D. Entscheidungen der chuldbetr lbungs
w:.aninge mtna41tet! (t ß e im Stanion ,8üti41 iegenf41aften
.f(lnben heu, bIe no41 auf ben i)camen ber r,efrcm be l541ulbner
emgetra?en geroefen feien; unb ba5 unaMnberIi41e '.J3rin3t ber
mar,rr,ett. be runbntotofoU , roie es bem aur41erif41en lRe41
te
ö
u
runb: hege, onne au41 ni41t bur41 bie S)inmeifung aur 70
be rttlatre41th41en efenoud)es be Stanton r,urgau bur41
orod)en roerben.
vie l5d)u(boetreioungs unb .lfonfur 3fammer 3
ie
r,t
in rroagung:
- menn e aud) rid)Ug ift, baB grunbfännd) bte (äuotger
für bie efriebigung il)rer ß orberungen' auf bem mege ber
ro(tngne):efution .auf b(t mermögen U)re l541u(bner angemtefen
ftnb, f
o
.
tft bod) bamit nOd) :ni41t gefagt, ba nur fold)e mermö
gennftüde genfänbet roerben bürfen, tlon benen e tlon tlornl)eteht
feftftel)t, baB fie bem d)uHmer gel)ören. Unb 3meifeUo (äBt baiS
unbengefe über 1541u(boetreioung unb Stonfuri3 aud) bie '.J3fän
bung folu)er merte a
u
, beren ,8ugel)i. rigfeit 3um mermögen be
d)ulbneri3 tlorberl)anb no41 ftreitig ift (tlergL m:rt. 106-109,95,
(bfa 3 be etreioung5gefene ). i3 fönnte fid) benr,aIO fragen,
- md)t f41
:
tlon biefem eiid)ti3 unfte aus bie angefod)tene
qstan ng . aurrent erl) ten ltlerb:n muife, Nt Ctn3unel)men tft, baB
t:.:
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(auotger bIe genranbeten tegenf41aften als igentum feinei3
u(bneri3 oecmfprud)e unb man es bel11nad) mit mermögens
ltuden a
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tl)un l)at, beren ,8ugef,li. rigfeit öum mermögen be
l5d)u bner aroar nid)t feftftel)t, bie aoer bod) tlorliiufig bi ö
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m:untrag bes bal)erigen treite als fänb6ar öU oetrad)ten finb.
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aBer f,liertlon mus bie iSfiinburtg aud) au ben
bon ben fan!ona(en m:ufiid)tsbcl)örben angefül)rten riinben ge
f41ünt roerben. :Die lRefumntin gieot feloft OU, baB ba5 el)
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ütertlcrl)iiftnii3 ömifd)en tl)r unb il)rem I)emanne bur41 tl)ur
gcmif41ei3 ined)t oel)etri41
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ift unb baf; besf,lctf6 l)ierauf (md) 70
bes tf,lurgauifd)en rh.latred)tHd)en efe 6ud)ei3 m:muenbung finbet,
ber lautet: ,,:Die ß rau roirb nicf)t S))eitf41ulbnerin ber tlom l)e
"gatten eingegangenen meroinblid)feiten; nur tf,lr eingeora41tes
,, ut l)aftet mit für bie l541ufben ber l)e unb für bie borel)e
"hd)en l5d)lllben be mannes. 11 m:ngefi41ts biefer eftimmung
fnnn es aber ba:auf .i'tbe:f,lall 1 nid)t anfolnnten, baB uad) aürd)e
ttf41em 1fted)t fur Ne U6ereiguung einer megenl41aft au41 in
und Konkurskammer. No 135. 967
10ld)en ß äUen bie fanöletif d)e ß ertigung erforberfid) tft. venn
menn aud) anouneI)men roüre, baB megen bes 'lRange( ber m:n
metfung im ruubBud) bas igeutum ber iegenfd)Clften oei ber
l)efrau tlerolieoen f ei, fo mürbe banfeloe hOd) nad) ber ma13
.gebenben tl)urgauifcf)en efengebung für 41ulben be l)emannei3
mit ef d)lag oelegt roerben bürfen; unb mte bem bCt 3ürd)erifd)e
rin3i ber mal)rr,eit be runbl'rotofoUs entgegnnfteI)en f QUte,
tft nt41t a03ufel)en.
:Demnad) I)at bie d)ulboetreibungs
c
unb Stonfurnfitmmer
erfetnnt:
:Der lRefurs mirb aogeroiefen.
135. A.rret du 8 jltin 1897 dans la cause Pittet.
I. -Sur requisition d' Alphonse Vallotton,a Lausanne, l'office
des poursuites de Montreux a notifie, sous pli charge,
un
commandement de payer a Judith Pittet, precedemment ä
Montreux, actuellement a Annemasse, France.
II. -Iuvoquant l'art. 17 LP., dame Pittet a demande a l'au-
torite
inferieure de surveillance d'annuler ce commandement
de payer. Elle exposait qu'aux termes de l'art. 46 LP. e
for
de la poursuite est au domicile du debiteur, que la debitrice,
domiciliee
a Annemasse, ne pouvait des lors etre poursuivie
a Montreux, qu'elle n'etait d'ailleurs dans aucun des cas Oll
la loi permet la poursuite en Suisse d'un debiteur domicilie a
l'etranger.
L'autorite inferieure ecarta cette plainte
eu se fondant sur
ce que la notification ayant ete faite par la poste, sous pli
charge, l'art. 66, al. 3 LP. paraissait avoir ete observe.
IH. -Dame Pittet reprit ses conclusions devant l'autorite
superieure de surveillance
du canton de Vaud, en faisant ob-
server qu'elle ne s'etait pas plainte du mode de notification
du commandement de payer
et qu'elle n'avait pas invoque
l' art. 66, mais bien l' art. 46 LP.
L'autorite cantonale ecarta, elle aussi, la plainte.
Son pro-
nonce se fonde essentiellement sur les considerauts suivants:
D. Entscheidungen der Schuldbetreibungs
Malgre son dire, dame Pittet s'est plainte du mode de notifi-.
cation du commandement de payer. En effet dans son re-
cours pnmitif, elle declare expressement que, , se pla ;ant sur
Ie terram de l'art. 17 LP., elle critique Ia notification de Ia
dite piece.
Or le procede de l'office apparait comme absolu-
ent reguner a regard de l'art. 66, al. 3 LP. D'autre part,.
I art. 46 n a pomt Ia portee que lui attribue Ia plaignante. Il
se borne a sanctionner l'unite du for de Ia poursuite en Suisse.
IV. -Dame Pittet a renouveIe son recours aupres du Tribu-
nal federal: Si Ia pIaignante a invoque l'art. 17 LP., c'est
parce que cet articIe regle Ia procedure a suivre pour les
recours contre une mesure contraire
a la loi. D'ailleurs l'au-
torite cantonale interprete a tort l'art. 46 comme ne rnglant
qu'une question de droit intercantonal et comme ne touchant
en rien Ies rapports internationaux.
Si l'art. 46 avait cette
portee, l'art.50 perdrait sa raison d'etre.
Dans sa reponse, l'autorite vaudoise de surveillance se
re-
fere aux motifs de son prononce.
Statuant sur ces faits et considerant en droit :
-
-Les instances cantonales ont admis a tort que Ia recou-
rante se pIaignait uniquement du mode de notification du
commandement de payer (art. 66 LP.). Des divers recours
de
dame Pittet, il ressort I3D effet tres ciairement, que celle-ci ne
s'est jamais plainte du mode de notification du commande-
ment
de payer, mais a incrimine cette notification seulement
parce que le for de
Ia poursuite n'etait pas a Montreux. C'est
ce grief que le Tribunal federal doit examiner.
-
-Or il est etabli en fait que, au moment OU Ia poursuite a
ete entreprise, la re courante etait domicilüle aAnnemasse
(France), non plus a Montreux. TI n'a pas ete soutenu d'ail-
leurs qu'elle possedä,t a Montreux un etablissement ou qu'elle
y
eut eIu domicile pour l'execution de l'obligation objet de Ia
poursuite. Les prescriptions des art. 46 et 50 ne s'appliquent
des 10rs pas a elle. TI n'a pas non plus ete opere de sequestre
a Montreux au prejudice de Ia re courante, selon I'art. 271, et
3tIontreux ne saurait donc pas davantage etre considere
comme for du sequestre.
und Konkurskammer. N0 135.
-
-Il suit de la que la re courante ne peut pas etre pour-
suivie au for de Montreux.
Le for de Ia poursuite est eneffet determine d'une fa ;on
complete par Ia loi sur Ia poursuite, notamment par les art.
46 a 55 de cette Ioi. (Voir toutefois, en ce qui concerne les
recIamations de droit public,
l'arret du Tribunal federaI du
16 mars 1897, dans Ia cause Bloch.)
Cela resulte d'une ma-
niere evidente
soit des termes memes de ces dispositions;
soit de leur rapprochement. L'art. 46 pose Ie 'principe que le
debiteur doit
etre poursuivi a son domicile. Les articles sui-
vants, qui etablissent les exceptions a ce principe, determi-
nent les cas ou un debiteur domicilie a l'etranger peut etre
poursuivi en Suisse et fixent en meme temps le for ou cette
poursuite doit avoir lieu. En dehors de ces cas, Ia loi ne de-
cIare competente pour la poursuite d'un debitenr domicilie a
l'etranger aucune auto rite suisse, et le dit debiteur doit des
10rs
etre poursuivi a son for etranger. On ne saurait deduire
une solution differente de l'art. 66, al. 3, de Ia loi sur Ia pour-
suite. Cette disposition n'a trait qu'au mode de notification
des actes de poursuite
et ne vise que les cas OU, d'apres les
regles etablies en matiere de for
par la loi sur la poursuite,
un
debiteur domicilie a l'etranger peut etre poursuivi en
Suisse.
L'autorite cantonale parait avoir ete portee a une
opinion contraire
par I'art. 59, al. 1 er, de la Constitution fede-
rale. Mais la loi sur la poursuite ne renferme pas une simple
application de la garantie etablie
par l'art. 59, al. 1 er, de la
Constitution federale en faveur du debiteur solvable ayant
domicile en Suisse. Elle
regle au contraire -en vertu de la
competence legislative conferee a la Oonfederation par l'art.
64 de la Oonstitution
federale -le for de la poursuite d'une
maniere
generale pour toute la Suisse, tant pour les debiteurs
domicilies
a l'etranger que pour ceux domicilies en Suisse.
Les travaux preparatoires de la loi confirment cette
maniere
de
voir. Le projet du Oonseil federal du 23 Mvrier 1886 avait
etabli une distinction entre, d'une part, les debiteurs solvables
domicilies
en Suisse et, d'autre part, les debiteurs non domi-
cilies en Suisse ou insolvables. Pour ceux-la, le for de Ia pour-
D. Entscheidungen der Schuldbetreibungs-
suite etait, en matü3re de reclamations personnelles, le for
du domicile (art. 55). Quant
a ceux-ci, ils pouvaient etre
poursuivis, soit au lieu ou ils sejournaient, soit a celui ou se
trouvaient les biens qui leur appartenaient, soit enfin au lieu
ou l'obligation fondant Ia poursuite devait etre executee (art.
59).
Au cours des debats, ces dispositions furent modifiees.
Le for du domicile fut etabli d'une maniere generale, et non
pas seulement pour les debiteurs domicilies
en Suisse ; un for
different ne fut cree pour les debiteurs domicilies a l'etranger
(pour les reclamations personnelles depourvues de garanties
reelles) que dans le cas de sequestre (art. 52
LP.), de reta-
blissement commercial (art. 50, al. 1 er) et du domicile elu
(art. 50, al. 2). L'art. 70 du projet issu du deuxieme debat
disposait encore que les debiteurs sans domicile en Suisse
pouvaient etre poursuivis ou ils se trouvaient. Mais lors de la
revision definitive du texte, les mots
en Suisse furent
supprimes,
vu que, comme le fit remarquer l'auteurde Ia pro-
position, cet article ne pouvait pas signifier que des personnes
domiciliees
a l' etranger seraient poursuivies en Suisse au lieu
de leur sejour.
Cet historique de la loi prouve nett,ement que
le
Iegislateur a entendu regler d'une maniere complete le for
de la poursuite.
11 en resulte qu'un debiteur pour lequel il
n'existe aucun for legal de poursuite en Suisse ne peut pas y
etre poursuivi et que le Iegislateur n'a intentionnellemen t
voulu autoriser une poursuite en
Suisse contre les debiteurs
domicilies
a l'etranger que dans les cas limitativement prevus
par Ia loi. Tel qu'il a ete determine par Ia loi du 11 avril
1889, le for de Ia poursuite parait du reste repondre suffi-
samment aux exigences pratiques.
Par ces motifs,
La Chambre des poursuites
et des faillites
prononce:
Le recours est
declare fonde et les decisions des autorites
cantonales de surveillance des 29 mars et 3 mai 1897, ainsi
que
Ie commandement de payer du 5 mars 1897 (N° 8509),
sont annulees.
und Konkurskammer . N° 136.
- ntfef)et .lom 22. ,3uni 1897
tn l.5ad)en rrgemeine argaui1ef)e rfnarnißtaHe.
I. m 11. ,sanuar 1897 fi'tnbfte aß metreiOungßamt ,8e3 l.l 1
bem Sof)ann S)einrief) SJJCi'trfi, lll(ilUer afe16ft, für eine ,8inß"
fornet'ltng er Ugemetnen argauifef)en 1:Parniß.faffe .lon
340 r. .lerfef)ienene 3mmooHien. Uün 8. e6ruar tumbe an biefe
l,ßfiinbung ?notar 3of)ann m3iild)li in 1Reinaef) für eine ornerung
Mn 200 r. angeiÜ)loffen. S)ierauf 6efd) l.lerte flef) Sof)ann
IDSälef)li gegen aß metrei6ungnamt ,8ejtul)1 6ei ber untern m:uf"
fief)t 6enörne un uer angte unter 18erufung auf rt. 95 eß
Q3etrci6ungßgefeneß, a für feine ornerung oeluegUef)eß )l3er
mögen eß l.5d)ufnnerß genfiinnet l.lerbe. :iDurd) ntfef)ci )Om
- rU 1897 entfnrad) er erief)tßnri'tftnent .lon turm blefem
megenren, innem er ar erfteUt annaf)m, af3 er ef)ulnner
SJJCärfi fiin 6are metuegHd)fettcn 6efi1?e, ie nad) m:rt. 9D I)I 1
beß metreibungngefe1?eß in erfter 2inie f)iitten genfiinnet u ernen
foUen. 0emgemii l.ließ er ben metrei6ung 6eamten UOlt ße3u 1
an, .lorerft ic .lOrnanbenen fi'tnb6aren SJJCo6Uien 3
u
ri'tnben;
gletd)3eitig 06 er ie megenfef)aftnpfiinnung l)om 11. 3anuar un
- ebruar 1897 auf un ornnete ie 6e3üglief) an, bau baß un"
beu egHef)e )l3ermögen erft genfi'tnbet luernen foUe, l.lenn aß 6c"
tl.legHd)e aur :tleetung er ornerungen nief)t f)inr: en fonte.
motar m3i'tlef)H 30g ielen ntfef)ei ,lll te 06ere m:uf1tef)t 6ef)orne
)l. etter, ie enfe oen unterm 19. SJJCai aurf)06 un edannte:
I! 1. .l8ei ber 2iegenfd)aftßl'fänbung 3u ltl1ften ber Ugemetnen
fI ')(argQuifd)en rf:p(trnißfane in Illarau :per 340 r. unb ö
u
,, unf
ten
be ?notar m3i'tfd)H in 1RdIHtd) er 20.0 r" .lo:g
IInommen gegenüber bem l.5d)ulnner ,3of) mn S) tnnc'() SJJCar ,
I! SJJCiiUer in ,8e3 l.lnI, am 11. Sanuar, OC3
1). 8. 1Je6ruar 189 (,
lJf)at e fein )l3erbletnen. ....,..,.
2. :tlie 6eim gfetd)en Jof)(tnn . dentttef) SJJCadt am 2,. tt(
,,1897 uorgenommene l,ßf nbung .lon Qf) f)abenegelnfti'tnben ol 6t
"mit meaug auf ie orberung eß o:ar . ald) t :per :?O n-
r
.
!oeftenen, l.lirb agegen aufgef)06en, l0 l.lCtt ltef) blefe l,ßtannung
,, )On al)rniifen auf ie 340 r.6etragenne ornernng ber U
"gemeinen argauifd)en rr:parntßfane in m:arau erltreetL"