150 A. Oberste Zivilgericbtsinstanz. -I. IlaterieUrechtliche Entscheidungen.
lungen biefei ,, efd)eibeill unterbrod)en tt. r fönnte biefe
rgument'dion nid)t efU) t mit bem inw(mbe entfräften, b tfl er
om b( tffer ber d llgten (tuf bie gefeilid)e lnlld)frij't a
ur
jtl(tge ebung nid)t Ilufmerffllm gemad)t worben fei; benn ei
ft t md)t fef , ob %ürfpred) SOidnerm ieau ü ernllUllt elegen
ett genabt Iltte, O t er im )ril 1907 bereiti nid)t menr n
waU bei . tlägeri war. SOai , om 27. 6eptem er (onne u e
bei .3ctnrei) butterte Sd)reiben, womit Dr. SOietnelm bem eairfi.
geridjt Sdjw a feinen ücftritt ali ertrder bei . trägeri tn.
aefg
te
, ftammt nämUdj n tdj bem g tnaen Ilftengemäuen !pfoaeU
uer
lauf offen tr llUi bem 31lnre 1906.
ui bem ef(tgten folgt onne weUerei, bcts bie 6djabenerfai"
forberung bei Jtlägeri inftdjtIidj tnrei oS) u u l3 t 0 ft e n i Uon
12,000 %r. für ben erluft feinei llrudjei gegenüber ber
rbfdjaft eid)lin ber egtünbung entbend. '!lagegen mag ei
aunäd)ft aweifelnctft erfdjeinen, ob bie uorj'tenenbe rsumentlltion
d) aur bweifuug be wettern ofteni )on 300 ljr. für bie
Iiner erl(tnfenen roae foften genüge, bu bod) wo anaunenmen
1ft, bctu biefe . toften bem . träger uud) betnn uuferlegt geblieben
wliren, wenn er red)taettig bie uer efferte . tl(tge eingeretd)t unh
im 3
weit
en !pfoaeffe mcttetiell obgeftegt ätte. llein bie iicffor.
berung ber . toj'ten bei erften erfanreni wlire eben nur gered)t
fertigt, wenn feftj'tiinbe, bau ber . tliiger mit feinem S) tU )tanfllrudj
6ei materieller eurteilung burdjgebrungen wäre. '!liefen inad)weii
a er ift ber Jtläger aufoIge feiner UnterIuffung ber weitern ros
aeufünrung fdjulbig geblieben. ß fann inm bager (lUd) biefer
e enlloften unter ben erörterten ernä tniffen nidjt a
u
g
e
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odjen
werben. .
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en fretlief) bie efhlgten felbj't rief) au i9rer 5Serteibi:
gung gegeniiuer ber . trage nid)t auf rt. 158 aO uemfen, unb
ei ift bei9alu nod) bie rage au rüfen, ob bai unbeigeridJt
biefe eftimmung gleidJwo (, )on ?n:mtee wegen, ur m:muenbuug
bringen bürfe. iei tft jebod) an uejnijen. SOeun bie eftrettung
bel' jtlllge nad) IDlnugnue ber l)orftenenl)en rgumentntion fteUt
nid)1 eine eigentnef)e nrebe bel' ef(agten im 5inne ber eltenb:
m td)ung einee gefeiUd)en egenanjllrud) gegenüber bem an fidj
begrünbeten . tlagea.nf:prudje bnr (wie . . Oie inrebe ber mer"
3. Obliptionenrecbt. N° !S.
red)uuns, ber iIgunll ober ilud) ber erjnrun9, beren eriicf
ftdjtiguUß )on mteß wegen rt. 160 ilO auebritcflid) uer ietet),
fonbern )termenr einen iUlUClnb, ber lebiglid) bie Unuegtünbetneit
bei JtIQ:gea.nf:prudJei (tuf runb beß efeiei bnrtut. i nnbelt
fid) t!fo bet ei um bie etnfa:dje m:nweubung bei efe,ei nuf ben
gegebenen at eftQ:nb, um bie red)t1tdje ?IDiirbtgung biefei a:tbe:
j't , tnjld)tUdj bereu bai unbeigeridjt nidjt iluf bie ft er
prlifung ber arteiftanb13unfte befd)räntt ift.
emaö bieten efünrungen ift ber bie . tluge abroeifenbe t tn"
tonale ntfdjetb onne iebe rörtentng oer weitem age bei
6djabeninadjweifei, mit ber fid) bie orinftana ilU tfadJItd) be:
fnUi ttf au eftaugen . ; -'
edauut:
SDie rufung beß . tlägeri wirb (tfgewiefen unbbetmit b ß
Urteil bei fd)w ) ertfdjen jtClntonigerief)ti uom 18. Oftouer 1911
in nlIen en beftiitigt.
25. Arrit de la. Ire netion civi1e du i4 mal 191i, dans la cause
WeH UnmobUiere Fundus 13., der. et l'ec.,contre
, Chenevard Bojoux Sv Oie, dem. et int.
Ball .. 10yer. ADe. CO art. 285. -Sous-Ioeatiou par le preneur.
-Clause
speciale inseree a ce sujet dans le contrat de bai!;
interpretation de cette clause au moyen de la loi elle-m6me.
A. -Suivant aete de ball signe le 6 decembre 1904, les
demandeurs Chenevard Rojoux
Cie ont pris a. bail de
dame Rochette et dans la maison, rue du Commeree a. Geneve,
N° 9, des locaux comprenant trois arcades et tout le premier
etage, pour y transferer divers rayons de leur commerce, ins-
taUe
depuis longtemps an face de la maison Roehette. Ce
bai! etait conelu pour une duree de douze ans, allant du 14 r
oetobre 1905 au 30 septembre 1917, moyennant UD prix an-
Duel de 10000 fr. L'acte de bail contenait la clause suivaute:
c Art. 3. Le locataire pourra sous-Iouer, ou pr6ter tout ou
152 A. Oberste Zivilgerichtsinstanz. -I. Materiellrechtliche Entscheidungen.
partie des locaux loues, sous sa responsabiIite et moyennant
l'autorisation des regisseurs.
B. -L'immeuble Oll se trouvent les locaux loues a ete,
dans la suite, vendu a la societe anonyme de I'Immeuble, rue
du Commerce,9, Fundus B., qui s'est
engageeä respecterles
baux conclus
par dame Rochette. Au mois de juillet 1911, les
demandeurs
et intimes ont transporte Jeur annexe dans des
locaux adjacents
a leur magasin principal, ce qui rendait dis-
ponibles les locaux Ioues dans l'immeuble Fundus B. Ils se
mirent alors en relations avec la maison Burger-Kehl
Oe, a
Zurich qui s'etait declaree disposee ä sous-Iouer les dits 10-
caux, mais, avant de conclure, ils porterent leur intention a
la connaissance des regisseurs de l'immeuble, afin d'obtenir
d'eux l'autorisation
reservee par le baU.
C. -Par lettre du 4 octobre 1911, MM. I'HuilIier fils,
regisseurs du dit immeuble, repondirent
a Chenevard Rojoux
Oe:
c... nous vous informons que la proprietaire est disposee
a vous accorder cette autorisation moyennant le versement
d'une somme de 5000 francs, payee a titre d'indemnite.
Le ) octobre 1911, les demandeurs Chenevard Rojoux Cie
prennent acte du fait que les regisseurs n'ont ancune objec-
tion
a faire a la sous-Iocation et que des lors c leur autori-
sation est virtuellement acquise ; ils se refusent par contre
a payer une indemnite quelconque en se fondant sur l'm. 3
du bail.
Ds confirment cette maniinre de voir dans une lettre
dn 6 octobre, on ils annoncent. avoir sous-Ioue le m6me jour
a Burger-Kehl Oe, Enfin le 8 octobre, l'un des administra-
teufS, le sieur Lewy Levaillant, annonce ä Chenevard Rojoux
Cie qu'ils n'ont pas donne et ne c donneront pas l'autorisa-
tion de cession de
baU a n'importe qui ...
D. -Les demandeurs ont alors introduit la presente ins-
tance
et ont conclu a faire prononcer qu'ils ont le droit de
sous-Iouer sous leur responsabiIit6 a Burger-Kehl Cie pour
la duree du bail soit jusqu'au 30 septembre 19171es arcades
de l'immeuble appartenant a la Sodete defenderesse et a une
indemnite de 10000 fr. La Societe a concln au mal-fonde da
3;' Obligationenrecht. N° 25.
1 -demande. Par jugement du 28 novembre 1911, le Tribu-
nal' da Ire instance de Geneve a reconnu a ChaIievard Rojoux
Qle le droit de sous-Iocation conteste et condamne la Societe
Fundus B. a leur payer une indemnite de 3000 fr. avec int
r6ts ,des le jour de jugement. Sur appel principal des deman-
dellrs
et appel-incident de la Societe defenderesse, la Cour
de Jnstice civile de Geneve a, par arr6t du 16 mars 1912,
confirme le jugement de premiere instance en reduisant tou-
tefois
a 1000 fr. l'indemnite accordee a Chenevard Rojoux
0 " mais en reservant a ceux-ci lenrs droits contre la
Societ6 Fundus B. a raison du prejudiee qu'il pourrait eprou-
ver post6rieurement a l'arrnt de la Conr. C'est contre cet
arrnt que la Sodete Fundus B. a recouru en reforme au Tri-
bunal federal en date du ler avri11912. Elle conclnt ace que
les pretentions de
Chenevard Rojoux Cie soient ecartees
tant en ce qui concerne la constatation d'un droit de sous-
location que pour
l'indemnite qu'ils reclament.
Statuant sur ces aUs et considerant en droit :
- -L'instance cantonale a admis que, tandis que l'art.
CO accorde le droit au preneur de sous-louer tout on
partie
de la chose louee pourvu qu'i1 n'en resulte aucun
changement prejudiciable au bailleur,
il s'est etabli a Geneve
un usage local contraire au moyen de l'insertion dans la
presque totalite des formulaires employes par les regisseurs
de cette
ville d'une clause derogatoire a l'art. 285, et stipu-
lant expressement que
Ie locataire ne pourra sous-Iouer
tout ou partie des locaux
loues sans le consentement ecrit du
baillt'ur ou de ses mandataires ... Or, le ball signe en 1904
par dame Rochette et les demandenrs ne contient pas cette
clause,
mais une clanse d'une portee toute differente, qui
n'autorise pas le bailleur
a refnser au preneur de conclure
nn contrat de sous-location sous
sa responsabilite, mais lui
reconnatt an contraire ce droit, tout en en subordonnant
l'exerdce a certaines conditions. Assimiler une pareille clause
a celle d'un usage general a Geneve, comme le pretendent
les reeourants, serait lui donner un sens ilIusoire, contraire
aux
regles de l'interpretation des conventions. On doit re-
IM Ä. Oberste Zivilgerichisiostau. -I. MaterieUrechtIiche Entscheidungen.
marquer du reste que le Code civil fran contient une dis-
position analogue a cella du Code federal des obligations,
tandis que le
Code civil allemand interdit.. 1 sous-location
.sans le consentement du bailleur, mais et en cas de refus
de celui .. ci, autorise le preneur ä. resilier le contrat dans les
delais Iegaux.
2. -Pris dans son sens litteral, l'art. 3 du ball contient
eependant Une contradiction entre la reconnaissance du droit
de sons-Iouer, reconnu
dans la premiere phrase, et la in de
!' rÜde qui fait dependre l'exercice de ce droit de l'autori-
sation des regisseurs. Mais cette contradiction dans les termes
peutntre resolue facilement, en s'inspirant en particulier de
1a loi elle-mnme, qui reste applica.ble sauf derogation ex-
presse et doit, en consequence, conserver toute sa. force, tant
et aussi longtemps qu'il n'y a pas ete deroge d'une maniere
indubitable. L'art. 285 aecorde en effet au preneur le droit
de sous-Iouer,
ala condition qu'il n'en resulte aucun change-
ment prejudieiable an bailleur. On peut done interpreter
fart. 3 du bail eomme renfermant une applieation speciale
de eette disposition, au moyen de l'etablissement en faveur
du bailleur d'un droit de controle
prealable Iui permettant
d'ecarter 8. I'avance et par un refns preaIable toute modifica-
tion a I'usage de la chose qui lui serait prejudiciabie. L'au-
torisation que doit obtenir le
locataire a ainsi UD caractere de
pure forme: le contrat l'oblige
a provoquer de la part du
bailleur les oppositions eventuelles qu'il serait en droit de
faire valoir contre la sous-Ioeation
projetee. Mais cette oppo-
sition devra, cela va de soi,
tre motivee et ne pas etre em-
preinte d'arbitraire. Comprendre autrement l'art. 3 du bail
ser.ait en faire une interpretation abusive
et contraire aux re-
gles de la bonne foi et de 1 loyaute.
3. -Les instances eantonales ont e!1suite reeonnu que la
Societe recourante n'a, en principe, sonleve aucune objee-
tion, ni contre la personne des sous-Iocataires, ni contre leur
commerce, mais qu'elle s'est bornee
a reclamer une indemnite
de 5000 francs qui ne se justitiait nullement. Elles ont, en
consequence, reconnu
aux demandeurs eie droit de sous
3. Obligationenrecht. N° 25.
.louer 8. Burger et Kehl, pour un commerce identique au
leur., des le 1
er
juillet 1912 jusqu'au 30 septembre 1917 et
sous leur responsabilite, les areades et l'entresol de !'im-
meuble de 1a Societe defenderesse. n n'y a pas lieu da mo-
difiar en quoi que ce soit cette deeision, qui laisse ä. 1
Societe immobiIiere Fundus B. le droit de controler en tout
temps l'usage qui est fait
des lieux loues, et la faculte de
5'opposer dans les
mnmes conditions a un changement qui
Iui serait
prnjudieiable.
4. -La Cour de justice a accorde aux demandeurs une
indemniM de 1000 fr. en applica.tion des articleH 50 et suiv.
CO et de I'art. 106 de la loi de pr.ocndure civile genevoise.
On doit cependant reconnattre que les artieles 50 et snivants
CO ne sont nullement applica.bles en l'espece, 1a Societe da-
fenderesse u'ayant commis aucun acte illicite vis-ä.-vis de
Chenevard Rojoux Cle : le present litige ne se caracterise
pas, en effet, comme un pro ces temeraire ou soutenu par
esprit de pure chica.'ne. n y aurait ainsi lieu da reformer sur
ce point
l'arrnt de la Cour de Jnstice civile, si la condamna-
tion a des dommages-internts etait fondee uniquement sur
des dispositions de droit civil fnderal. Mais l'insta.nce canto-
nale a invoque au m6me titre l'art. 106 Cpc genevoise, .dont
l'interpretation echappe eompletement au Tribunal
federal,
et dont l'applica.tion sulfit, par contre, pour justitier I'indem-
nite accordee.
Par ces motifs,
le Tribunal federal
prononce:
Le recours
est ecart6 et l'arr6t de la. Cour de Justice ci-
vite de Geneve du 16 mars 1912 confirme.