24 Schuldbetreibungs-und Konkursrecht. N° 6.
den Kollokationsplan festgestellten Anspruches auf das
Konkursbetreffnis mit einer Gegenforderung der Konkurs-
masse
nicht einfach dadurch zu entziehen, dass er diese
bestreitet.
Es erscheint denn auch durchaus als das
Normale, dass Forderungen, welche der Konkursmasse
gegen einen im Kollokationsplan zugelassenen Konkurs-
gläubiger erwachsen, durch Verrechnung
der Dividenden-
schuld bezw. des sonstigen
an diesen Konkursgläubiger
auszurichtenden Konkursbetreffnisses eingebrachtwerden,
anstatt dass die Konkursverwaltung solche Forderungen
zunächst während des -
dadurch in die Länge gezogenen
-Verwertungsstadiums einzieht,
um ihren Gegenwert
dann
im Verteilungsstadium wieder zurückerstatten zu
müssen.
Und zum Schutze des zugelassenen Konkurs-
gläubigers
ist es auch gar nicht etwa erforderlich, dass
Streitigkeiten über solche Gegenforderungen
vor der
Auflegung der Verteilungsliste ausgetragen werden.
Vielmehr werden die Rechte des Konkursgläubigers
genügend gewahrt, wenn
ihm durch' einen Auszug aus
der Verteilungsliste von der Verrechnung Mitteilung
gemacht wird.
Bestreitet er die Gegenforderung und erhebt
er noch während der Auflage der Verteilungsliste Klage, so
wird die Konkursverwaltung die Verteilung verschieben,
insoweit sie seine Rechte beeinträchtigen könnte, wie
dies
ja auch vorliegend geschehen ist. Freilich ist es
gesetzlich nicht vorgesehen, dass die Konkursverwaltung
(oder
an ihrer Stelle die Aufsichtsbehörde) einem Konkurs-
gläubiger eine
Frist mit Verwirkungsfolge ansetze,
binnen welcher
er Klage erheben müsse, wenn er äie
von der Konkursmasse behauptete Gegenforderung
bestreiten
will. Allein ebensowenig besteht eine gesetz-
liche Vorschrift, welche die Konkursverwaltung ver-
pflichten würde, ihrerseits Klage zu erheben,
um ihre
Gegenforderung geltend zu machen. Anderseits
kann
keine Rede davon sein, dass sie die Verteilung einfach
verschieben dürfte, wenn es
dem betreffenden Gläubiger
zusagen sollte,
mit der Durchführung des Prozesses
Schuldbetreibungs-und Konkursrecht. N° 7. 25
während längerer Zeit zuzuwarten. Vielmehr muss sie
nach Ablauf der
Frist für die Auflegung der Verteilungs-
liste
zur plangemässen Verteilung des Konkursergebnisses
unter die übrigen Gläubiger schreiten dürfen, sofern die
in der Verteilungsliste vorgenommene Verrechnung
inzwischen nicht
durch Klagerhebung in Frage gezogen
worden ist. Somit ist das Vorgehen der Konkursver-
waltung, welche dem
Rekurrenten durch besonderes
Schreiben von der Auflegung der Verteilungsliste und
der Verrechnung seines Konkursbetreffnisses
mit einer
höheren Gegenforderung der Konkursmasse Mitteilung
gemacht
hat, nicht zu beanstanden. Indessen muss es
bei dem von der Konkursverwaltung
nicht angefochtenen
Entscheide der Vorinstanz sein Bewenden haben, durch
welchen dem
Rekurrenten eine neue Klagefrist angesetzt
wurde.
Demnach erkenllnt; e Schuldbelr.-und J(onkurskammer:
Der Rekurs wird abgewiesen.
7. Arrit du 14 fevrier 1828 en la cause Grandvs,ux.
Les effets d'une faillite ouverte a l'etranger ne s'etendent pas
aux biens et aux creances du failli en Suisse, a moins que les
traites internationaux n'en disposent autrement.
La masse etrangere ne saurait, des lors, se faire delivrer par
roffice suisse un dividende revenant au failli.
Vorbehältlich anderweitiger staatsvertraglicher Vorschriften
erstrecken sich die Wirkungen des im Ausland eröffneten
Konkurses nicht auf die in der Schweiz befindlichen Sachen
und Forderungen des Gemeinschuldners und ist daher das
diesem zukommende Betreffnis (Dividende) aus dem über
seinen Schuldner in der Schweiz eröffneten Konkurse nicht
an die ausländische Konkursmasse abzuliefern.
Riservate le disposizioni contrarie dei trattati internazionali.
gli effetti d'un fallimento dichiarato all'estero non si
estendono ai beni e crediti deI fallito in Isvizzera, che la
massa straniera non pub quindi rivendicare.
aö Schuldbetreibungs-und Konkursrecht. N° 7.
Victor Grandvaux., creancier de la sochnte Flegen-
heimcr Oe, ti Geneve, aujourd'hui en faillite, a He
admis a l'etat de collocation dc cette derniere pour
3600 fr. cn premiere das se, ct pour 5386 fr. 70 plus
?400 fr. en cinquic. me classe. Le 19 decembre 1927,
ii a demande le paiement de son dividende priviIegie,
au meme tiire que les autres employes de la maison.
L'oHice de Geneve a repousse eette demaude, en
invoquant une leitre a lui adressee, l 23 nove .bre
1927, pur la Seetion des faillites du TrIbunal mantIm
et de commeree dt' Copenhaguc. Dans eette lettre, qm
figure au dossit'r t'tl original et en traduction confonrr:e,
l'autorite danoise fait part dc l'ouverture de Ia fmlhte
de Grandvaux.
ü Copcnhague. Elle avise I'office de
Geneve qut' 1a crt'ance de l'interesse eontre Flegenheimer
Cte a dt porth' ti l'aetif de Ia masse Grandvaux, et
elle imite, des lor", l'administration de la faillite Flegen-
hdmer ti verst'r t'H mains de la Section eompetente du
Tribunal dt' comnll'ft'e de Copt'nhague, tout dividende
allout i Gramh'aux, du ('hf'f des creanees produites.
Eu l'ommuniquant un mandataire de Grandvaux la
requete dont il etait saisi, roffice de Geneve a ajOlnte
qu'i! IH.' Ini appartt'Iwit pas de se prononcer sur le pomt
dt' su 'oir si le dividende eil question revient a Grandvaux
pl'I'sonnellement Oll :.I. sa Illasse en faillite; qu'en ens
de desaccol'd, l'administration a simplement pour devOIr
fit' eonsiglll'I' In somme litigieuse.
Grand 'aux a porte plainte ('ontre Ie fefus de l'offiee,
t't fait yuloir, en rt'SUIllt'. ce qui suit : Le reeourant gerait,
l CopenhagUt', une maison Classen Oe, pour le compte
et romme eIllploye de Flegenheimer. La decollfiture de la
Soeiete Fkgenheimer a entraine eelle de Classen Cie.
Grandvaux a, lui-meme, He dcclare en faillite a Copen-
hagul', bien
qu'il n'ait pas de creanciers personnels.
Cesi. dt"s lors, sans droit que I'office de Geneve refuse
dc Iui
wrsel' le dividende pour lequel il a ete admis en
premiere c1asse. Ce dividende, representant une creance
Schuldbetreibungs-und l(onkursrl'cht. No 7. 27
de salaire, est en effet insaisissable, tout au moius nans
la mesure prevue aux art. 93 et 197 LP. D'autre part,
Grandvaux n'est pas en faillite a Geneve. Quant au
jugement danois deelaratif de faillite, il n'a pas re ,(u
l'exequatur des autorites suisses et ne saurait, partant,
avoir force de loi a Geneve. L'interdiction de payer ema-
nant de l'autorite etrangere ne constitue, d'ailleurs, pas
une mesure judiciaire susceptible d'execution en Suisse.
Grandvaux conclut done a ce que l'administration de Ia
faillite Flegenheimer
soit tenue de Iui verser le dividende
privilegie pour lequel il a ete admis aretat de collocation,
subsidiairement le
montant du salaire considere comme
insaisissable.
L'office a propose le
rejet du re('ours.
Statuant le 21 janvier 1928, l'autorite eantonale de
surveillance a ecarte la plainte, par les motifs suivants :
Grandvaux ne conteste pas que sa faHlite ait ete
prononeee a Copenhague. L'autorite danoise demande
Ie versement du dividende que le recourant doit toucher
dans la faillite Flegenheimer. Elle se pretend done aux
droits du creancier. Or les eommentateurs de la LP
sont d'avis que, si le transfert d'une ereance fait l'objet
de eontestations, le litige est vide hors de la procMure
de faillite. L'office n'a done pas ä intervenir dans cctte
question, mais il peut consigner le dividende. Les con-
clusions principales de
Ia plainte ne sauraient, en conse-
quence, etre admises. Une fois la somme consignee, il
sera loisible a Graridvaux de soulever devant la juridic-
tion
competente, les moyens qu'il fait valoir aujourd'hui
et que les organes de faillite ne peuvent examiner.
Quant a la demande subsidiaire du reeourant, elle doit
aussi etre ecartee. Voffice n'est, en effet, pas en presencc
d'une mesure d'execution entrainant la fixation de Ia
partie insaisissable du salaire, mais seulement d'une
pretention, posterieure au depot de l'etat de eolloeation,
et a laquelle Ia faillite Flegenheimer doit rester etran-
gere.
28 Schuldbetreibungs-und Konkursrecht. N° 7.
Grandvaux a recouru au Tribunal fMeral, en concluant
ä. l'admission de la plainte.
Considerant en droit:
Lorsque, apres le depot de l' etat de collocation, il
s'eleve un differend sur le point de savoir si une creance
colloquee a change de
titulaire (ensuite de cession,
p. ex.,
ou de subrogation), l'office ne doit pas prendre
parti dans la contestation, mais il a, en revanche, la
faculte et meme, suivant les circonstances, l'obligation
de consigner le dividende (JAEGER, Comment. t. II
p. 389 et 396).
Ce principe n'est, toutefois, pas applicable, en l'espece.
Ni
l'autorite danoise, agissant au nom de la masse Grand-
vaux, ni l'office de Geneve, administrateur de la faillite
Flegenheimer, ne
mette nt en doute la qualite du recourant
de creancier de cette faillite. Il ne s'agit donc pas de
determiner
le titulaire de la creance colloquee dans la
faHlite Flegenheimer. Ce titulaire ne peut etre que Grand-
vaux, lequel reclame aujourd'hui le pniement du divi-
dende assure. Le Tribunal de eommeree de
Copenhague
ne pretend, en effet, nullement etre aux droits de Grand-
vaux et agir, dans la faillite Flegenheimer, comme ces-
sionnaire de ce
dernier: il se borne ä. invoquer un juge-
ment de faillite rendu en Danemark, et il conteste au
recourant le droit de disposer de son dividende.
Or la LP ne consacre pas: en matiere internationale,
le principe de l'universalite
et de la force attractive de
la faillite. Des lors, sauf exceptions prevues par les traites
(sie. Convention franco-suisse du 15 juin 1869, traites
conelus avec Ie Würtemberg en 1825-26, avec la Baviere
en 1834 et avec la Saxe en 1837), Ia faillite ouverte ä.
l'etranger n'a point pour eonsequence de faire tomber
les mesures d'execution dejä. en cours, sur territoire
suisse, eontre le debiteur (RO 35 I p. 811), ni d'empecher
l'ouverture de nouvelles poursuites ou
la mise en faillite
de l'interesse.
En vertu du meme principe, les autorites
Schuldbetreibungs-und Konkursrecht. N° 7. 29
suisses ne sauraient etre tenues de remettre a la masse
etrangere les biens qu'elles detiennent pour le compte
du failli ou de ses creanciers (v. JAEGER, Comment. de
la LP t. 11 p. 128 et jurispr. citee; MEILI, Lehrbuch des
internationalen Konkursreehts,
28 et 29; eL dans
le
meme sens, le 237 de la loi allemande sur la faillite,
et Ernst JAEGER, Kommentar zur Konkursordnung,
t. 11 25 note 43 et 237 note 3).
Or la Suisse et le Danemark n'ont point conclu de
traite sur la reconnaissance et l'execution reciproque
des jugements de faillite. Les decisions prises,
a Copen-
hague, contre le recourant, ne sauraicnt done affecter
le droit de libre disposition de
I'interesse sur les objets
et les creances qui lui appartiennent et sont situes en
Suisse. Le dividende attribue a Grandvaux dans Ia faillite
Flegenheimern'ayant point fait l'objet d'une saisie ou
d'autres mesures d'execution de la part des autorites
suisses. c'est,
par eonsequent, a tort que l'office de
Geneve en a refuse le versement
et qu'l! a renvoye
Grandvaux a se pourvoir devant les tribunaux civils.
La Chambre des Poursuites et des F aillites prononce :
Le recours est admis,le prononce de l'autorite calltonale
de surveillance annule
et l'office des faHlites de Geneve
invite a verser au recourant le dividende privilegie pour
lequel celui-ci a
ete admis dans l'etat de collocation de la
faillite Flegenheimer.