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TRIBUNAL CANTONAL
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AP14.000779-PHK
C H A M B R E D E S R E C O U R S P E N A L E
Séance du 4 avril 2014
Présidence de M. A B R E C H T , président
Juges:MM. Meylan et Krieger
Greffière:MmeFritsché
Art. 86 CP, art. 26 et 38 LEP, art. 393ss CPP
La Chambre des recours pénale prend séance à huis clos pour
statuer sur le recours interjeté le 31 mars 2014 par V.________ contre
l’ordonnance rendue par le Juge d’application des peines le 19 mars 2014
dans la cause n° AP14.000779-PHK.
Elle considère :
E n f a i t :
A.a) Par jugement du 24 avril 2013, le Tribunal correctionnel de
l’arrondissement de l’Est vaudois a condamné V.________ à une peine
privative de liberté d’un an, sous déduction de 55 jours de détention
provisoire et de 127 jours d’exécution anticipée de peine, pour voies de
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fait qualifiées, vol, dommages à la propriété, menaces qualifiées, violation
de domicile, contravention aux règles de la circulation, conduite en état
d’ébriété qualifié, tentative de dérobade aux mesures visant à déterminer
l’incapacité de conduire, violation des devoirs en cas d’accident, vol
d’usage, conduite d’un véhicule automobile malgré le retrait ou
l’interdiction de l’usage du permis, circulation sans permis de circulation,
conduite d’un véhicule non couvert par une assurance RC, usage abusif de
permis ou de plaques et infraction et contravention à la Loi fédérale sur les
stupéfiants.
La libération conditionnelle dont il a bénéficié, selon jugement
du Juge d’application des peines du 1
er
avril 2010, et comportant un solde
de peine d’un an, un mois et seize jours, a été révoquée dans le cadre du
jugement précité.
b) Sur le plan psychique, il convient de relever que l’expertise
dont a fait l’objet V.________ au cours de l’instruction en vue du jugement
au fond, datée du 26 mars 2013, pose un diagnostic de personnalité
émotionnellement labile, type impulsif, et de syndrome de dépendance
chronique à l’alcool. Plus particulièrement en raison de ce trouble,
l’impulsivité de l’intéressé dans des moments de frustration est fortement
renforcée par la désinhibition due à l’alcool. L’expert avait alors jugé le
risque de récidive élevé et, pour le juguler, préconisé un traitement
institutionnel (troubles mentaux et addiction), un traitement ambulatoire
ayant été jugé insuffisant. Un placement dans un lieu tel que la Maison
d’éducation au travail de Pramont, à Granges, pouvait probablement offrir
les conditions nécessaires, à dire d’expert. V.________ n’a toutefois pas
souscrit à ce projet. Il a intégré la Fondation l’Epi, qu’il a fréquentée sans
succès.
c) L’intéressé a été détenu préventivement à la Prison de la
Croisée, avant d’être transféré en exécution de peine à la prison de la
Promenade le 31 janvier 2014. Il a ensuite été transféré une nouvelle fois
au sein des établissements de la plaine de l’Orbe pour des motifs de
sécurité, la prison de la Promenade ayant redouté une tentative d’évasion
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et d’éventuels gestes auto-agressifs. Il est éligible pour la libération
conditionnelle à compter du 25 mars 2014. La fin de sa peine est quant à
elle fixée au 9 décembre 2014.
d) Dans son rapport du 5 décembre 2013, la Direction de la
Prison de la Croisée (ci-après : la Direction), a indiqué que, depuis son
entrée, V.________ séjournait au sein du secteur fermé de la Colonie, mais
que son comportement ne s’opposait pas à un élargissement. L’intéressé
faisait preuve d’un bon comportement au cellulaire et le personnel le
décrivait comme poli, discret et peu demandeur. Il restait souvent en
cellule en compagnie de co-détenus de son ethnie. Durant ses heures de
loisirs, il participait aux activités sportives organisées.
Au niveau professionnel, le recourant travaillait à la cuisine et
s’occupait de la préparation des mets. En général, il avait un bon
comportement face au travail, mais avait tendance à être influençable. De
plus, il était souvent absent. Il se comportait bien avec son chef et ne
rencontrait pas de problème avec ses co-détenus. La qualité de ses
prestations est décrite comme bonne.
Ce rapport fait également mention du fait que V.________ a fait
l’objet de sept sanctions disciplinaires lorsqu’il était en détention à la
prison de la Promenade entre le 5 mars et le 11 septembre 2013,
principalement pour des altercations avec d’autres détenus, mais
également en raison de la détention prohibée d’un téléphone portable.
L’intéressé a également fait l’objet de deux sanctions
disciplinaires aux établissements de la plaine de l’Orbe. La première a été
prononcée le 15 janvier 2014, après qu’il avait été surpris en train
d’utiliser un téléphone portable dans sa cellule, la seconde, plus grave, a
été prononcée le 6 février 2014, à la suite d’une altercation avec un co-
détenu au cours de laquelle V.________ avait lancé un couteau dans sa
direction.
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Malgré cela, la Direction a préavisé favorablement à la
libération conditionnelle de V., en mettant en avant que le
maintien en détention du prénommé jusqu’au terme de sa peine ne lui
permettrait pas d’évoluer de manière significative et qu’il était préférable
qu’il bénéficie d’un cadre à sa sortie de prison, notamment en bénéficiant
d’un soutien pour les problèmes liés à sa dépendance à l’alcool.
e) Dans sa saisine du 14 janvier 2014 (P. 3), l’Office
d’exécution des peines (ci-après: OEP) a rappelé la révocation de la
libération conditionnelle accordée à V. le 1
er
avril 2010, dans la
mesure où il avait répété son comportement criminel pendant le délai
d’épreuve et avait bafoué les règles de conduites auxquelles il était
astreint. L’OEP a également rappelé les raisons pour lesquelles l’intéressé
avait été transféré d’urgence aux établissements pénitentiaires de la
plaine de l’Orbe (cf. lettre A. b) supra). Cet office a ensuite précisé que
V.________ avait comme projet, à sa sortie de détention, de travailler
auprès de son beau-frère aux remontées mécaniques du Glacier des
Diablerets et de vivre auprès de ce dernier et de sa sœur au Sépey. L’OEP
a encore constaté que les intentions de l’intéressé étaient conformes à ce
qui était attendu de lui par les autorités administratives, en soulignant le
fait qu’il avait recouru contre la décision du 30 octobre 2013 du Service de
la population (ci-après : SPOP) révoquant son autorisation d’établissement
et que ledit recours était toujours pendant.
Enfin, l’OEP a observé que l’intéressé n’avait pas hésité à
récidiver quinze jours après l’obtention de sa précédente libération
conditionnelle et ce, malgré un délai d’épreuve d’une durée relativement
longue, une prise en charge institutionnelle pour soigner sa problématique
alcoologique, et ses déclarations devant le JAP, selon lesquelles il
comprenait sa condamnation et estimait qu’elle lui avait permis d’entamer
une réflexion sur les raison qui l’avaient poussé à commettre des
infractions afin d’éviter de commettre de nouveaux délits à l’avenir.
Vu l’ensemble des éléments susmentionnés, l’OEP a proposé
de refuser la libération conditionnelle à V.________, considérant notamment
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qu’il semblait illusoire d’espérer un quelconque effet dissuasif, pour ce
condamné, d’un solde de peine de moins d’un an.
Le 28 janvier 2014, un passage en secteur ouvert à la Colonie,
aux établissements de la plaine de l’Orbe, a été refusé à V.,
principalement en raison de son comportement inadéquat et du risque
d’évasion présenté.
f) Le 26 février 2014, V. a été entendu par le Juge
d’application des peines, en présence de son conseil. Il a fait une
impression mitigée. Il a paru sous-estimer ses actes délictueux, de même
que sa problématique alcoolique et ses troubles psychiatriques. Enfin, il
n’a pas fait état de projets concrets compatibles avec sa situation actuelle,
et encore moins avec son probable renvoi de Suisse.
g) Par courrier du 5 mars 2014, le Ministère public a préavisé
défavorablement à la libération conditionnelle de V., constatant
que le comportement de ce dernier ne s’était pas sensiblement amélioré
en prison et que ses explications au sujet de ses agissements étaient
toujours les mêmes.
h) Le recourant s’est, par l’intermédiaire de son défenseur
d’office, déterminé par courrier du 17 mars 2014 et a conclu à sa
libération conditionnelle au profit de son entrée à l’Epi, cela dès que dite
entrée sera possible.
i) Le 18 mars 2014, la Cour de droit administratif et public du
Tribunal cantonal vaudois a rejeté le recours déposé par V. contre
la révocation de son autorisation d’établissement ordonnée le 30 octobre
2013 par le SPOP.
B.Par ordonnance du 19 mars 2014, le Juge d’application des
peines a refusé la libération conditionnelle à V.________ (I) et a laissé les
frais de la cause à la charge de l’Etat (II).
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Le Juge d’application des peines a considéré que si l’intéressé
semblait faire preuve d’un début d’amendement, son introspection était
manifestement insuffisante, V.________ sous-estimant grandement ses
actes délictueux, de même que sa problématique alcoolique et ses
troubles psychiatriques. Le Juge d’application des peines a également
relevé que l’intéressé ne formulait aucun projet abouti compatible avec sa
situation actuelle, se bornant à envisager un retour à la Fondation l’Epi,
alors même qu’il n’était pas certain de pouvoir l’intégrer et qu’un premier
séjour au sein de cette Fondation avait échoué. Enfin, le Juge d’application
des peines a souligné la difficulté du condamné à gérer ses frustrations et
les nombreuses sanctions disciplinaires prononcées à son encontre qui y
seraient directement liées.
C.Par acte du 31 mars 2013, V., par son défenseur
d’office, a recouru contre cette ordonnance, concluant avec suite de frais
et dépens principalement à sa réforme en ce sens que sa libération
conditionnelle soit ordonnée immédiatement dès qu’il aura fourni un billet
d’avion prouvant son départ pour le Kosovo, soit à la date du départ ou
ultérieurement ou dès que le SPOP aura organisé son départ, à la date du
départ et, subsidiairement, à ce que l’ordonnance du 19 mars 2014 soit
annulée et le dossier de la cause renvoyé à l’autorité inférieure pour
nouvelle décision dans le sens des considérants.
Le 3 avril 2014, V. a transmis à la cour de céans une
copie de son passeport valable jusqu’au 15 février 2015 ainsi que les
coordonnées téléphoniques de son père, en Suisse, et de son oncle, au
Kosovo.
E n d r o i t :
- a) L’art. 26 al. 1 de la loi cantonale du 4 juillet 2006 sur
l’exécution des condamnations pénales (LEP; RSV 340.01) dispose que
sous réserve des compétences que le droit fédéral attribue expressément
au juge qui connaît de la commission d'une nouvelle infraction, le juge
d'application des peines prend toutes les décisions relatives à la libération
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conditionnelle et statue dès lors notamment (let. a) sur l’octroi ou le refus
de la libération conditionnelle (art. 62d, 64b et 86 CP).
En vertu de l’art. 38 al. 1 LEP, les décisions rendues par le juge
d'application des peines et par le collège des juges d'application des
peines, ainsi que les décisions judiciaires indépendantes rendues
postérieurement au jugement par le tribunal d'arrondissement et le
président du tribunal d'arrondissement, peuvent faire l'objet d'un recours
auprès de la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal. La
procédure est régie par les dispositions prévues aux art. 393 ss CPP (art.
38 al. 2 LEP).
Le recours doit être adressé par écrit, dans un délai de dix
jours dès la notification de la décision attaquée (cf. art. 384 let. b CPP), à
l’autorité de recours (art. 396 al. 1 CPP).
b) En l’espèce, le recours a été interjeté en temps utile devant
l’autorité compétente et satisfait aux conditions de forme posées par l’art.
385 al. 1 CPP, de sorte qu’il y a lieu d’entrer en matière.
2.a) En vertu de l'art. 86 al. 1 CP, l'autorité compétente libère
conditionnellement le détenu qui a subi les deux tiers de sa peine, mais au
moins trois mois de détention, si son comportement durant l'exécution de
la peine ne s'y oppose pas et s'il n'y a pas lieu de craindre qu'il ne
commette de nouveaux crimes ou de nouveaux délits.
Cette disposition renforce le principe selon lequel la libération
conditionnelle est la règle et son refus l'exception, dans la mesure où il
n'est plus exigé qu'il soit à prévoir que le condamné se conduira bien en
liberté (cf. art. 38 ch. 1 al. 1 aCP), mais qu'il ne soit pas à craindre qu'il
commette de nouveaux crimes ou délits. Autrement dit, il n'est plus
nécessaire qu'un pronostic favorable puisse être posé; il suffit que le
pronostic ne soit pas défavorable (TF 6B_521/2011 du 12 septembre 2011
c. 2.3; ATF 133 IV 201 c. 2.2).
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Pour le surplus, le pronostic requis doit être posé sur la base
d'une appréciation globale, prenant en considération les antécédents de
l'intéressé, sa personnalité, son comportement en général et dans le cadre
des délits qui sont à l'origine de sa condamnation, son comportement au
travail ou en semi-liberté et, surtout, le degré de son éventuel
amendement ainsi que les conditions dans lesquelles il est à prévoir qu'il
vivra (TF 6B_521/2011 du 12 septembre 2011 c. 2.3; ATF 133 IV 201 c.
2.3; Maire, La libération conditionnelle, in: Kuhn/Moreillon/
Viredaz/Bichovsky, La nouvelle partie générale du Code pénal suisse,
Berne 2006, p. 361 et les références citées). Tout pronostic constitue une
prévision au sujet de laquelle on ne peut exiger une certitude absolue; il
faut donc se contenter d'une certaine probabilité, un risque de récidive ne
pouvant être complètement exclu (Maire, op. cit., pp. 361 s.; ATF 119 IV 5
c. 1b).
Selon la jurisprudence, les évaluations du risque de récidive et
de la dangerosité du condamné sont des éléments qui font partie du
pronostic. Au moment d’effectuer ces évaluations, il convient en
particulier de tenir compte de l'imminence et de la gravité du danger, ainsi
que de la nature et de l'importance du bien juridique menacé. Lorsque des
biens juridiques importants, tels que la vie ou l'intégrité corporelle, sont
mis en péril, il faut se montrer moins exigeant quant à l'imminence et à la
gravité du danger que lorsque des biens de moindre valeur, tels que la
propriété ou le patrimoine, sont menacés (ATF 127 IV 1 c. 2a et les arrêts
cités). Le pronostic doit également tenir compte de la durée de la privation
de liberté déjà subie par l'auteur.
Enfin, dans l'émission du pronostic, l'autorité compétente
dispose d'un large pouvoir d'appréciation, de sorte que l'autorité de
recours n'intervient que si elle l'a excédé ou en a abusé, notamment
lorsqu'elle a omis de tenir compte de critères pertinents et s'est fondée
exclusivement sur les antécédents du condamné (TF 6B_900/2010 du 20
décembre 2010 c. 1; ATF 133 IV 201 c. 2.3).
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b) En l’espèce, la condition objective des deux tiers de la peine
prévue est réalisée depuis le 25 mars 2014.
c) Le recourant fonde principalement son recours sur sa
nouvelle situation et ses nouveaux projets ensuite du rejet par la Cour de
droit administratif et public du Tribunal cantonal vaudois de son recours
contre le retrait de son autorisation d’établissement.
La Chambre des recours pénale prend acte du fait que
V.________ confirme qu’il serait prêt à retourner au Kosovo où il pourrait
être accueilli gracieusement par sa famille et où il aurait la possibilité de
travailler comme aide-cuisinier pour le cousin de son père, activité pour
laquelle il percevrait un salaire.
Si la volonté de retourner dans son pays et d’y travailler est
certes de nature à lui ouvrir les portes d’une libération conditionnelle
(CREP 30 juillet 2013/459 et les références citées), l’autorité de céans ne
peut toutefois que constater l’existence d’un pronostic défavorable,
V.________ n’ayant manifestement pas pris conscience de la gravité de ses
actes, surtout ensuite de deux condamnations successives pour des faits
en partie similaires. Elle relève en outre que durant son incarcération,
V.________ a fait l’objet de plusieurs sanctions disciplinaires, dont une pour
une bagarre au couteau. A cela s’ajoute que l’expert considère le risque
de récidive comme élevé et que l’intéressé n’a pas, au vu de son
comportement en détention, pu bénéficier d’un régime ouvert à la Colonie
à ce jour. Vu ce qui précède, il est manifestement à craindre que
V.________ ne commette de nouveaux crimes ou délits, mettant ainsi en
péril notamment l’intégrité physique d’autrui, une fois remis en liberté.
C’est par conséquent à juste titre que la libération conditionnelle lui a été
refusée.
3.En définitive, le recours, manifestement mal fondé, doit être
rejeté sans autres échanges d'écritures (art. 390 al. 2 CPP) et l’ordonnance
entreprise confirmée.
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L’ordonnance attaquée ne fixe pas l’indemnité due au défenseur
d’office dans son dispositif, mais se limite à mentionner dans ses
considérants que les frais laissés à la charge de l’Etat (dont le montant
n’est pas non plus fixé dans le dispositif) comprennent l’indemnité d’office
par 1'902 fr. 30. Or les frais de procédure, composés d’un émolument fixé
par page (art. 15 TFJP), ainsi que des débours tels que les frais imputables
à la défense d’office (art. 2 al. 1 et al. 2 ch. 1 TFJP), doivent être fixés dans
le dispositif des prononcés. Il y a dès lors lieu de réformer d’office
l’ordonnance en fixant les frais à 600 fr. (soit 2 pages de procès-verbal des
opérations et 6 pages de décision, à 75 fr. la page), plus l’indemnité au
défenseur d’office, par 1'902 fr. 30, soit au total à 2'502 fr. 30.
Vu l’issue du recours, les frais de la procédure de recours,
constitués en l’espèce de l’émolument d'arrêt (art. 422 al. 1 CPP), par
1’100 fr. (art. 20 al. 1 TFJP [tarif des frais judiciaires pénaux; RSV
312.03.1]), et des frais imputables à la défense d’office (art. 422 al. 1 et 2
let. a CPP), fixés à 720 fr., plus la TVA par 57 fr. 60, soit au total 777 fr. 60,
seront mis à la charge du recourant, qui succombe (art. 428 al. 1 CPP).
Le remboursement à l’Etat de l’indemnité allouée au défenseur
d’office du recourant ne sera toutefois exigible que pour autant que la
situation économique de ce dernier se soit améliorée (art. 135 al. 4 CPP).
Par ces motifs,
la Chambre des recours pénale,
statuant à huis clos,
prononce :
I. Le recours est rejeté.
II. L’ordonnance du 19 mars 2014 est réformée d’office au chiffre
III de son dispositif comme il suit :
« III. Laisse les frais de la présente décision, par 2'502
fr. 30 (deux mille cinq cent deux francs et trente centimes), à
la charge de l’Etat, et dit que ces frais comprennent
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l’indemnité allouée au défenseur d’office de V.________ par
1'902 fr. 30 (mille neuf cent deux francs et trente centimes).
L’ordonnance est confirmée pour le surplus ».
III. L'indemnité allouée au défenseur d'office du recourant
pour la procédure de recours est fixée à 777 fr. 60 (sept cent
septante-sept francs et soixante centimes).
IV. Les frais du présent arrêt, par 1’100 fr. (mille cent
francs), ainsi que l’indemnité due au défenseur d’office du
recourant, par 777 fr. 60 (sept cent septante-sept francs et
soixante centimes), sont mis à la charge de ce dernier.
V. Le remboursement à l'Etat de l'indemnité allouée au chiffre III
ci-dessus sera exigible pour autant que la situation
économique du recourant se soit améliorée.
VI. Le présent arrêt est exécutoire.
Le président : La greffière :
Du
L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis
clos, est notifié, par l'envoi d'une copie complète, à :
-Me Juliette Perrin, avocate (pour V.________),
-Ministère public central,
et communiqué à :
-M. le Juge d’application des peines,
-M. le Procureur cantonal Strada,
-Office d’exécution des peines (OEP/PPL/61354/AVI/ipe),
-Direction des établissements de la plaine de l’Orbe,
-SPOP (secteur départs),
par l’envoi de photocopies.
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Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière
pénale devant le Tribunal fédéral au sens des art. 78 ss LTF (loi du 17 juin
2005 sur le Tribunal fédéral – RS 173.110), cas échéant d'un recours
constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF. Ces recours doivent
être déposés devant le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la
notification de l'expédition complète (art. 100 al. 1
LTF).
La greffière :