20'l A. Oberste Zivilget"ichtsillstallz. -I. Materiellrechtliche Entscheiuunge..:.
. 3. Sachenrecht. -Des droits reels.
39. Arrit da la lI
e
saction c1vlla du 17 avril1913
dans la; cause ChaJ.ut, def. et ree., contre Schieas, dem. et inl.
Il n'y a pas abus da droit au sens de rart. 2 CCS dans 1e fait de
s'opposer
a l'exploitation d'una indnstrie intardite par racte
constitutif da la servitude, aiors mnmtl que jusqu'ici 1e propl"ie..
taira du fonds dominant n'aurait pas eM gnne dans sa jouis-
sauce par l'exploitation de eette industrie. L'interpretation du
eontenu d'une servitude constituee sous l'empire du droit can-
tonal ne doit pas se faire a Ia lumünre du ces.
Le 11 avril 1905 Chalut a achete une parcelle de terrain
provenant d'un immeuble dont, lors
da son morcellement
opere le 3 septembre1901, chaque parcelle avait ete grevoo
de deux servitudes consista.nt en ce que: 1
il ne pourra 6tre
etabli
aucun cafe, restaurant, brasserie, maison de sante,
il.ucun atelier, usine ou chantier, etc.; 2
que le terrain vendu
est destine a la creation d'une villa.
Le 9 avril
1908, dame Schiess-Devertu a achete une par-
celle
detacMe du m6me domaine et .au benefice des servi-
todes indiquees ci-dessus.
Le 17 mai 1911 elle
a ouvel't action a. Chalut en concluant
a ce qu'il lui soit fait defense de donner habitation dans son
immeuble
a plus d'un menage sous peine de 50 fr. de dom-
mages-inter6ts par jour de retard et a ce qu'il soit condamne
envers elle a une indemnite Je 1000 fr.
Le defendeur a coneIn a liberation. 11 expose qu'il n'a pas
contrevenu a Ia servitude dite de villa , que son immeuble,
quoique habite par plus d'un menage, est bieu une villa, que .
par son inaction Ia demanderesse a tacitement renonce au
droit qu'elle invoque aujourd'hui, qu'enfin elle doit
tre de-
boutee de ses conclusions en vertu de l'art. 2 CCS, car elle
ne justitie d'aucun
internt respectable.
Le Tribuual de premiere instance, tout en admettant que
1e defendeur a contrevenu a la servitude, a debout6 Ia dem an-
3. Sachenrecht. N0 39.
tieresse de ses conciusions en application de l'art. 2 CCS. La
Cour de Justice civile a reforme ce jugement, en reeonnais-
sant que Ia demanderesse n'a fait qu'exercer
un droit au res-
pect duquel elle avait un
interH evident. Elle a en eonse-.
quenc imparti.ft Chal?t un delai de six mois pour amenager
sa malson
en vIlla et I a condamlle, en vertu entre autres de
l'art.
109 loi proc. civ. a 300 fr. de dommages-iuterets comme
sanction de la contravention
a Ia servitude et parce' que par
sa resistance injustifiee
iI amis Ia demanderesse dans l'obli-
gation de plaider.
Chalut
a. forme en temps utiIe aupres du Tribunal federal
un recours en reforme contre eet arret. 11 conclut ä. ce qu'il
p aise
au Tribunal fMeral dire que l'arret a fait une fausse
interpretation
du mot villa, que le dMendeur n'a commis
aucune infraction ä. la servitude. que e'est a tort que la Cour
a
refuse da faire application de l'art. 2 CCS, debouter en
eonsequence dame Schiess de toutes ses conclusions.
Stalurwt sW' ces faits cl c(Jllsidüallf en droil:
Le Tribunal federal est incontestablement competent dans
Ia me sure Oll il s'agit de savoir si l'action iutentee par Ia
demanderesse constitue l'abus manifeste d'un droit, au sens
de l'art. 2
CCS. Par contre est soumise ä. l'application exclu-
sive du droit cantonal la question de savoir en quoi cousiste
Ja servitude invoquee, ce qu'on doit entendre par villa ,
si la maison du defendeur est une villa, etc. Sur ce point il
suftit de se referer aux arrets recents par les'luels le Tribu-
nal federal a pose en principe que l'interpretation des actes
constitutifs d'une servitude creee avant le 1 er janvier 1912
releve uniquement du droit cantonal sous l'empire duquel ces
actes ont
ete passes (voir arrnts du 23 octobre 1912, Feuer-
lein
c. Meyer , du 4 decembre 1912, Wäckerling et con-
sorts c. Immobiliengenossenschaft pro Domo, et du 5 fe-
Tier 1913 , Rhätische Bahn c. Egger). Or tous les actes
qui peuvent presenter de l'interet en l'espece -aussi bien
Facte constitutif de la servitude que les actes d'aehat eIes
" HO ;lS 11 1'. 7 ;i1. - " M. :1911 p. 17S:?
If.. OI!erste ZiqericfttaiDstaoz. -I. lfaterielIreefitriClie Entscheidunpn.
parties en cause -sont anterieurs a la date de l' entree en
vigueur du CC:). Clest donc bien ä la lu miere du droit gene-
vois que devait se determiner le eontenu de la servitode
invoquee.
Et e'est egalement ä la lumiere de ce droit (cf.
art. 1 Al. 1 Titre final CCS) que l'instance cutonale a eu ä
rechercher quels ont pu 6tre les effets juridiques de l'inac-
tion
de la demanderesse depuis le moment ou elle a achete
sa propriete (9 avril 1908) jusqu'au moment ou elle a ouvert
action (17 mai 1911).
Quant
ä l'exeeption tiree par le defendeur de rart. 2 CCS,
c'est avec pleine raison que l'instance cantooale l'a d6claree
mal foodee. La demanderesse a un iJlteret .evident a. exiger
le respeet
integral d'une servitude qtii est denature a. aug ..
menter la valeur de sa propriete et l'OIlDe sauraiteoDsiderer
oomme un aete de chicane le simple exercice d'un droit
oonstitue de par la libre volonte des parties. Le defendeur
ll'a
DuUement etabli que, par ßUite de modifieations de l' tat
da mit existaut lors de Ja oonstitution de 1a servitude, celle-ci
ait perdu toute utiUte pour le fonds dominant; 11 De peut
donc invoquer l'art. 736
CCS d'autant qu'en procedure il n'a
pris aueunes conclusions tendant a. faire proDOncer la radia-
tion de servitude prevue a cet artide.
Le reeourant n'ayant eleve Hcune critique contre l'indem
nite allouee a 11. demanderesse par rarret attaque, il n'ya
pas lieu puor le Tribunal federal de revoir sur ee point 11.
decision de l'instance cantonale.
Par ces motifs,
le Tribunal
federal
pronoDce:
Le recours est ecarte et I'arrnt attaque est confirme.
,
I
3. -Sachenrecht. Ne 40.
40. deU ber 1I. ,JittUdfetfuttg 11.0. 25. Utlt 1913
in Sadjen idter, .reI. u. ?Ber ... .reI., gegen tne9"ttm 6,
?Bett u. eßenfaUß r ... .rel.
Bauhandwerkerpfandrecht. IntertempomIes Recht (Erw. 2) .. -B
rechnung der Fl"ist des Art. 839 Abs. 2, insbesondere wenn die Arbett
später vollendet worden
ist, als ursprünglich, v01'gesehen war, oder
wenn die dem Kläger iibe'I"tragene Arbeit diesem 001" l,erell Volleltdullg
entzogen worden ist (EI"w. 3). -Umfang des einzutragenden Pfarld-
-rechtes bei UnterakkOl'dverhältnissen (Erw. 5 und 6). -Kann der
Eigentümer
dem auf P andeintragung klagenden Unterakkordanten
Einreden entgegenhalten, die sichau( sein (des Eigentümers) Ver-
hältnis
zum Oberakko1"danten beziehen? (Erw. 8.)
A. - ie ?Benagten n am 24. ,3unt ober ,3uIi 1911
bem feitnr in .reonfur geratenen aumeifter 16ert .re ur, in
?8afel bie tellung eine onnnufei auf einer 2iegenfdjaft, bit
fie gleidjAeitig uon sturt lllllften,3um q3llllfdjaI:preife lon 68,000 r.
übertragen. m 23. 910uenWer 1911 ttlurben fie bann im runb ..
budj a1 gentümer ber 2iegenfdjaft eingetragen. .
.3n3
ttli
fd)en, nämlid) am 27. Se:ptem6er 1911, atte .reurt bte
IDlaurerarßeiten 3um q3reife )on 25,000 r. an beu .re 14 g er
ttlettmergebeu.
91ctdjbem IDlitte ,3anuar 1912 bie monbaufd)a,ung ftattgefunben
unb ber .retager 63 0;0 ber inm oßliegenbeu IDlClurerClt6eiten au ..
gefünrt Cltte, ennäntigte Jturt bie ?8d Clgteu Clm 10. :PtU 1912,
bie nodj Clnftegeuben aurerllrbeiten Clnberweitig 3u l ergebeu.
mon piefer nnadjtigung madjten bie ?Befhlgten ebraudj, unb eß
at iufolgebeffeu ber .reliiger jene rbeiten nidjt l ollenbet.
m 1. ai 1912 fteUte ber .reläger beim ,8il ilgeridjtß:priiji.
beuten b efudj um ?Bewilligung ber )otlliufigen iutrClgung
eiueS 18aunnbttlederl fanbredjteß im ?Betrage )OU 10,000 r.
(gleid) !lem für bie aungefünrten rßeiten augeblidj gefdjulbeten
?ffiernonu )on 20,000 r., abaügUdj 6eaanlter 10,000 lJr.). a
iebod) eiu )om ,8il ilgerldjtß:präftbeuten mit ber Snung ber aU
gefnrteu m:rbeiten 6eCluftragter ;r:perte biefen m:rbeiten einen ert
!;)OU nur 13,550 r. ßeimafJ, uettlilligte her q3rliftbeut -unter
m:nfei1ung einer .relagftift -bie )orliiufige intra.gung nur fih