Validity of debtor’s objection in debt collection

BGE 23 I 406Federal Supreme Court Official Reports (BGE) / Band IDec 28, 1896Dismissed

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Omnilex summary

François-Xavier Menoud and Paul Menoud challenged a debt collection based on a bill of exchange, arguing that an extension of maturity not mentioned on the instrument deprived it of bill-of-exchange character. The cantonal supervisory authority rejected the complaint as late. On federal appeal, the Chamber first confirmed the untimeliness of both the written filing and the informal note handed to the president. It then held, alternatively, that the substantive objection regarding the bill’s validity was not for the supervisory authority but for the judge in opposition proceedings. The federal appeal was therefore dismissed.

Omnilex headnote

Art. 20, 31, 32 LP; art. 177, 178, 182 LP: a complaint to the supervisory authority must be filed within the legal period and in a form enabling identification of the enforcement proceeding challenged. A brief handed in without sufficient designation of the contested enforcement and without supporting documents does not constitute a valid complaint. Moreover, objections that attack the substance or negotiable-character of the bill of exchange, once the payment order has been served, do not concern the supervisory control of the enforcement office; they are to be raised by opposition before the judge. Supervisory review remains limited to breaches of the debt-enforcement procedure itself.

Full text

C. Entscheidungen der Schuldbetreibungs- efdjUtflf(tffung bel' 1Eeriiunerung l)or(tnJJel)e. mmer'9tn Ht meber !)om 5t(tnb. mnft beß merberß, nodj !)on bemjenigen ber beim .reonfurfe feIbft intereffterten q3erfonen (tus nbnufe'9enf roeß'9nl'6 nidjt bie für bie üHtgfeit eineß frei'9iinbtgen 1Eerfllufeß erforber lidje ,8ufthnmung ber liiubiger nidjt nudj nädjtriiglidj follte er teilt roerben fönnen. er rnnbf(t bel' 6oui)eriinttät ber (äu bigeri)erfamm ung, bel' auf bieiem ebiete beß .reonturni)erfa'9ren in fo meitge'genbem mllue im efene Ilnertannt ;ift (i)ergl. aUBer ben cttterten rt. 238 unb 256 bie rt. 253 unb 255 be e ttei6ungngefeneßf fomie ferner bte nmertung 2 au rt. 253 im .reommentllr Mn Illieoer unb rüft1etn), 1,)ürbe burdj bie 1Eernei nung oer rnge in unnötiger Illieiie ourdjorodjen. udj bnrf bodj bie?SoreiUgfeit be .reonturni)ermnlter im ofdj!uffe eine frei '91inotgen .renufber1t(tgeß nidjt in berlllieife aum nd)teil oer äu6iger nUßfd) (tgen, b(tfl bieie nun nid)t ben ,re(tuf, menn er für fte günftig erfd)eint, genc'9migen unb onmit ben m(tngel 'geoen fönnten, ber i)om fonturßred)tHd)en 5tllnovunfte nUß bem 1Eertt(tge nn'9(tftete. 60mit tft emd) m üeriell bie nngefod)tene 1Eerfügung !)om 28. o )ember 1896 nidjt gefenroibrig; im egenteH oeamecfte fte ger(tbe, ein gefenndjes ferberni für bte ültigfeit beß frei 9iinoigen 1EerfCtufe nnd)tr1i9n au erfüllen, unb e mufl oe 9nfO bel' gegen jene 1Eerfügung geridjtete 9!efur nudj tn biefer 9!idj tung nIß ltnOegrünoet nogemtefen 1,)erben. emnndj 9(tt bie 5djufboetrei6ung uub ,reenturßfnm mer effnnnt: er ffi:etur roirb Ctogemiefen. h5. Arret du 16 janvier 1897, dans la, cause Menoud.

  1. -Le 28 decembre 1896, l'avocat Girod, a Fribourg, a remis au presideut de la Commission cantonale de surveil- lance le billet suivant: Au nom de M. Menoud F.-X., a Fri- bourg, j'ai l'honneur de venir vous demander l'annulation du commandement de payer n° ... pour arriver au paiement de 10000 francs par le motif que le billet de change n'ayant und Konkurskammer. No 55.

pas ete proroge comme le veut l'art. 803, il n'y avait pas Iieu' a poursuite ponr effet de change. Au pied de ce document se trouve la mention: ReQu le. vingt-huitdecembre, a 5 h. 58 du soir, sur la voie publique, ' et la signature du president. II. -Dans un recours non date, Girod a confirme sa de claration du 28 decembre. Je prends la liberte, ecrit-il aü president, de vous adresser le commandement de payer que vous m'avez demande, notifie par MM. Heim et Heller a Nuremberg, sous le n° 14080 et pour arriver au paiement d'une somme de 10 141 francs selon soi-disant billet de change du 15 mars 1894. Le recourant soutient qu'un billet de change, pour etre valable, doit contenir l'indication de l'epoque du paiement ou, s'il a ete proroge, celle de la proro- gation (art. 825, 4°; 722, 4

CO. -Voir Schneider -Fick, Commentail'e, ad art. 803); que, dans le cas particulier, le billet a ete proroge sans que la prorogation y ait ete men- tionnee; que le dit billet est ainsi devenu une creance ordi- naire et que c'est a tort que le prepose a suivi le mode de poursuite prevu pour effets de change. Le secretaire de la Commission de surveillance a note au bas de ce recours : Timbre postal de Fribourg, 28 dec. 1896, 10 h. du soir. -Renu le 29 dit, a 2 h. du soir. -Une en- veloppe qui se trouve au dossier porte l'adresse du president de la Commission de surveillance et le timbre postal : Fri- bourg, 28. XII. 96. -10. Dans son rapport a la Commission de surveillance, le pre- pose a declare que la lettre de change qui lui avait 1318 pre- sentee remplissait les conditions de forme exigees par la loi. IH. -L'autorite cantonale de surveillance ecarta le re- Cours pour cause de tardivi18 en considerant que le comman- dement de payer avait ete notifie.le 22 decembre; que le dernier jour utile etait donc le 27 (art. 20 LP.); mais que, le 27 etant un dimanche, le delai expirait seulement le lundi, 28 decembre, a 6 heures du soir (art. 31 LP., al. 3 et 4); que toutefois, en fait, la remise a la poste (art-. 32 LP.) n'avait eu lieu qu'a 10 heures du soir. IV. -L'avocat Girod, au nom de FranQois-Xavier Menoud

408' C. Entscheidungen der SehiIldbetreibungs- et de Paul Menoud, a demande eu-tnmps utile au Tribunal federal d'annuler ce prononce. II resulte, dit-il, de Ia deci- sion attaquee que c'est bien le 28 que nous avons nanti 111. Commission de surveillance da la plainte. Quant au fond, le recourant developpe les moyens dont il's'est deja prevalu devant I'autorite cantonaIe: Il ajoute que ses clients Burgy et Merroud ont presente ces memes moyens devant le juge, pa!' voie d'opposition, et que le juge a remis sa decision au 16 janvier. Dans sa reponse, Ia Commission de surveillance confirme son prononce. Elle ajoute qu'elle n'a tenu aucun compte du billet remis a son president a 5 h. 58 du soir, dans Ia rue, sans adresse, sans indication du numero de la poursuite, ni du nom des creanciers et sans aucune piece justificative, en particulier sans le commandement de payer dont l'annulation etait demandee. La Commission dec1are que d'ailleurs elle aurait, quant au fond, ecarte le recours comme mal fonde. Statuant sur ces faits et considerant en droit :

  1. -Il y a lieu de corrfirmer, dans ses considerants et dans son dispositif, Ia decision par laquelle l'autorite canto- nale de surveillance a declare tardif le recours non date, remis a Ia poste le 28 decembre 1896, a 10 heures du soir (art. 20,31, aL 3 et 4, et 32 LP.). Quant au billet remis par l'avocat des recourants, sur Ia voie publique, au president de la commission de surveillance. deux minutes avant l'ecMance du delai, iI ne saurait valoir comme recours. TI ne determinait, en effet, pas d'une marriere ' suffisante la poursuite dont l'annulation est requise et n'etait d'ailleurs accompagne d'aucun document compIementaire.
  2. -Au demeurant, si meme l'autorite cantonale n'eut pas declare le recours tardif, elle aurait du refuser d' entrer en matiere pour cause d'incompetence. Le moyen que font valoir les recourants n'est, en effet, pas parmi ceux qui ressortent a I'appreciation des autorites de poursuite. L'art. 178 LP. dispose : Apres avoir constate l'existence des conditions ci-dessus, l'office notifie immediatement le commandement de payer. Or il resulte de 1'art.177 que les und Konkurskammer. N° 55.

conditions auxquelles le creancier peut requerir Ia poursuite pour effets de change sont au nombre de deux. TI faut: 1° que le creancier agisse en vertu d'un effet de change ou d'un cheque; 2° que le debite ur soit sujet a la poursuite par voie de faillite. L'office ne peut refuser d'ouvrir Ia poursuite pour effet de change que si l'une de ces conditions fait dMaut. Mais si, une fois le commandement de payer ponr effet de change notifie, le debiteur souleve une exception tiree du change, c' est au juge a statuer sur sa recevabilite (art. 182, 3° LP.). Le juge etant competent, l'autorite de surveillance ne saurait l'etre egalement (art. 178, 3°). Quant a l'excep- tion fondee sur la violation de regles essentielles de proce- dure, elle etait aussi, dans Ie projet issu du premier debat de l'AssembIee federale, au nombre des moyens d'opposition soumis a l'appreciation de l'autorite judiciaire; cette derniere se trouvait ainsi seule appeIee a statuer sur les exceptions en matiere de poursuite pour effets de change. Toutefois, dans Ie texte definitif de la loi,I'exception tiree de Ia viola- tion des regles essentielles de la procedure ne se trouve plus parrni les moyens d'opposition enumeres a l'art. 182 et sou- mis a l'appreciation du juge. Si le debiteur estime qu'il est contrevenu aux dispositions de Ia loi sur la poursuite, c'est au contraire a l'autorite de surveillance qu'il doit porter plainte. Dans l'espece,les recourants n'ont pas etabli que l'une ou . l'autre des conditions prevues arart. 177 LP. ne rot pas realisee. 118 n'ont pas nie leur inscription au registre du corn- merce, ni demontre que l'Ulle des enonciations essentielles enumerees arart. 722 CO. fit defaut a l'effet presen16 par les creanciers poursuivants. L' exception soulevee par les recourants est fondee unique- ment sur le raisonnement suivant: La date d'ecMance indi- quee dans le billet de change en question a e16 prorogee par entente entre les parties. En fait, l'echeance primitive a donc ete annuIee. Mais, cette annulation n'ayant pas ete mentionnee daus le billet, celui-ci cesse de remplir les condi- tions essentielles a un effet de change. Il ne vaut plus que comme simple reconnaissance et ne saurait par consequent

C. Entscheidungen der Schuldbetreibungs- plus servir de base a la poursuiternpide des art. 177 a 189 de la loi sur la poursuite. Ce moyen n'est pas purement de forme. Il n'est pas tire de la violation d'une regle de simple procedure. Au contraire, il souleve une question de fond, qui ressort au juge, et il ne peut, en consequence, etre presente que par voie d'opposi- tion. Aussi bien les recourants declarent-ils 's'etre deja en- gages dans cette voie et avoir fait valoir devant le juge les memes arguments que ceux de leur plainte. Par ces motifs, la Chambre des poursuites et des faillites prononce: Le recours est ecarte. 56. 'J:ntfd)eib tlom 2. e6ruar 1897 in 6ad)en rel)ner.

  1. 3afoo rel)ner in S)erisau erHen am 6. otlemI.ier 1896 an Dr. iSd)mibt tn 61. aUen einen 3al)Iung.6oefel)i für 3936 1'Yr. 75 0:ts.
  2. 3n einem 6d)reioen tlom gIeid)en :tage an bas metretoungs amt iSt. aUen muiberte iSd)mibt: ,, uf ben l)eute erl)aftenen 3al)fungsoefel)( im metrage tlOlt ,,3926 r. 75 0:ts., (äu6iger rel)ner, ärtner, S)eri.6au, fd)Iage "id) iRed)t l.lor. ,,3d) anerfenne ca, 1500 r. unb oeftreite bie iRid)tigteit ber ,,:vtfferen3 l.lon ca. 2400 r." :vas metreioung.6amt üoermitteIte am 10. otlemI.ier bem lBertreter be.6 Iäu6tgers baß :vo:p:per beß 3Ql)Iungß6efel)f.6, :VQrin tft unter "iRed)t.6tlorfd)fag" folgenbe otia Qngeorad)t: ,,3d) anerlenne ca. 1500 r. unb beftrette bie iRid)tigfett ber ,,:vifferen3 tlon CQ. 2400 r. sig. Dr. iSd)mibt." III. Unter iBerufung auf 'illrL 74, 'illI.if. 2 be.6 iBetreioun9.6 gefene.6 tledangte rel)ner tlon ber erftinftanalid)en uffid)t.6oe l)örbe bie ufl)eoung beß iRed)t.6l.lorfd)fageß. :nie angerufene iBe l)örbe erffärte ben iRefurß I.iegrünbet. und Konkurskammer. Ni 56.

N. 6d)ntibt l.ledangte l.lOn ber fantona en uffld)t.6beljörbe ufl)ebung biefer merrügung unb murbe baliet gefd)ü !. :Dem (fntfd)eib ber oI.iern fan tonalen 3nftan finb fo genoe rroagunnen an entnel)men: .6 fei auf ben ?morHaut ber tlom 6d)ufbner em gegeoenen iRed t.6l.lol:fd)lag.6edIaxung, nid t aber auf eine für ben 1aubiger befttmmte unb l.lon biefem ?mortIaute ab 1 eid)enbe .reo;pie nal)me be.6 iBetrei'liungßamte.6 aI.i3 u fteUen. 3n ber ffiirung be.6 6d)ulbner.6 fei nun ber I.iefUmmte ?mine 3um u.6brud gelangt, ffi:ed)t l.lor3ufd)fagen, rote es benn aud) bott l)eiu e : ,,3d) fd)fage ffled)t l.lor./I :Diefer ?mine fei nid)t aufgenolien bUl:d) ben a ! 3d) anertenne circa 1200 r. unb beftreite bie lRid)tigteit ber ":Differeno i.)on circa 2700 1'Yr./1 weit biefer 'J:rWirung, meld)e ad) bern gan3en 3ufammennang aIß ?J.Hotitlierung be.6 6d)InB fane.6 erf d)eine, nad) rt. 75 be.6 iBetreioung.6gef ete.6 . aI.ier !ür ben 6d)ulbner ntd)t lJerI.iinblid) fet, fteUe fetterer aUerbmgß md)t grunbfätlid jebe iSd)ulbvfiid)t in 'illI.irene; er raffe l.lermutnn, el: iei bem (äuI.iiger etroa.6 fd)ulbig, aUem er befinbe fl tn ber Unmöglid)feit, 3u beurteHen, mie tlid er fd)ulbe. 2 ut runb biefer Unmögltd)feit rooUe ber iBetrietiene bie genQue i :ierung btefeß iBetrage.6 meiterer Unterl)anblung ber ?l5art:t:n OC3 enung tueife bem iRid)terf:prud)e tlor6el)alten. SDarnad) mufle ber iRed)h:;- l.lorjd) ag im iSinne be.6 'illrt. 74 be.6 metreioungßgefene.6 aiß gültig betrad)tet mcrben. 3m ßroeifei fei ein iRed)tßtlorfd)lag al.6 erfolgt anaufenen ( rd)itl II, 126; III, 93). . V. SDiefer ntfd)eib mmbe tlon rel)ner an bte iSd)ufb6e trei6ung.6 unb Jtonfur.6tammer tueiterge30gen. :Va.6 iBegeI;ren bc.6 iRefurrenten gel)t auf Ungültigfeitßerffärung be.6 lRed)t6;.. i,1orfd)lageß: iSelbfttlerftänblid) fei fein anberer a1.6 er l.lOm iBe trieoenen bem 'illmte ugefteUte iRed)t.6tlorfd)tag maf3gebenb. 3n bemfellien merbe auerft ber lRed)t.6tlorf d)lag angemelbet, bann aoer bem ?minen bes 6d)ulbnerß, in lUeld)em Umfange er baß iRed)t i,1orjd)lagen ttloUe, trar unb beutHd) mUßbrud gege6en. weit U rcd)t roerbe in ber angefod)tenen tfd)eibung bel)Qu:ptet, iSd)mtbt jei nid t in ber 2age gemcfelt, 6eftimmt 3u erUiirell, roefd)en iBe trag er fd)ulbe. :Die angefül)rten ntfd)eibungen b:ß iBunbeßrate afien nid)t auf ben tlodiegenben %aU. 'J:.6 ttlare iSad)e be); 6d)ufbner.6 gelUefen, ben oeftrittenen iBetretg enQu auaugeocn, milJrigenfaUß nad) mrt. 7 4, 16i. 2 beß iBctretI.iung.6gefne.6 ber

Keywords

debt enforcementbill of exchangesupervisory complainttime limitoppositionjurisdictionformal validity

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Key legal question

Whether the complaint to the cantonal supervisory authority was filed in time

Extracted holding

The complaint was late; the written filing was posted after expiry, and the brief hand-delivered on the public road was not a valid complaint.

Extracted reasoning

The deadline expired on 1896-12-28 at 6 p.m.; posting at 10 p.m. was too late. The handed-in note lacked sufficient identification of the enforcement proceeding and was unsupported by documents.

Key legal question

Whether the supervisory authority had jurisdiction to decide the objection based on alleged defects in the bill of exchange

Extracted holding

No; this objection concerned the substance of the bill of exchange and had to be raised before the judge by opposition, not before the supervisory authority.

Extracted reasoning

The enforcement office only checks whether the formal conditions for bill-of-exchange enforcement under Art. 177 LP are met. Once the payment order is served, objections based on the bill itself fall within judicial opposition proceedings under Art. 182 LP, while complaints about procedural violations belong to supervisory review.

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