait se jus-
tifier que par Ia consideration de la connexite qui existe entre
l'action de l'art.
109 et Ia procedure de poursuite. Or il est
vrai que cette action est
en relation etroite avec Ia poursuite
et que cette relation exerce une certaine inßuence sur les
proces en revendication. Elle est determinante pour Ia
ques-
tion de legitimation au proces ; c'est pour cette raison aussi
que
eelui-ci devient sans objet du moment que Ia poursuite
ou Ia saisie, pour un motif quelconque, so nt abandonnees :
Ia poursuite
ou pIutöt la saisie, peut donc etre consideree
comme une condition de l'existence du proces. Enfin Ia liaison
de l'action avee
Ia poursuite peut avoir une inßuence sur Ie
362 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. H. Abschnitt. Bundesgesetze.
mode de determiner la valeur du litige. Il est des lors permis,
a certains egards, de considerer l'action de l'art. 109comme
un incident de la poursuite. Mais cette relation reste pure-
ment exterieure et elle n'est pas assez intime pour qu'il y
ait
necessite a attirer au for de la poursuite le for de l'ac-
tion en revendication. La saisie en mains tierces d'un objet
sur lequel le tiers revendique
un droit reel est deja en soi
exorbitante et elle n'affecte en rien la situation juridique de
la chose ou du tiers possesseur, -l'art. 96 LP en particulier
ne eoncernant que le debiteur. Elle ne saurait
des lors avoir
po.ur consequence de placer quant au for le tiers possesseur
de l'objet saisi dans une position beaucoup
moins favorable
que celle qu'il aurait en
face d'une pretention analogue de
n'importe quelle autre personne que le creancier saisissant.
C'est pour toutes ces raisons que jusque dans les derniers
projets de
Ia LP il etait prevu que ces proces auraient lieu
selon les
regles ordinaires de la procedure et que, d'apres
les termes de l'art. 109, Ia simple revendication du droit
par
Ie tiers suffit pour empecher Ia realisation de l'objet
saisi, tandis que dans le cas de l'art.
107 il faut a cet effet
une ordonnance du juge.
4. -Independamment des
graves inconvenients qu'il y
aurait
a decider que le for de l'action de l'art. 109 est au
lieu de la poursuite, il n'y a aucune raison de creer ainsi un
for special de droit federal pour ce genre d'actions du mo-
ment que la relation Oll elles se trouvent avec la procedure
de poursuite n'est pas de nature a imposer eette solution.
D'accord
avec les considerations developpees dans l'arret
Nauser
(29 mars 1899, RO 25 I, p. 37 et suiv.) il y a lieu
au contraire de reconnaitre qu'en principe la fixation du for
de ces actions appartient aux legislations cantonales. Le Tri-
bunal fMeral n'a donc a intervenir que lorsque le principe
de l'art. 59 est en jeu ou en vertu de l'art. 5 CF, lorsqu'il
s'eleve un confiit de competence intercantonal.
5. -En l'espece,le principe de l'art.
58 n'est pas appli-
cable : en effet, il ne s'agit pas d'une reclamation purement
personnelle
au sens que la jurisprudence du Tribunal federal
111. Schuldbetreibung und Konkurs. N° 56.
a attribue a ce terme; il s'agit bien plutöt d'une reclamation
relative
a un droit reel, et l'action par laquelle on Fa fait
valoir doit
etre consideree comme une action reelle, en ce
qui concerne la determination du for.
Il est vrai que le Tribunal federal, dans l'affaire Perret-
Gentil c. Jeanloz (arret du 14 octobre 1905, RO 31 II,
p. 785 ; voir en sens contraire, arret Stadlin-Graf, du 28 avril
1898,
RO 24 I, p. 226), a declare que l'action en revendiea-
tion est une action personnelle relevant de Ia procedure
(eine persönliche Klage prozessrechtlicher Natur) qui a pour
objet
Ie droit du ereancier poursuivant d'affeeter un objet
determine au paiement de Ia creance sur laquelle se fonde Ia
poursuite. Mais cette opinion n'a ete exprimee qu'en vue de
trancher la question de savoir eomment
on devait determiner
Ia valeur litigieuse dans un proces de cette nature, (valeur
Jes objets saisis ou au contraire montant de Ia creanee a Ia
base de
Ia poursuite) ; en outre il s'agissait de l'action prevue
a l'art. 107 : or la definition donnee dans l'arr8t precite peut
convenir pour une teIle action dans Iaquelle le tiers
revendi-
quant conteste en effet avant tout Ie droit du creancier sai-
sissant. Mais il en est, en tous cas, autrement de l'action
prevue
a l'art. 109: ici aussi le creancier invoque, il est vrai,
le droit resultant de
Ia saisie; mais du cöte passif, -et c'est
la ce qui est determinant pour Ie for, -e'est le droit mate-
riel de propriete ou de gage revendique par le tiers posses-
seur
qui est en question.
6. -Encore que l'art. 59 CF ne puisse pas etre invoque,
le Tribunal
federal n'en est pas moins eompetent pour tran-
eher le cas present, puisque e'est a lui qu'il appartient en
vertu de l'art.
5 CF ( voir aussi art. 189 al. 3 OJF), de sta-
tuer sur les conflits intercantonaux en matiere de questions
de
for (voir arret du 24 octobre 1906, Gebrüder Völker c.
Gemeindeverwaltung Waldenburg), et qu'un tel confiit peut
etre souleve par toute partie interessee qui pretend que l'ac-
tion dirigee contre elle doit etre soumise aux tribunaux d'un
autre canton que
ceux devant lesquels elle a ete portee.
En l'espece,
Je recourant pretend qu'il doit etre actionne
364 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. IL Abschnitt. Bundesgesetze.
devant Ies tribunaux bernois, tribunaux du for eIe la situation
de Ia chose. Lors de l'ouverture de l'action l'objet litigieux
se trouvait effectivement dans
1e canton de Berne : il importe
peu que les deux obligations aient
ete remis es par le crean-
eier gagiste ä l'Office des poursuites de la Chaux-de-Fonds ;
en effet
il ne les lui a confiees que momentanement et pOur
inspection et d'ailleurs il ne s'en etait pas encore dessaisi
au moment de l'ouverture de I'action. D'autre
part, Ia legis-
lation bernoise consacre le for de Ia situation de la chose
pour
des actions de cette nature (art. 14 CPC bernois). Et,
d'apres ce qui a ete dit ci-dessus, c'est ce for qui doit pre-
valoir, en matiere intercantonale, contre celui du lieu Oll Ia
saisie a ete ordonnee, consacre a l'art. 16 du Code de pro-
eedure civile
neuchatelois.
Il convient enftn d'observer que Ia meme solution devrait
etre donnee au recours, si l'on regardait l'action de l'art. 109
LP comme une action personnelle; en effet l'art. 59 CF se-
rait alors applicable et le domicile du recourant est egale-
ment dans le canton de Berne.
Par ces motifs,
Le Tribunal
fMeral
prononee:
Le recours est admis en ce sens que le for de l'action in-
tentee au recourant se trouve daus le canton de Berne et
non dans le canton de N euchatel.
IV. Orgauisation de!' Bundesrechtspflege. N0 57.
IV. Organisation der Bundesrechtspftege.
Organisation judiciaire federale.
57. l(ddC UnHU 2. lUai t907 in '6ad)en
i et gegen .
fModeration eines Anwaltshonorars. -Art. 222 Ahs.3 OG. Bedeu-
tung der Bestimmung; Prüfung der Angemessenheit
der Ansätze.
a lSunbeßgerid)t at
a jid) ergeoen:
A. :ver ,3m:petrat, med)tnanroan Dr. m. in 08., Qatte im m:uf.
trage be ,3m:petranten . ,3. lBiOer, namen,6 benferoen unb
feineß '6d)luiegerf09neß Dr. f). lBlaß in S)'f in einer m:bmini.
ftratibftreitjad)e oetr. lBauoeroiUigung ben ftaatsred)tlid)en mefur
an ba lBunbengerid)t ergriffen. m:uf biefen :Retur trat bas
munbeßgerid)t burd) ntid)eib om 20. meacmber 1906 megen
mangelnbel' fti Iegitimation ber oeiben mefumnten mit lBeaug
tuf ben ,mgefod)tenen lBefd)fuf; beß 3.'id)en egierllngßratee nid)t
,ein. ,3n feiner m:nmaltßred)nung an,3. ,3. lBioer om 28. e ruar
1907 ftente Dr. m. (neoen s:J3often für l8er9anblungen bor bem
megierungnrate) fofgenbe s:J3often für bie meturnfü9rung oeim
?Sunbcßgerid)t ein:
Jtonfllltation
mefut6eingaoe .
ßeitere ingaoe (nad) rfr;irung be med)
nungnfteUer in feiner orHegenbelt 18er.
ne9mlaffung: i)ie inreid)ung bel' moUmad)ten
mit lBegieitfd)reioen)
r.
11 100
r bered)nete fomtt für bae DMurßuerfatjren total lYr. 119
eoül)ren, neoft 30 0:t . l2(u5Iagen.
B. egen biefe med)nung 9at fid) nun ,3. ,3. JBioer mit in
g4loe om 30. smära 1907 oeim lBunbe5gerid)t oefc9roert unb
unter lBerufung (tuf m:rt. 222 m:of. 3 O um mebuftion bel' er
roä9nten eoutjren auf einen angemeffetten lSetrag erfud)t. r