I
I"
B. Civilrechtspflege.
in ffi:ebe ftcgenben Ueoereinfommen nid)t gefd)loifcn werben
rönne. ?Befonbere 9atfad)en jobann, au wefd)en eine enel;
migung be Be9au:pteten Uebereinfommen burd) bie illittwe
'lneUi forgen würbe, jinb nid)t feftgeftent; inßoefonbere 1ft ntd)t
erfid)tlid), baB bie illittwe I))(eilt bei ußfteUung ber Mm ?Be
nagten angefü9rten 'lntet9ainßquittung ton bem b
e
au
:pte en
Uebereinlommen . tenntnifi ge9aOt 9aoe. ':Danad) fte9t benn reft
baB baß ),lom ?Benagten be9au:ptete Uetiminfommen über bie
mauer ber iUUetge iebenfaU nid)t in einer für bie . träger tJer
oinbftd)en eife ift abgefd)foffen worben. ruf ber anbern 6ette
tft benn aUerbing (md) niu)t erwiefcn, baj3 ber .?BeUagte in ben
fd)riftUd)en !!5ertrag Mm 13. !)lotJember 1886 eingetreten fei 1mb
lIfo beften ?Befthnmungen über bie ':Dauer ber 'lnietge unb bie
srünbigungßfriften maj3getienb feien. mein bie . träger waren a
u
srünbigung beß !!5ertrage in ber eife wie gefd)e9cn nid)tß
beftoweniger bered)tigt. ':Da eine ),lertiinbUd)e inigung ber l5ar
teien über bie ':Dauer ber I))ctetge im einen ober anbern 6inne
ntd)t nad)gewtefen tft, fo liegt nun eoen ber aU tor, baf3 Ne
l5arteien eine gitftige !!5ereinbarung über eine beftimmte ':Dauer
be !!5ertrage nto)t getroffen 9ci6en unb eß fommen bager bie
.?Bejttmmungen beß efene ütier bie . tünbtgung tJon 'lniet9 ober
l5ad)ttJer9ärtntffen, bie auf untieftimmte Bett eingegangen jinb,
3ur ml.lenbung ( rt. 289, 290, 309 O. ffi:.). a, cß 9
ätte
fid)
fragen fönnen, ob nid)t, wegen l))(angeIß ber illiUen ütieretn
ftimmung über einen wefentHd)en l5unft (b!e I))ciet93cit), ein bi
refteß 'lniet9ter9iHtniu awifd)en ben 'l5Ctdeien üoer9au:pt nid)t 3
u
6tanbe
gefommen fei unb bie . tfäger tom .?BeffCtgten arfo 09
ne
weiter baß !!5erlaffen ber l))aet9fad)e l)ätten terIangen fönnen.
Uein auf biefen 6tanbpunft 9aben fid) bie l5arteien nid)t ge
ftent j fie finb ),lieIme9r betberfeit i)a),l.on außgegangen, bau ein
'lniet9l.ledrag jebenfaU tiefte9c. ':Diefer fann bann aoer, wie be
merft, lla eine anbm illiUen einigung ber l5arteien ntd)t nad)ge
wiefen ift, nur aIß ein auf untieftimmte Bett aogefd)loffener be
:QanbeIt werben. ?Bei biefer 6ad)lage oebarr e einer Unterfud)ung
ber rage, .ob ba tJom ?BeUagten M;au:ptete Ueberetnfommen
nid)t ,md) wegen mangelnber orm un),lerbinbUd) ware, nid)t.
benf.o ift flar, baf3 ba ?BunbeGgerid)t bem ffi:efurrenten nid)t,
1II. Obligationenrecht. N° 82.
'l, !e er ebentueU oeantragt 9at, eine roeitm rift u äumung
bel' I))ctet9fad)e oewiUigen fann.
':Demnad) 9at baß . unbeßgerid)t
erfannt:
:tJie illeiteraie9ung beG ?BeUagten wirb a unbegrfrnbet abge
wiefen unb eß 9at bemnad) in allen :tgetren bei bem angefod)tenen
Udgeife be;3 Obergel'id)te beß . tantonß ?BafeUanbfd)aft bom
20. uni 1890 fein ?Bewenben.
82. An'et dans la cause Strudel contre Banque federale.
Par lettre du 27 Fewier 1889, le recourant -qui se trou-
vait en relations suivies d'affaires avec la Banque
federale et
y avait un compte ouvert -ecrivait a cet etablissement :
Veuillez faire acheter pour mon compte a la Bomse de
Paris:
25 actions metaux au cours de 350-360 ;
25 actions metaux au cours de 330-340 ;
valeur en liquidation au 15 Mars, suivant les circons-
tanc es.
Par lettre du lendemain, la Banque federale aceusait re-
ception de eet ordre et tout en annonliant l'avoir transmis a
Paris, elle ajoutait :
Nous croyons toujours que eette affaire des euivres finira
par une debacle, eeei pour votre gouverne, aussi notons-
nous vos ordres ci-dessus au eours le plus bas que vous
indiquez.
L'ordre d'aehat donne par Strudel a ete effectivement
transmis le 28 Fevrier par la Banque
federale a son corres-
pondant de Paris, M. A. Montandon, agent de change.
Le lendemain 1
er Mars, vers 3 heures apres midi, la Ban-
que federale reeevait un telegramme de M. Montandon an-
nonl/ant l'achat de 25 metaux a 335 au 15 Mars. La banque
en avisa Strudel, par
telephone, Iui conseillant d'annuler le
XVI -1890 37
B. Civilrechtspflege.
second ordre en note, soit celuiAe 25 metaux a 330. Strudel
demanda
par telephone si l'on etait a temps pour annuler
par telegramme l'ordre pour la Bourse du meme jour, a quoi
le directeur Aigroz repondit qu'il etait trop tard et qu'll
ecrirait par le bon courrier pour la Bourse du lendemain.
Strudel
s'etant declare d'accord pour cette annulation, la
Banque ecrivit aussitöt a son correspondant a Paris pour
annuleI' l' ordre et sa lettre fut mise le meme jour ä la poste
avant 4 heures apres midi.
Le lendemain, samedi 2 Mars, la Banque adressait a Stru-
del un premier memorandum
suivant: N ous vous confir-
mons l'avis donne hier de l'achat de 25 actions metaux a
335 au 15 Mars. Le decompte suivra en temps voulu. Tout
autre ordre d'achat est supprimJf selon votre avis.
Le meme jour aux environs de 3 heures apres midi, la
Banque re ;ut un nouveau telegramme de M. Montandon au-
llon ;ant que le second achat de 25 metaux etait execute.
Strudel en fut avise par telephone, le directeur Aigroz di-
sant: Je suis tres etonne de cet achat, ma lettre renfer-
mant votre contre-ordre ayant ete mise hier a la poste a
temps pour le bon courrier. Strudel demanda des expli-
cations au sujet du
retard de l'avis a Paris contremandant
l'ordre d'achat
et le directeur repondit qu'il ferait des rech er-
ches en ecrivant
a l'agent.
Le meme jour 2 Mars, la Banque a adresse aStrudel un
second
memorandum ainsi con ;u :
Nous avons bien donne l'ordre hier a Paris d'annuler
votre second ordre d'achat de 25 actions metaux. NouS'
avons mis notre lettre a la poste a temps ponr le bon cour-
rier et nous recevons quand meme l'avis d'achat de 25
actions metaux a 310 environ, soit au premier cours, an
1 er Mars. N ous devons en conclure que notre lettre aura
subi un retard en route et nous vous prions de prendre note
de cet achat, s. v. p.
P. S. La tendance sur les cuivres est de plus en plus
mauvaise.
°Le dit jour, 2 Mars, la Banque a demande des explications
IIlo Obligationenrecbt. No 82.
a Montandon en le priant de soigner l'enveloppe de la lettre
qui avait bien 13M mise a la poste pour le bon courrier. Le
4 Mars Montandon a repondu :
Je vous confirme ma lettre du 2 courant croisee avec les
deux vötres des 1 er et 2 courant qui me sont arrivees: la
prerniere dimanche et la seconde ce matin. Vous devez bien
comprendre que si votre lettre du 1 er courant m' etait
arrivee en temps utile, c'est-a-dire samedi matin, j'aurais
annule comme vous me le disiez, votre second ordre d'achat
de 25 metaux que j'ai du effectuer, me trouvant par le
fait sans contreordre de votre part. En presence du con-
tenu de votre lettre du 2 courant, je vous ai tout de suite
tele graphie ce matin a 10 heures et demie; Lettre
1 er Mars annulant ordre metaux arrivee dimanche, ce
que je vous confirme.
Le lundi, 4 Mars, vers les 11 heures du matin, le recou-
rant se trouvant au bureau du directeur Aigroz, celui-ci lui
donna lecture de
la lettre demandant des explications au cor-
respondant de Paris
et promit de lui communiquer la reponse
aussitöt qu'il l'aurait
re ;ue. Dans cette meme entrevue, il
l'engagea
a revendre a prime les 50 actions metaux dont il
etait acheteur, le cours a prime etant sensiblement plus eleve
que le ferme, et Strudel en effet donna l'ordre d'en revendre
25 a 350, 20 au 15 et 25 a 400, 20 au 31 Mars, ordres va-
lables jusqu'au 15 Mars.
eet ordre a ete transmis a Paris,
mais les cours de la Bourse n'ont pas permis son execution.
Le meme lundi, 4 Mars, les actions metaux ont cote au
je,. Mars 280, le samedi suivant 9 Mars au premier cours "la pour clöturer a 100 et sont tombees des 10rs a 20 francs, Ia
societe etant en liquidation.
Par lettre du 9 Mars 1889, le recourant ecrivit a la Ban-
que
federale: A vez-vous re ;u une reponse de votre cor-
respondant de Palis au sujet des 25 actions metaux dont
j'avais contremande l'achat a temps? Dans la negative,
veuillez je vous prie prendre note que je me reserve de me
mettre au benefice de mon contre-ordre et prendre vos
reserves vis-a-vis de votre correspondant.
! I
B. Civilrechtspflege.
Cette lettre a ete apportee par un messager a la Banque
federale le samedi 9 Mars apres 6 heures du soir, les bureaux
etant deja fermes au public. Le 11 Mars, la Banque repondit
en expliquant que le retard du
contre-ordl"e s'etait produit a
la poste et ajoutant : Il aurait ete plus sur sans doute de
telegraphier encore pour annuler l'ordre, mais nous ne tele-
graphions
expressement que sur la demande de nos
clients.
Par lettre du 12 Mars, Strudel a declare positivement se
refuser
a accepter l'achat du 2 Mars de 25 metaux en alle-
guant que le client ne connait que la pel'sonne a laquelle il
donne ses ordres et non le tiers auxquels ces derniers sont
transmis et que l'envoi de son contre-ordre aurait
du avoir
lieu par lettre chargee
ou par telegramme.
En date du 19 Mars 1889, la Banque adressa au recou-
rant le compte relatif a l'achat litigieux, l'etablissant comme
suit:
Achat du 2 Mars en liquidation au 15 Mars,
25 actions metaux a 305 . Fr. 7625 -
Commission et courtage 1/
Ofo 12 500 fr. 31 25
Telegrammes et lettres 3 75
Change sur Paris a 100 35 . 26 70
Tota,l au debit de Strudel (val. au 15 Mars) Fr. 7686 70
et elle lui en demanda le paiement en justice par exploit du
26 Mars.
Par jugement du 1 er A. vril 1890, la Cour civile du canton
de Vaud faisant application des art.
430 et suivants du code
federal des obligations, a admis les conclusions de cet exploit.
Elle s'est principalement appuyee aux
considerations ci-
apres:
Agissant en son propre
nom, mais comme mandataire de
Strudel, la Banque federale a bien acquis pour le compte de
ce dernier les 25 actions metaux qui lui avaient ete com-
mandees. (C. O. 396.) Pour degager sa responsabilite elle
doit donc etablir qu' elle a bien
execute le contre-ordre que
lui avait donne Strudel pour le non achat des 25 actions me-
III. Obligationenrecht. N° 82.
taux, celui pretendant pour se liberer de l'action actuelle que
la Banque a commis nne faute en ne telegraphiant pas a son
correspondant de
Paris, mais en se bornant a I'envoi cl'une
simple lettre arrivee trop tard a destination.
Or il resulte des faits de la cause que l'usage constant de
la Banque
federale en matiere de transmission d'ordres de
bourse est l' emploi de la
lettre simple a l' exclusion de la leUre
chargee ou du telegramme qui ne sont employes que sur de-
mande expresse du client, que l' expertise ecrite ainsi que
l'audition des experts ont etabli que rusage sur la place de
Lausanne est de telegraphier
si l' ordre est donne assez a
temps dans la matinee pour l'ouverture de la Bonrse de Paris
qui a lien a midi et d'ecrire une simple lettre si I'ordre est
donne plus tard dans la journee de maniere a ce que la
lettre parvienne
a Paris ponr la Bonrse du lendemain ; que
l'ordre
et le contre-ordre n'etant pas d'une importance plus
grande I'un qne I'autre,
on ne saurait faire de distinction entre
eux: que du reste les experts se sont servis des termes
ge-
neraux ordres de Bourse, d' on l' on doit conclnre que la
pratique ne distingue pas entre l'ordre
et le contre-ordre;
que Strudel n'a donne son contre-ordre d'achat a la Banque
qu'entre 3
et 4 heures de l'apres-midi dans la journee du 1 er
Mars 1890; que pour se conformer aux usages, la Banque a
ecrit aussitöt II son correspondant a Paris pour annuler l'ordre
qu'll ce moment-la Strudel aurait du donner l'ordre formel
de
telegraphier s'il avait estime que l'envoi d'une simple let-
tre n' etait pas suffisant; que dans ces circonstances, la Ban-
que n'etait pas dans l'obligation de telegraphier et qu'ayant
mis la lettre a la poste a I'heure voulue pour le bon courrier,
c'est-a-dire l'express
de Paris, elle a execute loyalement et
fidelement le mandat qui lui etait confie ; que d'autre part le
2 Mars,
Strudel n'a pas refuse categoriquement l'achat en
question, mais
il est reste dans l' expectation jusqu' au 9 Mars,
d'on l'on cloit inferer qu'il a accepte le dit achat malgre le
contre-ordre qu'il avait donne; qu'au surplus le 4
Mars, il a
fait acte de proprietaire
de prise de possession en donnant a
la Banque l'ordre de vendre a prime Ies dites actions a un
.,.i/!'
I'
B. Civilrechtspflege.
pri.. : superieur a celui d'achat et que par consequent il ne sau-
rait soutenir aujourd'hui n'avoir pas
ete dument acquereur
le 2
Mars de ces titres dont il disposait ainsi le 4 Mars.
Contre ce jugement Ch. Strudel a declare recourir, le 18
.Avril dernier, au Tribunal federal et reprendre tous les
mo yens et conclusions par lui formuIes en premiere instance ;
moyens
et conclusions qu'il a maintenus et developpes aussi
a l'audience de ce jour.
La Banque intimee,
de son cote, a conclu au maintien pur
et simple du jugement attaque.
Statuant su'r ces faits et considerant en droit:
La question qui domine tout le litige est celle de savoil'
si Strudel
etait tenu d'accepter l'execution du second ordre
d'achat des
25 actions metaux qu'il avait donne par sa lettre
du 29
Fevrier 1889. Strudelle conteste en se basant entre
,
autres, sur ce que cette execution n'aurait pas ete bonne et
fidele. La Banque federale, par contre, l'affirme, en disant
qu'elle n'avait d'autre obligation,
d'apres ses propres usages
et d'apres ceux de Ia place de Lausanne, que celle de trans-
mettre
atemps, par lettre simple, l'ammlation du dit ordre a
son correspondant de Paris.
Fonde sur les declarations ecrites et verbales des experts,
la Cour cantonale a reconnu qu'ayant
mis sa lettre du 1 er Mars
1889 a la poste a l'heure voulue pour le bon courrier, c'est-a-
dire l'express de Paris, la Banque
federale a execute loyale-
ment et fidelement le mandat qui
Iui etait confie, et il ne sau-
rait etre soutenu avec fondement que cette reponse de sa
part implique une erreur de droit, savoir une fausse applica-
tion de la loi au cas dont
il s'agit.
TI est avant tout certain que les relations d'affaires qui
ont existe entre parties doivent etre reglees d'apres les prin-
cipes
poses aux art. 430 et suivants du code federal des obli-
gations qui regissent le contrat de commission, puisque la
Banque
ederale s'etait chargee d'operer, sous son propre
nom, maIS pour le compte de Strudel, l'achat de titres moyen-
nant
un droit de commission ou provision.
L'art. 431 ibidem statue cependant
que les regles du
III. Obligationenrecht. N° 82.
mandat sont applicables au contrat de commlsslOn et il
n'est pas douteux
ni conteste que ces memes regles valent
tout aussi bien pour l'annulation soit revocation du mandat
que pour son execution (art.
402 ibid.) .
D'apres l'art. 396 C. O. le mandataire est responsable
envers le mandant de la bonne et fideleexecution du man-
dat dont il est investi. 01' il appert de ce qui a ete relate
plus haut dans l'expose des faits que Strudel ayant demande
a la Banque federale, l'apres-midi du 1
er
Mars, si l'on etait en-
core a temps pour annuleI' I' ordre pour la Bourse du meme
jour, ainsi que la Banque le lui conseillait, le directeur .Aigroz
lui repondit que c'etait trop tard, mais qu'il ecrirait par le
bon courrier pour la Bourse du lendemain, et qu' en recevant
cette reponse, Strudel n'a fait aucune objection,
ni formule
aucune demande
au sujet de la maniere en laquelle son contre-
ordre devait etre transmis au correspondant de la Banque a
Paris.
Dans ces conditions, si le juge n'est pas autorise
a voir
sans autre dans le silence du recourant
IDle acceptation pure
et simple du mode de proceder de l'intimee, il peut et doit
cependant admettre
que la Banque federale doit etre consi-
deree comme dechargee de toute responsabilite, en regard
de
l'art 396 precite, du moment qu'elle prouve qu'elle a pris
toutes les precautions requises
par les vsages en pareille
matiere. TI est clair, en effet, qu'a moins d'usages contraires
elle n'etait tenue
(Fen prendre d'extraordinaires ou d'excep-
tionnelles (teIle que la transmission du contre-ordre par tele-
gramme) que sur la demande expresse du client.
Or les experts entendus au cours de la procedure ont de-
dare que d' apres les usages de la place de Lausanne, les
ordres pour la Bourse de Paris qui sont donnes depuis midi
sont transmis
par lettre simple pourvu qu'on soit assure d'e-
tre a temps pour le depart du ('ourrier, et la Cour cantonale
a reconnu
comme etant prouve en fait que la Banque federale
a effectivement observe ces usages dans le cas particulier.
Ces constatations Hant le Tribunal federal aux termes de
l'art.
30 al. 4 de la loi sur l'organisation judiciaire feclerale,
I,
B. Civilreehlspflege.
il s'ensuit qu'aucune faute ne peut etre reprochee en 1'es-
pece a la Banque federaIe et partant qu'il y a lieu d'admettre
avec le juge cantonaI que cette derniere a bien
execute le
mandat dont elle avait
ete investie en conformite de l'art.
396 susinvoque du
Code fMeraI des obligations.
4° Etant donnee cette solution de la premiere question
souIevee
par le present litige, il est evident que de par l'art.
C. O. le recourant est a considerer comme etant devenu
le 2 Mars 1889 acquereur
et proprietaire des titres litigieux,
que
par consequent la demande contre lui formulee de ce chef
par la Banque federale est bien fondee et qu'il n'y a pas lieu
de s'arreter aux autres questions qui ont surgi en cours du
proces
et des plaidoiries de ce jour, notamment a celles con-
cernant l'acceptationsubsequente de l'achat des actions par
Strudel et la responsabilite de la Banque pour les faits et
onlissions de son correspondant de Paris. (C. O. 397.)
Quant
a cette derniere, il importe et suffit d'ailleurs de
faire remarquer qu'elle n'a forme l'objet d'aucune discussion
devant l'instance cantonale, la partie
defenderesse n'ayant al-
Iegue ni demande a prouver qu'il y ait eu faute quelconque a
la charge de Montandon.
Par ces motifs.
Le Tribunal fMeral
prononce:
Le recours est ecarte et le jugement rendu le 1 er avril
1890 par la Cour civile du canton de Vaud est maintenu tant
au
fond que sur les depens.
III. Obligationenreeht. No 83.
83. Arret dtt .5 Jttillet 1890 dans la cause Niedergang
contre Klenk
et consorts.
Charles-Auguste KIenk, de Neuveville (canton de Berne),
instructeur de
TI-classe des troupes d'administration, qui
avait habite Geneve depuis
le 19 Jauvier 1882, y mourut su-
bitement le
10 Mars 1888, laissant une veuve, nee Charlotte
:M:ermillod, et un enfant mineur, Paul-Albert
Le 5 Septembre suivant, Elise Niedergang, domiciliee depuis
le t
er
Septembre 1885 a Winterthour, Oll elle paye les impots a
raison de 70000 fr. de fortune et 10000 fr. de revenu, agis-
sant en vertu d'une ordonnance du president du tribunal
civil
de Geneve, a pratique une saisie-amnt en mains de la Banque
de Geneve au prejudice de Ja veuve Klenk, tant en son nom
personnef qu'en sa qualite de tutrice de son enfant lnineur,
et ce a concurrence de la somme de 20000 fr., qu'elle pre-
tend avoir remise en 1886 et 1887 au sieur KIenk a titre de
depot et que celui-ci a deposee, sous son propre nom, a la
Banque de Geneve precitee. Ensuite et par exploit du meme
jour, elle a conclu contre veuve KIenk et la Banque de Ge-
neve a ce qu'il plut au Tribunal civil de ce canton : valider
)
en la forme la dite saisie-arret; dire qu'elle sera convertie
1 en saisie executoire definitive; ordonner a la tierce-saisie
de faire et affirmer conformement a la loi, la declaration
des objets, sommes ou valeurs qu'elle peut avoir ou devoir,
aura ou devra, appartenant a quelque titre que ce soit, a
la debitrice saisie; lui ordonner de s'en vider les mains en
celles de la saisissante, a concurrence, sinon a acompte, de
la somme de 20000 fr., et tous les legitimes accessoires.
En meme temps et par exploit du 10 Septembre 1888,
Charles Buxcel, a Geneve, qui avait egalement pratique
co.ntre dame KIenk une saisie-arret pour le montant de 920
francs 70 cent., a conclu devant le Tribunal prenomme a sa
validation dans les termes
ui viennent d'etre enonces.
A
l'audience du 2 Octobre suivant, les deux causes ont e16