376 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung.
q30ttc gegen g:Q .)re Mm ,11. )eaem'ber 1885 3
u
entfnredjen. )a
nQdj werbe 'beantragt, bQ gegen ben efurrenten in Qfel ein
gefettete merfal)ren fei al gegen IlCrt. 59 . m. berfto13cnb auf
aul)eoen.
c. )er etur 'bet1agte IR. rcnner trägt auf llCottleifung b
efurie an, inbem er aunfül)rt: 0eine ,relage fteUe fidj nidjt
(tl eftenbmacf)ung einer erfönndjen g:orberung bar, fonbern
Jei eine ,relage QUT ffi:caU!ation 'oe il)m 3uftel)enben q3fQn'onrefnef
übe ffi:etentlon redjte , Qn 'ocr in Qfel liegcnben Qarc be e
furrenten. lnadj fonftQnter '6unbenrecf)mdjer q3ra:ri werben foldje
,relagen nidjt al :perfönItcf)c ,relagen im 0inne bC IlCrt. 59
llCof. 1 .lB. m. 6el)anbeH. )ie IlCn)idjt be efurrenten, ba)) in
berartigen g:äUen fonfer .)atorifdje Sj)ca13nal)men .)om idjter bel'
gelegenen 0adje au treffen feten, üoer ben .lBeitanb ber g:orbetung
bagcgen .)om ffiidjter 'oe ol)norte entjdjie'oen ttlerben müffe,
fei offenoar unl)QUoQr QU bem einfacf)cn runbe, rocH ba e
riel)t b ol)ltorte ttleber 'oie q3fanbreaHftrung idoft 'bcttlerl
fteUigcn nodj bie .lBel)örben be ,reanton ber gelegenen 0adje a
u
beren mornal)me 3ttlingen fönne.
)a unbc geridjt 3iel)t in (hil) Qg un 9 :
- )ie ounbc geridjtUdje q3ra:ri l)at ronftcmt feitgel)aftcn, 'oa))
IlCr1. 59 of. 1 .lB. m. lidj nur auf bie eHenbmadjung reiu
:perfönHdjer, nidjt aoer auf btejenigc binglidjer refneft! .)e btngUdj,
burdj bertragltdje ober gefcnltdje 3mmooUiar ober 'll1oomar
:pfanb ober fftetentton redjt, geftdjerter g:or'oeruugen oeaiene (ftel)e
bie IlCUegata od lumer 'll1oreI, anboudj, 3. llCuf!age I,
- 533 u. ff. unb Roguin, Canflits des lais suisses iRr. 428
u. ff.). 00Idje bingHU;' gcitcf)erte 1Redjte fönnen audj bann im
ertdjt ftanbe ber gelegenen 6adje burdj .lBetreioung unb ,refage
geltenb gemadjt werben, ttlenn ber 0djufbner nidjt nur bie :i
ftena be aföeffortfdjen bing1iel)e1t ed)tei3 fonbern audj ben .lBe
ftanb ber g:orberung oeftreitet (ftel)e tn oefonbere ntfdjeibungeu,
mtrtdje 0amm ung VI, 0. 371). )ie bom efurrenten ange"
fülyrte ntfdjeibung in 0adjen q30tte gegen g:abre (IlCmtndje
0ammlung XI, 0. 439) ttliberf ,ridjt biefem ruubfane fetlte
ttlegi3, f onbern 'beftätigt benfefoen.
- )anadj muli benn bie efdjttlet )e ol)ne ttleiteri3 a unOe
III. Gerichtsstand. -2. Pfand-und Retentionsrechte. N° 60. 377
grünbet a'bgettliefen ttlerben, benn eß tft in casu gar ltidjt oe::
ftrttten, bau bom efurrenten ein btngUdje etenttoni3redjt ge!::
tenb gemadjt tft unb il)m, fofem feine g:orberung oegrünbet tft,
ttlirlUdj 3uftel)t. l) anbert fidj bal)er l)ier iebenfaU ntdjt um
eine auf Umgel)ung be I!(rt. 59 llC'bf. 1 .lB. m. oetedjnete 'll1a::
djination.
)emnadj l)at bai3 unbe gertdjt
erfannt:
'Vie .lBefdjttlerbe ttlirb al unoegrünbet a'bgettliefen.
- Arn?t dn 21 Juillel 1891, dans la cause Schneider.
Le recourant F. Schneider exploite a Renens (Vaud) une
fabrique de bois de
fusiIs, et tire du canton du Valais une
partie
du bois de noyer necessaire a cette fabrication. Un
wagon charge de billes de noyer se trouvait en gare d'Ardon,
pret a etre expedie aSchneider a Renens, IOI'sque, sous date
du 23 Mai 1891, Germain Betrisey, a Villa-Ayent (Valais),
opera un sequestre sur le dit wagon, en mains du chef
de gare d'Ardon. Le motif
du sequestre n'est pas indique
dans l'expioit.
Ayant
eu connaissance de ce fait, Schneider deposa au
Tribunal
federal, sous date du 2'7 Mai 1891, un recours da
droit public, concluant a l'annulation du sequestre dont il
s'agit, en se fondant sur ce qu'il est solvable et domicilie a
Renens. Dans sa reponse, Betrisey conclut au rejet du re-
cours alleguant
ce qui suit :
Au moment Oll le dernier envoi des noyers achetes en
Valais par Betrisey pour le compte de Schneider allait avoir
lieu, Betrisey
etait creancier de Schneider, son commettant,
d'un montant de
448 francs pour solde. Usant du droit re-
serve
au commissionnaire par Part. 442 C. O. Betrisey a fait
. defense a Ia Compagnie Jura-Simplon de se dessaisir de la
dite marchandise, qu'il
fit en meme temps mettre sous le
poids
du sequestre.
XVII -1891
378 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. ßundesverfhssnng.
Dans sa replique Schneider conteste que Betrisey ait
jamais ete son rommissionnaire, mais seulement son employe,
dont les fonctions consistaient a rechereher les bois de noyer
a vendre dans le canton du Valais. Les achats de bois etaient
faits et payes par Schneider directement, et Betrisey ne peut
ainsi invoquer
le droit de retention du commissionnaire.
Schneider avait offert
a Betrisey, pour solde de tout compte,
la somme de 100 francs superieure a celle qu'il estime lui
devoir encore pour ses services, mais cet
employe a refuse
de la recevoir.
Statuant el considerant sur ces (aits:
En droit:
TI est etabli par les pieces du dossier que le recourant
Schneider
est domicilie a Renens (Vaud) des 1e mois d' A vril
1890 ; il doit etre, en outre, repute solvable, son insolvabilite
n'ayant ete ni demontree, ni meme alleguee en procedure.
2°
La seule question qui reste a examiner, au point de
vue de la violation de Fart.
59 de la Constitution federale,
est celle de savoir si le sequestre objet du litige a ete prati-
que en vertu d'une reclamation personnelle, attendu que,
pour le cas
Oll il s'agirait d'un dl'oit reel, le juge de la situa-
tion de
la chose semit eompetent pour sequestrer ou saisir
les bois litigieux, en vue
de la protection des droits du crean-
eier.
Le Tribunal federal n'a pas mission, a l'occasion du pre-
sent recours de droit public, pour decider si Betrisey a re el-
lement agi dans l'espece en qualite de commissionnaire
da
Schneider, mais il doit se borner a rechereher si c'est fonde
sur UD droit reel que le dit Betrisey a sollicite et obtenu le
proeede incrimine.
TI y a lieu, a cet egard, de I'econnaitre que la pretention
en suite de laquelle Betrisey a agi
apparait comme etant de
nature reelle, attendn qu'aux termes de l'art. 228
C. O. le
ereancier pent, moyennant
UD avertissement prealable donne
an debiteur, poursuivre la realisation de son droit de reten-
tion, eomme un
creancier gagiste. A ne considerer que 111,
nature du droit invoque par Betrisey, il ne s'agirait done
III. Gerichtsstand. -2. Pfand-und Retentionsrechte. No 60.
point d'une pretention exclusivement personnelle et l'art. 59
de
la Constitution federale ne pourrait etre innoque contre
le sequestre opere (voir Arrets du Tribunal federal en les
causes Steiger, Recueil officiel,
V, p. 307, eonsid. 1; Potte,
XI, 439, eonsid. 1).
Les eirconstances de la cause sont toutefois de teIle
nature qu'elles font surgir la presomption que le droit
reel
allegu ' ete invoque que pour eluder la garantie que l'art.
pre.cIte assure au debiteur, auquel eas, conformement a
la pratIque constante du Tribunal de ceans le dit article n' en
doit pas moins recevoir son application
(;oir Arrets du Tri-
bunal
federal en les causes Bär, Recueil officiel VI 531 con-
sid.
4; Germann, ibidem IX, 34, consid. 3). ' , ,
En effet, pour qu'un commissionnaire puisse, en vertu des
art. 442
et 224 C. 0., exercer un droit de retention sur les
choses appartenant au creancier,
il faut que le dit commis-
snonnaire puisse disposer de ces objets, les ait en sa posses-
SlOn.
01', a supposer meme que Ia qnalite de commissionnaire
pu!sse tre reconnue au sieur Betrisey, -ce qui, ainsi qu'il
a
ete dlt, n'est point a examiner ici, -le wagon de billes de
noyer,
pret a etre expediEi de la gare d' Ardon a l'adresse du
recourant, ne peut
etre considere comme se trouvant en Ia
possession du
sequestrant, attendu qu'il resulte de la lettre
de voiture du 22 Mai 1891 que l'expedition de ce bois a ete
faite a la gare d' Ardon par les soins de J ean Borloz employe
de F. Schueider. '
TI ressort en outre de la teneur de l' exploit de sequestre
des 22/23
Mai 1891 que 1e sequestrant ne connaissait pas
mnme sur quelles marchandises son procede devait porter,
pUlsque dans
cet exploit, il assigne le chef de gare a l'au-
dience du juge
d'Ardon du 30 Juin suivant aux fins de de-
clarer quelles sont les marchandises par lui detenues
appartenant a F. Schneider. '
y a lieu d'admettre, dans cette situation, que le pretendu
drOlt de retention
invoque par Betrisey a eM seulement pre-
texte
dans le but de mettre obstacle a la garantie de l'art.
380 A. Staatsrechtliche Entscheidnngen. I. Abschnitt. Bundesverfassung.
59 de la Constitution federale, et qu'il ne saurait des 10rs
subsister, pas plus que le sequestre Im-meme.
Par ces motüs,
Le Tribunal
federal
prononce:
Le recours est admis,
et le sequestre impose par exploits
des 22/23
Mai 1891 au prejudice du recourant, en mains de
la Compagnie du
Jura-SimpIon, soit du chef de gare d' Ardon,
est
declare nul et de nul effet.
I. Zollwssen. Verfahren bei Uebertretung fiskaliseher Bundesgesetze. N° 61. 381
Zweiter Abschnitt. -Deuxieme section.
Bundesgesetze.
Lois
federales.
I. Zollwesen und Verfahren
bei Uebertretung :fiskalischer und polizeilicher
Bundesgesetze.
Peages et Mode de proceder a la poursuite
des contraventions aux lois fiscales.
61. Sentenza del Tribunale di cassazione
del
19 settembre 1891, netla causa del nipartimento federale
dei
nazi contt'o i conitf,gi Rizzi.
A.
TI Tribunale d'Appello deI Cantone Ticino proferiva iI
18 febbraio 1891 la seguente sentenza:
1
La contravvenzione opposta ai signori coniugi Rizzi
col processo verbale 11 luglio 1891 e decisione deI Dipar-
timento federale deI Dazi 13 agosto 1890, non e ammessa
e quindi i signori coniugi Rizzi sono prosciolti dalla relativa
accusa.
2
Le spese giudiziarie e relative di prima instanza
non che Ie spese giudiziarie d'appello, sono a carico della
Iod. Amministrazione federale dei Dazi.
B. Contro questa sentenza, comunicata alle parti il 21 marzo
1891, il Dipartimento federale dei Dazi interpose ricorso al
Tribunale federale di Cassazione il 26 aprile a. c., e ne chiese
l'annullazione appoggiato ai seguenti riflessi: A termini del-
l'articolo
50 9 della legge doganale deI 27 agosto 1851, il