c. CIVILRECHl'SPFLEGE
ADMINISTR,I IION DE LA JUSTlCE CIVILE
I. Verfahren vor dem Bundesgerichte
in bürgerlichen Rechtsstreitigkeiten. -Procedure
a suivre devant le Tribunal federal
en matiere civile.
98. Urteil )om 20. ,3u(i 1895 in E5ad)en
stoner gegen Bürid).
iirtner S)ermann Stoffer )on Bürid), frill)er in ber ,3rren
anftaH ?Burgl)i.ifaH in Bürtd) af rre untergelirad)t, l)at und)
feiner fud)t au ber m:nfhtlt bem ?Bunbengerid)t eine E5d)aben
erfai.?f(uge gegen ben Stanton Bürid) eingereid)t. ."
SOurd) ?Befd)ru beß ?Bentrtnrate ",iitrid) Mm 4. ,3unl 1895 11t
bel' Stläger l.JeBen eiftenfranfl)eit unter ftaatfid)e lBormunbfd)art
geftent l.Jorbm. .
..mtt ( ;ingalie )om 3. ,3nH ertlärt ber ernannte lBormunb, bau
er ben angel)olienen .ßroaeä nid)t mef)r weiter gefiif)rt l.Jünjd)e.
n rn l.Jenbung )on m:rt. 75 uno 76 be ?Bunbengefe ?e ülier
ba " lBerfaf)ren li ei bem ?Bunbengertd)le in liürgerHd)en ed)tß
ftreitigfetten 1)irb
erfannt:
SOie E5trettfud)e l.Jiro a( burd) m:6ftano 1)on bel' Struge edebigt
erträrt.
H. Organisation der Bundesrechtspflege. N° 99. 749
11. Organisation der Bundesrechtsp:fiege.
Organisation judiciaire federale.
99. Arret du 18 Reptembre 1895 dans la cause Chodat
cont1'e Chodat.
Par arret du 27 juin 1893, la Cour d'appel et de cassation
du canton de Berne a alloue
au sieur Auguste Chodat une
indemnite de
23 059 fr. 80 c., a la charge de la Compagnie
des chemins de fer Jura-Simplon,
a raison d'un accident dont
le dit Chodat avait
ete la victime le 11 avril 1889 dans
l'exercice de ses fonctions de conducteur de cette compagnie,
accident qui necessita l'amputation des deuxjambes de Chodat
jusqu'a la hauteur des genoux.
Par jugement du 3 mars 1894, le tribunal civil du district
de Moutier a prononce le divorce entre les
epoux Auguste
Chodat
et Marie-Louise Chodat nee Hennin, ce aux torts du
mari; il a en consequence
adjuge l'enfant issue de cette union
ä. la mere, et condamne le mari a lui payer une indemnite
de
4000 francs, plus une pension trimestrielle de 90 franes
pour l'entretien
et l'education de l'enfant; le tribunal de Mou-
tier, en outre, designait Me Gautier, notaire ä. Tavannes, pour
proceder
au partage et ä. la liquidation de la communante
ayant existe entre parties.
Les
denx epoux ayant interjete appel de ce jugement, la
Cour d'appel et de cassation du cal1ton de Berne, par arret
du 21 septembre 1894, l'a confirme en principe, tout en 1'e-
duisant ä. 1000 francs la somme allouee a dame Chodat a titre
d'indemnite
a payer par son mari.
Lors des operations
du partage de la communaute, des dif-
ficultes se sont elevees entre les epoux Chodat au sujet de
l'indemnite de
23059 fr. 80 c. susvisee, le mari estimant que
cette somme n'entre pas en
communaute vu son caractere
eminemment personneI, et dame Chodat concillant ä. ce que
C. Civilrechtspllege.
le sieur Chodat soit deboute des conclusions prises par lui de
ce chef.
Par jugement du 19 janvier 1895, le tribunal de Moutier a
dec1are
que la dite indemnite etait tombee dans la commu-
naute, et que des 10rs elle devait etre partagee par moitie
entre les epoux Chodat.
Auguste
Chodat ayant appele de ce jugement, Ia Cour
d'appel et de cassation l'a confirme par arret du 18 mai 1895,
eommunique aux parties le 4 juillet suivant.
Cet arret se fonde, en substance, sur les motifs ci-apres :
La question de savoir si I'indemnite litigieuse est
tomMe
ou non dans la communaute a deja ete tranchee dans les eon-
siderants de l'arret du 21 septembre 1894, et deja alors la
Cour avait admis que l'indemnite allonee a Chodat represente
le gain qu'il aurait obtenu par son travail futur, s'il n'etait pas
devenu invalide par suite de l'accident dont
il a ete victime ;
au moment, dit
'arret du 21 septembre, ou Ia creance de
Chodat contre la Compagnie du Jura-Simplon a pris naissance,
elle est
tombee dans la communaute, et ce serait violer la
regle fondamentale de l'immutabilite des regimes matrimo-
niaux que d'admettre qu'une creance d'abord commune s'est
transformee partiellement en propre
a raison d'un evenement
ulterieur. Or il n'y a pas lieu de revenir de cette appreciation,
vu le prescrit des art. 5, al. 3 et 6, al. 1 de Ia loi federale du
1 er juillet 1875 sur Ia responsabilite des entreprises de chemin
de fer. C'est, en outre,
a tort que l'appelant pretend que l'in-
demnite dont il s'agit est incessible, et des lors non suscep-
tible de tomber dans la communaute; en effet, bien que la loi
sur la responsabilite civile des fabricants declare insaisis-
sables et incessibles les indemnites allouees aux victimes d'un
accident, cette
regle ne doit pas etre etendue aux indemnites
dues pour accidents de chemins de fer, puisque la loi
du
er
juillet 1875 precitee ne la pose pas. Enfin c'est a tort
que
Chodat se prevaut de l'art. 92, chiffre 10 de la loi fede-
rale sur les poursuitns; l'insaisissabilite n'entraine pas ne ces-
sairement l'incessibilite, et ce sont les creances incessibles
seules
qui ne peuvent pas devenir COl1llllUnes.
Ir. Organisation der Bundesrechtspllege. N° 99.
C'est contre cet arret que A. Chodat a recouru en temps
utile
au Tribunal federal, concluant a ce qu'il lui plaise 'an-
nuler et prononcer que l'indemnite de 23 059 fr. 80 c. adjugee
au recourant ensuite de l'accident du 11 avril1889
Iui appar-
tient exc1usivement.
A l'appui de ces conclusions, le recourant fait valoir en
resurne :
Le Tribunal
federal est competent en la cause: attendu
qu'il s'agit bien moins d'une question touchant le droit des
epoux quant aux biens, que de savoir si I'indemnite allouee
a Ia victime d'un accident ensuite de Ia Iegislation federale
sur la matiere revet un caractere personneI, ou peut tomber
dans
Ia communaute. Il s'agit de decider si une loi cantonale
peut statuer sur
un droit garanti par une loi federale ; 01'
eette question doit elre tranchee en premiere ligne eonforme-
ment aux prescriptions cle la loi federale du 1 er juillet 1875
sur la responsabilite des chemins de fer, laquelle
regle tout
ce qui a trait
ä. l'indemnite litigieuse. Or une pareille indem-
nite
porte Ie earactere d'un bien essentiellement personnei,
qui ne peut
etre revendique par aucun tiers; le droit fran ;ais
lui-meme exclut de l'applieation de Part. 1401 Ce. tous les
biens qui par leur nature
ou par leur destination portent le
caractere de biens appartenant exclusivement
a Fun des eon-
joints, ce qui est evidemment le cas de l'indemnite en ques-
tion.
Statuant sur ces fails el considerant en clroit :
Le Tribunal federal n'a point competence pour statuer
sur
Ie fond du litige, soit sur Ia question de savoir si une in-
clemnite accordee a un epoux ensuite d'un aceiclent dont il a
ete Ia victime, et conformement aux dispositions de la loi
federale sur Ia responsabilite des compagnies de chemins
de fer, doit
etre consideree, en eas de divol'ce, eomme bien
propre
du dit conjoint, ou rentrer au contraire dans Ia com-
munaute civile du mariage.
En
effet, aux termes des prescriptions de la Constitution
federale, cette matiere est demeuree uniquement regie par le
droit cantonal. et
ce principe a re ;u sa consecration, soit
XXI -1895
C. Civilrechtspflege.
dans l'art. 19 de la loi federale du 25 juin 1891 sur les rap-
ports de droit civil des citoyens etablis ou en sejour, soit dans
I'art.
49 de Ia loi federale du 24 Mieembre 1874 sur l'etat-
civil et Ie mariage, statuant, le premier, que les rap-
ports peeuniaires des epoux entre eux sont soumis, pour toute
Ia
duree du mariage, a Ia Iegislation du lieu du premier domi-
eile conjugaI, et le second, que les effets du divorce quant ä.
Ia personne des epoux et aleurs biens sont regIes par Ia
legislation du eanton a Ia juridietion duquel le mari est
soumis.
2° Il y a lieu de remarquer en outre que Ia loi sur Ia res-
ponsabilite des chemins de fer ne contient aucune preseription
analogue
a celle de l'art. 7 de Ia loi sur Ia responsabilite
civile des fabricants, statuant que les creances des personnes
ayant droit
a une indemnite ne peuvent etre cedees ades
tiers. L'on ne pourrait des lors pretendre que, dans l'espeee,
Ie droit cantonal aurait ete restreint en quelque mesure par
le droit
fedeml, et qu'il y aurait, par ce motif, areehereher
si la decision du juge eantonal ne se heurte pas a une pres-
cription de droit f8cleral.
Par ces motifs,
Le Tribunal
federal
prononee:
Il n'est pas
entre en matiere, pour cause d'incompetenee,
sur le re
co urs du sieur A. Chodat.
100. Urteil bom 20. 0eptemoer 1895 in 0 ad)en
S)uoer
unb stonforten gegen onto.
A. urd) Urtei( bom 31. S)Jcai 1895 l)at baß Doergerid)t
be stanton SUargau erfannt; te bem ?Benagten bmd) q3fanb
lirief bem 14. WCüra 1894 gemäl)rte 0id)erl)eit mtrb tn bem
linne aufgel)ooen, ba 'oie ?Befragten aUeß banienige, ma fte in
olge jener ltd)erl)ett (tu bem stonfurfe üoer :;Soief Sjuoer er"
Qlten, bell stlägern 3ur .?Beaal)lung tl)m sub I ber strage oe"
H. Organisation der Bundesrechtsptlege. N° 100.
fd)rieoenen orberungen refp. ?Biirgfd)aftnl er.pfnd)tungen aU üoer"
laffen unb einen aUfäUig bieie )Ser.pfftd)tungen überfd)rettenben
?Betretg bel' stonfurßmaffe beß :;S. Sjuoer 3urüctaugeben l)a.oen.
B. iefe Urteil tt urbe bem SUntt a!t bel' .?BeHagten am
27. :;Suni 1895 3ugefteUt. SUm 18. :;Suli, alfo einen ag au j.pÖJ,
reid)te berfelbe 'oie ?Berufungnerflärung an ba ?Bunbengerid)t mit
ocgriinbenber med)tnfd)rift beln Doergerid)te ein. egen bie olgen
biefer )Serfpätung ftcUte er foba.nn mit ingaoe l om 20. Suft
beim ?Bunbengerid)t ein efud) um ?ffiiebernerfteUung, inbem er
anfiil)rte: ie )Serfnütung fei burd) einen unl erfd)nlbe en BufaU
l erurfad)t mot ben. er SUnmaH bel' ?Berufungnnäger l)a.oe, meH
eß fid) um eine auß mel reren ißerfonen beftel)enbe q3artei l)anble,
bon SUnfang an nid)t mit il)r bireft, fOllbem mit einem )Sermttb
fer, emeinbeammann steufd) in ?Bonml)(, l erfel)rt, unb fo aud)
anliij3(id) bel' ?Berufung. SUm lonntag ben 13. :;Suli l)aoe ber
SUnmaft bie .?Berufultgnfd)rift an SUmmann .5teufd) gefanbt mit ber
?ffieifung, er joUe bafür forgelt, ba fie Iällgftenß am tellftag
bm 16. :;SuH unteraeid)net mieber in feine , )änbe gefange. ie
eingefd)rieoene lenbung jei am '0onntag oei steufd) eingetroffen;
aoer aufällig unb aunltCtl mntt eife fet er gerabe für einige Beit
l meint gemefen, unb beffen rau l)aoe ba oul ert nid)t geöffnet.
SU bem SUnma!t, bel' an ber red)töeitigen SUnfunft bel' SUften
nid)t im minbeiten geöttleifelt l)aoe, lueber am tenftag, nod) aud)
am WWtmod) )Sormittag etl1)a aurüctgefteUt uorben fei, l)aoe er
gegen 12 Ul)r eine telegra.pl)ijd)e ;:tJeal)ltung an steufd) gefanbt
unb betont, baj3 SUoenbß bienrift aunraufe. SUber Qud) im BauT
be ad)mtttQ.'J fet 'oie nun fid)er etluartete leltbung nid)t eiltge"
troffen, fo ba% bel' SUnroaIt angenommen l)noc, man l)abc fid)
gütlicf) l ergfid)en ober bann auf 'oie eiteraiel)ung l eraid)tet. SUm
nädWen WCorgen fei bann mit beln rül)3u9 eilt er bel' strtenten
erfcl)ienen unb l)aoe 'oie SUften geol'ad)t. SUmmann steufd) fei
nümlid) bi rente ad)t l meint geroefen unb al ba mal)nenbe
)telegramm gefommen fei, l)aoe aud) feine l)efrau ba Sja1t
bedaffen gel)abt; fit' fei .lor 7 Ul)r SUoel1b nirnt 3urüctgefommen,
l)aoe erft bann ba eregramm unb l)emad) ba ou .lel't geöffnet;
barauf je fte au einem bel' iSerufungßfläger gegangen; in3tt ifd)en
f ci eß ad)t Ul)r getuorben unb e l)iitte fetne weögIid)feit mel)t'