c. Entscheidungen der Schuldbetreibungs-
fdnrbet. nberjeitß fei nid)t bargetan, bau bie 91uffd)ubßbemiUigung
t-ie ,3ntereifen beß betreibenben (äubigerß, ber burd) bie f(in
bungßobjefte mo gejtd)ert fei, irgenbroie gefänrbe unb .)erlange
baß nage merroanbtfd)aftßl)erniiltniß öroifcf)m Idubiger unb
d)ulbner etroe(d)e 18erücljid)tigung.
III. miefen ntfd)eib .lt ber (äubiger eorg SteUer red)t
3eW9 unter rneuerung feine efd)ll)erbeantrageß an baß 18unbeß
gerid)t roeiterge30gen.
SDie d)ulbbetreibungß" unb stonfurßfammer 3ient
in rmägung:
ilaut feftftenenber 6unbenred)tlid)er ?ßraJiß ( .)ergI. :3. 18. ?H6
e:p. ?Hußg. 1 inr. 5 ," mr.1 6.3 ,7 mr. 60 r
mägung 2 ) anbelt eß jtd) bei ber ?ßrüfung, ob bem betriebenen
6d)ulbner nad) ?Hrt. 123 0d)St ?Hufid)ub alt gerolinren fei ober
uid)t, in erfter mnie um eine ber bunbeßgerid)tlicl)en stognition
tl1taogene ?Hngemeffenneitßfrage, beren 18eantmortuug .)on einer
m.;ürbigung ber gefamten tatflid)licl)m merna(tniffe beß betreffenben
atleß abnängt. magegen muu freilid) ein fantol1a(er efd)merbe
.entfd)eib bann a(ß gefenroibrig geIten unb alfo laut ?Hrt 19 d)St
bor 18unbeßgerid)t anfecl)t ar fein, menn er für bie emmigung
ober mermerfung beß ?Huffd)ubßbegel)renß rünbe al aUßfd)lag
gebrnb anfient, bi nad) m.;efen unb Broeet ber 6tunbung beß
?Hrt. 123 unernebHd) finb unb beßnalb nid)t in 18etrad)t faUen
fönnen, ober tlenn er umgefel)rt aUßfcl)Iaggebenbe illtomente al
unerl)eb!id) bei feite liij3t. 601d)eß fann man aber lom angefod)"
tenen ntfd)eib in feinem unfte fagen. S.;öc9ftenß Hefle jtd)
fragen, ob nid)t ber Umftanb, ban e bem betriebenen 6d)ulbner
mögHd) ift, au bem ge:pflinbeten stol1totorrentgutnaben Me in
metreibung gefe 1e orberung onne ltleitere gem3 ober 3um
gröfiten eU abauaaf) en, einen runb barfteUe, bel' eilte 6tnn"
bungßbemilligung gefe !id) annfd)lient. maß ift inbeffen au ber
minen, fobalb man an3unel)men l)at, ban bel' fofortige unb
gänafid)e lRüctaug beß Stonto forrentgutna6enß in anbermeitiger
mqienung ben d)utbner öfonomtfd) benad)teHigt. entere trifft
Ges.-Ausg. 24 I Nr.21 S. J.48 f. -.0 Id. 27 I Nr. H S.95. -
.... Id. 30 I Nr. wo S. 587. (Anm. d. Red. f. Pabl.)
und Konkurskammer. N° 63.
(tlier nad) ben ?Hußfünrltngen ber mortnftan3 bllrüoer, bau bei
einer fold)en rnebung be utnaoen bel' fd)ulbnertfel)e Strebit
geflinrbet mürbe, fatfiid)Hd) 3u. ,3nfomeit bie morinftan3 biefem
Ientern illtomente (Strebitgefliljrbung) in merbinbung mit ben üb
rigen au unften ber ?Huffd)ub 6emitligung (oben sub Il bel'
afta) ein grßnere emid)t beilegt aIß jenem erftern (illtögIid)
feit fofortiger Bal)lung) unb ben aubern .)om 8Mumnten nam"
9Clft gemad)ten, ält fie fiel) innert ben l5d)ranfen beß freien
(hmeffen , nad)bem fie ben aU enbgültig au entfd)eiben at.
memnad) at bie d)utbbetreibung " unb stonlurßfammer
edannt:
SDer lRefur mirb aogemiefen.
63. Arret du 19 juin 1906, dans la cause Merlo.
For de la poursuite. Art. 46 LP.
A. Le 26 avril 1906, procedant sur requisition de la
Societe immobiliere rue de Carouge-Sources, l'office des
poursuites
de Geneve a fait notitier a Jules-Antoine Merio,
architecte,
domicilie a Champagne (Vaud), -Ia notification
s'etant faite au bureau d'affaires que ceIui-ci possedait alors
.a Geneve, rue de Carouge N° 21, -un commandement de
payer
Ia somme de 7500 francs avec interets au 5 % du 24
dit, poursuite N° 94987.
B. C'est en raison de cette notification ou de l'exercice
de cette poursuite
a Geneve que, par acte du 5 mai, .Tules-
Antoine Merio a porte plainte contre 'office de dite ville, en
concluant a l'annulation de cette poursuite comme contraire
ä. l'art. 46 al. 1 LP.
C. Par decision en date du 25, communiquee Ie 1 er juin,
l'Autorite cantonale de surveillance a
ecarte cette plainte
comme
mal fondee, sans contester que Merio fut bien domi-
cilie ä. Champagne (Vaud), mais en considerant :
que, dans
sa plainte, Merio avait reconnu qu'll avait
G. Entscheidungen der Schuldbetreibungs-
encore, rue de Carouge N° 21, a Geneve, un bureau avec uu
Oll deux employes pour l'achevement de ses travaux en cours
en cette ville,
qu'il avait donc conserve
en cette ville un domicile pro-
fessionnel,
et que c'etait ensuite d'actes rentrant dans l'exercice dEl"
sa profession qu'il se trouvait poursuivi.
D. C'est contre cette decision que, par memoire en date
du 5 juin
J
soit en temps utile, Me rio a declare recourir au
Tribunal
federal, Chambre des Poursuites et des Faillites,
en invoquant, en dehors de l'art. 46
LP., 1'art. 59 CF.
Statuant snr ces ails el considerant en droit:
11 n'est ni contestable ni conteste que le recourant soit
bien domicilie
a Champagne (Vaud), depuis le mois de mai
1905, soit depuis une epoque de beaucoup anterieure a celle
de la poursuite dont s'agit. Les pieces produites
a l'appui
du recours,
et qui avaient ete presentees deja devant l' Auto-
rite cantonale genevoise de surveillance, -notamment la
delaration
delivree au recourant 1e 1 r mai 1906 par le Syndic
de
Ia commune de Champagne, -ne laissent d'ailleurs sub-
sister aucun doute sur ce point.
Quant
a la question de savoir si, a co te de ce domicilEl"
general qu'il a transfere de Geneve a Champagne en mai
1905,
le recourant a conserve a Geneve un domicile d'afiaires
special pour tout ce qui concerne l'exercice de sa profession
en
ceUe ville. il est meme inutile de vouloir l'examiner et
Ia trancher ici, car, a supposer que cette question dut rece-
voir une solution affirmative, 1e sort du recours ne s'en trou-
verait pas change, et celui-ci n' en devrait pas moins etre
declare
fonde.
Tandis, en effet,
qu'en matiere judiciaire, suivant Ia juris-
prudence constante du Tribunal
federal, l'art. 59 CF n'excl'ut
pas la possibilite de Ia coexistence, a cöte du domicil general,
d'un ou de plusieurs domiciles d'affaires speciaux pouvant
determiner tout autant de fors differents devant
1esque1s 1e
debiteur peut etre recherche pour toutes les reclamations
personnelles dont la cause remonte au commerce,
a l'indus-
und Konkurskammer. No 63.
tries ou au domaine pour l'exploitation desque s ce ou ces
domiciles speciaux ont
ete crees, -en mattere de poursuiles.
Ia loi s' est inspiree du principe oppose et a consacre a
rart. 46 l'unite du for de la poursuite, en prescrivant que le
debiteur devait etre poursuivi au lieu de son domicile, c'est-
ä-dire
au lieu ou il demeure avec l'intention d'y restel' d'une
fa ;on durable, et a l'exclusion, pour tous debiteurs domicilies
en Suisse, de tout domicile elu et de tout domicile d'afiaires
special (voir Jaeger, notes 3
et 9 ad art. 46; Weber und
Brüstlein,
-zweite, von Reichel umgearbeitete Auflage, -
not es 1 et 2 ad art. 46). Pas plus qu'il n'est possible, au
regard de l'art. 46
a1. 2 LP, de poursuivre les personnes
juridiques et teBes
societes n'ayant point ce caractere, qui
sont inscrites au Registre
du commerce: ailleurs qu'ou elles
nt leur siege meme, par exemple aux lieux ou elles posse-
dent des succursales, il n'est loisible de poursuivre une per-
.sonne juridique non inscrite ailleurs qu'au siege principal de
;son administration, ou une personne physique, inscrite ou
non, ailleurs qu'au lieu de son domicile ordinaire ou general.
En d'autres termes, et sauf les exceptions prevues aux
art. 47
et suivants LP, -dont aucune ne se trouve realisee en
l'espece, -le seul for da poursuite que connaisse la loi
est celui que determine le domiciIe general du debiteur.
Des considerations qui
precMent, il resnlte que, dans le
Cas particulier, l' office des poursuites de Geneve etait incom-
petent
pour dirigel' les poursuites dont s'agit contre le recou-
rant, quand bien meme ce dernier aurait en a Geneve le
nomicile d'affaires special dont l' Autorite cantonale a cru
pouvoir admettre l'existence. Il s'ensuit que, sur la plainte
du debiteur, ces poursuites doivent
etre annuhies pour cause
d'incompetence de l'office de Geneve.
Par ces motifs,
La. Chambre des Poursuites et des Faillites
prononce:
Le recours est declare fonde, et le commandement de
payer, poursuite
N° 94987, consequemment annule.