Bedürfnissen beruhen kann. Ein derartiges Bedürfnis des
Klägers im blick auf seinen heissen Wunsch, die Be-
klagte als Frau heimzuführen, ist indes nicht anzunehmen,
wenn er auch in dieser Hinsicht den BestrickungskÜllSten
der Beklagten unterlegen sein mag, wie dies die Vorinstanz
ausführt.
Mit Recht hat die Vorinstanz sodann im Gegensatz zu
der ersten Instanz auch das Vorliegen einer Unerfahrenheit
des Klägers verneint. Unerfahrenheit ist vorhanden, wenn
entweder ganz allgemein Nichtvertrautsein mit den Ver-
hältnissen vorliegt, wie bei Jugendlichen, oder wenn im
Einzelfall dem einen Vertragskontrahenten die Sachkennt-
nis fehlt, die zur Beurteilung von Verhältnissen der in
Frage stehenden Art im allgemeinen erforderlich ist
(OSER-8CHÖNENBERGER, Anm. 11 zu Art. 21 OR; BGE
41 II S. 579). Die letztere Voraussetzung, die hier allein
in Frage kommen könnte, ist von der Vorinstanz mit Recht
verneint worden unter Hinweis darauf, dass der Kläger,
mochte er auch im Handel mit Wirtschaften keine beson-
deren Kenntnisse haben, sich doch des bestehenden Miss-
verhältnisses zum mindesten grundsätzlich bewusst war,
und dass er sogar von der Urkundsperson Dr. M. vor der
Unterzeichnung des Vertrages auf die grosse Differenz
zwischen
Kaufpreis und Assekuranzwert aufmerksam
gemacht worden war.
Dagegen hat die Vorinstanz eine Ausbeutung des Leicht-
sinnes des Klägers durch die Beklagte angenommen ; der
Kläger habe sich in blinder Leidenschaft nun einmal in den
Kopf gesetzt, die Beklagte zu heiraten, wobei letztere es
nicht unterlassen habe, diese Leidenschaft nach allen
Regeln weiblicher Bestrickungskunst bis zur Tollheit zu
schüren, um dann in bewusster Ausbeutung dieses unbere-
chenbaren Zustandes den Kläger zur Eingehung des
Kaufvertrages zu veranlassen.
Mit der Annahme, es sei der Leichtsinn des einen Ver-
trag steiles ausgebeutet worden, darf es nun gewiss nicht
leicht genommen werden. Allein auch bei Anlegung eines
Obligationenrecht .. N0 9.
strenges Masstabes ist im vorliegenden Falle diese Annahme
berechtigt. Dass der Kläger bei der Eingehung des Ver-
trages überaus leichtsinnig vorgegangen ist, kann wohl
nicht zweifelhaft sein: Wie bereits bemerkt, hatte er
über die Angemessenheit des geforderten Kaufpreises
erhebliche Zweifel ;
er hat sich aber offensichtlich um der
Hemit mit der Beklagten willen über seine Bedenken hiri-
weggesetzt,
während ihn doch, insbesondere nachdem er
durch die Urkundsperson auf diesen Purikt noch aus-
drücklich
aufmerksam gemacht worden war, die primi-
tivste vernunftsgemässe Überlegung zum mindesten dazu
hätte veranlassen müssen sich vorerst bei einem Fachmann
über den effektiven Verkehrswert der Liegenschaft zu
informieren. Dass sodann die Beklagte diesen Leichtsinn
des
Klägers ausgebeutet hat, indem sie die Schwäche des
Klägers
wahrnahm und sie zur Erlangung übermässiger
Vorteile missbrauchte,
muss ebenso unzweifelhaft bejaht
werden angesichts der tatsächlichen Feststellung der Vor-
instanz, dass sie durch ihr ganzes Verhalten während der
Kaufsunterhandlungen, wie auch in der Korrespondenz
die Leidenschaft des
Klägers in wohlberechneter Weise
geschürt und bis zur Tollheit gesteigert habe.
Demnach erkennt das Bundesgericht :
Die Berufung wird abgewiesen und das Urteil des Ober-
gerichtes des Kantons Glarus vom 22./29. Oktober 1934
wird bestätigt.
9. Extrait da l'arret da 1a. Ire Seetion civile
du 1a fevrier 1935 dans Ja cause Da.me Reusser-'rraphagan
contre Domaina du Cha.nat S. Ä.
Bail a lover. Reparations. Gest-ion d'alfaires. Art. 256 H, 422 pt
423 CO.
Dans le cas particulier, le preneur avait demande au bailleur
de remplacer un fourneau. Le bailleur n'ayant pas immediate-
mant fait droit acette reclamation, mais demande des ren-
:;8
Obligationenrooht. No 9.
seignements le preneur a fait l'acquisition d'un fourneau pour
le prix de 3440 francs. Le bailleur a refusa de prendre cette
depense a charge. Le juge lui a donna raison.
Extrait des motits :
Le preneur qui a remedie a des defauts en lieu et place
du bailleur, sans avoir requis comme ill'aurait du l'auto-
risation du juge, peut-il pretendre gerer l'affaire du bail-
Ieur 1
TI convient de distinguer entre Ia gestion d'affaires par-
faite et la gestion d'affaires imparfaite. Sous l'empire de
l'anden CO, la jurisprudence autorisait le preneur, en
application des principes sur la gestion d'affaires parfaite,
a remedier, aux frais du bailleur, aux defauts de la chose
louee apres les avoir vainement signales a ce dernier.
L'art. 256 al. 2 CO revise a codifie cette jurisprudence.
mais
en limitant aux menus defauts ) Ie droit du preneur
de proceder lui-meme aux reparations. Autant qu'il ne
s'agit pas de menus defauts , le preneur doit requerir
l'intervention du juge, en conformite de l'art. 98 al. 1 Co.
Si l'on permettait d'une fa ;on generale au preneur d'agir
sans l'autorisation du juge, on rendrait illusoire la restrie-
tion edictee a l'art. 256; le preneur aurait toute facilite
d'eluder l'art. 98 al. 1 CO.
Le Iegislateur a regIe les rapports entre preneur et
bailleur, en ce qui concerne les reparations de la chose
louee, de maniere a exclure: en regle generale, l'application
des dispositions sur la gestion d'affaires parfaite (cf.
BRÜCKMANN, Die Rechte des Geschäftsführers ohne Auf-
trag, p. 70 et sv.). La regle comporte toutefois une excep-
tion : Ie preneur a le droit de passer outre lorsque, pour
cause d'absence ou pour tout autre motif, le bailleur, Oll
bien ne peut etre avise atemps, ou bien ne peut intervenir
utilement; car la regle legale suppose la possibilite d'at-
teindre le bailleur pour qu'il prenne a temps les mesures
necessaires (v. dans ce sens BEcKER, note 19 sur les articles
et 255 CO, jugement du Tribunal cantonal vaudois
Obligationenrooht. N° 9.
du 28 octobre 1925 dans la cause Dlle Barriere c. Pettry,
S.J.Z. 1925/26, p. 169).
Dans tous les autres cas, le bailleur ne peut se prevaloir
que de la quasi-gestion. Les arguments opposes a l'appli-
cation des dispositions
sur la gestion d'affaires parfaite
n'empechent en effet pas l'application des rilgles sur la
quasi-gestion: en vertu de ces regles, le preneur ne pourra
reclamer au bailleur que ce dont celui-ci est enrichi, mais
non le cout des refections. L'art. 256 al. 2 garde done Ba
raison d'etre et l'art. 98 al. 1 n'est pas elude.
Dans la presente espece, il ne peut etre question de
gestion d'affaires
parfaite selon l'art. 422 CO. La deman-
deresse
pouvait etre atteinte en temps utile et elle pouvait
prendre a temps les dispositions necessaires. La defende-
resse a commande le fourneau alors qu'elle avait signale
le defaut a la demanderesse et que celle-ci, loin de repondre
par une fin de non-recevoir, avait demande des eclaircisse-
ments.
Au surplus, l'achat d'un nouveau fourneau n'6tait
pas command6 d'embIee par l'interet de la demanderesse,
du moment qu'il etait possible de reparer randen.
TI ne saurait non plus etre question d'enrichissement
illegitime de la demanderesse. Le fourneau achete par la
defenderesse est devenu la propriete de celle-ci. Et la
defenderesse n'a pas perdu son droit de propriete parce
qu'elle a
fait installer le fourneau dans l'immeuble de la
demanderesse. Elle a garde le droit de l'enlever et notam-
ment de l'emporter a la fin du bail; tout ce que la bail-
leresse
pourra exiger alors, c'est que la defenderesse remette
en place l'anden fourneau (art. 271 CO).L'inventaire des
27 novembre
et 4 decembre 1933 mentionne parmi les meu-
bles garnissant l'immeuble
loue et appartenant a Dame
Traphagen un grand potager Aga: c'est le fourneau dont
il s'agit. TI suffit des lors de reserver l'hypothese de la
realisation de cet objet, avec l'immeuble, au profit de
creanciers de la demanderesse.