Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung.
,itorifurß))erluftfd)ein aUßgelJ)iefene orberung ))on 1109 r. 6e
trie6en, nad)bem bem 6d)ufbner in olge obeß feiner S))cutter
ein mit einem JUenoraud) 6elafteteß !.h6c angefaUen lei. ;ner
6d)ulbner abe :Red)tnborfd)lag ernooen! lJ)orauf9in bel' läuoiger
beim erid)tß:präfibium Illarau um :Red)tßöffnung nad)gefud)t
aoe. ;niele fei i9m ber l)etgert roorben, roeil bel' 6d)ulbner baß
mornanbenfein neuen mermögenß 6eftreite unb bCßl)alo auer)t bieie
rage in einem bejonberen merfal)ren U(lrgefteUt lJ)erben müHe.
;niefe(6e Illnftd)t l)aoe ba aargauifd)e Dbergerid)t in feinem :nt
fd)eib bOm 22. 3anuar 1898 ))ertreten, unter S)inlJ)eiß auf
Illrt. 265 Illofa 2 be eibgenöffifd)en etrei6ungßgefene . ;niefe
efene 6cftimmung finbe nun a6er nUr IllnlJ)emung, menn eß fid)
um eine etref6ung auf .Ronturß l)anbie. unaifer unterliege
aber ber etrei6ullg auf jßfänbung, unb für biefen aU feien bie
mrt. 88 ff. beß ermäl)nten efene maflge6enb, lJ)0 angege6en
fei, roie in hiefen äUen neueß mermögen 3u eruieren fet. 3n bem
o6ergerid)tIid)en :ntfd)eib Hege eine :Red)tß))ermeigerung im aUge
meinen unb eine unrtd)tige IllnlJ)enbung beß etremungßgefene ,
l)eßl)alO ba6 egel)ren gefieUt merbe, eß fei berfe16e aufcrul)e6en
unb ba Doergerid)t einaulaben, bie rage 3" entfd)eiben, ob im
6inne beß Illrt. a ff. . . bem :Refuncnten bie 1Red)tMffnung
au beroilligen fei, unter ,itoftenfoIße.
B. ;nie eid)lJ)erbe lJ)ar an 'oie 6d)ulb6ettei6ungß" unb Ston
furnfammer bCß unbeßgerid)tß abrefftert. 3mmer9tn lJ)ar barin
llemerft, ban biefellie ebentueU alß fta Ünred)tIid)er lRefurß 3u oe"
anbeln fei. ;nie 6d)ulbbetrei6ungß" unb Stonfurßfammer trat
laut :nnd)eib ))om 1. illClira 1898 auf tie 6ad)c wegen 3n"
fom:peten
ö
nid)t ein. ;nie 3ttleite Illbteilung be munbeßgerid)tß atef)t
in :rlJ)ägung:
;ner
:Returß ftü1?t fid) barauf, baS Illrt. 265 1ll6ia 2 beß
eibAenöffifd)en etreillun9ßgefeneß burd) baß aargnuiid)e Oller"
gerid)t unrid)tig angemcubet roorben lei. ,06 bie (ußlegung, bie
einer :proöeffualifd)en eftimmung beß erttläl)nten unbeßgefeneß
burd) eine fantonale erid)tßbel)örbe gegeben worben tft, rid)tig
fei ob Cl' nid)t 9at nun baß munbeßgertcf)t alß rstaatngerid)tßnof
nid)t nacf)au:prüfen. 60nbern eß fann fid) im ftaatßred)tlid)eu
:Refurß))erfal)ren nur fragen, 00 ))erfaffungßmäj3igc rnnbfäne
H. Gleichheit vor dem Gesetze. No 1.
))erlent lJ)orben feien, be3lJ). im fonfreten lJaUe, 06 in bem ange"
fod)tenen :ntfd)eibe eine mit bem runbfllt 'ocr Ieid) eit b
ürger bor i)em efe nid)t ))creinoare :Red)tß))erUleigerung fiege.
ie))on fann jebod) feine ffi:ebe fein. ;nenn menn baß nargauifd)e
Dbergerid)t bie Buläffigfeit einer auf einen ,itonfurß))erluftfd)ein
lid) ftünenben etrefoung aud) bann bon bem 91ad)metß aoljl1ngig
mad)t, baß ber 6d)ulbner au neuem mcrmögen gefommen fei,
wenn biefer bel' etrei6ung auf jßfänbung unterliegt, 10 ftel t
biefe Illuffaffung mit bem e,rt bCß efcneß burd)auß ntd)t im
?IDiberf:prud). :l)cr erfd)tcne ein gegenteUiger :ntfd)eib ))on biefem
eftd)tß:punftc aUß anfed)tllar, ba ber ?ffiortlaut beß efeneß
burd)auß feinen Illnljalt bafür Metet, baß Illit. 265 Illofa 2 nur
Illnroenbung finbe 6ei bel' etreibung auf Stonfur .
vemnad) l)at baß unbcßgerid)t
eifannt:
ver :Refurß lJ)irb abgclJ)iefen.
II. Gleichheit vor dem Gesetze.
Egalite devant la loi.
7. Arret du 26 janvier' 1898, dans la cau,se Gottet.
Tribunal des prud'hommes. -Jugement arbitraire.
.4. -Par convention du 25 juillet 1897) Felix Cottet,
aubergiste a Monniaz, commune de Jussy (Geneve), acharge
un sieur Joseph Beaud. entrepreneur a Thonon, de la cons-
truction d'un batiment a Saint-Cergues (Haute-Savoie). Outre
diverses stipulations relatives aux conditions techniques du
travail
a executer, cette convention portait que Ia remunera-
tion due a l'entrepreneur serait de 4 fr. par metre cube,
payable la moitie
apres Ia pose de chaque poutraison et Ie
solde apres l'achevement de Ia construction, sous reserve
d'une somme de
150 fr. que Cottet etait autorise a retenir
Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung.
pour garantir pendant trois mois la bonne execution du tra-
vail.
TI etait de plus convenu que le contrat semit resilie si
Beand abandonnait le travail avant
son achevement et que
Gottet aurait droit, dans ce cas, a 150 fr. de dommages-inte-
rets.
Beaud abandonna effectivement l'entreprise avant qu'elle
rot terminee.
Joseph Pi:lIeretti, ouvrier
maQon, qui avait travailIe au bati-
ment, niclama alors a Gottet le paiement de 63 fr. 75 c.
pour solde
du prix de son travail. Gottet ayant refuse de
payer cette somme, Pifferetti l'assigna, ainsi que Beaud,
devant le Tribunal des Prud'hommes de
Geneve aux fins de
les faire condamner solidairement
a lui payer la susdite
somme.
Devant le tribunal, le demandeur
alIegua qu'il avait tra-
vailIe 36 jours chez Gottet pour le compte de Beaud, tacheron,
et qu'il devait etre paye 3 fr. par jour et nourri. Il recon-
naissait avoir
reQu 43 fr. 70 c. en especes et en marchan-
dises de Gottet sur la demande de Beaud.
Gottet declara, de son
cote, ne pas reconnaitre Je deman-
denr
comme son ouvrier, attendu que ce n'etait pas lui qui
l'avait embauche et qu'il n'avait pas controle son travail. A
l'appui de son dire
il produisit la convention du 25 juillet 1897,
ainsi qu'une declaration
de Beaud, dans laquelle celui-ci recon-
nait
que c'est lui qui a embauche Pifferetti pour son propre
compte
et que c'est a lui, en sa qualite d'entrepreneur, a le
payer.
J. Beaud n'ayant pas ete atteint par l'assignation a Ini
adressee chez Gottet, a Monniaz, ne se presenta pas devant
le tribunal.
B. -Par jugement du 19 octobre 1897, le Tribunal des
Prud'hommes, Groupe III, jugeant en demier ressort,
con-
damna Gottet a payer a Pi:lIeretti la somme fElclamee, en
reservant toutefois
au defendeur ses droits contre Beaud.
Ce jugement est motive comme snit:
La convention produite ne fixant de prix que pour la
faQon, il resulte de ce fait que Gottet reste responsable du
salaire des ouvriers travaiIlant dans
son Mtiment, tout en lni
11. Gleichheit vor dem Gesetze. No 7.
reservant ses droits contre Beaud, son tächeron, en vertu
d'une convention dans laquelle est
prevu le cas d'abandon de
travail.
C. -Le 3 decembre 1897, F. Gottet a adresse un recours
de droit public
au Tribunal federal contre le jugement qui
precMe, dont il demande l'annulation pour cause de deni de
justice.
TI fait valoir en substance ce qui suit:
Pifferetti reclamant du recourant le paiement de 63 fr. 75 c.
etait tenu de justifier sa demande. TI ne l'a fait en aucune
maniere; aucun lien de droit n'a
ete etabli entre lui et le
recourant.
Ge dernier ne pouvait donc etre condamne. Le
considerant snr lequel est
base le jugement des prud'hommes
est inintelligible.
On comprend moins encore le recours
reserve a Gottet, car si, d'apres la convention avec Beaud
c'etait lui qui devait payer les ouvriers,
il ne saurait avoi;
droit de recours contre le dit Beaud. Le jugement dont est
recours n'est en
realite pas motive et viole les prescriptions
de l'art. 117 de l'organisation judiciaire genevoise et de
l'art.
95 Cpc. gen. L'interpretation que lesjuges prud'hommes
ont
essaye de donner de la convention prodnite est arbitraire
et manifestement contraire au droit comme a Ia convention
elle-meme. Le jugement attaque consacre une violation
fla-
grante des regles du droit et de la procedure et constitue par
consequent Ulle atteinte a l'egalite des citoyens devant 1a loi.
D. -En reponse au recours, Pifferetti a expose qu'il
n'avait jamais connu les conventions entre Beaud
et Gottet
qu'il avait
ete engage par l'un et l'autre et que c'etait Gottet
qni le payait et lui fournissait la pension. En fait il a travaille
pour le compte
de Gottet et les juges prud'hommes ont saine-
ment
juge en condamnant ce dernier. TI conclut au rejet du
recours.
E. -Dans ses observations au sujet du recours, le presi-
dent du Tribunal des Prud'hommes soutient que le jugement
attaque ne
viole aucun droit garanti par la constitution ou
meme par la loi. Ge jugemellt est conforme a l'art. 67 de la
loi organique du 1
er fevrier 1890.
Considerant en droit :
Qu'il n'est pas demontre qu'il existat entre Gottet et Pifle-
Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung.
retti un lien de droit en vertu duquel le premier aurait ete
tenu de payer le sa1aire du second ;
que l'existence d'un semblable lien de droit ne resulte
ma-
nifestement pas du contrat d'entreprise passe entre Cottet
et Beaud;
qu'elle ne resulte pas davantage de
ce que Pifferetti aurait
.ete engage par le recourant, la preuve d'un tel engagement
n'ayant pas
mnme ete tentee ;
que la declaration de Beaud produite par le recourant
demontre
plutot que c'est Beaud qui aurait engage Piffe-
retti;
que ce dernier a, il est vrai, allegue, sans tre contredit
par
1e recourant, qu'il avait touche des mains de celui-ci
43 fr. 70 c. en especes et en marchandises a compte de son
salaire;
mais qu'il a en mnme temps reconnu que ces paiements
avaient eu Iieu sur Ia demande de Beaud;
qu'iI
parait ainsi admettre que Cottet a paye pour le compte
de Beaud;
qu'il n'est en tout cas pas
etabli qu'il ait paya pour son
propre compte
et en vertu d'une obligation personnelle a
l'egard de Pifferetti;
qu'en l'absence de toute cause d'obligation
demontree, le
recourant ne pouvait
tre condamne a payer le salaire reclame
par Pifferetti;
que sa condamnation apparait
des 10rs comme purement
arbitraire et constitue ainsi une violation de l'egalite devant
Ia loi (art. 4 de Ia Const. fed.).
Par
ces motifs,
Le Tribunal
federal
prononce:
Le recours est
declare fonde et le jugement du Tribunal
des Prud'hommes de Geneve, IIIe Groupe, du 19 octobre 1897,
.est annula.
H. Gleichheit vor dem Gesetze. No 8.
8. A Tj'et du 27 janvier 1898, dans la muse
Ville de Fribourg.
Impöt communal des entreprises exploitees par l'Etat.
A. -Par convention du 8 aout 1869, la ville de Fribourg a
vendu ses
fornts ä. une societe dite des Eaux et Forets, qui
projetait de
creer a Fribourg divers etablissements indus-
triels, et s'engageait entre autres
ä. amener dans cette ville
l'eau necessaire
a son alimentation. Cette societe etait en
liquidation depuis plusieurs annees
Iorsque, en 1888, l'Etat
de Fribourg racheta tous ses biens
et toutes ses installa-
tions. Depuis 101's l'Etat a continmS a exploiter l'entreprise
comme l'avait fait Ia societe. Jusqu'en 1895, les benefices de
cette entreprise rentraient dans la caisse de l'Etat
et ser-
vaient a subvenir aux depenses pllbliques en general. Par
decret du 16 mai 1895, 1e Grand Conseil decida qu'ils seraient
attribues dorenavant
ä. la caisse de l'Universite de Fribourg.
La Societe des Eaux et Forets payait ä. Ia ville de Fri-
bourg l'impot sur les revenus de son industrie et sur ses
immeubles situes dans le territoire de
Ia commune de Fri-
bourg.
L'Etat de Fribourg, devenu suceesseur de la dite
societe,
s'est refuse au paiement de ces impots. En 1894, Ie Conseil
communal de Fribourg lui
fit notifier un commandement de
payer ceux pour les annees
precedentes des 1889. L'Etat
ayant fait opposition, la ville
en requit Ia mainIevee. Le vice-
president
du Tribunal de Ia Sarine ecarta cette demande par
le motif que Ia ville n'avait pas rempli, en ce qui concernait
l'Etat, les formalites preserites par Ia loi pour l'etablisse-
ment de
Ia cote de chaque contribnable, et n'etait des Iors
pas
an benefice d'un titre regulier.
En 1895, I'administration communale ouvrit un chapitre a
l'Etat dans le registre communal de l'impot, fit les publica-
tions
legales et avisa mnme l'Etat par lettre de la fixation
de sa cote. L'Etat ne fit aucune reelamation dans le delai
XXIV, 1. -1898