C. Entscheidungen der Schuldbetreibungs-
im ettlal)rfam be Sct;lUnmer unb jenen, ttlo fid) bieieThen im
emal)rfam beß rittanipred)er oefinben. ,31t ben erfteren %/Ulen
ftel)t bel' 'oie Sid)erung ber .ßfanbfad)en Oe3ttlectenben amtlid)en
merttlal)rung ein Du oerMfid)tigenbeß ntereff e be rittan
nn-ed)er nid)t entgegen, ba e in ber ffi:egel biefem gleid)gültig
fein fann, 06 ber 6d)ulbner ober 06 ba 'ltmt ben ettlal)rfam
aunü6e, unb ba fein ffi:ed)t an fid) unter ber amt(td)en mer
)l)al)rung nid)t leibet. agegen entl)iefte biefe norbnung ba. eine
au ttleit gel)enbe !Beeintrnd)tigung ber ,Sntereffen beß rittan
fpred)er , UO let;terer fid) im enl)a1)rfam ber egenftnnbe oe
fllnben 1)a1. 5;lier ift benl)a f) bieie m:norbnllng nid)t a( 3uläfng
anöuedennen. ine Unterfiüt;ung für bieie m:uffaffung bietet
m:rt. 98, m:ofa 4 beß !Betreibungßgefeneß, ttlO bie !Be n(!l)me
burd) ba.ß m:mt aud) bann nIß au1iiHig erf nd ttlirb, ttlenn ein
ritter .ßfcmbred)t an ber 6ad)e 1)at. ß barT 1)icrauß e con-
trario
gefolgert ttlcrben, baß eine !Befinnal)me ba au gefd)loffen
fei, ttlO bcr rttte ba igentum an bel' Sad)e oea.nf,prud)t unb
tl)atfäd)ftd) außü6t (bergt ntfd)eib beß !Bunbengerid)te 1. 6.
2effi, bom 22. m:priI 1896). ,3n biefem 6inne lößt benn aud)
bie m:nttleifung be l)ürd)erifd)en Dbergerid)teß, bOm 16. anua.r
1894, bic %rage, inbem bana.d) 'oie nmtlid)e mcrttla1)rung gePTnn
beter egenftänbe, ttlenn ein ritter igentum an benjellien
oeanfprud)t, nur im %aUe be m:rt. 107 be !Betreioungßgefene
3u1äfftg tft, bnß l)eiflt menn ber Sd)ulbner fid) im ettlal)rfnm
jener egenftänbe öefinbe1. emgemäfl 1)at a6er bie morinfta.na
bn efcß im )orrtegenben %aUe unrid)tig augettlenbet, unb e
mUß 11)r ntfcf)eib benl)(tlb aufgeljoben ttlerben. %ür bie ent
fd)eibenbe l)atfrage be ettlnl)rfa.m fe1)fen in ben SUtten ieg
Hcf)e m:nl)n tßpunlte. eßl)nr6 1ft 'oie 6a.d)e au erneuter ißel)anb(ung
(tuf bem !Boben ber )orftel)cnben rttliigungen urüctauttleifen.
uß biefen rünben l)at bie 6d)ufbf etreiöungß unb .reonfur
fnmmer
ertannt:
er ffi:efur mirb begrünbet ertlätt; bemgemii ttlirb bel' nt"
fd)eib ber fantonafen m:uflicf)t beljörbe bom 20. ,3uni 1896 auf
geljoben unb bie 6acf)e 3u neuer !Bel)nnblung im 6inne ber
rttlä.gungen an biefeI6e 3urMgemiefen.
und Konkurskammer. N° 150.
- Arret du 25 jnillet 1896 dans la cau,se Devolz.
- Par recours du 5 juin 1896, la masse de la faillite
d' Alfred Devolz,
a Echallens, a demand6 au Tribunal canto-
nal vaudois
de dire: 1
que l'action par laquelle l'Etat de
Vaud opposait a la collocation en cinquil3me classe d'une
creance pour
impots immobiliers devait s'ouvrir au for de la
situation et
non a celui de la faillite; 2° que l'Etat de Vaud
ne pouvait tre admis a contester sa collocation en cinquieme
classe,
vu qu'll ne s'6tait pas reserve, dans son intervention,
les privileges
6tablis en sa faveur par la loi cantonale;
3° que les privileges conferes par la loi vaudoise a l'Etat,
cr6ancier d'impots immobiliers, droits
de mutation et primes
d'assurances, sont contraires
a la loi federale (art. 19 LP.),
et qu'ainsi les crtnances qu'il fait valoir de ces divers chefs
doivent
etre colloquees en cinquieme classe.
II.
Deboutee par le Tribunal cantonal, en date du 30 juin
1896, la recourante a repris ses conclusions devant la
Chambre des poursuites et des faillites, le 9 juillet, en invo-
quant l'art. 334 LP.
Statuant SU1' ces aits et considerant en droit:
- -TI y a lieu de rechereher avant tout si la Chambre
des poursuites est competente.
- -La recourante lui defere un arret rendu en matiere
civile par un tribunal cantonal. 01' la Chambre des poursuites
n'a pas d'autres competences
que celles que lui donne la loi
du 28 juin 1895. Cette loi, qui transfere au Tribunal federal
la haute surveillance en matiere de poursuite pour dettes
et
de faillites, ne charge la Chambre des poursuites (art. 1 er,
5 et 6) que des attributions qui, a l'origine, revenaient au
Conseil federal en vertu des art. 15, 19, 28 et 334 de la loi
sur la poursuite.
Parmi ceux-ci, les art. 15 et 28 sont sans internt en l'espece.
L'art.
19 permet de deferer a l'autorite federale de surveil-
lance seulement les decisions des autorites cantonales de
surveillance, et l'art.
17 n'admet de plainte aupres de ces
XXH -1896
C. Entscheidungen der Schuldbetreibungs-
del'nieres que dans les cas Oll la voie judiciail'e n'est pas
prescrite. Quant
a l'art. 334, sur lequel se fonde la reeourante,
il
prevoit que les eonte8tations au sujet de l'applicabilite du
drüit cantonal et de la loi federale peuvent etre portees par
voie de reeours devant les autorites cantonales de surveil-
lance
et devant le Conseil federal, soit la Chambre des pour-
suites
et des faillites du Tribunal federal. Cet article est donc
bien le seul que l'on puisse songer
a invoquel' dans le cas
present en faveur de la eompetence de
l'autorite; federale
de surveillance. c,
3. -La portee de l'art. 334 ressort de la plaee qu'il occupe
a la fin du titre XII, Dispositions transitoires . Ainsi que
le Conseil
federal l'a fait ob server dans son message du
1 er mai 1888 (F. fed. 1888, II, p. 826), ces dispositions tran-
sitoires n'ont qu'une
portee ephemere et, au bout de quel-
ques annees, auront cesse d'etre applieables. Elles etablissent
des exceptions au prineipe que,
des l'entree en vigueur de
Ia loi federale, les prescriptions contraires des lois eantonales
devaient etre abrogees (art. 318 LP.). Elles prevoient que
eertaines matieres qui, sous le
regime definitif, ressortiront
au droit federal, seront reglees, durant une periode de transi-
tion, par le droit eantonal. Elles etablissent,
'pour cette
periode,
une delimitation passagere entre le domaine federal
et le domaine cantonal. De eette delimination provisoire
pourront naitre des eontestations,
et c' est precisement en
vue de leur solution
que le legislateur a etabli, a l'art. 334,
une
voie de recours devant les autorites eantonales de sur-
veillance
et devant le Conseil federal.
4. -Cette interpretation de l'art. 334 s'impose notamment
en regard des art. 17 et 19. Ainsi qu'il vient d'etre dit, le
premier de ces articles n'admet
de recours a l'autorite ean-
tonale de surveillance contre une mesure eontraire a la loi
que dans les cas
Oll cette derniere ne prescrit pas la voie
judiciaire. Le second ne permet
de deferer a l'autorite fede-
rale de surveillance que les decisions rendues eontrairement
a la loi federale sur la poursuite par les autorites cantonales
de surveillance.
Si, toutes les fois que la violation de la loi
,
und Konkurskamrner. No 150.
federale resulte de l'application du droit eantonal. on ad-
mettait, en vertu de l'art.
334,la possibilite d'un redoUl's aux
autorites de surveillance, on mettrait cet article en contra-
diction evidente avec les art. 17
et 19. 01' ees articles in-
,
seres au titre premier Dispositions generales, visent l'en-
semble de
Ia loi et en faisaient deja partie alors que les
dispositions transitoires ne s'y trouvaient pas annexees. Le
Iegislateur ne saurait avoir voulu modifier les art. 17 et 19
par
un article place a la fin des dispositions transitoires. Hs
restreignent donc bien l'application de l'art. 334 aux seuIes
eontestations resultant des dispositions transitoires.
5. -Enfin, il ne faut pas perdre de vue que 1e droit fede-
ral, c'est-a-dire Ia loi sur l'organisation judiciaire federale,
prevoit
un recours en reforme au Tribunal federal dans les
causes civiles jugees par les tribunaux cantonaux en appli-
cation: de lois federales ou qui appellent l'application de
ces lois (art. 56). On ne congoit pas qu'a cöte de ce re-
cours le
Iegislateur ait voulu, a l'art. 334 de Ia' loi sur la
poursuite,
etablir une autre voie de reeours au Conseil
federal.
6. -TI resulte de ces diverses considerations que la
Chambre des poursuites n'est pas competente pour statuer
sur le recours de la masse Devolz,
et qu'il ne Iui appar-
tient done pas de rechereher
si le Tribunal cantonal a cor-
rectement
resolu la question de for et celle de l'admission
des pretentions de l'Etat.
Par ces motifs,
La Chambre des poursuites
et des faillites
prononee:
Il n'est pas
entre en matiere sur le reeours.