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TRIBUNAL CANTONAL
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PE16.004348-CMD
C H A M B R E D E S R E C O U R S P E N A L E
Arrêt du 18 août 2016
Composition : M. M A I L L A R D , président
MM. Meylan et Perrot, juges
Greffière:MmePaschoud-Wiedler
Art. 6 ch. 3 let. b CEDH, 29 Cst, 85 al. 1, 221 al. 1 let. b et c, 225,
226 al. 1 CPP
Statuant sur le recours interjeté le 15 août 2016 par A.________
contre l’ordonnance de détention provisoire rendue le 13 août 2016 par le
Tribunal des mesures de contrainte dans la cause n° PE16.004348-CMD,
la Chambre des recours pénale considère :
E n f a i t :
A.a) Une instruction pénale est actuellement ouverte auprès du
Ministère public de l’arrondissement de Lausanne contre A.________ pour
infraction à la loi sur la circulation routière et infraction grave à la loi sur
les stupéfiants.
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Il lui est en substance reproché d'avoir dérobé les plaques
d'immatriculation d'un autocar propriété de [...] et emporté sans droit un
véhicule VW Passat Variant immatriculé au nom de D., qui a été
découvert environ trois mois plus tard, soit le 27 juillet 2016, dans le
parking de la [...], avec en son intérieur une boîte en métal contenant
notamment 30g brut d'amphétamines. Le prévenu aurait en outre circulé
le
30 août 2015 au volant d'une voiture qui n'était ni immatriculée, ni
assurée, alors qu'il est sous le coup d'une annulation de son permis de
conduire depuis le 25 juin 2015.
Dans le cadre d’une autre enquête ( [...]-YBL), également
instruite par le Ministère public de l’arrondissement de Lausanne, il est
reproché à A. d’avoir tenté de se soustraire à un contrôle de
police, le
28 juillet 2016, en prenant la fuite au volant d'une voiture, enfreint
diverses règles de la circulation lors de la course-poursuite qui s'en est
suivie, consommé des stupéfiants et conduit à plusieurs reprises malgré le
retrait de son permis de conduire.
A.________ a été appréhendé le 11 août 2016 à 02h40.
b) Lors de l’audition d’arrestation du prévenu, le Ministère
public – qui entendait le placer en détention provisoire – a demandé à ce
dernier s’il souhaitait être entendu par le Tribunal des mesures de
contrainte. A., accompagné de son avocat, y a expressément
renoncé.
La Tribunal des mesures de contrainte a été saisi le 12 août
2016 de la demande de mise en détention provisoire d’A.. Par avis
du même jour, transmis par fax, cette autorité a imparti un délai au
samedi 13 août 2016 à la défense pour se déterminer sur cette demande.
Contacté par téléphone à ce propos, Me Jean Lob a indiqué à la Présidente
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du Tribunal qu’il n’entendait pas se déterminer avant le lundi 15 août
2016 (PV des opérations, p. 2).
B.Par ordonnance du 13 août 2016, le Tribunal des mesures de
contrainte a ordonné la détention provisoire d’A.________ (I) a fixé la durée
maximale de la détention provisoire à deux mois, soit au plus tard
jusqu’au 11 octobre 2016 (II) et a dit que les frais de l’ordonnance, par
300 fr., suivaient le sort de la cause (III).
C.Par acte du 15 août 2016, A.________ a recouru contre cette
ordonnance auprès de la Chambre des recours pénale du Tribunal
cantonal, en concluant avec suite de frais et dépens, à son annulation et
sa mise en liberté immédiate.
Il n’a pas été ordonné d’échange d’écritures.
E n d r o i t :
1.Interjeté dans le délai légal (art. 396 al. 1 CPP [Code de
procédure pénale suisse du 5 octobre 2007 ; RS 312.0]) contre une
décision du Tribunal des mesures de contrainte dans un cas prévu par le
CPP (art. 222 et 393 al. 1
let. c CPP), par une partie, qui a qualité pour recourir (art. 222 et 382 al. 1
CPP), et dans les formes prescrites (art. 385 al. 1 CPP), le recours
d’A.________ est recevable.
2.1Le recourant soutient que l’art. 226 CPP serait contraire à l’art.
29 Cst (Constitution fédérale du 18 avril 1999 ; RS 101) et à l’art. 6 ch. 3
let. b CEDH (Convention de sauvegarde des droits de l'homme et des
libertés fondamentales ; RS 0.101) si l’on ne considère pas que le
défenseur dispose d’au moins 24 heures ouvrables pour se déterminer sur
la demande de détention provisoire du Ministère public.
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2.2En vertu de l’art. 29 Cst, toute personne a droit, dans une
procédure judiciaire ou administrative, à ce que sa cause soit traitée
équitablement et jugée dans un délai raisonnable (al. 1). Les parties ont le
droit d'être entendues (al. 2).
Selon l’art. 6 ch. 3 let. b CEDH, tout accusé a droit notamment
à disposer du temps et des facilités nécessaires à la préparation de sa
défense.
2.3Au terme de l’art. 226 al. 1 CPP, le tribunal des mesures de
contrainte statue immédiatement, mais au plus tard dans les 48 heures
suivant la réception de la demande.
Le droit du prévenu à une décision judiciaire dans un délai
raisonnable concernant sa mise en détention provisoire, respectivement
l’obligation de l’autorité d’instruction pénale à cet égard de saisir le juge
de la détention compétent, résultent, indépendamment du droit de
procédure applicable, des garanties constitutionnelles et conventionnelles
de l’art. 31 Cst et de l’art. 5 ch. 3 CEDH ; une durée de détention
excessive ou des retards injustifiés imputables à la lenteur des autorités
de poursuite pénale constituent des atteintes disproportionnées à ces
droits fondamentaux. Selon la jurisprudence concernant le principe de
célérité, le délai entre l’arrestation et l’audience devant le juge de la
détention ne devrait en principe pas dépasser 48 heures (ATF 137 IV 92 ;
JdT 2011 IV, consid. 3.1,p. 369 et les références citées). Ce délai court
également durant les week-ends et les jours fériés et ne peut être
interrompu ou prolongé (Moreillon/Parein-Reymond, Petit commentaire du
Code de procédure pénale, 2
e
éd, Bâle 2016, n. 5 ad art. 226 CPP et les
références citées).
2.4En raison du délai très court accordé au tribunal des mesures
de contrainte pour statuer, un avocat doit être disponible et donner un
moyen de le contacter pour connaître le moment de l’audition de son
client, quand bien même cette audition tomberait la nuit ou le week-end
(Moreillon/Parein-Reymond, op. cit., ibidem).
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2.5En l’espèce, c’est à tort que le recourant invoque que le délai
imposé par l’art. 226 al. 1 CPP est en contradiction avec la Constitution et
le droit international. Bien au contraire, cet article tend justement à
garantir que le prévenu, qui est placé en détention provisoire, soit
immédiatement déféré devant un juge qui se prononcera sur la légalité de
sa privation de liberté ainsi que sur le respect de ses droits fondamentaux.
Afin que ce contrôle puisse être mis en œuvre, il appartient à l’avocat de
la première heure – qui dans le canton de Vaud a librement choisi de
figurer sur la liste des avocats de permanence – d’être disponible en tout
temps, et ce même durant la nuit ou les jours fériés afin de défendre les
intérêts de son client durant les premières heures de l’arrestation. Il n’est
donc pas acceptable qu’un défenseur refuse de se déterminer sur la
demande du Ministère public dans le délai imparti au motif que celui-ci
tombe pendant les heures de fermeture de l’étude. Le Tribunal des
mesures de contrainte est légalement tenu par le délai de 48 heures
imposé par le Code de procédure et il n’est pas en mesure de prolonger ce
délai légal pour un simple motif de convenance, ce d’autant moins qu’un
individu est dans l’intervalle privé de sa liberté.
3.1Le recourant soutient également que la demande de
déterminations du 12 avril 2016 transmise par fax par le Tribunal des
mesures de contrainte n’a pas valablement été signifiée au sens des art.
84 ss et 365 CPP dès lors qu’elle devait intervenir par lettre
recommandée.
3.2
3.2.1En vertu de l’art. 85 al. 1 CPP, sauf disposition contraire du
CPP, les communications des autorités pénales sont notifiées en la forme
écrite. Les autorités pénales notifient leurs prononcés par lettre signature
ou par tout autre mode de communication impliquant un accusé de
réception, notamment par l'entremise de la police (art. 85 al. 2 CPP).
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Les règles de forme ont principalement une fonction de
preuve. Si l’accès à la communication est assuré (par un autre biais), il
paraît ainsi de moindre importance, voire sans importance, que la forme
de la notification – qui tend avant tout à assurer la protection du
destinataire (droit à l’information) – puisse être invalide au sens de l’art.
85 al. 2 CPP. Selon les circonstances, notamment si la communication peut
être démontrée, invoquer ultérieurement un vice de forme peut ainsi
s’avérer contraire au principe de bonne foi (TF 1B_41/2016 du 24 février
2016, consid. 2.2).
3.2.2Immédiatement après la réception de la demande du ministère
public, le tribunal des mesures de contrainte convoque le ministère public,
le prévenu et son défenseur à une audience à huis clos; il peut astreindre
le ministère public à y participer (art. 225 al. 1 CPP). Si le prévenu renonce
expressément à une audience orale, le tribunal des mesures de contrainte
statue par écrit sur la base de la demande du ministère public et des
indications du prévenu (art. 225 al. 5 CPP).
Compte tenu du court délai accordé au tribunal des mesures
de contrainte pour statuer, il n’est pas tenu de respecter les formes et les
délais prévus à l’art. 201 CPP pour la notification des mandats de
comparution ; il peut les notifier, par exemple, par téléphone, télécopie ou
courrier électronique (Logos, in Kuhn/Jeanneret [éd.], Commentaire
romand, Code de procédure pénale suisse, Bâle 2011, nn. 4-5 ad art. 225
CPP).
3.3En l’espèce c’est également à tort que le recourant invoque
que le fax lui impartissant un délai pour se déterminer ne lui pas été
valablement notifié. Il est en effet admis – dans le cadre de la procédure
de détention provisoire – que les mandats de comparution émis par le
Tribunal des mesures de contrainte soient notifiés par fax au vu du court
délai que cette autorité a pour statuer. Ainsi, il y a lieu de considérer que
cette pratique s’applique par analogie à la demande de déterminations
lorsque le prévenu renonce expressément à la tenue d’une audience (cf.
art. 225 al. 5 CPP). Force est donc de constater que l’avis transmis par fax
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par le Tribunal des mesures de contrainte a valablement été notifié. Au
demeurant, l’argument de la défense est abusif puisqu’elle admet avoir
reçu l’avis et s’est entretenu à ce propos avec la Présidente du Tribunal
des mesures de contrainte.
4.1
4.1.1Selon l’art. 221 al. 1 CPP, la détention provisoire et la
détention pour des motifs de sûreté ne peuvent être ordonnées que
lorsque le prévenu est fortement soupçonné d’avoir commis un crime ou
un délit et qu’il y a sérieusement lieu de craindre qu’il se soustraie à la
procédure pénale ou à la sanction prévisible en prenant la fuite (let. a),
qu’il compromette la recherche de la vérité en exerçant une influence sur
des personnes ou en altérant des moyens de preuve (let. b) ou qu’il
compromette sérieusement la sécurité d’autrui par des crimes ou des
délits graves après avoir déjà commis des infractions du même genre (let.
c). Selon l'art. 212 al. 3 CPP, la détention provisoire et la détention pour
des motifs de sûreté ne doivent pas durer plus longtemps que la peine
privative de liberté prévisible.
La mise en détention provisoire n’est possible que s’il existe à
l’égard de l’auteur présumé, et préalablement à toute autre cause, de
graves soupçons de culpabilité d’avoir commis un crime ou un délit (ATF
139 IV 186 consid. 2; Schmocker, op.cit., nn. 7 ss ad art. 221 CPP).
4.1.2Le maintien en détention provisoire se justifie notamment
lorsqu’il y a sérieusement lieu de craindre que le prévenu compromette la
recherche de la vérité en exerçant une influence sur des personnes ou en
altérant des moyens de preuve. Ce motif de détention avant jugement,
souvent appelé « risque de collusion » – expression trop étroite puisque
les personnes sur lesquelles le prévenu pourrait exercer une influence
pour empêcher ou compromettre la recherche de la vérité (par exemple
par la menace, la séduction ou la mise en commun d’intérêts identiques)
peuvent être non seulement des coaccusés ou des complices, mais aussi
la partie plaignante, les témoins, les experts ou toute autre personne
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amenée à participer à la procédure (Schmocker, op. cit., nn. 14 et 15 ad
art. 221 CPP; cf. ATF 137 IV 122 consid. 6.2 et 6.4) –, vise à garantir la
constatation exacte et complète des faits.
4.1.3S’agissant du risque de réitération, l'art. 221 al. 1 let. c CPP
prévoit que la détention provisoire peut être ordonnée lorsqu'il y a lieu de
craindre que le prévenu compromette sérieusement la sécurité d'autrui
par des crimes ou des délits graves après avoir déjà commis des
infractions du même genre.
Le maintien en détention ne peut se justifier en raison d’un
risque de réitération (art. 221 al. 1 let. c CPP) que si le pronostic est très
défavorable et si les délits dont l'autorité redoute la réitération sont graves
(ATF 137 IV 84 consid. 4.5, JdT 2011 IV 325 ; ATF 135 I 71 consid. 2.3 ; ATF
133 I 270 consid. 2.2 et les arrêts cités, JdT 2011 IV 3 ; TF 1B_39/2013 du
14 février 2013 consid. 2.1). Il convient de faire preuve de retenue dans
l'appréciation du risque de récidive : le maintien en détention ne peut ainsi
se justifier pour ce motif que si le pronostic est très défavorable et si les
délits dont l'autorité redoute la réitération sont graves (ATF 137 IV 84
consid. 3.2). Une possibilité hypothétique de réitération, ainsi que la
probabilité que des infractions de peu d'importance soient à nouveau
perpétrées, ne suffisent pas pour justifier la détention provisoire (ATF 135 I
71 consid. 2.3 p. 73). Pour établir son pronostic, le juge doit s'attacher à la
situation personnelle du prévenu, en tenant compte notamment de ses
antécédents judiciaires, de sa fragilité psychique, de la nature des
infractions commises, ainsi que du nombre et de la fréquence des
infractions en cause (Schmocker, op. cit., n. 20 ad art. 221 CPP). La
prévention du risque de récidive doit permettre de faire prévaloir l'intérêt
à la sécurité publique sur la liberté personnelle du prévenu (ATF 137 IV 13
consid. 4.5).
4.4Le recourant ne conteste pas le principe de sa mise en
détention provisoire. Néanmoins, on constatera que la décision du Tribunal
des mesures de contrainte ne prête pas le flanc à la critique, qu’il existe
des soupçons sérieux de culpabilité à l’endroit du prévenu et que celui-ci
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présente un risque de collusion et de réitération (art. 221 al. 1 let. b et c
CPP). Par ailleurs, aucune mesure de substitution ne paraît à même de
pallier les risques retenus (art. 237 CPP). Enfin, au vu des actes reprochés
à A.________, de ses antécédents judiciaires, ainsi que des actes
d’instruction annoncés par le Ministère public, le principe de la
proportionnalité de la détention provisoire, ordonnée pour une durée de
deux mois, demeure pleinement respecté (art. 212 al. 3 CPP).
5.En définitive, le recours, manifestement mal fondé, doit être
rejeté sans autre échange d’écritures (art. 390 al. 2 CPP) et l'ordonnance
du 13 août 2016 confirmée.
L’indemnité due au défenseur d'office du recourant sera fixée
à 360 fr., plus la TVA, par 28 fr. 80, soit à un total de 388 fr. 80.
Les frais de la procédure de recours, constitués en l’espèce de
l'émolument d'arrêt (art. 422 al. 1 CPP), par 990 fr. (art. 20 al. 1 TFIP [tarif
des frais de procédure et indemnités en matière pénale du 28 septembre
2010 ; RSV 312.03.1]), et des frais imputables à la défense d'office du
recourant (art. 422 al. 1 et 2 let. a CPP) seront mis à la charge du
recourant, qui succombe
(art. 428 al. 1 CPP).
Le remboursement à l'Etat de l'indemnité allouée au défenseur
d'office du recourant ne sera toutefois exigible que pour autant que la
situation économique de ce dernier se soit améliorée (art. 135 al. 4 CPP).
Par ces motifs,
la Chambre des recours pénale
prononce :
I. Le recours est rejeté.
II. L’ordonnance du 13 août 2016 est confirmée.
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III. L’indemnité allouée au défenseur d’office d’A.________ est fixée
à 388 fr. 80 (trois cent huitante-huit francs et huitante
centimes).
IV. Les frais d’arrêt, par 990 fr. (neuf cent nonante francs), ainsi
que l’indemnité due au défenseur d’office d’A., par 388
fr. 80 (trois cent huitante-huit francs et huitante centimes),
sont mis à la charge de ce dernier.
V. Le remboursement à l’Etat de l’indemnité allouée au chiffre III
ci-dessus ne sera exigible que pour autant que la situation
économique d’A. se soit améliorée.
VI. L’arrêt est exécutoire.
Le président : La greffière :
Du
Le présent arrêt, dont la rédaction a été approuvée à huis clos,
est notifié, par l'envoi d'une copie complète, à :
-Me Jean Lob, avocat (pour A.________),
-Ministère public central,
et communiqué à :
-Mme la Présidente du Tribunal des mesures de contrainte,
-Mme la Procureure de l’arrondissement de Lausanne,
par l’envoi de photocopies.
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11 -
Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière
pénale devant le Tribunal fédéral au sens des art. 78 ss LTF (loi du 17 juin
2005 sur le Tribunal fédéral – RS 173.110). Ce recours doit être déposé
devant le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la notification
de l'expédition complète (art. 100 al. 1
LTF).
En vertu de l’art. 135 al. 3 let. b CPP, le présent arrêt peut, en
tant qu'il concerne l’indemnité d’office, faire l’objet d’un recours au sens
des art. 393 ss CPP devant le Tribunal pénal fédéral (art. 37 al. 1 et 39 al.
1 LOAP [Loi fédérale du 19 mars 2010 sur l’organisation des autorités
fédérales; RS 173.71]. Ce recours doit être déposé devant le Tribunal
pénal fédéral dans un délai de dix jours dès la notification de l’arrêt
attaqué (art. 396 al. 1 CPP).
La greffière :