252 V. Ahschnit1. Staatsve!'ll"cBge der :'.dll eiz mit dem Ausland.
ucrie t fein folle; er glaubt aber offenbar, biere mede ung Hege
barin, ):laB 1'f)m Die exauilgabe feines mermögenil .lermeigett
merbe, trJ.i Dem er au?gemiefe11crma Ben ametitcmijcQct ürget
fei, uni) läge fomit, feiner nncQt nau;, ber t'(tt. D bes StaatlS
.lettrages .lom 25. llliintexmomd 1855 ht rage, melcQer be,
fHmmt, Dat jeDer rtrger einet ber tOlttra'f)irenbm Staaten Da
. fficcf)t 'f)abe, über fein 'bcttlcgficQeil unb unbemegHd)eil igent'f)um,
Dag 111 ter Glerid)tgbatfeit beil aubern liegt, frei 3U Imfügen.
3. lIlt .lerttleigern aber bte bafeUanDld)aftitcQen Be'f)örben
bem ffieturrenteu bie eransgabe feines mermögcns teß'f)alb,
weil er Bürger .lon BajeUano iei, une 1)ängt fomtt bie be'f)aul'tete
mer1enung bes benannten Staatil .)ettrages i.loUftänbtg .lon ber
rage ab, 00 Sjcmbfd)in mtdrtd) unD ausfd:;ließiicf) als amcrifa,
nifd)er Bürger bef)anbelt ltlctben miiffe, ODer ob bie emeinbc
eltedinoen omd)ttgt fei, t'f)m geflwüber aH5 Sd)meiner ürger
bie Be .)ogtigung 1m'c i.lormu11bfd)aftiid)e mer naItung feines mel
mögens aUfred)t AU erf)aHen.
4. 1la ffidmrent nid)f ;d;on Durd) ten rmcro tes norb:
amcrtfanifd)en miirgerrcd)teil fein mürgmecQt in eHerfinben
i ct'foren ,at, 10 tann nur in t tge fommen, 00 betfelliered)ts
gültig auf basfcf6e 'f)aoe ueqid)tcn rönucn. mun lJ.Jar unter
ber Sjmfd)art ber alten Bunbestletfaffung für ben mihgertecQts
.lcröid)t Ie'cigHu) 'oie G;cfetgebuug ter stantone maf3gebenb unb
at baner tas bi15f)etige Bultbenred)t in ftreittgen älIen gemäf3
ben rantonalen G;e1enen beftänbig ben runbfa feftgel)aHen,
'cat ein in gefennd)er lllietfe beul'gtetcr Sd)luciöerliihger of)ne
inmilIignng ber f)eimatIicQelt mormul1!lfu)aftilbef)örben auf fein
'Gd)ltleiöerliihgemd)t nid)t .leröid)ten fönne, lueH i'f)m bie Sjanb,
fungsfii1)igteit baAu abge1)e. 1lie neue BunDesuerfafftmg edfärt
'Dagegen in rt. 44 2:emma 2 'oie eftfennng 'ocr Be'ciugungen,
unter ttle!d)en ein Sd)ttleiöer um ,8ruecre ber rttlerbung eines
aUilränbifcQcn Bürgerrcd)tes auf f ei11 mürgerred)t .ler id)ten fEnne,
als egenftan'c ber Bunbesgefengelillng. lIetn bicfe Bunbes,
gefe tft öur ,Seit nod) nid)t edaff en unD bauert ba'f)er 'cer
trü'f)ere ,8uftanb einftttlei!en, '0. 'f). bis 3m Seit beg 3nfraft
Staatnvel'lra!ge üher civilrechtliche ' erh:rltnissc. No 6 u. 64.
tretenil jenes Btln'oeggefeneG gemäß rt. 2 Der Uebergangil,
l1eftimmungen Aur Bunbe .lerfaffung nod) fort.
5. 1la mt1t aug ben mC11 'f)eti.lorgef;t, bau Sjan'ofd)in .lOt
rltlero bes amertfanif d)en ?Eihgemd)teg wegen merld)i1.1cn'oung
in gefc lid)cr lllieife be )l)gtet ltlotben tft, fo mUß öttt ,8eit nod)
ba fficcQt ber liafelIanbfo; aftHd)en ?Ee1)i. rben / bCllfelocn als
liei.logteten Bürger i.lOll efterHnben u benanbeln unb if)nt bem
gemäß bie Sjerauilgaoe feitteg metmögeng u uerweigem, anerfannt
werDen.
1lemttad) f)d 'caß munbeggertd)t
errallnt,
1lie efd)wer'oe ift ali3 ulloegrün'cet aogewiefen.
64. Arret du 10 juin 1876 dans la cattSe Gothuey.
Francois- icolas Gothuey, bourgeois de Semsales , Oll iI
est ne le 20 decemhre 1819, ernigra, dans le courant de
'1854, en Amerique; il s'y etabtit aux environs de St-Louis,
Etat du Missouri.
A l'epoque de la guerre de secession, Gotlmey s'enröla
wrnrne volontaire dans l'armee du Nord; apres y avoir servi
pendant
plus de trois ans, il obtint son conge, par aete du
':2 fevrier 1865, sous le nom de Frank Guthier, originaire de
Suisse.
Sous date duiö mars 1866, Gothuey fut naturalise citoyen
arnericaiu,
toujours sous le Ilorn de Frank Guthier. Dans
cet acte, passe devaut la Cour criminelle de St-Louis, l'im-
petrant declare
entr'autres, sous le poids du serment, re-
noucer atout lien de fidelitB envers un pouvoir, Etat ou
souverain etranger quel ql)'i! soit, et particulierement a
l'egard de la Republique helvetique, dont il a ete citoyen
,) jusqu'a ce moment.
Dans le courant de 1870, la nornmee Carotine Gothuey
decedait a Paris, en instiluant cornrne heritier, entr'autres
parents,
je dit F. Gothuey, pour une part qui se trouve
IV. Abschnitt. Staatsvel'h'cege tier Schweiz mit dem Auslant!.
ascender a t 0,587 fr. 4'1 cent.; cette somme fut encaissee,
au nom de Gothuey absent., par Ia justice de paix de Sem-
sales, selon recepisse du 9 avril 1875.
Ayant regu, le 26 septembre 1873, par l'entremise du
Consul sllisse aSt-Louis, l'avis que ses co-heritiers contes-
taient
qu'iL füt encore vivant, F. Gothuey constitua, par acte
passe le H tevrier18H devant le notaire Mackwitz, un ronde
de pouvoirs a Semsales, dans la personne de Jean Suchet au
dit lieu, avec mandat de reclleillir sa part afferente a la
succession snsmentionnee: par un alltre aete, du '1 er mai
1875, regu Perrier, notaire public aSt-Louis, et sigue par
quatre temoins,
Gothlley (ait eneore constater son identite
comme Francois Gothuey dit Pitioux, habitant aetuellement
la Prairie du Rocher, departement de Randolph, Etat de
1'llIinois, fils de Nicolas Got'huey et de lVladeleine Grandjean.
de Semsales, canton de Fribourg, en Suisse.
Les antoritrs de Semsales n'ayant pas open 13 remise de
la somme heritee par Gothney, en mains du fonde de pou-
voirs de celui-ci, et des doutes sur l'identite du dit Gothuey
eontinuant a se faire jour, ce dernier arriva a Semsales , le
7 septembre '1875, ponr faire valoir eD personDe ses droits
et
reclamations.
Le '12 septembre, le Conseil communal de Semsales, et le
17 du dit mois, la justiee de paix de la Veveyse, 11 la de-
mande
de Joseph Gothney, Catberine Gothuey et Claude
Suehet, parents de Franvois Gothuey, preavisent eo faveur
de l'interdicti0n civi!e 8t mise SOllS euratnlIe de ce dernier.
ponr cause
de prodigalite.
Statuant, dans sa
seance du 3 janvier '1876, sur cette de-
mande d'intercliction,
le tribunal eivit de l'arrondissement de
la Veveyse rejette l'exception de declinatoire opposee par
GOlhuey, )ar le motif que celui-ci n'a pas etabli la qualite
de citoyen americain qu'il invoque, et est des lors justiciable
du jnge de son domicile aehlel, qui est Sems3les.
F. Gothuey ayant appe1e de ce jugemellt, la Cour d'appet
Staatsvertr2?ge üher civilrechtliclle Verh,eltnisse. N° 64.
du eanton de Fribourg eonfirme, par arret du 23 fevrier
1876,
la sentenee des premiers juges'. .
Interpelle,
en outre, devant la dite Cou!', par 1e Conseil, de
la partie adverse, qui lui demande s'il ne rloit pas reconnaltre
qu'il n'a jamais renonce a sa qnalite de communier de Sem-
sales, F. G()tlmey dec!areetre citoyen amerieain, mais ne
pas entendre renoncer
a ses droits a Semsales.
C'est contre les jugements qui precMent qU8 Gothuey a
recouru
J
le '10 avril ecoute
J
au pr es du Tribunal federal. Il
en demande l'annu1ation, en disant que sa qualite de citoyen
americain
ressort avec evidence de l'acte de naturalisation
du '16 mars '1866, ainsi qne de sa renoneiation sermentale
expresse, constatee par eet acte,
atout lien quelconqne vis-
a-vis de la Republique suisse; que des lors et vu le sIlence
ab so lu du traite de '1850/1855, entre la Suisse et l' "'merique,
sur la matiere actnelle, les tribunaux fribourgeois sont sans
competence pour se nantir d'une demande d'interdiction
ei vile contre un ressortissant etranger.
Dans sa reponse, datee du 29 avril dernier, le Conseil
eommunai de Semsales eslime qu'a supposer meme, ee qu'il
eonteste, que
1e recourant soit reellement 3U benefice de la
naturalisation produite, et de la renonciation solenn elle a sa
nationalite d'origine constatee dans eet
aete, il ne peut etre
admis apretendre qu'une pareille dedaration unilaterale
doive avoir pour effet de l'affranchir de tout lien vis-a-vis
de son canton et de la Suisse: qu'il n'a pas cesse d'etre
bourgeois de Semsales et ressortissant fribourgeois, et que,
par consequent,
les autorites judiciaires de ce canto n sont
eompetentes pour prononeer
J cas echeant, l'interdiction
requise.
Le Conseil eommunal eonelut au rAjet du recours.
Stcttuant S1,tr ces aits ct consideranl cn droit :
10 L'artiele 3 du Code civil du canton de Fribourg statue
que
les etrangers residant dans le eanton sont. regns. quant a
leur etat et 11 leur eapacite aux actes de la Vle clVlle, par-
les lois du pays de leur origine.
'. Abschnitt. Staat,verlr :ege der Schweiz mit dem Ausland.
L'article 1 er du traite conclu en '1850/1855 entre la Con-
fMeration suisse et les Etats-Unis de I' Amerique du Nord,
garaotit a son alinea 3, aux citoyens de CA dernier pays,
qu'ils
seront recns et traites dans tons les cantons de la
Suisse, sm le meIDe pied et aux memes conditions que les
citoyens
SUiS?8S originaires ou ressortissants d.es autres cau-
tons de !a 'oIJfederation.
JI resulte avec evidence du rapprochement de ces deux
dispositions, que, pour
le cas ou il serait etabli que le"re-
comant est devenu, ensuite de naturalisation, citoyen des
Etats-Unis d'Amerique et se trouve atIranchi de tout lien
envers son pays d'origine, le faH de son interdiction eivile
prononcee dans ce demier pays, soit dans le canton de Fri-
bourg, impliquerait une violation directe
de l'article '. er du
traite slls vise. 11 y a done lieu d' examiner si Gothuey est
fonde a reclamer la qualite de citoyen americain, et, cas
ecMant, si les circonstances dans lesquelles il a acquis cet
indigenat sont (le nature a le faire considerer comme en-
tierement
delie vis-a-vis de sa premiere patrie.
Sur la premiere de ces ques ions, il ressort clairement
des
pieces produites et des circonstances de la canse qne le
conge du 2 fevrier 1865 et l'acte de naturalisation en date
du 16 mars 18GG, en faveur de Frank Guthier, ne penvent
se rapporter
qu'll Frannois Gothuey: l'indication du pays
d'origine, de l'age, de ia taille de I'impetrant s'applique exac-
tement.a 1a personne du recourant. La lege re difference dans
l'orthographe
du nom s'expliquesuffisamment par la pro-
nonciation anglaise, et
ne saurai!, a elle seule, infirmer une
identite
etablie par de nombreux indices concordants, sur-
tout
en presellce du faH que les opposants au recours n'ont
jamais
demolltre, ni meme pn'ltendu l'existence d'un autre
Frank Gnthier , egalement Su.isse d' origine, mais disHnct
du recouranl Francois Gothuey. Dans cette position, et vu la
reguJarite de raete de naturalisation dont il s'agit, ade muni
de 1a hngalisati()n du linistre des Etats-Unis il Berne, on doit
necessairement
reconnaitre que Gothney, soit Guthier, a ete
Staat8Vel'tl'ang!' iiher civilrechtliche Verhwltl1isse, No 64.
valahlement admis au nombre des citoyens de I'Union ame-
ric3ine.
3° La question de savoir si cette naturalisation, et la re-
nonciation sermentale,
qui l'accompagne, de Gothuey a la
natnralite suisse entrainent la rupture ae tout rapport d'indi-
genat de cehli-ci avec son pays d'origine, dOlt, en revanche,
recevoir une solution negative.
Aucun texte constitutionnel en effet, pas plus que la juris-
prudence
fMerale anterienre sur la matiere, ne s' oppose a ce
que le meme individu puisse etre porteur d'un double droit
de eHe. La possibilite d'un pareil dualisme ressort, entr'au
tres, d'une decision du Conseil fecteral en date du 31 aout18GO,
laquelle constate que beaucoup de Suisses ont en meme
temps droH de eite dans plnsieurs cantons et meme a l'etran-
ger, sans que cela ait jamais souleve des objections.
(IHImer, n° 8-13.) .
4" Jllsqu'a l'apparition de la 10i prevue a 1'3rt. 44, alinea
de Ia Constitution federale aetnelle, qui doit determiner
d'nne maniere precise
les conditions auxquelles un Sllisse
peul renoncer a sa nationalite pour obtenir la naturalisation
dans
un p 1Ys etranger, c'est a la Iegislation des cantons qu'il
appartient
de fixer tout ce qui a trait a I'affranchissement
definitif d'nn citoyen
des liens qui l'unissent a son pays
d'origine.
La premiere de ces conditions est incontestablement une
renonciation expresse,
en mains des autorites de ce pays, de
la part de ceilli qui desire Ia dissolution de ces liens: 01'
ancune renonciation semblable n'est emanee du recourant:
il appert, bien au contraire, de sa declaration positive deyant
la Cour d'3ppel de Fribourg, qu'il n'entend pas abandonner
ses droits
de communier de Semsales, et que, par consequent,
il n'a nullement manifeste I'intention de renoncer a son incli-
genat suisse d'une maniere definitive' et absolue. Il est, dans
cette position, superflu d'examiner ulterieurement
la qllestion
de savoil' si et jusqu'a quel point une adhesion formelle des
autorites fl'ihonrgeoises serait necessaire pom valider une
V, Abschnitt, Staatsvertr::ege der Schweiz mit dem Ausland.
renonciation au droit de cite suisse d,e ,la P?r,t d,e GO:hue
y
,
50 Le recourant, bien que naturahse amencam, n ayant
ainsi point cesse de dem eurer rnssortissant du, canton de
Fribourg, les autorites fribourge?lS,eS snn c?mpetentes po ur
se nantir de la demande d'interdlctJon clVlle mtrodUlte contre
ce citoyen,
Par ces motifs
Le Tribunal federal
-prononce:
Le recours est ecarte comme mal fonde.
B. CIVlIiRECHTSPFLEGE.
ADnHN STnATWN DE LA JUSTICE CIVILE.
I. Abtretung von Privatrechten.
Expropriation pour cause d'utilite publique.
'1. Ausmittlung der Entschiidig lmg. -Fixation de l'indemnite.
156, Uttf)eii )om 20. IDlai 1876 in ;acf)en otboft
fJ a 1) n 9 e f er lf cf) i1 f t 9 e gen Sen n i lt TI b ; u t e t.
A. et 'Unttag bet Snftnlttiongfommifno1t )om 30. eöembet
0. . 'h'
b. -0. gmg .l,ia'!t1t:
L ie lorbJ)ftfJa1)ngefellfcf)aft ift Nficf)ttg, ben l'tol'tiaten
folgenbe ntfcf)äbigungen 3U beö(1)fen :
a. füt 2,200 uabratfuu Eanb (91acf)maa )or:
ß(1)arten) u 2 fft. et uabratfuB
b. für baulicf)e etänberuugeu
c. füt Wlel)tar6eit uub Suhm .lenienöen
, d. für 'Den ;cf)aben 1)egen untet6tocf)enet ffabti:
tatton
1)äl)tenb beg' Unt'6aueB
e. fitt 21ttücrfenung beg ;cf)o.j)feg
4,400 fft.
14,100 "
6,000 "
1,200 "
600 "
Gumma: 26,300 fft
fammt 2i1t Alt 5% )cm :rage ber Snangriffu.(1)me ber 'Ub
ttetunggolijefte an.
2. ie 1)eitet ge1)enben megentelt ber tilnriateu ,htb ab
ge 1)ief eu.
3. ie Suitturtionntofteu 1)etben aug bem maatnotfcf)uffe
ber 91otboft6af)n lieticf)tigt; eg ftefit lentetet iebocf) bag ecf)t
U, 1/
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