432 Staatsrechtliche Entscheidnngen. 1. Abschnitt. Bundesverfassung.
droit civil, de l'adjudication prononcee en sa faveur. Le refus
oppose par l'office
aux pretentions de Jost n'a donc pas le
caractere
d'uDe mesure de procedure prise par le fonction-
naire prepose aux poursuites. Le refus de l' office est bien
plutot la contestation d'un droit
prive de l'adjudicataire et la
revendication, au
nom du vendeur, d'un droit de mnme na-
ture.
Le litige
qui divise le recourant et l'office rentre ainsi dans
Ia cat6gorie des contestations de droit civil et ressortit. des
10rs
aux autorites judiciaires. Les conclusions de Jost ne
sauraient
tre assimilees a une plainte contre une mesure
prise par
l' office contrairement a la loi federale sur la pour-
suite.
n suit de la que la Cour d'appel et de cassation n'aurait
pas
du se declarer incompetente en l'espece et qu'elle doit
trancher la question
qui lui a et6 soumise par le recourant.
A
ce propos, il appartiendra a la Cour cantonale de recher-
cher plus particulierement les consequences que doit avoir
quant
a la situation respective des parties, soit le fait qu
l'office n'a pas livre, immediatement apres l'adjudication, les
cIes de l'appartement vendu, soit le fait que Jost n'a pas
paye la somme de 3200 fr. due, aux termes des conditions
de vente,
jusqu'au 15 octobre 1897.
Par ces motifs,
Le Tribunal
federal
prononce:
Le recours est
declare fonde dans le sens des conside-
rants
du present arret.
I. Rechtsverweigerung. N° SO.
80. A1'rInt du 14 septembre 1898, dans la cause
Astruc
aine contre von Auw.
Interpretation arbitraire de l'art. 246 CO. par un juge dA paix. -
Les
instances cantonales sont-elles epuisees'! -Competence du
Tribunal federal comme Cour de droit public.
P. Astruc aine, a Geneve, a forme en temps utile aupres
du Tribunal federal un recours de droit public contre le juge-
ment du Juge de paix du cercle de Morges, en date du
15 juin 1898. Le recourant conclut a l'annulation de ce juge-
ment pour deni de justice et violation de l'art. 4 de la Cons-
titution federale.
A Tappui de cette conclusion, Astruc aine invoque, en
subntance, les considerations suivantes :
Le 12 decembre 1897, Astruc a
envoye sur commande a
von Auw 50 caissettes de mandarines facturees 76 fr. 50 c.
Cet envoi est parvenu a son destinataire le jour meme ou le
lendemain. Astruc avait accompagne son envoi d'une lettre
dans laquelle
il informait le destinataire que les oranges
etaient delicates.
Von Auw n'a fait aucune reclamation 10rs de la niception,
mais le 29 decembre seulement, il a ecrit a Astruc qu'une
partie de la marchandise
etait avariee et qu'il avait requis
une expertise.
Astruc n'admit pas la reclamation de
von Auw, qu'il estimait
tardive;
il lui signifia un commandement de payer auquel le
debiteur
fit opposition pour 39 fr., et lui ouvrit action devant
le juge de paix pour cette derniere somme.
Le juge de paix a estime qu'il n'etait pas etabli
que von
Auw eut re iu la lettre du 12 decembre, puis il a admis les
conclusions
liberatoires de von Auw par des motifs qui peu-
vent etre resumes comme suit :
L'acheteur doit verifier aussitot qu'il le peut
l'etat de la
marchandise, et, s'il decouvre des defauts, en informer le
vendeur sans delai.
11 est d'usage de reconnaitre la marchan-
4S4 Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung,
dise lorsqu'on en al'emploi, et au surplus un delai de 15 jours
peut
etre admis pour la vermcation. En verifiant I'etat de
la marchandise 16 jours
apres l'arrivee, le defeIideur etait a
temps pour en faire constater les defauts et les signal er au
vendeur. Le demandeur etait des lors tenu de reprendre la
marchandise
avariee et d'en bonifier le prix au defendeur
par Ia reduction de la moiW; de sa facture, repl'esentarit la
perte
eprouvee de ce chef.
Le recourant estime que cette decision ainsi motivee est
purement arbitraire.
TI y a contradiction evidente entre deux
des considerants, attendu que dans l'un le juge
fixe a 15 jours
le
delai de verification, et que, dansIe suivant, il admet qunen
vermant 16 jours apres Ia reception, von Auw a verme a
temps; si Ie delai est de 15 jours, la verification faite le 16
e
jour est en effet tardive. En outre I'usage pretendu general,
qui permettrait, d'apres Ie jugement, a l'acheteur de verifier
Ia marchandise quand il en a emploi, n'est nullement prouve.
La loi exige que la verification ait lieu
aussitöt que l'ache-
teur le peut d'apres Ia marche habituelle des affaires .... Elle
ne
lui permet pas, des lors, de differer ce controle jusqu'au
moment
ou il a emploi de la marchandise, et, d'autre part,
accorder
a l'acheteur 15 jours pour vermer l'etat de cene-ci,
constitue
une interpretation arbitraire de l'art. 246 CO. TI
s'agissait d'un produit susceptible d'etre verIDe immediate-
ment, et iI n'a pas ete pretendu qu'aucune circonstance resul-
tant de la nature de la marchandise en empechät la verifica-
tion immediate.
Dans sa reponse,
J. von Auw coneIut au rejet du l'ecoul's
par les motifs ci-apres :
- .
- Le recourant n'a pas epuise les instances cantonales,
ensorte que son recours est
premature.
- Le manque d'harmonie entre les considerants et le dis-
positif d'un jugement ne peut fonder un recours de droit pubIic.
L'opposant au recours se borne a indiquer les motifs qui
precMent, sans les faire suivre d'aucun developpement ; il
se reiere purement et simplement aux pie ces de la cause.
I. Rechtsverweigerung. N° 80.
Statuant sur ces (aits et consideranl en droit:
- -......... .
- -TI est exact qu'un recours au Tribunal federal pour
deni de justice n'est recevable que lorsque le recourant .a
parcouru, au prealable, toutes les instances cantonales. aI
l'opposant au recours n'a point rapporte la preuve, qm lUI
incombait de l'existence d'une instance cantonale superieure
de
recouns, devant la quelle le recourant aurait omis d
porter le litige. D'ailleurs il resulte de l'art. 105 de la 101
vaudoise sur l'organisation judiciaire, du 23 mars 1886, qu'un
pareil recours en reforme n' etait pa.s ouv.ent dans l' enpece,
le juge de paix pronon ;ant, en matIere ClVlle contentI se,
definitivement sur toute pretention personnelle ou mobIhere
n'excedant pas en capital la somme de cent francs,
et un
recours en nullite etant seul reserve pour violation des regles
essentielles de la procedure. Le grief forme de ce hnf par
l'opposant au recours ne
saunait des lor et:e acnueIlh ..
- Le recourant se plamt de la VIolation d une dISPO-
sition de l'art. 246 CO. Or, conformement a rart. 182, aI. 1
de la
loi sur l'organisation judiciaire fMeraIe, iI n:y a pas d.e
recours au Tribunal federal pour cause de violatIon des 100s
civiles federales par les autoriMs cantonales, et le rief dont
il s'agit ne saurait faire l'objet de l'examen d rIbunal de
ceans, ainsi que cela resuIte d'ailleurs ?e sa JUflsprudence
constante (voir entre autres Arret du Trlbun fede:al en. la
cause 8teiner
Rec. off. XIX, page 95, consid. 3), amoms
toutefois que Ia violation signaIee ne revete les caracteres
d'un
deni de justice. , .
- Or le recourant estime precisement que la VlnlatI? ,
par le jugement incrimine, de la disposition d ,drOlt cIvil
precitee implique un deni de justice, et se caractense comme
une atteinte portee a l'art. 4 de la Constitution federale ..
Le tribunal de ceans a reconnu a de nombreusns reprlsns
qu'un recours de droit pubIic, meme pour violatIon de. 101S
civiles, est recevable lorsque le jugnment contre leq,uel il est
dirige repose sur une interpretation abnoIument ncompa
tible avec les textes appliques, ou lorsqu il est entierement
Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung.
depourvu de motifR (voir entre antres arrets du Tribunal
fMeral en la cause Kugler, Bec. off. XIX, page 470; Thevoz
contre ChevalIey, du 28 octobre 1892, etc.). Il est, a cet
egard, incontestab1e qu'un jugement, dont les considerants
se contredisent diametralement, de maniere
a se detruire
reciproquement, doit
etre assimile a un prononce denue de
motifs.
5. -
Or l'on se trouve incontestablement, dans l'especb,
en presence d'un cas de ce genre. Dans un de ses conside-
rants decisifs, 1e juge declare que, d'apres l'usage existant, le
destinataire d'une marchandise de
1a nature de celle dont il
s'agit a UD delai de 15 jours pour la verifier, et, dans 1e con-
siderant qui suit immediatement, e meme magistrat estime,
en opposition flagrante avec sa dite dec1aration,
que 1a veri-
fication, faite le 16
a
jour seulement ainsi que 1a reclamation
formuIee a la meme date par le destinataire, l'ont ete en
temps utile.
TI y a la une contradiction irreductible, puisqu'il
est de toute evidence qu'en admettant
meme l'existence du
delai de 15 jours susvise, la verification effectuee 1e 16
a
jour
etait tardive, et que des 101'S le juge eut du necessairement
accueillir,
au lieu de la rejeter, l'exception de tardivete
opposee par Astruc
a 1a reclamation de sa partie adverse.
Dans sa reponse
au recours, le sieur von Auw lui-meme n'a
d'ai1leurs nnllement pretendu que cette verification
et cette
reclamation eussent
ete faites par lui dans le delai utile.
6. -Si, dans sa reponse, l'opposant au recours fait va-
loir que le manque' d'harmonie entre les considerants et le
dispositif du jugement attaque
ne peut fonder un recours de
droit public,
il y a lieu de faire remarquer, sur ce point,
d'une part,
que cette declaration contient un aveu de la con-
tradiction existant dans l' espe ce, entre les considerants et le
dispositif
du dit jugement et, d'autre part, que si dans la regle
une simple contradiction de ce genre ne suffit pas a justifier
un recours de droit public,
il doit en etre autrement lorsque,
ainsi qu'il a
ete dit en ce qui concerne l'espece actuelle, les
motifs invoques par le jugement cantonal ne peuvent justifier
en aucune
falion le dispositif, et se tronvent en contradiction
I. Rechtsverweigerung. N° 81.
abso1ue avec celui-ci. TI re.sulte de tout ce qui precMe qua 1a
senten ce dont est recours ne saurait subsister.
Par ces motifs,
Le Tribunal
fMeral
prononce:
Le recours est admis, et 1e jugement rendu entre parties
par 1e Juge de paix du cercle de Morges, le 15 juin 1898,
est
dec1are nul et de nul effet, et ce magistrat devra statuer
a nouveau en 1a cause, sur requisition de la partie demande-
resse.
81. Urteil .lom 22. Se:ptember 1898 tn Sacf)en
f3cf)äel tIin gegen arg'lU.
Verurteilung wegen Uebertretung eines kantonalen Lotteriegesetzes .
Art. 58 B. V. -Haftbarkeit des Vertreters eine1' Annoncen il'ma.-
Willkürliche Anslegung des kantonalen Gesetzes durch d'ie kanto-
nalen
Behörden '!
A. ,sn ber 3u lEuben, sranton arguu, ljeraußgegebenen
"Sel iUeiöer reien ßreffe
lJ
.lQm 11. rH 1896 erfel en foInenbe
:Jnierat: /I finb noel 3U .lcdaufen eine (n3alj! mtt iUentglten
ljunbert ranten rihl' aljI6ure Obfigationen ber t'et6urger
" f3f(lut 6anf garantiert burcf) ben f3taat. ßtn 2 %; ferner
:80 ßrämtnn3iel)ungen. er ßieljung :plan tft auf ben. iteIn
lIl.1
er
ei
el net. S)au:ptprämien 5 ä. 100,000 r. c. c. mtfftonß
,,:prei 95 r. 91äel fte jiel)ung 10. IDeat unb 10. ftoner 189 ....
werben aUjäl)rHel am L imiir3 aUe 06ltgattonen emer
:,gewßl)nliel en ßiel)ung al pari, fOiUte biejenigen einer ßriintie
"aiel)ung 3urücf6eaaljlt. 61cf) gef. fofor . u wenben an Inan m
"lEaben, f3el
wet
a. mminnßanf in ßurtel unb lEeru. tefe
:Jnferat war ber genannten ,3eifung bOm ljeutigen efur:enten
. Sel äel tIin, mertreter be nnoncenbü:eau S)(lufenftem
mog(er tn ret6urg, einge)anbt iUorben. te f3t(latnaml.laItfna
be sranton arguu er6Hcfte in blefem ,jnferute emen m
er
l
to
U