Late challenge to expert and denial of accident benefits

U 617/06Tribunal Federal29 de mar. de 2007Dismissed

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Resumo Omnilex

The insured agricultural worker suffered a head injury in a workplace accident and challenged the insurer's decision to stop daily benefits and medical expenses. She argued that the multidisciplinary expert report was biased because one expert had previously assessed her, and she contested the causation analysis. The Federal Supreme Court held that the recusal objection was raised too late and that prior expert involvement did not itself create a ground for disqualification. It also confirmed that the case had to be assessed under the psychiatric-causation criteria, not the whiplash line, and found those criteria unmet. Her challenge to the court-appointed lawyer's fee was inadmissible for lack of standing, and federal legal aid was denied.

Sumário Omnilex

Art. 103 lit. a OJ, Art. 152 OJ; challenge to expert impartiality and choice of adequate-causation framework in accident insurance. Prior participation of a physician in an earlier expert assessment does not by itself establish a ground for recusal; where the objection could and should have been raised after advance communication of the expert's name, it is inadmissible as late. If the clinical picture after an accident is dominated by psychological sequelae and whiplash-type symptoms recede into the background, adequate causation is assessed under the jurisprudence on psychical accident consequences, not the special whiplash line. Legal aid is refused where the appeal was manifestly hopeless; the insured has no standing to challenge the fee awarded to court-appointed counsel, as that claim belongs to counsel alone.

Texto completo

{T 7}
U 617/06

Arrêt du 29 mars 2007
Ire Cour de droit social

Composition
MM. et Mme les Juges Ursprung, Président,
Widmer et Frésard.
Greffier: M. Beauverd.

Parties
A.________,
recourante, représentée par Me Jean-Michel Duc, avocat, avenue de la Gare 1, 1003 Lausanne,

contre

Helsana Assurances SA, Droit des assurances Suisse romande, chemin de la Colline 12, 1001 Lausanne, intimée.

Objet
Assurance-accidents,

recours de droit administratif contre le jugement du Tribunal cantonal des assurances du canton du Valais du 22 décembre 2006.

Faits:
A.
A.________, née en 1955, a travaillé en qualité d'ouvrière agricole et était, à ce titre, assurée obligatoirement contre le risque d'accident auprès de Suisse Assurances.

Le 16 septembre 2002, elle a été victime d'un accident professionnel : alors qu'elle cueillait des pommes, elle est tombée d'une luge servant à cette activité et a été blessée à la tête. Elle a subi une incapacité de travail de 100 % dès cette date.

Suisse Assurances a pris en charge le cas. Une tentative de reprise du travail ayant échoué le 9 octobre 2002, elle a confié une expertise au docteur H.________, spécialiste en neurologie (rapport du 24 janvier 2003).

Se fondant sur cet avis médical, Suisse Assurances a rendu une décision, le 10 septembre 2003, par laquelle elle a supprimé le droit de l'assurée à une indemnité journalière dès le 17 mars 2003, ainsi que son droit à la prise en charge des frais médicaux à partir du 16 septembre 2003. L'assurée a fait opposition à cette décision par mémoire du 30 septembre 2003.

Suisse Assurances a alors confié une nouvelle expertise pluridisciplinaire aux docteurs H.________, M.________ et R.________, médecins au Centre multidisciplinaire X.________ (rapport du 11 novembre 2005).

Par décision sur opposition du 4 août 2006, Helsana Assurances SA (ci-après : Helsana), qui avait repris entre-temps le portefeuille d'assurances LAA de Suisse Assurances, a rejeté l'opposition formée contre la décision du 10 septembre 2003.
B.
Saisi d'un recours contre cette décision sur opposition, le Tribunal cantonal des assurances du canton du Valais l'a rejeté par jugement du 22 décembre 2006. Il a alloué au mandataire de l'assurée, à la charge de l'Etat du Valais, une indemnité de 820 fr. au titre de l'assistance judiciaire pour la procédure de recours.
C.
A.________ interjette recours de droit administratif contre ce jugement dont elle demande l'annulation, en concluant au maintien de son droit à une indemnité journalière au-delà du 16 mars 2003 et de son droit à la prise en charge des frais médicaux après le 15 septembre 2003. Par ailleurs, elle demande que le montant alloué au titre de l'assistance judiciaire gratuite en procédure cantonale soit porté de 820 fr. à 1'600 fr., taxe sur la valeur ajoutée non comprise. En outre, elle requiert l'assistance judiciaire gratuite pour la procédure fédérale.

Considérant en droit:
1.
La loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF; RS 173.110) est entrée en vigueur le 1er janvier 2007 (RO 2006 1205, 1242). L'acte attaqué ayant été rendu avant cette date, la procédure reste régie par l'OJ (art. 132 al. 1 LTF; ATF 132 V 393 consid. 1.2 p. 395).
2.
2.1 La recourante conteste toute valeur probante au rapport d'expertise du CMD du 11 novembre 2005 en raison de la participation à l'expertise du docteur H.________. Celui-ci aurait dû se récuser, parce qu'il était déjà intervenu en qualité d'expert-neurologue dans l'expertise du 24 janvier 2003, confiée à lui par l'assureur. La recourante réfute le reproche que lui adresse la juridiction cantonale d'avoir invoqué tardivement le moyen tiré de la récusation de cet expert. En effet, elle n'aurait eu la possibilité de se déterminer ni sur la personne de l'expert ni sur le questionnaire adressé à ce dernier. Les exigences d'impartialité et d'indépendance n'ayant pas été respectées, elle soutient que l'expertise du 11 novembre 2005 est dépourvue de toute valeur probante.
2.2 Ces griefs ne sont pas fondés.

Le 18 août 2005, l'assurée a reçu une convocation du CMD pour se présenter les 29 septembre 2005 et 4 octobre 2005 aux fins de se soumettre à l'expertise envisagée. Le nom du docteur H.________ était mentionné dans la convocation en tant que médecin-examinateur (au sujet de la communication préalable du nom des experts en pareil cas, cf. ATF 132 V 376). Certes, la recourante allègue que son mandataire de l'époque n'a « jamais pu consulter le dossier » si bien qu'il n'avait pas connaissance du fait que le docteur H.________ était déjà intervenu dans cette affaire.

Cet élément n'est toutefois pas décisif. En effet, l'intéressée a donné procuration à son mandataire le 27 septembre 2004. A partir du mois de décembre 2004, celui-ci a échangé diverses correspondances avec l'assureur, sans demander à consulter le dossier. On peut en inférer qu'il était suffisamment informé de la situation. Au demeurant, la recourante doit de toute façon se laisser opposer un éventuel manque de diligence de la part de son représentant (licencié en droit) de l'époque : une demande de consultation du dossier est une démarche que l'on peut raisonnablement attendre d'un mandataire consciencieux. Au surplus, comme l'ont rappelé les premiers juges, le fait qu'un médecin est appelé à se prononcer à plusieurs stades de la procédure ne constitue pas, à lui seul, un motif de récusation.
2.3 Par la suite, le 14 septembre 2005, l'assureur a écrit a l'assurée pour lui confirmer les dates susmentionnées de l'expertise. En même temps, il lui a envoyé une copie du questionnaire d'expertise en précisant : «Dans le cas où vous souhaitez ajouter d'éventuelles questions, nous vous prions de bien vouloir nous en informer d'ici le 26 septembre 2005. Sans nouvelles de votre part à cette date, nous considérons que vous être d'accord avec le contenu dudit document ».

Cette lettre a été envoyée en copie au mandataire de l'époque de l'assurée. C'est donc de manière tardive, comme l'a retenu la juridiction cantonale, que la recourante a invoqué un motif de récusation (voir p. ex. ATF 124 I 121 consid. 2 p. 123, 119 Ia 221 consid. 5a p. 227, 118 Ia 282 consid. 3a p. 284; Egli/Kurz, La garantie du juge indépendant et impartial dans la jurisprudence récente, in : Recueil de jurisprudence neuchâteloise [RJN] 1990 p. 28 s.).
3.
La recourante reproche ensuite aux premiers juges d'avoir examiné la question de la causalité adéquate au regard de la jurisprudence en matière de troubles psychiques (ATF 115 V 133, 413) et non celle qui est applicable en cas de traumatisme de type « coup du lapin »(ATF 117 V 359). Ce reproche n'est pas justifié. En effet, si les lésions appartenant spécifiquement au tableau clinique des suites d'un traumatisme de type « coup du lapin » à la colonne cervicale, d'un traumatisme analogue ou d'un traumatisme cranio-cérébral, bien qu'en partie établies, sont reléguées au second plan par rapport aux problèmes d'ordre psychique, ce sont les critères énumérés aux ATF 115 V 133 consid. 6c/aa p. 140 et 403 consid. 5c/aa p. 409, qui doivent fonder l'appréciation de la causalité adéquate (ATF 123 V 98 consid. 2a p. 99; RAMA 2002 n° U 470 p. 532 consid. 4a). Or, en l'espèce, comme l'ont considéré les premiers juges sur la base de l'expertise du CMD, après un délai de six mois à compter de l'accident, la symptomatologie constatée est l'expression d'une surcharge psychogène massive.

Pour ce qui est de l'examen des critères en matière de causalité adéquate dans le domaine des troubles psychiques consécutifs à un accident, on ne peut que renvoyer au jugement attaqué, qui retient au terme de cet examen et conformément à la jurisprudence, que les critères déterminants ne sont pas réunis.
4.
Enfin, la recourante reproche aux premiers juges de n'avoir alloué qu'un montant de 820 fr. au titre de remboursement des honoraires et des frais de son avocat d'office. Elle n'a toutefois aucun intérêt digne de protection à ce que le jugement attaqué soit modifié sur ce point, et partant, n'a pas qualité pour recourir devant le Tribunal fédéral (art. 103 let. a OJ). En effet, comme cela ressort d'ailleurs du dispositif du jugement cantonal, l'avocat est seul créancier de l'indemnité qui lui a été allouée à titre de mandataire d'office, si bien qu'il avait seul qualité pour recourir (SVR 1995 AlV no 42 p. 119 consid. 4; arrêts du Tribunal fédéral des assurances des 15 juillet 2003, H 120/03, consid. 3 , et 2 mai 2003, U 261/02, consid. 4). Or, sur ce point, l'avocat n'a pas interjeté recours de droit administratif en son propre nom ni déclaré agir en cette qualité. La conclusion prise ici est irrecevable.
5.
La recourante, qui succombe, demande à bénéficier de l'assistance judiciaire pour la procédure fédérale.

Dans la mesure où les conclusions du recours étaient d'emblée vouées à l'échec, il n'y a toutefois pas lieu de donner suite à cette requête (art. 152 OJ; cf. ATF 125 V 201 consid. 4a p. 202, 371 consid. 5b p. 372).

Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce:
1.
Dans la mesure où il est recevable, le recours est rejeté.
2.
Il n'est pas perçu de frais de justice.
3.
La demande d'assistance judiciaire est rejetée.
4.
Le présent arrêt sera communiqué aux parties, au Tribunal cantonal des assurances du canton du Valais et à l'Office fédéral de la santé publique.
Lucerne, le 29 mars 2007
Au nom de la Ire Cour de droit social
du Tribunal fédéral suisse
Le Président: Le Greffier:

Palavras-chave

accident insuranceexpert evidencerecusallate objectionadequate causationpsychological sequelaelegal aidstanding

Extraído pela Omnilex

Questão jurídica principal

Whether the multidisciplinary expert report was inadmissible because Dr. H. had previously acted as expert and should have been recused.

Decisão extraída

The challenge was unfounded; prior involvement of the same physician did not by itself justify recusal, and the objection was raised too late.

Fundamentação extraída

The expert's name had been communicated in advance, the insured's representative had enough information to inquire, and any lack of diligence by counsel is attributable to the insured.

Questão jurídica principal

Whether the adequate causal link had to be assessed under the 'whiplash' jurisprudence rather than the psychiatric-complaints jurisprudence.

Decisão extraída

The lower court correctly applied the psychiatric-causation criteria because, after six months, the symptoms were mainly a massive psychogenic overload.

Fundamentação extraída

Where objectively established whiplash-type symptoms fall into the background and psychological problems dominate, the criteria for psychical sequelae of accidents govern; those criteria were not met.

Questão jurídica principal

Whether the insured could challenge the amount of the legal-aid fee awarded to her court-appointed lawyer in cantonal proceedings.

Decisão extraída

She lacked standing, because the indemnity belongs to the appointed lawyer alone.

Fundamentação extraída

Only the lawyer was the creditor of the fee awarded as court-appointed counsel and therefore alone entitled to appeal this point.

Questão jurídica principal

Whether the insured was entitled to federal legal aid.

Decisão extraída

No, because the appeal had no prospect of success.

Fundamentação extraída

Legal aid is denied when the claims were doomed to fail from the outset.

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