14 A. Obente Zivilceriehtsinstanz. -I. Materiellrechtliche EntscheiduDpD.
n bell mten fein mit ber ßenilttung ber e lllUfcUeß mers
f aur 211ft flillt, bie iebefaufnanme, bet id)eU emeiu.
fd)ctft md)t augemutet Werben rann.
abet ift nur uod) au bemmen, baU aud) eilte ,, ußfid)t auf
eine mnebmereiniguns ber eS(ltten" im Sinne be5 rt. 146
flf. 3 uid)t .,or ift, fo ba% aIfo auf Sd)eibuug uub utd)t
auf :t re u.u u u 9 au edenuen tft.
4. - ß bie !iJrage her StiuberautetluuS etrlfft, für
beten tfd etbuUIJ uuumenr (tu Sild 156 ß ) bem rld)tetlid)eu
rmeffeu bet weitefte spielrlluui gelctffen mirb, fo liegt auf ber
, baU eß unter ben gegeumdrtigen Umftiiubeu, ba bie 8ef agte
uod) im rmeul) uuterge rad)t tft ober laum etft bat ent
laffen fein mitb, im 3ntereffe ber Sttuber liegt, wenn fie bem
ater augef:prod)eu werben . .. (mirb näqer außgefünrt).
d 8ted)t ber enal:lten Iluf :Perföulinu erfe9r mit ben Stin.
bent tft tu ber auß iß:p . 4 erftd)tlid)en eife an regeln.
lid) ift nad) ber :pofttfueu orfd;rift beß m:rt. 150 ß
))er eflagten 1l1ß bem fd)ulbtgett :teil eine rtefrift aufauerlegen,
bie inbeffeu ier mit einem ,31l9t geuflgenb bemeffen fein biirfte.
emnad) t bd beßgerld)t
erhnnt:
- 3n t9ei ung ))er etUfuug mirb bie am 13. g:e ruar 1886
3111ifd)eu ben arteien abgefd)loffene. e auf ruub i)on rt. 142
ß gäualid) gefd)iebeu.
- ie ber ge eti)orgegIlUIJenen Stinber 30 eter,
Ioiß 3afo , eter uub Stat91lrtna merben bem StIäger aur atnuUIJ
uub et:pflegung augef:prod)eu.
- ie ? f agte Ilt baß med)t, bie Stiuber einmal lllöd entlid)
entweber iu ))er o9nung beß ? terß ober an einem britten, im
Streitfetlle i)on bet ormuubfd)llftßnörbe au efttmmeuben Orte
a
u
flefunn. ei erninberung bet mutter fönneu bie Sttnber fie
befud)en.
- er llllgttn mirb bie gnuug einer neuen ge auf ein
r unterfngt.
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!. JamiJieDrecht. M.0 3.
- Arrtt clt la IIe seotion ci. du 1-ma11m
0011 la cause dame Thloly et IIB 8Dfantl contre Geneve.
Art. 86 OJF: Reeevabilite du recours de droit eivil eontre une
curatelle instituee en vertu de l'art. 2f11 ces lorsque cette cura-
teIle implique une doobeance da la puissaoce pateroelle. -La
procädure en matiere d'institution de curatella n'est pas regIee
par le ces (art. 3fY1). -Tant que les pere et mere n'ont pas et6
doohus
de Ja puissance paternelle, la nomination d'un curateur
en vertu de l'art. 2f11 al. 2 ees n'eat admissible qu'll eondition
quale curateur ne soU pas investi de pouvoirs tels qu'ils suppri-
. ment
las droits d'administra.tion des pere et mare sur les biens
des enfants (art.
298 CeS). .
Par decision du 15 juillet 1903, dame Berthe Thioly,
veuve de
Benjamin Thioly, a ete destituee par le Conseil de
famille des miueurs Tbioly de . ses fonetions de tutriee legale
de ses trois enfantsmineurs, la garde de eeux-ci Iui eta.nt
toutefois llLissee. Cette deeision a eta rendue a ra.ison de I'in-
ea.pacite dont dame Thioly avlLit fait preuve dans Ja. gestion
de
la fortune de ses enfants.
Le 27
jlUlvier 1912 dame Thioly a informe Ja. Chambre des
tutelles de
Geneve qn'elle entendait revendiquer le benefice
des art. 274, 290 et suiv. CCS et exercer la puissancepater-
nelle sur ses trois emants mineurs; elle a demAnde I'auto-
rite
tute1 ire de faire connattre a l'ex-tuteur A. Thioly-Regard
1 eessation de ses pouvoirs.
Par ordonuanee du 30 jlUlvier 1912 la Chambre des tu-
teIles,
considerant que dame Thioly est ineapable de gerer
Ies biens de ses enfants et fmant application de l'art. 297
al. 2
CCS, a designe Arthur Thioly-Regard c comme cura-
teur
charge de conserver et administrer ces biens ".
Dame Thioly et ses emants ont reeouru a I'autorite canto-
nale de surveilllUlce des tutelIes en exposlUlt que la proce-
dure en nomination du eurateur a sM violee et que 1 me-
sure prise est injustifiee au fond. Par decision du 20 fevrier
l'autorite de surveillanee a ecarte ce recours.
Dame Thioly
et ses ennnts ont alors forme en tamps utile
16 A. Oberste Zivil,erichtsinstanll. -I. MaterieUrechtliche EntscI ,un,en.
un recours de droit civil aupres du Tribunal federal en con-
cluant a ce que celui-ci annule ,les decisions des autorit6s
cantonales et supprime la euratelle des mineurs Thioly.
Statuant sur ces aits et considerant en droit :
1 -' L'artiele 86 nouveau OJF institue un reeours de
droit
eivil au Tribunal federal eontre les deensions cantonales
eoncerDlLnt la mise sous tutelle et euratelle et meutionne
entre
parentbeses les artieles du Code eivil suisse en vertu
desquels cette mesure peut
etre prise (art. 368 a 374, 392
ä 397). Au nombre de ces artieIes il ne falt pas figurer I'art.
al. 2 applique en l'espeee par l'autorite genevoise. Du
silenee de la loi on pourrait inferer qu'une curatelle instituee
en vertu de eet article ne peut faire l'objet d'un recours
au
Tribunal federal. Mais il n'y a pas lieu de tranehercette
question, la
eompeteDC'e du Tribunal federal n'etant pas dou-
teuse en
l'espaee, parce que la euratelle dont il s'agit im-
plique, en realite, une decheance de la puissance paternelle
(cf. loi d'org. judo art. 86, 20).
2. -La recourante soutient que l'autori16 tutelaire gene-
voise a
viole la loi en instituant une curatelle sans que la
procedure d'interdiction ait
ete suivie, alors que cette proce-
dure est preserite par l'art. 397 es.
Cette argumentation repose sur une interpretation inexacte
de l'art. 397.
Si le texte frannis 'de cet article peut preter
a certains doutes, il resulte par contre tras nettement des
textes allemand et italien que le
Iegislateur federal n'a pas
entendu prescrire
en matiere de curatelle la procednre d'in.
terdiction
(ce qni d'ailleurs se 'heurterait souvent a de veri-
tables impossibilites : v. notamment arte 393 eh. 4 et 5), mais
qu'il s'est borne a declarer appIicables, d'une maniere gene-
rale, en ce qui conceme I'institution d'une euratelle les dis-
positions edictees au sujet de la tutelle (art. 373 et sniv.).
Les cantons sont Iibres notamment d'adopter des
procedures
differentes pour les divers eas de euratelle, et des procedures
qui ne se confondent pas necessairement avec celle de l'in-
terdiction. En conferant a l'autorite tut6laire le soin d'insti-
tuer la curatelle des art. 297, 392 et 393 et en ne prescri-
!. Familieurecht. NO 3.
vant la procedure d'interdiction qu'en ce qui concerne les
eas
de curatelle prevus aux arte 394 et 395, la loi genevoise
d'intrnduction (art. 31) ne s'est donc pas mise en contradic-
tion avec le Code civil.
3. -La me sure prise par l'autori16 tuteIaire genevoise
doit
cependa.nt, pour un autre moti!, tre annulee.
L'article
298 0.1. 1 CC dispose que les pere et mere ne
peuvent
tre prives de leurs droits sur les biens de l'enfant
qu'en
cas de decbeance de 10. puissance .patemelle,. .et la
suite de l'article montre que par les dfOIts sur les bIens
a loi entend non seulement 10. reunion du droit d'adminis-
tration et dn droit
de jouissance, mais aussi le droit d'admi-
nistration
considere isoIement, puisque l'aIinea 2 prevoit que,
dans certains cas, le parent deehu de 10. pnissance. pnter
nelle eonserve 10. jouissance legale. La loi regarde amSI le
droit d'administration
comme un attribut si essentiel de la
pnissance paternelle qu'il
ne peut en tre separe et qu'il ne
peut, par consequent, etre retire aux pere et mere lorsque
la
decheance de cette puissance n'a pas et6 prononcee eon-
tre eux. .
Or, en I'espeee, la Chambre des TutelIes, tout en hussant
expressement a dame Thioly 10. garde de ses enfant et sans
lui enlever
10. jouissance da leurs biens, lui en I:L retlfe tota-
lement et definitivement I'administration qui 0. e16 eonfiee an
curateur
designe ; 'elle ne s'est pas bornee ä. lui .adjoindre
un collaborateur ou a la remplacer pour une operation eter
minee, elle lni a substitue Ie euratenr pour tout ce qUl co
eerne 10. gestion de la fortune des enfants. Dans . ce condi-
tions la nomination du curateur implique 10. prIvatIon des
droits
legaux de 10. recourante sur les biens de ses enfants et
elle est par consequent contraire arart. 298 CC pmsque
dame Thioly n'a pas et6 dechue de sa puissanee paternelle.
Pour prendre cette mesure 10. Chambre dns :utelne s'est
appuyee sur 1'art.
297 2
me
a1. qui permet 0. 1 autonte tute-
laire de nommer un curateur pour sauvegarder les interets
de l'enfant lorsque ses biens sont en peril. Mais il est cer-
tain
que cette disposition -ajoutee a la fin de l'art. 297 par
AS 38 II -19t! i
18 A. Oberste Zivilprichtsinstanz. -I. Materielfrechtliche EntscheidDDpl.
la Commission de redaction -n'est applicable que di.ns la
mesure ou elle n'entre pas en conftit avec celle del'art. 298.
De
mnme que l'autorite tutelaire peut, en vertu de I'art. 297,
soumettre les
pare et mere a la mnme surveillance que celle
exercee sur les tuteurs on enger d'eux des stiretes, de mnme
elle peut nommer un curnteur, mais a Ia condition de ne pas
l'investir de pouvoirs tels qu'ils suppriment, en
totalite ou an
partia,
Ies droits d'administration appartenant da par la loi
aux pare et mere. Sinon la disposition da l'art. 298 risque-
rait de devenir lettre mOtte, car, par le moyen detourne de
la nomination d'un curnteur charge de 180' gestion des biens
des
enfants, on arriverait ä priver de l'administrntion de ces
biens des parents non
dechus de la puissance paternelle. n
est impossible d'admettre que teUe soit la portee de l'ad-
jonction faite
par la Commission de redaction au texte de
l'm. 297. On doit des lors maintenir intact le principe de
l'm. 298 et prononcer la suppression de la curatelle insti-
tuee
par l'autorite genevoise en violation de ce principe.
PM ces motifs,
Le Tribunal fooeral
prononce:
Le recours est admis dans 1e sens des. motifs. En conse-
quenee la decision rendue le 20 fevrier 1912 par l'autorite
de surveillance des tutelIes du canton de Genave est refor-
mee
et la cnratelle instituee le 30 janvier 1912 par la Cham-
bre des tutelles de Geneve .est annwee.
,
l
2. Familienrecht. 1'1°4.
4. i'tttU er II. Jt,U.6trituuo , .. 2. lIcri 1912
in S(1djen Jd ; tMu., str. u. ßer."stt, gegen '8Jaritf,
dl. u. ."lBdl.
Berufung gegm ein vor dem 1. Jafluar 1912 erlassrmes kantonales
Scheidungsurteil. Das Bundesgericht hatMCh.zuprüfen,
ob der Art. 47
des bisherigen Zl!.G richtig angewendet wurde, und nur dann, wenn
dies
zu verneinen ist, drm Fall nach dem ZGB u beurteilen (!wgl.
Bundesgerichtsentscheid i. S. Eheleute Studkalter vom 22. Februar
1912).
A. -st)urdj Urteil om 12. OOober 911 ilt baß Obers
gerid)t beß stantouß 2uaern in odiegenber tteinad)e erfunnt!
- SDie stUigerin fei mit iljrmt ljefdjeibuugs tgeljren abge ..
weifen.
- uf bte weitern 6eiberfcitigen ei6egeljten fci n1d)t einau"
tnten.
B. egen hlefeß Urteil ljat bte stlligerin gültig bte erufuns
au bM uubeßgeridjt ergriffeu mit bem nttage auf 8uf:pr.g
her stl(1ge, e lentueU tuf 1Rüdweifung he %IlUeß an baß Oberges
ridjt aur SDurd)füljrung beß on ben 6eiben orinftanaen muor"
fenen :perten6ewcifeß.
C. -st)ie (1rteien 6en auf eiuen orftnnb or ?ßunbejges
ridjt ueroidjtet unb ber ertteter beß .BefIagten fdjriftHdj ba5
geljreu geftelli, eß fn hle Berufuug a uubegtünbet uweifen.
st)Ilß ? nbeßgeridjt aieljt i u r w Ii gun 9 :
- -st)er dIagte l(1d udet nno bie stlligerin %rnnaißfa
rleMRebing lj(1tten um 27. uguft 1880 bie lje ilbgefdjloffen.
. .. . .. .
( ußfüljrung batü6er, ba hle stUigerin gegen tljren jüngften
Soljn lß(lU( feit heffen eburt eiue tiefe ueiguug geaeigt t unb
ba babutdJ baß ljdltuiß ber ljegutten immer geflXlUUier g
worben ift.)
- -st)(1 bie oriuftnna iljr Urteil (1m 12. ( flobet 1911,
alfo unter her S)enidj beß ftüljeru .B , eflilli lj,", fo
tte fie aweifeUoß biefeß ef (lU3uweuben uub eß f(1nn fidj nur
fr(1gen, weId)eß lRed)t baß uubeßgeridjt feinem uumungeu, Uddj