B. Entscheidungen der Schuldbetreibungs-
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136, Arret du 1
er
decembre 1904, dans la cattse Roth,
Saisne. -N1;lllite par suite de l'inobservation de l'art. 90 LP'
leslO.n. des mt?rets du debiteur. -Annulation d'une saisie im
; lhel'e, a defaut des conditions exigees par l'art. 95, al. 2
A. Dans Ia poursnite N° 3380, Louis Penard, ä. Chexbres,
contre
CnarIns Roth, a Vevey, tendant au paiement d'une
somme d enVlro 800 fr., l'office des poursuites de Vevey
proceda le 27
JUlllet 1904, au domicile du debiteur et en
presence de celui-ci,
a une saisie qui fut absolument infruc-
tueuse:
le de.bnteur ne possedant au for de la poursuite au-
cuns bIens salslssables. Au sUJ'et de cette sal'sl'e dA" il
t
t
t
t:lJa, y a
con es a Ion entre le debiteur et l'office sur la qu t' d
, , I" es IOn e
,olr SI ce Ul-Cl a adresse a celui-Ia l'avis prevu ä l'art. 90
L'onfice des poursuites de Vevey invita aIors celui de La-
vaux a
roceder a .la saisie des biens du debiteur situes dans
ce
dern:
er
a:-rondlssement. L'office ainsi deIegue proceda
sans
.avOir aVlne le e?iteur et en l'absence de celui-ci : a) le
2 aout
1904, a Ia salSle d'une quantite de meubles et objets
und Konkurskammer. No 136.
mobiliers constituant la majeure partie du mobilier et du
materiel de I'Hötel Bellevue, a Chexbres, d'une valeur esti-
mative totale de 4199
fr. 50, meubIes et objets que, d'ail-
leurs, le creancier saisissant Louis Penard reveudiqua comme
creancier gagiste en vertu de deux obligations des 11
no-
vembre 1902 et 13 fevrier 1903, du montant en capital de
4000 fr. ; b) le 16 aout 1904, ä la saisie de toute une serie
d'immeubles, dont en particulier I'Hotel Bellevue a Chexbres,
d'une valeur estimative totale de 50 243 fr.; cette derniere
saisie fut inscrite au Bureau des droits
reels du district de
Lavaux, le lendemain 17 dito
B. Le debiteur, ayant re ju copie de ces verbaux de saisie
le 4 septembre, porta plainte en temps utile, en raison de
ces deux saisies des 2
et 16 aout tant aupres du Pnlsident
du Tribunal du district de Lavaux qu'aupres du President du
Tribunal du district de Vevey, autorites inferieures de sur-
veillance, l'un de l'office
delegue, l'autre de l'offke du for
de la poursuite. A la demande
du debiteur, Ia plainte aupres
du President du Tribunal du district de Lavaux fut suspendue
jusqu'a prononce definitif
du President du Tribunal du dis-
trict de Vevey Dans sa plainte aupres de ce dernier, en
date
du 9 septembre 1904, Ie debite ur concluait ä l'annula-
tion des deux saisies susrappelees: 1
pour inobservation de
l'art.
90 LP (defaut d'avis de saisie); 2° pour violation de
l'art. 113
ibid. (envoi tardif des proces-verbaux de saisie);
3° en raison d'inexactitudes contenues dans le proces-verbal
de la saisie mobiliere du 2 aout; 4° pour irregularite de Ia
taxe des objets saisis, en regard des art.
90 et 91 ibid ....
IDterieurement le debiteur se plaignit encore: 5° de ce que
l'office de Lavaux avait Iaisse en dehors de Ia saisie
du
2 aout un certain nombre de meubles et objets mobiliers,
ce
qui avait eu pour consequence de" necessiter la saisie im-
mobiliere
du 16 dit ; 6° de ce qu'en revanche l'office de La-
vaux avait fait porter Ia saisie
du 2 aout sur divers biens
n'appartenant pas au debiteur.
C. Par decision en date du 28 septembre 1904, Ie Presi-
dent du Tribunal du distriet de Vevey ecarta cette plainte
B. Entscheidungen der Schuldbetreibungs-
comme mal fondee, en resume pour les motifs ei-apres : ad 1.
l'office de Vevey affirme, sans que eet alIegue ait ete eon-
trouve, avoir avise le debiteur Ie 23 juillet de Ia saisie du
27,
meme mois; quant aux saisies des 2 et 16 aout, Ie debi-
teur n'en a probablement pas ete avise, mais cet avis n'etait
pas
non plus, semble-t-il, indispensable, puisqu'il s'agissait en
somme de donner simplement suite
a la saisie preeedente
du 27 juillet; d'ailleurs l'inobservation de l'art. 90 LP ne
peut pas entrainer la
nuIlite d'une saisie; ad 2. l'inobserva-
tion du delai prevu a l'art. 113 LP ne peut avoir pour effet
la nullite d'aucune des operations relatives
a Ia saisie' ce
deIai n'a d'importanee que pour fixer le point de depart d'un
autre deIai, e'est-a-dire de eelui dans lequeI les interesses
peuvent porter plainte au sujet de la saisie; ad 3, 4 el 5. le
plaignant n'ayant en rien
preeise ces eritiques-Ia, l' Autorite
de surveillanee n'a pas
a tenir eompte de eelles-ei; ad 6. ici
eneore
il s'agit d'une eritique trop indeterminee pOUl' qn'il
en puisse
etre tenu compte ; d'ailleurs les droits de tous in-
teresses sont suffisamment sauvegardes par la procedure en
revendieation prevue
aux art. 106 et suiv. LP.
D. Le plaignant defera eette decision a l'Autorite supe-
rieure de surveillance, soit au Tribunal cantonal vaudois
Seetion des Poursuites
et des Faillites; dans ce reeours, l
debineur conteste avoir retiu aucun avis de saisie, meme pour
la salsie
du 27 juillet; il invoque dereehef l'inobservation de
l'art. 90 LP et Ia circonstanee qu'il s'est trouve ainsi em-
peche d'assister a la saisie du 2 aout et d'indiquer en eon-
sequence a l'office de Lavaux d'autres biens meubles encore
que ceux qui ont ete saisis, comme aussi de provoquer une
plus juste estimation des biens meubles
saisis' le recourant
soutient que si
I'office de Lavaux eßt regulierenent procede
la saisie immobiliere du 16 aout eut ete evitee. Enfin le re
courant se plaint de ce que, par Ie fait qu'il n'a eu connais-
sance que Ie 4 septembre des saisies des 2 et 16 aout sa
,
femme s'est trouvee dans l'impossibilite de faire valoir son
droit de participation aces saisies dans les quarante jours
conformement
aux art. 111 LP et 46 f t 62 loi cantonale
d'applicatioD.
und Konkurskammer. N° 136.
Le recourant declare eonclure en consequence :
a Ia nullite des saisies des 2 et 16 aout;
subsidiairement: a ce que la saisie mobiliere soit com-
pIetee et a ce que des experts soient designes pour la taxe,
celle-ci devant etre revue; et a la nullite de la saisie im-
mobiliere.
E. Des observations presentees par l'office de Lavaux en
QPposition a ce recours, il y a lieu de reiever ce qui suit :
L'office soussigne a procede sans autre, et complementaire-
ment a la saisie le 2 aout 1904 ensuite de requisition de l'of-
nce
de Vevey, sans faire precMer son operation de l'avis
p1'evu par 1'a1't. 90 LP, avis qu'a adresse l'office dn for an
debitenr le 23 jnillet 1904.
F. Par decision en date du 8 novembre 1904, l' Autorite
superieure de surveillance admet tout d'abord que c'est bien
au President du Tribunal de Vevey comme Autorite infe-
rieure de surveillance de l'office de ce lieu, qu'il appartenait
de statuer snr la plainte
du debiteur, pnisque Ia poursuite
contre ce dernier avait ete engagee au for de Vevey. Puis
au fond elle ecarte le moyen tire de l'art. 113 LP, celui-ci
n'etant qu'une disposition d'ordre et n'ayant d'autre effet que
de determiner
Ie point de depart du delai de plainte de l'art.
17 ; -quant au moyen
tire de l' art. 90 LP, l' Auto rite supe-
rieure reconnait d'abord qne l'inobservation de cette dispo-
sition de Ia loi pent ou doit entrainer la nullite de Ia saisie
Iorsque le debiteur etablit
que cette inobservation de la loi,
l'ayant empeche d'assister a la saisie et d'y defendre ses
interets, Iui a cause un g1'ave prejudice; puis elle admet
qu'en raison
du resultat absolument negatif de Ia saisie du
27 juillet, les saisies des 2 et 16 aout, bien que se presen-
taut
comme des saisies complementaires an sens strict de la
loi
, sont devenues en realite de veritables saisies princi-
pales qui devaient en consequence etre precedees de l'avis
prevu arart. 90 LP, d'autant plus encore que Ie debiteur
n'habitait pas
au lieu ou devaient se pratiquer ces saisies et
que celles-ci devaient porter sur tout
un mobilier d'hötel
d'une valeur assez considerabIe; elle admet encore que l'of-
xxx, L -J901l,
B. Entscheidungen der Schuldbetreibungs-
fice de Lavaux reconnaissant lui-meme ne s'etre pas conforme
aux prescriptions de l'art.
90 LP, le debiteur est certaine-
ment fonde ä. se plaindre de l'inobservation ä. son endroit des
dites prescriptions ; elle
reliwe ensuite, les considerant ap-
paremment comme exacts, les alIegues du debiteur relative-
ment ä. la fanon en laquelle ses interets auraient ete leses,
parce que la saisie du 2 aout aurait pu porter sur un plus
grand nombre de meubles
et objets mobiliers et que l'esti-
mation des biens saisis serait inferieure ä. la valeur reelle de
ces derniers ; mais, ajoute-t-elle:
l'espece actuelle se pre-
sente non point comme etant le resultat d'une faute assez
grave de I'office pour entrainer la nullite de l'ensemble
des operations du prepose deIegue, mais seulement comme
etant de nature ä. appeler un redressement du procede, ä.
teneur de l'art. 21 LP; il suffira en effet de la mise a exe-
cution de cette mesure pour qu'il soit constate si vraiment
la saisie immobiliere etait inutile et si, partant, elle doit
etre radiee d'office au bureau des droits reels; ou si au
contraire 1a prise en inventaire des objets mobiliers si-
gnaIes comme non saisis par le recourant ne suffit pas ä.
satisfaire au paiement de la creance du poursuivant; ainsi
le prepose devra faire un compIement de saisie en s'en-
tourant de tous renseignements utiles et observant l'art.
97 LP, de fa/ion ä. accomplir d'une maniere complete le
mandat, soit la delegation qu'il a re/iue de son collegue du
for initial de la poursuite ; et I'Autorite snperieure con-
clut que c'est dans cette mesure qu'il doit etre fait droit
aux critiques du plaignant dont le recours se trouve ainsi
admis dans le principe des conclusions subsidiaires de son
ecriture du 8 octobre 1904. -La decision se termine
par le dispositif ci-apres: Le recours est admis dans le
sens des conclusions subsidiaires de cet acte et des
consi-
derants de l'arret.
G. C'est contre cette decision que le debiteur Charles
Roth declare recourir aupres du Tribunal federal, Chambre
des Poursuites et des Faillites, en reprenant ses moyens et
conclusions anterieurs tendant ä. obtenir l'annulation des sai-
sies des 2 et 16 aout; le recourant remarque que d'ailleurs
und Konkurskammer. No 136.
la decision de l' Autorite superieure manque de clarM dans
son dispositif, de
meme qu'en ses considerants en ce qui con-
cerne la question d'estimation ou de reestimation des biens
deja saisis le 2 aout.
H. InviMe par le Juge delegue a preciser la porMe de sa
decision du 8 novembre, l' Autorite superieure a explique que
celle-ci devait s'entendre en
ce sens: 1° que la saisie mobi-
liere
du 2 aout devait subsister teIle quelle et en son
entier; 2° qu'il devait etre procede complementairement,
apres avis au debiteur, et conformement ä. l'art. 97 LP, a la
saisie des meubles et objets mobiliers non compris dans celle
du 2
aout; 3° que la saisie immobiliere etait maintenue jus-
qu'apres l'execution de la dite saisie complementaire, celle-ci
pouvant seule fixer le point de savoir si la saisie immobiliere
etait justifiee ou non.
Considerant :
- Il n'y a dans le fait que seule l' Autorite inferieure d e
surveillance de l'Arrondissement de
Vevey s'est prononcee
sur la plainte du debiteur, alors
meme que cette plainte ne
rentrait pas tout entiere dans sa competence, aucune viola-
tion de la loi de nature
a infirmer la decision de l' Autorite
cantonale de surveillance, puisque celle-ci eut e1e egalement
competente pour revoir le prononce de
l' Autorite inferieure
de l'arrondissement de Lavaux si cette derniere avait statue
en lieu
et place de celle de Vevey, sur les differents points
de la plainte du recourant dont elle avait
a connaitre elle-
meme.
- Le Tribunal federal a juge ä. maintes reprises que l'inob-
servation de l'art. 90 LP n'entrainait pas par elle-meme la
nullite de la saisie; mais, dans ces differentes causes-la, le
defaut d'envoi de l'avis prevu au dit art. 90 n'avait pas eu
pour effet d'empecher le debiteur d'assister
a la saisie par
lui-meme ou par un representant ou en tout cas n'avait pas
eu pour consequence de
leser aucun de ses interets; en re-
vanche dans rarret Brun, du 21 novembre 1899, Rec. off ,
vol. XXV, 1, N° 115, p. 568 , le Tribunal federal, Chambre
Ed. spec., tome II, No 66, p. 267 et suiv.
80'
B. Entscheidungen der Schuldbetreibungs-
des Poursuites et des Faillites, avait pose dejä. le prmClpe
que la saisie pouvait ou devait tre annulee lorsqu'elle avait
eu lieu en l'absence
du debiteur ou d'une personne capable
de le representer,
et que tout a Ia fois cette absence etait
due a l'inobservation de Ia part de l'office de l'art. 90 LP,
et avait eu pour effet de leser ou de compromettre en viola-
tion de la Ioi les interets du debiteur; ce pril1cipe se justitie
de
lui-meme, le debiteur ayant non pas seulement l'obliga-
tion, mais aussi le droit d'assister
ou de se faire representer
a Ia saisie, et Ia violation de ce droit ne pouvant, lorsqu'elle
se traduit pour le debiteur par
un prejudice, par Ia lesion de
ses
interets, etre redressee autrement que par l'annulation
de
Ia saisie eUe-meme.
3. Ces principes etant poses, il est superflu de rechercher
si, pour la saisie d'ailleurs infructueuse
du 27 juillet, le recou-
rant a ete avise conformement a Ia Ioi, ainsi que le pretend
l'office de Vevey,ou si,
a cette occasion dejä., rart. 90 LP est
demeure inobserve, ainsi que le soutient le recourant. Le
de-
biteur reconnait en effet avoir assiste ä. cette saisie, en sorte
que son droit
ä. cet egard n'a soufiert en rien de l'inobserva-
tion de l'art. 90 precite, a supposer que celle-ci ait eu lieu
reellement.
4. TI n'a pas ete etabli, ni meme allegue de la part de
l'office
de Vevey, que celui-ci, a l'occasion de la saisie du
27 juillet, a Vevey, ait avise Ie debiteur de Ia date a laquelle
auraient lieu les saisies
a pratiquer dans l'arroudissement de
Lavaux,
ou meme simplement du fait que la poursuite se
continuerait de cette
falion; les operations dont l'office de
Lavaux
etait charge par delegation, etaient donc distinctes
de celle a laquelle l'office de Vevey avait procede; et, en
consequence,
il y avait lieu pour l'office delegue de consi-
derer lui aussi ces operations comme teUes et d'observer a
leur sujet la prescription de l'art. 90 prerappele.
5. Or, il est certain que l'office de Lavaux a procede aux
deux saisies des 2 et 16 aoilt saus se conformer au dit art.
90 et que c'est en raison du defaut d'envoi de l'avis prevu
par la loi que le debiteur, soit le recourant, n'a pu assiater
und Konkurskammer. N° 136.
ou se faire representer aces saisies et n'a eu connaissance
de celles-ci
que par Ia notification des verbaux du 3/4 sep-
tembre.
La question se resume donc
a savoir si, par suite de cette
inobservation de la loi, le debiteur s'est trouve
lese dans ses
interets. Cette question, en ce qui concerne Ia saisie mobi-
liere du 2 aoilt ou du moins les effets de cette saisie par
rapport
aux biens que cette derniere embrasse, doit etre tou-
tefois en l'etat de la cause, resolue negativement. Sans doute,
il est possible que, si le debitenr eilt assiste a la saisie, l'es-
timation
de laquelle seule le recourant se plaint en defini-
tive, eilt ete quelque peu differente pour l'un ou l'autre des
biens saisis; cependant, dans cette question d'estimation, le
debiteur
ne pouvait jouer aucun role determinant, ni mnme
simplement important; et, en tout cas, qu'il assistat on non a.
Ia saisie, il n'av:üt pas moins le droit de porter plainte contre
l'office aupres des autorites cantonales de surveillauce dans
les
dix jours des la notification du verbal de saisie, s'il con-
siderait comme insuffisante l'estimation faite des biens saisis.
L'inobservation par l'office
de Lavaux de l'art. 90 LP n'a
restreint en aucune maniere
ce droit de plainte du debiteur,
non plus que l'obligation pour les autorites cantonales de
surveillance
de revoir cette estimation a la demande du re-
courant.
6. A ce sujet, il convient de remarquer que, dans son re-
co urs aupres de l' Autorite superieure, comme deja dans sa
plainte
du 9 septembre aupres de l' Autorite inferieure de
surveillance, le debiteur avait expressement demande que
cette question d'estimation
filt revue et qu'une nouvelle taxa-
tion
fUt ordonnee. Snr ce point du recours, l'Autorite supe-
rieure ne s'est aucunement prononcee ; sans doute, posterieu-
rement
a sa decision du 8 novembre et sur 1'invitation du
Juge delegue, l' Auto rite superieure a explique que cette de-
cision devait s'entendre en ce sens que Ia conclusion du re-
courant tendant
a une nouvelle estimation etait ecartee; mais
les considerants
de cette decision ne renferment aucun motif
a cet egard et demontrent qua Ia question n'a ete aucune-
B. Entscheidungen der Schuldbetreibungs.
ment examinee par l' Auto rite cantonale. Dans son recours au
Tribunal federal, le debite ur a formellement repris ce moyen
tire de l'insuffisance de l'estimation des biens saisis; si, en
revanche,
il n'a pas expressement invoque comme un deni de
justice
ce refus de l'Autorite cantonale de se prononcer sur
une partie
de son recours et s'il a conclu simplement a ran-
nulation de Ia saisie du 2 aout, l'on ne saurait voir Ia une
renonciation explicite ou implicite de sa part a Ia conclusion
subsidiaire qu'il avait
presentee devant l'Autorite cantonale
et
qui tendait a obtenir une nouvelle estimation, cette fois-ci
par experts, des biens meubles saisis ; cela d'autant
moins
que, dans son dispositif, Ia decision dont recours etait equi-
voque et qu'en disant: le reeours est admis dans le sens
des conclusions subsidiaires de eet acte
" l'Autorite supe-
rieure pouvait donner au recourant lieu a croire que ses con-
clusions subsidiaires lui avaient ete adjugees en leur integra-
lite,
tandis qu'en realite, selon les explications subsequentes
de l'Autorite cantonale, son dispositif devait s'entendre d'autre
falion.
Il convient donc, pour elucider cette question qui n'a pas
ete traitee, de renvoyer la cause a l' Autorite cantonale pour
examen
et decision au fond.
7. n en serait evidemment autrement si, pour teIle autre
raison invoquee par le recourant,
la saisie mobiliere du 2 aout .
devait etre annulee, puisque, dans ce cas, l'estimation dont
s'agit serait
annuIee du meme coup. Mais il n'en est pas
ainsi. D'une part, en
effet, l'inobservation de l'art. 90 LP,
pas plus que Ia notification tardive des verbaux de saisie
(art. 113), n'ont
empeche en l'espece Ia femme du debiteur,
si
celle-ci l'eut vouIu, de participer a cette saisie suivant le
droit qu'elle en avait
aux termes des art.H1 LP et 46 et 62
loi
vaud. d'application, puisque, en vertu des dispositions
legales precitees, le delai de partieipation etait de 40 jours,
et que, lors de la notification des verbaux de saisie, le
4 septembre, ou meme encore lors du depot de Ia plainte du
9 dit, la femme du debiteur se fut ainsi trouvee encore en
temps utile pour demander
a participer a la saisie sans pour-
suite prealabie. -Et, d'autre part, le fait que, s'il eut assiste
und Konkurskammer. N" 136.
S05
a Ia saisie, le debiteur eut pU indiquer encore au Prepose de
Lavaux toute une
serie d'autres biens meubles a saisir, ne
peut avoir ete pour le debiteur Ia cause d'un prejudice qui
l'autorise a conciure a Ia nullite de la saisie mobiliere dejä
intervenue, le debiteur n'ayant ni etabli ni meme pretendu
devant le Tribunal
federal qu'en ne saisissant pas tels autres
biens meubles le
Prepose de Lavaux ait contrevenu, pour les
biens dejä saisis, aux prescriptions de rart. 95, al. 1 LP.
8. En revanche, l'existence de ces autres biens meubles
non encore saisis, qui a
ete admise tout au moins implicite-
ment par I'Autorite superieure, puisque celle-ci, sans cela,
n'eut pu ordonner une saisie mobiliere complementaire, doit
avoir pour consequence l'annulation de la saisie immobiliere
du 16
aout; en effet, a teneur de l'art. 95, a1. 2 LP, les im-
meubles ne sont saisis que dans l'une ou l'autre des deux
alternatives suivantes : lorsque les biens meubles sont
insuf-
fisants pour couvril' la creance en poursuite, ou bien lorsque
le creancier
et le debiteur le demandent run et l'autre; cette
derniel'e alternative ne se rencontrant evidemment pas en
l'espece,
il ne pouvait etre procede a la saisie des immenbles
du debiteul' qu'une fois l'insuffisance des biens meubles eta-
blie; aussi longtemps que cette insuffisance n'est pas etablifil,
-et, en l'espece, elle ne l'est point, puisque l'importance ou
Ia valeur des biens meubles ä saisir encore n'a pas ete de-
terminee et ne le sera que par la saisie comp1ementaire, -
Ia saisie immobiliere se trouve n'avoir aucune base legale.
L'argumentation de I'Autorite superieure, suivant laquelle
Ia saisie immobiliere devrait etre maintenue jusqu'a ce que
Ia saisie mobiliere complementaire eut demontre si cette
saisie immobiliere
etait justifiee ou non, est depourvue de
tout fondement. Un acte de poursuite qui n'est pas justifie
on qui n'est pas conforme a la loi au moment meme de son
execution,
viole les droits du debiteur, et, en cas de plainte,
doit
etre annule; suivant les circonstances, c'est-a-dire si
dans !'intervalle, se sont
realisees les conditions que deter-
mine la loi, il peut etre execute a nouveau, mais il ne saurait
etre maintenu provisoirement pour cette simple raison qu'ul-
terieurement
il serait possible que ces conditions se reali-
B. Entscheidungen der Schuldbetreibungs-
sassent, puisque, pendant tout ce temps, toute base legale lui
fait
defaut.
Par
ces motifs,
La Chambre des
Poursuites et des Faillites
prononce:
Le recours est
declare fonde, en ce sens que, la saisie mo-
biliere
poursuite N° 3380 de l'office de Vevey et N° 8170 de
l'office de Lavaux
etant maintenne, la cause est renvoyee a
l' Autorite cantonale pour examen et .decision au fond sur la
question de savoir si l'estimation des biens saisis est justifiee
ou non, et que la saisie immobiliere est annulee, l'office des
poursuites de Lavaux ayant, prealablement
a toute saisie im-
mobiliere, a proceder a la saisie des biens meubles du debi-
teur non encore saisis, en observant d'ailleurs specialement
les prescriptions des art.
90, 95 et 97 LP.
137. ntfd)eib )om 1. :neaember 1904
in Sad)en ifd) fn.
Konkurs. -Unzulässigkeit des BegeMens urn Aufhebung einer -be-
treibungsrechtlichmangelhaftfrn -Steigerung, w?nn die Rückgängig-
machung faktisch unmöglich ist.
Art. 21 SchKG. Legitimation des
Gemeinsohuldners zur Besohwerdeführung g'gen die Verwertung,
weil diese verfrüht sei,' Art. 243 Abs. 3 Art. 170'.; Art. 252 Abs. 2
317 Abs. 1 u. 3 SchKG. -Verwaltung und Verwertung der
Konkursmasse. Art. 240, 243, spez. Abs. 2 SohKG: Verwe1-tung
von Wertpapifrren, an denen Pfandrechte bestehen. Bedeutung der
Bestimmung des Art. 243 Abs. 2 leg. cit. ve1'bis die einen Börsen-
oder Marktpreis haben .
Art. 256 SchKG. Einfluss der Verschiebung
der
Gant mif die Rechte der Faustpfandgläubiger : Beschwerdevfrr-
faMen odfrr Bfrreinigung des Kollokationsplanes ? Art. 17 0'. ; 250
SchKG.
- Über ben :Jtefurrenten U:rana U:ifd)lin war am 6. ,3uni 1904
( u6Htation tlom 17. b. im.) ber .!tonfur erfannt worben. ,3n
ber imllff e fanben fid) eine gröf3ere ßal)l unter:pflinbUd) )erjtd)erter
iteI ( d)uTb6riefe, ülten c.) unb 3el)n (ftien ber S:pinnerei
und Konkurskammer. No 137.
36ad):SnUlna )or, an wdcgen fte!n berfd)iebene fQuoiger fanb'
red)t gertenb mad)ten, barunter bie .R:antonaThanf Sd)UltH an einem
often im mominalUlerte .lon 202,000 r. unb bie eorüber
Sc9u1er an einem folcgen im ominahuerte bon 4596 r.
87 :t . 9lm 27. ,3uni fanb bie erfte liiu6igerllerfllmmfung
ftatt. m:n biefem age wurbe (-00 bon il)r ober einem anbern
.!tonfurnorgane tft au ben m:ften nid)t oeftimmt erftd)tlid) -)
ein iBefd)lufl be .3nl)aIteS gefaut, e fei bem Sc9ulbner für
iRad)faatlertrClg :pro:pofttiolten eine möglid)ft furae U:riit au fteUen
unb e foUen "im nid)t entf:pred)enben U:aUe anten tlorgenommen
roerben.
1I
m:m 28. Se:ptemoer erging bann eiu iBefd) uf3 (-Ulie
e fd)eint ber .!tontUtnlIerUlaltung -) bal)in: I/:nie Steigerung
oer S) :potl)efen foU Jofort angeorbnet, bagegen bie 2iegenfd)aft ,
uerwertung beraeit nod) berfd)ooen Ulerben." m:uf bie fanb im
fantonafen m:mtnoratt tlom 7. Dftooer bie q5uo!iflltiOJ1 ber auf
18. Dftooer (mgefenten Steigerung ber fragHd)cn itef ftatt. ,3n
ben )om 8. mOllem6er an aufgefegten SteigeruJ1gnoebiJ1gungen
werben bie :iitel nad) ben .3nl a6ern ber fanbred)te in fed)s ein:
ae(ne 20fe gefonbert unb wirb unter anberm 6eftimmt: baj3 ber
ßufd)fag an ben imeiftoictenben erfolge, iofern ber oeIel nte fiert
geooten Werbe unb baj3 u fiimtfid)en ite n ber laufenbe 3al res:
ainS mit )erfteigert Ulerbe. ßinStermin für bie in etrac9t fom:
menben runb:pfanbtitel ijt nad) m:nga6c ber mefurngegner
imartini (11. mO )emoer).
Il. m:m 12. Dftooer fül)rte ber emeinfc9ulbner U:ifnHn 5Se:
fd) uerbe mit bem iBegel)ren, bie Steigerungnanfünbigung a! un,
gefennd) auf3ul)eoen unb ba jtoufurnamt oUln fiiberrufe ber an:
georbneten Steigerung 3u berl Q(ten. ßur egrünbung mad)tc er
geftenb, bll% bie r l)al rung btr .!tonfurnforberungen unb bie
aUleite Iiiubigerberfammlung no nid)t ftattgefunben l a6e, Ule
9a(6 n td) m:rt. 243 m:of. 3 eine merwertung ber fragUd)en itel
nod) nid)t ftllttfinben bürfe, ba bie au uerwertenben Dolefte Qud)
nid)t etron ar fiert:pn'Piere, bie dnen örfen, ober imarftroert
noen, im Sinne )on m:bf. 2 genannten m:rtifer fid) barfteUen.
III. :nie beiben fantonalen .3uftanöett wiefen ben efd)roerbe:
ffll)rer 110. :nie ooere m:uffid)ts6er,örbe ftünt il ren am 17. Dftooer
ergangenen ntfd)eib auf folgenbe rünbe: m:rt. 243 I (oi 2 fet