Erkundigung bnizukommen vermag), war nicht geeignet,
die
auf der Hand liegenden Zweifel zu beseitigen. Mochten
die
Bedenken nfänglich gering sein, so mussten sie sich
mit dem Eingreifen der Behörde, der die Überwachung des
Lotteriewesens
im Kanton Aargau obliegt, so verstärken,
dass gegenüber der Weigerung, daraufhin die Reklame-
aktion einzustellen, und der demzufolge unternommenen
Weiterführung der Vorwurf der vorsätzlichen Widerhand-
lung begründet ist.
Demnach erkennt der Kassationshof :
Die Nichtigkeitsbeschwerde wird abgewiesen.
H. ORGANISATION
DER BUNDESRECHTSPFLEGE
ORGANISATION JUDICIAIRE FEDERALE
12. Arr6t de 11 Cour de eassa.tion pena.ll du 10 femlr 1936
dans la cause Bla.ser contre 'l'ribunal da police du Loele.
Abstraction faite des delits qui ne sont poursuivis que sur plainte,
et abstraction faite de l'action civile, le pourvoi en nullite a la
Cour de cassation du Tribunal federal n'appartient qu'a. 1'00-
cusll, a l'accusateur public du canton, et au titulaire de Z'action
penale privee. (Privatstrafkläger.) -Interpretation da cette
derniere expression. -La question de savoir si le recourant
est un Privatstrafkläger doit etre resolue a. la lumiere du
droit cantonal.
Art. 270 al. I LFPP.
A. -Le 27 juin 1935, a 15 heures 40, au Locle, l'auto-
mobile d'Alexandre Blaser est entree en collision avec celle
de Jean Breguet.
Blaser
fut denonce par la police pour infraction aux
art. 25 al. 1 et 26 M. 1 LA.
Quant a Breguet, il fut l'objet d'une plainte penale de
Blaser pour infraction aux art. 25 et 27 LA.
B. -Par jugement du 27 septembre 1935, 1e Tribunal
Organisation der Bundesrechtspflege. N0 12.
de police du district du Locle a libere Breguet purement et
simplement ; en revanche, il a condamne Blaser a 25 francs
d'amende et aux frais.
C. -Par acte depose en temps utile, Blaser s'est pourvu
en nullit6 aupres de la Cour de cassation penale du Tribunal
federal. Il conclut a l'annulation du jugement de premiere
instance, sous
suite de frais. Ses critiques portent tant sur
sa condamnation que sur l'acquittement de Breguet.
Considerant en droit :
- -Dans son texte frannais, l'art. 270 al. 1 LFPP a
la teneur suivante:
Peuvent se pourvoir en nullit6 l'accuse et l'accusateur
public du canton. Dans les cas qui ne sont poursuivis que
sur plainte du lese, le droit de recours appartient aussi au
plaignant. Jl
La premiere phrase de cette disposition est incomplete.
En effet, dans le texte allemand, elle est ainsi libellee :
Die Nichtigkeitsbeschwerde steht dem Angeklagten,
dem öffentlichen Ankläger des Kantons und dem
Pr iv a t s t r a fk 1 ä ger zu .
CompIet6 comme il devrait l'etre, le texte frannais de
l'art. 270 al. 1, premiere phrase, aurait la teneur ci-apres :
Peuvent se pourvoir en nullit6, l'accuse, l'accusateur
public du canton et le titulaire de l'action penale privee
(ou accusateur prive ).
L'action penale privee est une particularit6 de certaines
procedures cantonales. Elle n'appartient qu'a la victime,
a qui elle donne, dans certains cas, le droit de poursuivre
le delinquant en lieu et place du ministere public, d'inter-
venir en cette qualiM dans l'instruction et les debats, de
requerir, on d'abandonner l'accusation, etc. (STÄMPFLI,
Bundesstrafrechtspflege, n. 3 ad art. 270 ; HAFTER, p. 133 ;
cf. GARRAUD, Trait6 thoorique et pratique d'instruction
criminelle, t. 1, n° 80; arret de la Cour de cassation penale
de ce jour en la cause Elektr. Bahn St. Gallen-Gais, v. ci-
apres p. 55 sq.). Dans d'autres procedures, les attributions
iH
Strafree ht.
de ( l'accusateu;r prive )) sont Illoins etendues, Illais il joue
tonjours
dans le proces le röle d'une partie, qui possede,
entre antres droits, celui de prendre des conclusiollS ten-
dallt a l'application de la loi penale. L'accusateur prive
est donc nettement distinct d'un plaignant stl'icto sensu
(( AntragstelleflJ, ( Anzeiger ))).
C'est d'apres les regles de la procedure cantonale qu'on
doit determiner si Ia victime a in casu le role d'un accusa-
teur prive. Or, tel n'est jamais le cas dans le canton de
Neuchatel. Le code de procedure penale de ce cant on ne
considere en effet Ia victime que comme un plaignant
stricto sensu qui, du point de vue penal (c'est-a-dire
abstract ion faite des conclusions civiles), n'est jamais une
partie au proces et -meme apropos des deUts qui ne se
poursuivent pas d'office -n'a jamais qualite pour pour-
suivre l'application de la loi penale a la place du minis-
tere public ou conjointement avec lui.
01', d'apres I'art. 270 al. 1 LFPP precite, un tel plaignant
n'a qualite pour se pourvoir en cassation au Tribunal
federal que s'il s'agit d'un delit ne se poursuivant que sur
plainte. En outre, s'il s'est porte partie civile, il peut,
d'apres l'art. 271, se pourvoir en nullite en ce qui concerne
l'action civile.
En l'espece, il n'est pas conteste que Ie deUt dont Bre-
guet etait prevenu se poursuit d'office. Il est constant
aussi que Blaser ne s'est pas porte partie civile. Il n'a donc
pas qualite pour se pourvoir-en nullite contre Ia partie
du jugement cantonal qui ac quitte Breguet. Dans cette
mesure, son recours est irrecevable. Le minisMre public
ne s'etant pas pourvu contre cet acquittement, celui-ci
est donc definitif.
2. -En revanche, Ie pourvoi est recevable dans la me-
sure Oll il est dirige contre Ia propre condamnation de
Blaser. Toutefois, il n'est pas fonde ...
Le Tribunal f6leral prononce :
Dans la mesure Oll il est recevable, le recours est rejete.
Organisation der Bnndesrechtspflege. No 13.
- Urteil des Ia.ssationshofs Tom 10. Februar 1936
i. S. Elektr. Ba.hn St. Ga.llen-Gais-Appenzell gegen Schwob.
Legitimation zur Nichtigkeitsbeschwerde
an den Kassationshof. Privatstrafkläger
im Sinne des Art. 270 Abs. I (und 278 Abs. 3) BStrP ist nur der-
jenige Geschädigte, der nach dem kantonalen Strafprozessrecht
die Strafanklage a I lei n, anS tell e eines nicht in
Funktion tretenden öffentlichen Anklägers vertritt.
Aus Art. 32 Abs. I des BG über Bau und Betrieb der Eisenbahnen
vom 23. Dez. 1872 (Bahnpolizei) kann unterdemneuen
BStrP eine Legitimation zur Nichtigkeitsbeschwerde nicht mehr
abgeleitet werden.
A. -Am 27. März 1935 um 10 Uhr 24 kam es in Teufen
'Zu einem Zusammenstoss zwischen dem vom Angeklagten
Schwob
als Chauffeur geführten Personenauto und dem
Zug der elektrischen Bahn St. Gallen-Gais-Appenzell, wobei
am Auto ein Schaden von Fr. 320.-und am Motorwagen
des Zuges ein solcher von Fr. 30.-entstand. Auf Über-
weisung durch das eidgenössische Justiz-und Polizei-
departement erhob das Verhöramt des Kantons Appenzell-
A. Rh. gegen Schwob Strafklage wegen erheblicher Eisen-
bahngefährdung so wie Übertretung von Art. 25 MFG und
Art. 61 VVo. Die Bahn machte adhäsionsweise einen
Schadenersatzanspruch von Fr. 30.-geltend. Gegen das
den Angeklagten bezüglich beider Delikte von Schuld und
Strafe freisprechende und den Zivilanspruch abweisende
Urteil des Kriminalgerichts appellierte nur die Justiz-
direktion des Kantons Appenzell A. Rh. an das Ober-
gericht, welches
den erstinstanzlichen Entscheid mit Ur-
teil vom 28. Oktober 1935 bestätigt hat.
B. -Gegen dieses Urteil richtet sich die vorliegende
Nichtigkeitsbeschwerde
der Bahn mit dem Antrag auf
Aufhebung desselben und Rückweisung der Sache zu neuer
Entscheidung an die Vorinstanz. In ihrer Gegenäusserung
vom 16. Dezember 1935 spricht die Vorinstanz der Bahn
die Legitimation zur Nichtigkeitsbeschwerde ab mit der
Begründung, als Zivilklägerin sei sie infolge Unterlassung