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TRIBUNAL CANTONAL
AI 27/17 - 132/2017
ZD17.003865
C O U R D E S A S S U R A N C E S S O C I A L E S
Composition : MmeR Ö T H E N B A C H E R , présidente
Mme Di Ferro Demierre et M. Piguet, juges
Greffière :Mme Mestre Carvalho
Cause pendante entre :
T.________, à [...], recourante,
et
OFFICE DE L'ASSURANCE-INVALIDITÉ POUR LE CANTON DE VAUD, à
Vevey, intimé.
Art. 82 LPA-VD.
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E n f a i t e t e n d r o i t :
Vu le formulaire rempli le 6 novembre 2015 par le Dr
J., médecin praticien, aux termes duquel T. (ci-après :
l’assurée) a été annoncée à l’Office de l'assurance-invalidité pour le
canton de Vaud (ci-après : l’OAI) en vue d’une détection précoce, eu égard
à des troubles neuropsychiques et somatiques,
vu la demande de prestations de l’assurance-invalidité (AI)
déposée le 21 décembre 2015 par la prénommée, en raison de problèmes
de rachis remontant à 2005,
vu le formulaire du 1
er
février 2016, dans lequel l’assurée a
indiqué que, sans atteinte à la santé, elle aurait travaillé à 30 % dès
septembre 2003 ou novembre 2004 en tant que femme de ménage, par
nécessité financière,
vu le rapport du 2 février 2016 du Dr R.,
neurochirurgien, par lequel ce médecin a posé les diagnostics de hernie
discale C5-C6 et d’uncarthrose C5-C6 > C4-C5, mentionnant par ailleurs à
titre de restriction qu’il y avait lieu d’éviter les flexions/extensions
répétées de la nuque et évaluant la capacité de travail à 100 %,
vu le rapport du Dr J. du 7 mars 2016, signalant des
diagnostics avec effet sur la capacité de travail sous forme de migraines,
de cervicobrachialgies, de lombalgies sur hernie discale, ainsi que
d’arthrose et troubles de la statique, avec une incapacité de travail entière
pour la période du 5 mai 2015 au 31 mars 2016, à réévaluer,
vu la documentation médicale produite par le Dr J.________,
décrivant en particulier la présence d’une sévère uncarthrose C5-C6 avec
peut-être un petit fragment discal à gauche, ainsi que d’une arthrose
modérée en C4-C5 (cf. rapport d’imagerie du 15 septembre 2015 du Dr
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A., radiologue, et compte-rendu du 27 octobre 2015 du Dr
R.),
vu le rapport de synthèse émis le 24 octobre 2016 par le Dr
X., du Service médical régional de l’AI (ci-après : le SMR), se
fondant sur l'avis du Dr R. pour conclure à une capacité de travail
entière dans une activité adaptée d’épargne rachidienne évitant les
mouvements répétés de flexion/extension de la nuque,
vu la fiche d’examen du dossier du 26 octobre 2016, par
laquelle l’OAI a notamment retenu que la question du statut n’était pas
déterminante puisque d’une part, avec un statut d’active, le préjudice
économique déterminé selon l’approche théorique serait nul et que
d’autre part, avec un statut mixte (30 % active), il faudrait des
empêchements à hauteur de 55 % dans la part ménagère pour atteindre
un taux d’invalidité global de 40 %,
vu le projet de décision établi le 26 octobre 2016 par l’OAI, aux
termes duquel cet office a informé l’assurée de son intention de lui refuser
le droit à des prestations de l’AI, dès lors que l’intéressée pouvait exercer
à plein temps toute activité exempte de mouvements répétés de
flexion/extension de la nuque et qu’il n’y avait de ce fait pas d’invalidité, ni
d’imminence d’invalidité,
vu les pièces médicales produites le 21 novembre 2016 par
l’assurée, à savoir :
-
un rapport du Dr A.________ du 22 juin 2016 consécutif à un
CT-Scan thoraco-abdominal, concluant à une hypertrophie modérée de la
glande surrénalienne gauche, sans lésion nodulaire ou rehaussement
pathologique après injection intraveineuse de produit de contraste, à une
hépatomégalie et stéatose hépatique modérée, ainsi qu’à un dolichocôlon
sigmoïde ;
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4 -
-
un rapport de ce même radiologue du 16 novembre 2016
faisant suite à une imagerie par résonance magnétique (IRM) lombaire et
mettant en évidence un canal étroit dégénératif marqué au niveau L4-L5
en relation avec une protrusion discale et circonférentielle associés à une
arthrose interfacettaire postérieure, avec une hypertrophie marquée des
ligaments jaunes et une lipomatose épidurale, ainsi qu’une protrusion
discale postérieure au niveau L5-S1 avec une arthrose interfacettaire
postérieure et une arthrose interfacettaire postérieure L3-L4 ;
-
un troisième rapport du Dr A.________ établi le 16 novembre
2016 sur la base de radiographies du bassin, des hanches et des genoux,
observant notamment des modifications dégénératives prédominantes au
niveau du compartiment fémoro-tibial interne des deux côtés mais plus
marquées du côté droit avec en particulier un léger pincement de
l’interligne articulaire et une ostéophytose marginale plus marquée du
côté droit, de même qu’une tuméfaction modérée de la bourse sous-
quadricipitale des deux côtés laissant suspecter la présence d’un
épanchement intra-articulaire ;
-
un compte-rendu rédigé le 19 novembre 2016 par le Dr
J.________ à la demande de sa patiente, exposant notamment ce qui suit :
"Madame,
Je suis votre médecin de premier recours depuis plus de deux ans et
à ce titre vous me demandez de documenter l'état actuel de votre
état de santé et de votre incapacité.
Vous êtes originaire du Kosovo pays dans lequel vous n'avez jamais
travaillé autrement que comme femme au foyer, vous avez eu 4
enfants. En 2002 vous avez rejoint votre mari qui vivait et travaillait
en Suisse, vous avez travaillé à cette période comme femme de
ménage à 30% environ pendant deux ans environ. Les douleurs,
notamment rachidienne que vous avez alors ressenti[es] vous ont
empêché[e] de poursuivre votre activité.
Depuis que je vous connais, ces douleurs complétées par les
différentes pathologies que vous présentez entravent également
votre aptitude à accomplir vos tâches ménagères.
Vous présentez en effet :
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-
un état dépressif sévère avec angoisses, troubles somatoformes,
insomnies et épuisement constant avec asthénie intense, anodynie,
etc.,
-
des cervico-brachialgies avec uncarthrose sévère en C5-C6,
-
des lombalgies chroniques avec fréquents épisodes de
lombosciatiques aigus sur un canal étroit en L4-L5 et des troubles
arthrosiques multi-étagés rendant impossible le port de charge
même légères et vous obligeant à changer constamment de position
et interdisant des flexions rachidiennes,
-
des gonalgies avec gonarthrose des deux compartiments internes,
interdisant la marche en escaliers ou en terrain déclive et le fait de
vous accroupir ou de travailler à genoux,
-
plus récemment vous êtes devenue gênée par des troubles
douloureux polyarticulaires touchant les épaules, les coudes, les
poignets, les hanches et les chevilles, avec arthrites fluctuantes,
pouvant faire évoquer une polyarthrite rhumatoïde séronégative ou
une fibromyalgie,
-
depuis quelques mois sont également apparues des
hypersudations actuellement en cours d'exploration avec
hypertrophie de la surrénale gauche.
Ces symptômes entraînent une incapacité à exercer une quelconque
activité professionnelle, même adaptée, et entra[în]ent également
une importante limitation de vos capacités à assumer vos tâches
ménagères et de femme au foyer pour lesquelles vous bénéficiez
d'une aide constante de vos enfants."
vu la décision de l’OAI du 13 décembre 2016, confirmant le
projet de décision du 26 octobre précédent,
vu le recours déposé le 28 janvier 2017 par T.________ à
l’encontre de cette décision, concluant implicitement à l’annulation de
celle-ci et à la reprise de l’instruction par l’office intimé, respectivement à
la désignation d’un collège d’experts pluridisciplinaires (rhumatologue,
interniste et psychiatre) indépendants de l’OAI,
vu les pièces produites céans par le Dr J.________ pour étayer le
recours de sa patiente, à savoir en particulier :
-
un rapport du Dr A.________ du 24 novembre 2016 consécutif
à une IRM du genou droit, concluant à une gonarthrose modérée tri-
compartimentale prédominant au niveau du compartiment fémoro-tibial
interne, à une dégénérescence mucoïde marquée intéressant le corps et la
corne postérieure du ménisque interne et également le ménisque externe,
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sans image de déchirure, ainsi qu’à une quantité modérée d’épanchement
intra-articulaire avec petit kyste poplité ;
-
un rapport du 27 janvier 2017 du Dr K., spécialiste en
rhumatologie, exposant notamment les points suivants :
"DIAGNOSTICS
-Lombalgie sur spondylose, discopathie dégénérative L4-L5 et
L5-S1 avec protrusion discale et facettarthrose entra[în]ant un
rétrécissement dégénératif du canal spinal lombaire plus
marqué en L4-L5.
-Douleur mécanique des genoux, plus marquée du c[ô]té droit
dans le contexte d’une chondropathie fémoro-tibiale interne
et dans une moindre mesure fémoro-patellaire.
-Cervicalgie de caractère musculaire et cervico-discarthrose
modérée.
-Douleur de l’épaule droite sur conflit sous-acromial impactant
le tendon sous-épineux.
-Douleur poly-insertionnelle fibromyalgique versus trouble
douloureux somatoforme persistant.
-Notion anamnestique d’une hypertrophie nodulaire de la
glande surrénalienne gauche stable.
-Tabagisme.
-Obésité.
[...]
APPRECIATION
Madame T. se plaint de douleurs musculosquelettiques
multiples diffuses d’une part rachidiennes de double topographie
cervicale et lombaire et d’autre part abarticulaires surtout de
l’hémicorps droit : épaule dans le contexte d’un pincement du
tendon sus-épineux, du coude droit par irritation insertionnelle
épicondylienne, de la périhanche droite insertionnelle
trochantérienne, péri-malléolaire des chevilles et ostéoarticulaire
des genoux dans le contexte d’une gonarthrose débutante fémoro-
tibiale interne et fémoro-patellaire, l’usure du cartilage étant plus
marquée au genou droi[t] avec un épanchement articulaire de faible
volume.
De surcro[î]t il existe de multiples douleurs poly-insertionnelles
englobant les points douloureux de fibromyalgie ; un trouble
somatoforme douloureux persistant est donc possible.
Sur le plan diagnostic, l’examen clinique ne met pas en évidence de
signes de rhumatismes inflammatoires sous-jacents : pas de signe
de polyarthrite rhumatoïde ni de spondylo-arthropathie.
Le bilan laboratoire succinct à disposition est dans les limites
normales pour la formule sanguine et la répartition leucocytaire ainsi
que le bilan hormonal, thyroïdien ; si cela n’a pas déjà été pratiqué,
un bilan immuno-rhumatologique comprenant le facteur rhumatoïde
-
7 -
et les anticorps anti-nucléaires ainsi que le calcium et la vitamine D
serait utile à réaliser.
[...]
Sur le plan professionnel, la patiente présente une atteinte à la
santé entra[î]nant des restrictions des capacités physiques et des
limitations fonctionnelles pour les positions assise et debout
statiques, en porte[-]à[-]faux du dos ainsi que pour les
déplacements, la marche et pour les mouvements et les efforts pour
soulever[,] déplacer ou porter les charges."
-
un compte-rendu du Dr R.________ du 7 février 2017, relevant
en particulier que des sciatalgies/cruralgies droites s’étaient ajoutées aux
cervicobrachialgies et que l’IRM lombaire montrait un net canal lombaire
étroit avec protrusion médiane en L4-L5 ;
-
un certificat médical du Dr J.________ du 13 février 2017, dont
on extrait ce qui suit :
"Je, soussigné, atteste avoir examiné ce jour et suivre régulièrement
depuis 2 ans, la patiente susnommée, en étroite collaboration avec
les Dr R.________ et Dr K.________ dont les rapports seront joints en
annexe.
Pour les pathologies suivantes:
-
Lombalgie sur spondylose, discopathie dégénérative L4-L5 et L5-S1
avec protrusion discale et facettarthrose entraînant un
rétrécissement dégénératif du canal spinal lombaire plus marqué en
L4-L5.
-
Douleurs mécanique[s] des genoux, plus marquée[s] du côté droit
dans le contexte d'une chondropathie fémoro-tibiale interne et dans
un[e] moindre mesure fémoro-patellaire.
-
Cervicalgie de caractère musculaire et cervico discarthrose avec
cervicobrachialgie.
-
Douleurs de l'épaule droite sur conflit sous-acromial impactant le
tendon sous-épineux.
-
Douleurs poly-insertionnelles fibromyalgiques.
-
Notion amnésique d'une hypertrophie nodulaire de la glande
surrénalienne gauche stable.
-
tabagisme actif.
-
troubles de la personnalité avec état dépressif et anxio-dépressif
sévère avec troubles des comportement[s] (addictions, troubles du
comportement, troubles du comportement alimentaire, etc.).
-
Obésité.
Dans le cadre de sa demande auprès de l'office Al du canton de
Vaud, seule sa pathologie rachidienne lombaire a été examinée en
faisant abstraction de l'impact de ses autres pathologies sur son état
de santé et sa capacité réelle de travail.
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8 -
[...]
Sur le plan médical, la patiente que j'ai à prendre en charge depuis 2
ans présente de manière quasi-continu[e] d'importantes douleurs
cervicales, lombaires et des genoux, des épaules et des insertions,
un déconditionnement musculaire majeur aggravé par des myalgies
et une obésité et un état anxio-dépressif avec angoisses sévères,
anodynie, passivité, etc.
Sur le plan médico-social ce que j'observe c'est que non seulement
la patiente ne me parait pas en état d'assumer une quelconque
activité professionnelle, comme elle a pu le faire de manière
partielle en qualité de femme de ménage entre 2002 et 2004, mais
en plus elle est dans l'incapacité d'assumer ses taches [sic] privées
et personnelles de ménagère et de femme au foyer, sa famille et
notamment ses enfants assumant la quasi-totalité de ces taches
[sic] à sa place."
vu la réponse de l’intimé du 14 mars 2017, renvoyant à un
avis médical du Dr X.________ du 9 mars 2017 relevant que le Dr J.________
avait attesté le 13 février 2017 de diagnostics ostéoarticulaires et
psychiatriques qui n’avaient pas été évoqués précédemment et que, au
regard de ces éléments nouveaux, il y avait lieu de continuer l’instruction
en invitant le Dr J.________ à répondre à des questions complémentaires et
en demandant un examen clinique ou une expertise rhumatologique afin
de déterminer l’influence des nouveaux diagnostics sur l’exigibilité
(examen portant également sur l’aspect « syndrome fibromyalgique »)
puis, le cas échéant, en mettant en œuvre une expertise psychiatrique
complémentaire en fonction des observations du Dr J.________ et de
l’expert rhumatologue,
vu le délai au 6 avril 2017 imparti à la recourante pour
répliquer, dont cette dernière n’a pas fait usage,
vu les pièces du dossier ;
attendu que le recours, formé en temps utile, remplit les
autres conditions de forme, de sorte qu’il est recevable (cf. art. 60 et 61
let. b LPGA [loi fédérale du 6 octobre 2000 sur la partie générale du droit
des assurances sociales ; RS 830.1]),
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qu’aux termes de l’art. 82 al. 1 LPA-VD (loi cantonale vaudoise
du 28 octobre 2008 sur la procédure administrative ; RSV 173.36),
l’autorité peut renoncer à l’échange d’écritures ou, après celui-ci, à toute
outre mesure d’instruction, lorsque le recours paraît manifestement
irrecevable, bien ou mal fondé,
que, dans ces cas, elle rend à bref délai une décision
d’irrecevabilité, d’admission ou de rejet sommairement motivée (cf. art.
82 al. 2 LPA-VD) ;
attendu qu’en l’espèce, la recourante fait valoir que
l’instruction du dossier doit être complétée,
que de fait, les Drs J.________ et R.________ ont dans un premier
temps essentiellement signalé une problématique rachidienne (cf. rapport
du Dr J.________ du 7 mars 2016 ; cf. rapports du Dr R.________ des 26
octobre 2015 et 2 février 2016), sur laquelle le Dr X.________ s’est
prononcé le 24 octobre 2016,
que toutefois, il apparaît non seulement que la recourante a
continué à faire l’objet de divers examens radiologiques, mais surtout que,
le 19 novembre 2016, le Dr J.________ a rapporté des troubles
ostéoarticulaires et psychiatriques qui n’avaient pas été évoqués
auparavant,
que ces troubles ont en substance été repris, respectivement
détaillés, dans les rapports médicaux produits ultérieurement (cf. rapport
du Dr K.________ du 27 janvier 2017, rapport du Dr R.________ du 7 février
2017 et rapport du Dr J.________ du 13 février 2017),
qu’en l’état du dossier, rien ne permet de se déterminer sur la
nature incapacitante de ces atteintes ou sur l’interaction entre les
différents diagnostics,
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qu’il faut donc admettre que l’instruction s’avère lacunaire sur
le plan médical,
que du reste, dans sa réponse du 14 mars 2017, l’OAI – se
référant à l’avis du Dr X.________ du 9 mars 2017 – concède la nécessité
d’un complément d’instruction, consistant à interpeller le Dr J.________ et à
mettre en œuvre un examen clinique ou une expertise d’ordre
rhumatologique, voire également une expertise psychiatrique ;
attendu qu’il revient au premier chef à l’office intimé de
mettre en œuvre les mesures d’instruction nécessaires (cf. art. 43 al. 1 et
2 LPGA ; cf. art. 57 al. 1 let. f LAI [loi fédérale du 19 juin 1959 sur
l’assurance-invalidité ; RS 831.20] ; cf. art. 69 RAI [règlement du 17 janvier
1961 sur l’assurance-invalidité ; RS 831.201]),
que l’assureur peut recourir aux services d’un expert
indépendant pour élucider les faits (cf. art. 44 al. 1 LPGA),
qu’un renvoi à l’administration est en principe possible lorsqu’il
s’agit de trancher une question qui n’a jusqu’alors fait l’objet d’aucun
éclaircissement, ou lorsqu’il s’agit d’obtenir une clarification, une précision
ou un complément quant à l’avis des experts interpellés par l’autorité
administrative (cf. ATF 137 V 210 consid. 4.4.1.4 et 4.4.1.5),
que tel est le cas en l’occurrence,
que le recours se révèle ainsi bien fondé, les faits pertinents
n’ayant pas été constatés de manière complète sur le plan médical (cf.
art. 98 let. b LPA-VD),
que la décision du 13 décembre 2016 doit par conséquent être
annulée et la cause renvoyée à l’OAI pour complément d’instruction sur le
plan médical, à savoir l’interpellation du Dr J.________ et la mise en œuvre
d’un examen clinique ou d’une expertise rhumatologique suivies, le cas
échéant, d’une expertise psychiatrique,
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qu’au surplus, les raisons invoquées par l’OAI pour ne pas se
déterminer sur la question du statut de la recourante – soit l’absence de
préjudice économique, respectivement l’insuffisance des empêchements
ménagers de l’intéressée (cf. fiche d’examen du dossier du 26 octobre