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54 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. II. Abschnitt. Bundesgesetze.
gmed)t eine auglänbifd)en taateg erworben f)abe. lad) ben
%aft. A sub 3 UUD 4 erwäf)nten m:unweifen tft Df)ne weitet
aUAunef)men, bat bie bem d)omt ettf)eHte maturaHfatiDn fid)
aud) auf feine f)efrau ctftreCfe, wie Die benn uud) befanntlid)
einer Aiemiid) affgemein anerfannten lRed)tgregef entjprid)t unD
aud) in ber engltfd)en %tturalifatiDnnafte ilom 2. ID'lai 1870,
bie afferbing auf bie britifd)en .ltDlonien nid)t, ieDenfüff nid)t
unbe'eingt, anwen'ebar öU fein fd)eint, anerfannt i)l. 1:lie nt
fd)eibullg f)iingt a(fo Da'OOll ab, ob d)orrer Durd) Den iQm 'Oom
; ou'Oernenr ber bdtifd)en .ltolonie miftoria um 16. )llprH 1883
uu13geftefften maturalifation13btief ba mürgerred)t eine auDern
taate(3 b. 1). in concreto 'eie liritifd)e taat15angef)örigfeit er-
langt f)abe. 1:lie ift 3u lieiaf)en. mad) bem ortIaute be
maturaHfation(3btiefe erlangt d)orrer 'eurd) bie maturalifathm
für ba(3 ; cbid ber stolonie miftotla alle !Rec1)te eineiO gebot.
nen britifd)en UntertQanen, mit m:u15naf)me ber iif)lliatfeit in
ben enefuti'Oen !Ratf) ber .ltolonie. ?Befd)ränfungen ber politifd)elt
!Red)tc, insliefonbere be paf 'Oen af)hed)tetl, betl naturali
fhten )llu151iinber15 nun, tlie fo1d)e liefunntlid) in mel)rmn
6taaten
beftef)eu, fd)Iiefien ge t iB nid)t aul;, baB burd) bie
matura1ifation Dem ingebürgl?rten Die t(jatnangef)ötigfeit belS
betreffenben taateß 'Oerlief)en werbe. tI fann aud nid)t etwa
bef)auj)tet werben, 'ean d)ottet bie liritHd)e taatgangef)Örig.
feit beUQatb nid)t erlangt abe, weH bie irfung ber if)m er
t1 eilten maturaHfatton au15brüCfUcb auf ba15 ebiet ber stolonie
mUtoria befd)ränft WirD. 1:lenn bie ?BeDeutung bieler st1aufe
ift nid)t etwa bie, bat CQorrer aufierf alb ber stolonie lBWoria
refj). wenn er beren ; eliiet ilerlaffen foffte, überf au"t nic1)t al
britifd et taatnangef)örtger anerfannt werbe i 'OieImef)r wirb
Derfe1lie, wie lid) innbefonbm aul; ber mote be britifd)en au!. .
wiirtigen )llmte '!lom 24. 1:le3cmber 1887 trar ergtebt, unbe::
Dingt aud) auner1 alli ter stolonie miftoria ü1 liritifd)er taatl;::
ange1)örtger anerfannt, nur eben aI!; lirltifd)er taatnange1)öriger
auß Der S'tolonie lBUtotia. enn lpe
ö
kU f)er'Oorgef)oben wirb,
ban bie maturalifation in einet britifd)en stolonie, fDltleit bie 5
Daß britifd)e lRed)t anbetrifft, bie )llngef örigteit öum miprüng.
lid)cn eimatft(late nid)t auff)ebe unD ban ber %lturafiftrte in
Hr. Persönliche Handlungsfahigkeit. ' oiD.
feinem urfl'tünglid)en eimatlanbe ben d)u ber groabrlta,
nHd)en ))legierung nid)t anrufen fönne I 10 er d)eint bie15 leDig.
tid) al 5 ein )llusnuf3 beg (aud) bem fd) oeiöerifd)en efene wie
Der englifd)en i)laturafifationnafte 'Oom 2. ID'lai 1870) AU ; runDe
liegenben ; ru1tbfanes, ban bie )llngef)örigfeit eine ?Bürger 5 u
feinem urlprüngHd en eimatftaate nid)t einfeitig burd bie
bfof;e ;;tf)atfad)e Der maturatifation in einem anbem taate
aufgenooen mtr'o unD baB bel' natutalifirte remDe, ber ben
merbanD mit feinem urfj)tüngHd en eimatftuate nid)t (gemiin
ben efe en Diefe taatel!) red)t 5ilerbin'olid) gelönt at, Dem.
fe1lien gegenüber auf ben d)u ber !Regierung feine )llDllt'tl'O.
tlatedanbel; feinen )llnfnrud) f at. g wirb a110 Daburd) bie
1)atfad)e, bau d)otrer Durd) feine maturalifation bie liritiid)e
6taatnange1)ötigfeit er tlorlien at, nid)t geänbert.
3. inb fomit 'oie gefeulid)en lBllraunfenungell be ?Bürget
ted)t15'Oer3id te fämmtHd gegeben, 10 mun bem lRefurrenten Die
nttaffung l.1f ne wetter 5 ertf)eHt tlerben. ine merweigerung
berfellien au !Rüdfid)ten ber %ütf orge für ben meröid)tenben tft,
wie baß :SunDeßgerid)t fd)on äufig entfd)ieben at, nad) bem
un 1)ei'oeltttgen illen beß eie e fd)led)tnin unnufaf3ig.
emnad) at ba ?BunDengetid)t
erfannt;
1:lie infprad)en gegen bie nt(affung be mefurrentelt auß
feinem fd)weiaerijd)en mihgmed)te werben aIß unbegrünbet ab,
gewiefen.
IU. Persönliche Handlungsfähigkeit.
Capacite civile.
10. Arrtnt du 24 Mars 1888 dans la cause Thomas.
Le recourant Ernest Thomas, commis a Geneve, est ne a
Jussy le 17 Aout 1869; son pere est decede le 19 Fe-
vrier 1873 et sa mere le 23 Janvier 1888.
Sa familIe a ete d'avis qu'il y avait lieu de l'emanciper,
, attendu qu'il etait utile d'eviter l'ouverture d'une tutelle qui
A. Staatsrechtliche Entscheidungen. 11. Ahschnitt. Bundesgesetze.
n'etait destinee a durer que peu de temps, soit jusqu'a ce
que le recourant ait accompli sa vingtieme annee.
Le t er Fevrier 1888, le Conseil de familIe fut reuni a cet
effet sous la presidence du Juge de paix. Deliberant, le dit
conseil a decide a l'unanimite, d'abord, de nommer aux
fonctions de tuteur du dit mineur, le sieur Marc Micheli,
maire de la commune de Jussy, puis d'emanciper Ernest
Thomas, aux termes
de l' art. 478 du cod e ci vii, en des i -
gnant
le sieur Hector Dimier en qualite de curateur.
C' est contre la nomination de ce curateur que Thomas
recourt au Tribunal fMeral, pour violation de l'art. 2 de la
loi federale sur la capacite civile, lequel ne connait pas l'ins-
titution
de l' ancienne emancipation du droit fran )ais, c' est-
a-dire celle d'une capacite seulement incomplete, dans
laquelle
la nomination d'un curateur etait necessaire pour
assister
l'emancipe dans les cas determines par la loi.
Le recourant coneIut a ce qu'iI plaise au Tribunal federal
casser la decision prementionnee du conseil de famille, en
tant qu'elle lui a nomme un curateur, et subsidiairement,
casser
la dite decision en son entier, et soumettre de nou-
veau la question au Conseil de famill e, aux fins de faire
conferer au sieur Thomas les pouvoirs d'un majeur.
Le recours fut communique au Juge de paix, pour lui et
pour le conseil de familIe, avec invitation de presenter, le cas
echeant, leurs observations.
Dans sa reponse, le Conseil de famille declara que lors de
la deliberation dont est recours, il etait dans l'intention d' e-
manciper E. Thomas sans lui nommer de curateur, mais que,
des le moment ou Ie Juge de paix a fait savoir au conseil
que cette formalite etait exigee par la loi, il a estime et
estime encore s'etre trouve dans l'obligation da procMer a
la nomination d'un curateur, laquelle etait d'ailleurs plutöt a
l'avantage du recourant.
Dans une reponse separee, le Juge da paix fait observer
en substance :
La Iegislation qui regit la mathke repose sur la loi fede-
rale sur la capacite civile du 22 Juin 1881 et sur le droit
III. Persönliche Handlungsfähigkeit. N0 10.
cantonal, soit le code civil, qui determine les conditions,
ainsi que les formes de l'emancipation. Or il n'est pas exact
que seule la loi federale precitee soit en vigueur, puisqu'au
contraire cette
loi renvoie a l'autorite competente pour le
prononce, et au droit cantonal pour les formes et conditions
de l'emancipation. Parmi ces conditions, le code civil prevoit
po ur la reddition du compte de tutelle, qu'il doit etre rendu
au mineur emancipe assiste d'un curateur, et les articles
suivants determinent les conditions dans lesquelles certains
actes doivent etre passes par le mineur emancipe. La proce-
dure suivie dans le cas particulier est conforme a la loi et a
Ia jurisprudence employee jusqu'a ce jour a Geneve ; rien ne
prouve que le conseil de familIe ait eu l'intention da donner
a l' emancipe une capacite plus complete que celle resuItant
de Ia loi. Le Juge de paix coneIut au rejet du recours, et,
subsidiairement,
po ur Ie cas ou le Tribunal federal viendrait
a radmettre, a ce que Ja question entiere soit de nouveau
sou mise a la deliberation du Conseil de familIe.
Statuant sur ces (aits et considemnt en dToit :
i 0 La question que souJeve le recours est celle de savoir
si une emancipation partielle et limitee par la nomination
d'un curateur est encore possible a Geneve conformement
au droit cantonal, en presence de rart. 2 de la loi fMerale
du 22 Juin 1881 sur la capacite civile, statuant que le mi-
neur age de 18 ans revolus peut etre emancipe par l'autorite
competente. )
Cette question doit recevoir une solution negative.
C'est en vue de regler, d'une maniere uniforme dans toute
la Confederation, un point important de la capacite civile,
que le legislataur federal a Micte la disposition qui precede,
relative a l'emancipation (Volljährigkeitserklärung) des mi-
neurs.
Des le moment ou le droit federal regle catte matiera,
les dispositions contraires du droit cantonal cessent d'etre an
vigueur par le fait de la promulgation de la loi federale,
en conformite de I'art. 2 des dispositions transitoires da la
constitution federale, et une emancipation speciale ou incom-
phnte du droit cantonal ne saurait subsister.
I,
I: ;
I:
A. Staatsrechtliche Entscheidungen. 11. Abschnitt. Bundesgesetze.
L'alinea 2 de l'art. precite de la loi federale de 1881
stipule a la verite que le droit cantonal determine les autres
conditions,
ainsi que les formes de l'emancipation. Ces
formes ne sont que le mode suivant lequel l'emancipation
peut
etre prononcee par un conseil de familIe ou une autre
auto rite reconnue par la loi, et il est certain que sous la de-
nomination des autres conditions (Voraussetzungen, du
texte allemand) la loi federale a voulu Iaisser aux cantons la
faculte de fixer les qualites et autorisations que le candidat
doit reunir pour etre admis a l'emancipation, mais non leur
donner
le pouvoir d'imposer, en dehors des prescriptions de
la dite loi, des conditions nouvelles a l'emaneipation elle-
meme, quant a ses effets. Il en resulte que l' emancipation,
une fois prononcee en faveur d'un mineur, doit le placer au
benefice de tous les effets de la majorite. C'est d'ailleurs dans
ce sens que le message du Conseil federal, accompagnant le
projet de la loi de 1881, a interprete la disposition dont il
s'agit. (Voir Message du 7 Novembre 1879. Feuille federale
1 79, IV, page 834.)
L'institution
du curateur, impose au mineur emancipe, par
le code civil de Geneve, art. 480-487, doit donc etre consi-
deree comme abrogee par la loi federale susvisee, et le
recours
doit etre admis de ce chef. (Comp. Schneider : Fick
Commentaire, page ::19 de la seconde edition.)
2° Il Y a lieu de se demander encore si la decision sus-
mentionnee doit avoir pour consequence l'annulation de la
nomination du curateur seulement, ou si elle doit entrainer
la nullite de la decision entiere prise par le Conseil de
famille du recourant.
II appert de la reponse du dit Conseil de famille que celui-
ci etait dans l'intention d'emanciper Ernest Thomas sans lui
nommer de curateur, et que ce curateur ne lui a ete designe
qu'ensuile de l'observation du Juge de paix, que cette nomi-
nation etait obligatoire, a leneur de la loi genevoise. Dans
cette situation, il ne se justifierait pas d'annuler partielle-
ment seulement, ensuite d'un recours de droil public, une
decision prise par le Conseil de famille sous la presidence du
III. Persönliche Handlungsfähigkeit. No 10.
luge de paix. Le recourant a d'ailfeurs pris une conclusion
subsidiaire tendant a ce que l'affaire soit soumise a nouveau
dans son entier au dit Conseil de familIe. Il y a donc lien de
renvoyer la question de l'emancipation du sieur Thomas de-
vant le Conseil de familIe, lequel, s'il le juge encore utile et
convenable, la prononcera conformement a l'art. 2 de la loi
federale sur la capacite civile du 22 Juin 1881,
Par ces motifs,
Le Tribunal fMeral
prononce:
Le recours est admis et la deliberation du Conseil de
famille du sieur Ernest Thomas, du 1 er Fevrier 1888, est
declaree nulle et de nul effet.