C. Entscheidungen der Schuldbetreibungs-
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41. Arrtnt dlt 21 janvier 1896 dans la cause B1'eittmayer.
A Ia requisition de A. Zosso, negociant a Montreux, une
saisie a
ete pratiquee Ie 17 octobre 1895 sur Ie salaire de
H. Breittmayer, controleur au Kursaal de Montreux. L'office
des poursuites a
fixe a 50 francs par mois la retenue a operer
sur le salaire. Le
21 octobre, Ernest Perret, a Montreux, et
Henggeler-Graf, a Lausanne, ont aussi requis des saisies contre
H. Breittmayer. Le 24 octobre, l'office
adresse u-n nouveau
pro ces-verbal constatant que ces deux creanciers etaient admis
a participer a Ia saisie du 17 octobre. A. Zosso s'est alors
adresse
a I'autorite inferieure de surveillance afin d'obtenir
une augmentation de la retenue mensuelle sur le
sg,laire de
son debitenr. La plainte ayant
ete ecartee, il a defere le cas
a l'autorite cantonale de surveillance en faisant valoir que
H. Breittmayer aurait
un gage mensueI de :
Fr.
200 comme controleur au Kursaal, et
100 comme employe de Ia mais on Erath de Geneve,
Fr. 300 au total; qu'il n'a pas d'enfants et n'a des lors pas
besoin pour lui
et sa femme de 250 francs par mois. Le re-
cours ayant
eM communique a l'office des poursuites de Mon-
treux, ceIui-ci a confirme que H. Breittmayer gagne 200 fr.
par mois, mais iI a conteste qu'il soit l'employe de la maison
Erath, I'administration
du Kursaal lui ayant refuse son auto-
risation dans
ce but. Il ajoute que Breittmayer est marie et
und Konkurskammer. N° 41.
ses fonctions l'obligent a tenir un certain rang. Invite de
que cote a fournir Ia preuve du fait que Ia maison Erath paie-
son .,' 1'(' Z
ait
100 francs par mOlS a Brelttmayer, e cröanCIer osso a
r roduit une declaration
du directeur du Bureau general de
p nseignements de Montreux,
a teneur de laquelle:NI. G. Erath
re .
I"
a Geneve emploie les services de Breittmayer et m pale
100 francs par mois.
Par decision du 18 novembre, I'autorite cantonaIe a admis
Ia plainte de Zosso et fixe a 75 francs par mois Ia ret? ue
a operer sur le salaire du debiteur B:eittmaner. Cette. declSlon
est motivee comme suit : Il est acqms, ensmte des PIe ces ver-
sees au dossier, que le debiteur gagne 300 francs par is.
Ses fonctions de controleur au Kursaal de Montreux Im Im-
posent certaines depenses de t?ilette ont il a eu de :enir
serieusement compte en vue d une same apphcation de I art.
93 LP. En outre, il faut envisager comme plutot couteuses Ies
conditions de la
vie materielle a l 1ontreux. D'autre part, les
charges de
familIe du debiteur se reduisent a son entretien
personnel
et celui de sa femme. Des lors, il apparait que Ia
retenue mensuelle sur son salaire peut
etre eIevee de 50 a
75 francs.
Par lettre adressee de Montreux, le 28 novembre, au Bureau
federal de la poursuite aBerne, H. Breittmayer a declare
recourir contre Ia decision de la Cour des poursuites du can-
ton de Vaud. Il n'allegue aucun motif
a l'appui de son recours,
se bornant
a dire qu'une retenue de 75 francs a ete autorisee
sur son salaire de
200 francs par mois comme controleur au
Kursaal.
Le recours a
ete transmis au Tribunal federal, en applica-
tion des dispositions transitoires
de Ia Ioi federale du 18 juin
1895 lui transferant la haute surveillance en matiere de pour-
,
suites pour dettes et de failIites. .
Statuant sur ces faits et considerant en drott :
10 L'art. 93 LP. donne en premiere ligne au prepose aux
poursuites le droit de decider si
et dans quelle n:esure les, s
laires et traitements peuvent etre saisis, sans prlver le debl-
teur de
ce qui lui est indispensable pour lui et sa famille. La
C. Entscheidungen der SchuJdbetreibungs-
solutiou de cette questiou depend essentiellement de l'appre-
ciation des circonstances de fait, et non de l'interpretation
de la loi. En consequence, lorsque la decision d'un pn3pose
est deferee äl'autorite de surveillance, celle-ci a, dans la regle,
uniquement ä. examiner si elle correspond aux circonstances
ou non,
et son prononce ä elle-mnme repose essentiellement
aussi sur une appreciation de circonstances
de fait. Or, comme
une decision
de l'autorite cantonale de surveillance ne peut
Mre deferee ä l'autorite de surveillance federale que lors-
qu'elle a ete rendue contrairement ä la loi, ou implique un
deni de justice ou nn retard non justifie (art. 19 LP.), il suit
de Iä. que les decisions d'autorites cantonales fixant la mesure
dans laquelle un salaire ou traitement peut
tre saisi, doivent,
dans la
regle, Mre maintenues. L'autorite superieure ne peut
apprecier ä nouveau Ies faits, que lorsqu'il apparait que l'au-
tonte cantonale de surveillance a fait de son droit d'apprecia-
tion un usage arbitraire et meconnu gravement des faits
acquis, au prejudice du creancier ou du debiteur. Dans uu tel
cas a Ia verite, Ia decision cantonale pourrait etre attaquee
devant l'autorite federale, parce qu'elle constituerait une vio-
lation de Ia loi ou se caractenserait comme un deni de justice
materiel (voy. decision du
Conseil federal sur le recours Hodel,
Archives, I, N° 12).
2° Dans I'espece, il n'apparait cependant en aucune ma-
niere
que Ia Cour des poursuites du canton de' Vaud ait
apprecie arbitrairement les faits de Ia cause, ou neglige de
tenir compte
de circonstances importantes. Au surplus,le re-
courant n'ayant enonce aucun motif a l'appui de son recours,
on ne voit pas sur
queis points il conteste les appreciations
de Ia dite Cour.
Par ces motifs,
La Chambre des poursuites et des faHlites
prononce:
Le recours est ecarte comme non fonde.
und Konkurskammer. N° 42.
- ntid)eib ))om 29. 3anuar 1896 in 6a ien ))on 'lCrr.
- met einer am 20. 3uH 1895 gegen rau WCina ))on 'lCrr
mtngefü'9rten q3fänbung 1 aren ber. 0d)ulDnerin unter anberm
fünf metten a' stom:peten3ftüde liefaifen worben. 'lCm 13. s)luguft
fanb bie 18erftetgerung ftatt. :vief e fit 1rte 3ur :vectung ber in
etreibung gelegenen orberungen unb e .bließ ber iu( nenin
1 on ben ge:pfänbeten egenftänDen no i etn 0 i1afbtl,lan ubng.
ilenterer 1 urbe etm 14. 'lCuguft. für eine orberung tlon . trant
unD ileber tn mrugg im au:ptuetrage tlon 65 r. 80 t . mtt
'lCrreft befegt. Bu ,)or '9atte rau l,lon S)lrr eine er metten, bie
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ag stom:petenöftüct Maffen worben IU aren, l,lerauaert.
- egen bie ef i(agna'9me be 0 irafDi ,)an bef iwerte fi i
He d)ulbnerin 6ei ber untern 'lCuf itßb:'9ßrbe, U erfeI6e
gemäa 'lCrt. 92 be etreibunßngefene un:pfcmbbar. let. :Vte. e
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uid)t ange'ge, baa ein 6 iuUmer bte tl)m al 9CotbebCtrr uberfaffenen.
egenftänbe gan3 ober aum :tei! l,leräuaere unD 'lCnf:pru i auT
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ging babet im 1 efentli ien bnn Der r uägung "a , baa letne: Bett
ben ?8er'9äftniffen bur i bie merfafjung l,lon funt etten gebu'9renb
ecf)nung getragen worben fei, unb ba rau bon ,'lCrr, 1 c,un
fie nad)l)er eine Der stom:petenaftülfe erau13ert l)abe,. bte auf tl)t'
milifo beluerffteUigt l)a6e; e gel)e nt it etn, baa em ,: iulbner
bie 1'9m 6ei einet' q3fänbung übedaffenen om:petennftud'e gema
ober teHwelfe l,let'äunere unb bann na il)er uteber gan3ung ber
stomj)etenöftitcte anuege'9ren bürte.. . , ,
iegegen !jat retu WCina ,)on S)lrr re it3ett:fl an bte Dber
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lufrb 6el)au:ptet, weil fie ber efurrentin baß notwenntge WCo6thar
entaie'ge, bnß gemä13 S)Xrt.92 unb 275 be metreIßungngefene
eber ge:pfänbet uo i berarrefttert 1 erben bürfe.