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4, A. Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassuug.
funbcn ätte, eine meel tßtlewetgcrung im etgentItel en Sinne beß
orte borHegen würbe. I2 ber in concreto fragt e fiel eben,
00 ntd)t tlieIme9r bie mücfroeifung eine :ptcaeffualifel gebotene
war. 'Dabei ift nun itt'eIetlant, ob bie er90benen I2 nf:prüel e auf
ein frü9ere Uttg
e
i fiel 9aben ftünen fönnen. mon 5Bebeutung
ift einöig bie ;,tragweite be 42 ber nibmalbenfel en itltIpro3en
orbnung unb bie 3ett ber I2 n9ängigmael ung ber .stlage.
2. 'Der 42 ber nibwafbenfel en tbn:pr03e)3orbnung befttmmt,
bau, wenn in einem untlermittett gebliebenen streitfaU eine .strage
niel t innert brei 1JJC0naten nnel bem morttitt bor mermittlung
getiel t bet bem bctteffenben ertel t :präfibentelt an9ängiggemael t
werbe, bic ag tlöUiger meraiel t auf ben meel tnftreit angefcgen
unb tlNn ctiel t :prii iibenten bic I2 nna9me ber .stlagefel rift ber
weigert werben müfle, e lei benn, baj3 bie lietteffenbe Sttcit:pnttet
fiel über eine rifttlerrängerung ab Seite be egnerß aunau;
meifen tlermöge. JCag nun auf runb biefer efeneßborfel rift bte
:1)urel fü9tun9 bel' .strage für enbgüHig tleWirft angcfc9en werben,
ober, wie bie Mutt'entin anaune9men iel eint, liloß für fo lange,
n ntel t ein neuer mermittlungßtleriuel borgcnommen wirb, fo
fann bennoel im tlorHcgenben aUe l;)on einer imür niel t bie
mcbe fein. :1)enn 3ur 3ett ber inrciel ung ber .stlagefel tift, näm;
Udj am 25. 3uH 1891, (unb barauf fommt eß an) waren me9r
ulß eif 1JJC0nate bcrffoffen feit ben rnten mermittlungßber9anb;
rungen, unb ba)3 nadj momn9me beß britten mermtttlungßtler;
fudjeß tlom 31. tuguft 1891 eine neue in!age gemael t morben
fei, ge9t aUß ben I2 ften ntdjt gertlor. 'Der nna t ber 3ufent tler;
mUteHen orbet'Ung tommt bemnadj nidjt einmal in 5Bettadjt.
3. mon retunirenber edte wirb aUerbing eingewenbet, b(tß
bie morfdjrift be 42 cit. mit ben 5Beftimmungen beß ülin
gationenredjteß über merjä9t'Ung im iberf:Pt'Udj ftege. :1)iefer
inw(tnb ift (toer unridjtig; ber 42 ber nibm(t(benfdjen ibtf
:proaeuorbnung liefdjränrt nidjt bie 3ett our eUenbmadjung eine
I2 nfnt'Ud)e , fonbern regeH bie irfungen ber idjt:profeq1ttrung
einer 6mit;5 ernolienen .stfage. :1)erartige mefttmmungen ge9ören
bem ro3eüredjte an unb ridjten jidj beS9(t(b nndj ber efenge;
liung ber .stantone.
4. a fd1Ueüfidj ba I2 nbringen ber mefurrentin anbefangt,
- Rechtsverweir;:el'ung. No 2.
ba)3 jie i9re orberung wegen .stranfgeit nidjt 9abe fri't9cr geitenb
mndjen fönnen, 10 tann e nidjt Sadje beß munbengeridjte fein,
be)3wegen eititution au gemä9ren. in be3ügHdjer 5Befdjlua beß
fnntona!en eriel t uurbe nodj nidjt :prOl,)03irt unb Cß f
e
lt
10:::
mit bem unbengeridjtc fdjon au biefem runbe feber I2 n(au,
barauf ein3utteten.
:1)emnadj 9at ba 5BunbeßgCt'idjt
etfannt:
:1)er mefurß luirb a ?3 unbegrünbet aligewiefen.
2. Am'lt du 27 Mai 1892 dans la Calf,Se Gobel.
Sous date du 16 Decembre 1891, le notaire J.-J. Menoud,
a Bulle, a pratique nn sequestre sur le betail appartenant aux
freres Victor et Felicien Gobet, a Pont-en-Ogoz, ce aux fins
d'exercer son droit de retention pour les fourrages consom-
mes par le dit Mtail sur la propriete du saisissant.
Le 16 Janvier 1892,
le betail en question fut saisi par Me-
noud,
et les recourants n'ont pat! oppose a cette saisie.
Par jugement du tribunal de l'arrondissement de la Gruyere
du
30 dit, notifie aux freres Gobet le 16 Mars suivant, il a ete
statue que le notaire Menoud est au Mnefice d'un droit de
retention sur le betail des intimes, se trouvant sur sa
propriete
de Pont-en-Ogoz, ce pour assurer le paiement de la valeur des
fourrages consommes
et a consommer par le dit betailjusqu'a
concurrence de la somme de 5000 francs, avec interet legal
des
le 15 Juin 1891, et que le sequestre pratique le 16 De-
cembre 1891 est bien fonde.
Par exploit du 30 Mars 1892, les freres Gobet ont fait no-
tifier a Menoud le relief du jugement par defaut et l' ont assi-
gne au 23 A vril suivant devant le tribunal de la Gruyere.
Par decision, soit ordonnance de mesures provisionnelles
du
23 ou du 27 avril 1892, le notaire Menoud fut autorise,
aux termes de l'art. 479
C. P. C., a proceder a la vente du
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6 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. 1. Abschnitt. Bundesverfassung.
betail et chedail des freres Gobet, nonobstant relief, recours
ou appel, sans prejudice de droit. Cette ordonnance constate
que les
freres Gobet, regulierement assignes, ont fait
defaut.
Menoud avait allegue que ces derniers avaient dispose des
objets
sequestres sans tenir aucun compte du sequestre et de
Ia saisie qui pesaient sur les dits objets.
La date de l'ordonnance ne resnlte pas avec certitude du
dossier; dans l'une des
expeditions qui y figurent, elle est
datee du 23 et dans l' autre du 27 A vril.
Le 3
:Mai 1892, Ia vente juridique des objets saisis fut pu-
bliee officiellement pour le 17 du meme mois.
Par ecriture du 13 dit, l'avocat Uldry, au nom des freres
Gobet, a demande au Tribunal federal l'annulation de 1'0r-
donnance du 23 ou du 27 A vril preeedent, comme contraire
aux art. 4 de la constitution
federale et 12 de Ia constitution
fribourgeoise.
A l'appui de cette conclusion, les reCOllrants
font valoir :
Que Ia saisie va a l' eneontre de Ia loi federale sur Ia
poursuite pour dettes et la faHlite, attendu qu' elle a ete prati-
quee d'apres Ies dispositions de Ia loi fribourgeoise qui n'etait
plus en vigueur, et non point eonformement a Ia loi federale
precitee;
Que les frel'es Gobet n'ont pas ete cites au 23 Avril pour
cet objet.
Les l'eeourants ont done
ete eondamnes sans avoir et8 en-
tendus, et avant que le notaire Menoud ait ete reeonnu eomme
ereancier par un jugement exeeutoire. La deeision attaquee
eonstitue
un abus de mesures provisionnelles. L'ordonnance
du
23 Avril est eneore nulle aux yeux de la loi, pour n'avoir
pas
ete notifiee atemps, mais seulement le 29 dit, et par con-
sequent pas dans les deux jours, ainsi que le veut Ia proce-
dure civile.
Les reeourants ont requis,
en outre, de Ia presidence du
Tribunal federalla suspension, par voie de mesures provision-
nelles, de
Ia mise publique annoncee pour le 17 Mai courant
dans le
N° 18 de Ia Feuille o ficielle du amton de Fribourg.
- Rechtsverweigernng. N° 2.
mais cette demande a ete ecartee par ordollnance presiden-
tielle du 16 dito
Statuant sttr ces aits el considerant eil, droit :
Le Tribunal fecleral est incompetent pour autant qu'il
s'agit
de la question de savoir si la saisie du 16 Janvier 1892
devait
etre pratiquee eonformement au droit federal ou aux
termes des dispositions du droit eantonal. Les questions (le
ce genre sont, en effet, a teneur de l'art. 334 de Ia loi fede-
rale sur la poursuite pour dettes et la faillite, soumises en der-
niere instance a la decision du Conseil federal.
2° En dehors de cette question, Ie recours apparait comme
interjete uniquement pour cause de dem de justice. L'art. 1.2
de la constitution fribourgeoise, garantissant l'inviolabilite de
Ia
propriete, invoque par les recourant8, est entierement etran-
ger
a l'espece actuelle, attendu qu'il n'interdit ni les seques-
tres, ni les saisies,
ni les mesures provisionnelles teIles que
celles ordonnees dans la decision
dont est reeours. Les con-
ditions de validite de ces procedes sont determinees exclusi-
vement par la procedure cantonale et il ne peut des lors
s'agir, dans
l'espece, que de savoir si les dispositions de cette
procedure applicables, et que les recourants n'ont d'ailleurs
pas
meme indiquees, ont ete appliquees sainement ou si elles
l' ont ete arbitrairement ou laissees de cote, de mamere que
la decision incriminee implique un deni de justice.
Or le Tribunal federal a constamment estime, en pareil cas,
qu'il y avait lieu, pour les recourants,
de parcourir au preala-
ble les instances cantonales, avant de pouvoir reclamer son
intervention pour cause
de deni cle justice ; tel n'a pas ete le
cas pour la contestation actuelle,
apropos de laquelle les
freres Gobet n'ont aucunement demontre avoir epuise tous les
moyens de recours que la procedure cantonale met
ou mettait
a leur disposition.
Par ces motifs,
Le Tribunal
federal
prononce:
TI n' est pas entre en matiere sur Ie recours.