B. Civilrechtspßege.
me!)t feine eigene rüfung ber mer1)iiUniffe, weld)e i1)n bie
Uebedreibungen beg stliiget auf i1)r tid)tige IDlaS l)abe müffen
3utüc'ffü1)ren laffen, für tnn beftimmenb gewefen lei. m:ngeftc6tg
biefer tf)atfäd)lid)en t'rej1ftellung erfd)eint bie )otinftannnd)e
ntfd)eibung aI gered)tferttgt. enn e mus eben a fell
j1e1)enb angenommen werben, bau in bem meflagten burd) 'oie
falfd)en m:ngaben be Stliiger ein für feine ntfd)neuung er:::
f)eblid)er Srd1)nm über bie bi 1)etige enbite beg medragnob:::
jefteg ntd)t erwec'ft Ulurbe, f 0 baS e in ber 9at an bem er-
forbedtd)en staufatAufammenl)ange wifd)eu ber betrügetifd)ett
anbrungnweife be jtriiger unb bem medragnfd)luffe fe1)tt.
4. me3ü9lid). be f)uantitati ) ber ffiigerifd)en t'rorberung
iit, unter m:bUleijung ber mefd) t1erben beiber 1ßarteien, .bie
3Uleitinftan3lid)e ntfdieibung 3u bertiitigen. enn ber stläger
im 1)eutigen mortrage auggefÜl)rt 1)at, ber 3Ulifd)en ben 1ßarteien
abgeid)Ioffene mertrag qualifi6tre fid) aIg ad)t unb nid)t alg
IDUet1)e, 10 fann bie bal)ingej1elIt bleiben, benn, ttad) Zage ber
5ad)e, tft biefe t'rtage für bie t'reitftellung ber ntfd)iibigung
burd)aug uner1)ebHd). mor ben fan tonalen 3nfhln3en nämIid)
1)at ber stHiger feine t'rorberung uunfd)Hefind) auf m:rt. 292
D . . begrünbet, inbem er gemäf3 m:rt. 292 m:bfall 2 al nt
fd)äbigung einen l)alben 3a1)reg6ing )edangte; er fann nun
fe1bft )erftiinblid) tn ber bunbeggetid)tHd)en 3nftan feine me
gel)ren niel)t burd) merufung auf ben )on ber ael)t f)anbelnben
m:rt. 310 abänbern be3ie!)ungnweife erweitem, unb übtigen
l)anbelt e fid) in easu über1)aupi nid)t um bie in m:rt. 292
uub 310 eil. )orgefef)ene IJorAeitige u 8fultg eine IDlietb
ober ad)t )ertrage au wiel)tigen rünben. .8Ular tann ber
IJon ben tantonalen erid)ten iefür angefüntte runb, Da
m:rt. 292 eiL, -unb bug leid)e muute felbft )erftänblid) aud)
für m:tt. 310 geUen, -fiel) nur auf beteit angetretene IDliet .
IJerniittniffe beniene, nid)t alg 3utreffenb erad)tet Ulerben, benn
e ifi in ber srnat nid)t ein3ufenen, Ularum bie in m:rt. 292
normirte merugntu )Or3eitiger Stünbigung be mertrageg, Wenn
wid)tige rünbe bag a(ten beffe1ben unerträglid) mael)en,
nur rür bereit angetretene IDlietntler1)iiltniffe gelten follte; Wenn
ba ef )on unerträgHd) geUlJ.ltbener "t'rJ.lrtfellung
ll
'be
IV. Obligationenrecht. N° 93.
63 /
mertrageg fprid)t, 10 etfliirt fid) biefe ebaftton barau , bn
ber efengeber 3unad)j1 ben ramfd) am 9äufigften )orfommen.
ben t'ran, wo erft uad) m:ntritt ber IDlietg
e
bie merQiiltniffe fiel)
in einer eife gej1atten, weld)e ber einen ober anbern arte i
bie t'rort'oauer 'oe medrage unerträgHd) mael)en, im uge
Qatte. in arg. e eontrario barf aug biefet t'raffung nid)t ab
geleitet werben. agegen trifft m:rt. 292 D. . beU9alb in
teiner eife u, weil ia ber meflagte ben mertrag nid t Ulegen
"Ulid)tiger rünbe
ll
gefunbigt, fonbem beffen rfünung au
bem run'oe )erUleigert l)at, wei berfefbe für i1)n nid)t )cr.
binblid) fei. m:ngefid)t biefer altung be mef!agten 9iitte bet
stläger offenbar aUf mertragnetfunuttg benieQungnUleife auf
.8a ung be ftiputirten miet infe nagen tönnen (SUrt. 279
D. .), fofem er bie IDlietnfad)e 6ur IJedraggmiiuigen menu-
ung burd) ben meflagten bereit Qiett. m:nein er 1)at bleu niel)t
getQan, fonbem l)at, inbem er aud) feinerfeit )om medrag
3urüc'fttat, einfad) auf 5d)abenerfa gefIagt. afi nun in ber
t'reftftellung biefer, nad) ben allgemeinen runbfiillen ber
m:rt. 110 u. ff. D. . 3u beud1)eHenben, 5d)abenerfallforberung
auf 500 t'rr. ein ed)tnitrt9um liege, ift niel)t erfid)tHd)J um
10 ",eniger, aIß ber Stläger jebe genauere arlegung belS 19
m
erwad)fenen 5d)aben unterlaffell l)1li.
emnad) 1)at baß munbe gerid)t
etfannt:
ie eitetAie 1tng heiber arteien ift abgewiefen unb eß 9at
bemnad) in aUen Qeiten bet bem angefoel)tenen Urtnei1e be
m:ppellationggeriel)teg be Stanton ! mafelftabt )on 20./27. IDlai
1886 fein mewen'een.
93. Amnt du 22 Oclobre 1886 dans la cause
masse Senglet contre Darier.
Par convention intervenue le :18 Avril 1885 entre le sieur
John
Senglet, marchand de bois a Geneve, et les. epou Henri
Darier, employe de commerce a BLllle, et S. Dafler, nee Lutz,
640 B. Civilrechtsptlege.
aBulie, le premier a engage le mari Darier en qualite, de
direeteur de son chantier, aBulie, avee 3000 francs d ap-
pointements.
. .
De son cöte, la dame Darier a pns l'engagement de lalS-
ser dans la maison de J. Senglet, pendant la duree de l' em-
ploi de son mari, le montant de 10000 francs dont elle etait
creanciere. .
Aux termes de rart. 5 de Ja eonvention, pour garantir
dame Darier de Ja somme ci-dessus, ainsi que des verse-
ments uIterieurs qu'elle pourrait faire, J. Senglet, oulre Ja
garantie generale affeetant tout son actif, a consenti a une
saisie provisionnelle a pratiquer a Bulle par ministere d'huis-
si er renouvelable aussi souvent que de besoin et comprenant
toutns Jes marchandises deposees au chantier de Bulle, aussi
bien que le hangar et les agencements.
II resulte de pieces produites que J. Senglet disposait de
son chantier de Bulle, en ce sens qu'il donnait a Darier l'or-
dre, depuis Geneve, de lui expedier des bois a cette der-
niere destination.
Par
la me me convention J. Senglet s'est engage toutefOls
a laisser toujours au dit chantier une quantite de marchan-
dises representant une valeur double environ de la somme
pretee par dame Darier.
Des dissentiments ne tarderent pas a se produire entre par-
ties
au sujet de ceUe convention, le sie ur Darier se plaignant
de la faible quantite de marchandises laissee au chantier,
et
Senglet reprochant a son directeur de ne pas soigner con-
venablement ses interets.
Par exploit du 31 Juillet 1885, Darier a notifie a Senglet
des gagements sur a generalite de ses biens, pour parvenir
au paiement des 10000 francs dus a la dame Darier, et le
18 Aoilt suivant, il a procede a la saisie des marchandises
existant
au chantier de Bulle.
Le 1
er
Septembre 1885, ragent d'affaires Andrey, aBulie,
agissant au nom de dame Darier, a fait taxer les marchandi-
ses susmentionnees.
Par mandat du 10 dit, J. Senglet a fait opposition a la
IV. Obligationenrecht. N° 93.
poursuite et par citation demande du 2 Octobre, il a actionne
les
epoux Darier en nullite de cette poursuite, par e motif
que le dit Senglet eut dil elre recherche a son domicile a
Geneve.
Sous date du 26 Novembre 188ti, le Tribunal de Com-
merce de Geneve a prononce la faillite de John Senglet, et e
liquidateur de la masse a repris les conclusions formuIees
par le aiUi.
En audience du 12 Janvier 1886, le sieur Darier a deeIare,
tant en son nom qu' en celui de sa fernrne, et vu la faiIlite de
J. Senglet, admettre que sa saisie envisagee separement
comme toute autre saisie, ne peut Iui conferer, a lui ou a
son epouse un droit de gage par elle-meme, mais qu'il re-
vendique .pour son epouse un droit de nantissement fonde
sur la convention et resultant de ses art. 5 et 6, aux termes
desquels
sa poursuite, soit saisie, aYait en essentiellement
ponr hut
de mieux conslater le nantissement et de sauvegar-
der
les droits de gage qui en decoulaient.
Le sieur Darier s'elant porte demandeur, es parties con-
vinrent entre
elles que, par mesure provisionnelle, le repre-
sentant de la masse serait autorise a disposer des marchan-
dises existant
au chantier de Bulle, moyennant depot prea a-
ble, en main du president, de t 0 530 fr., montant anquel ces
marchandises avaient ete evalnees juridiquement.
H. Darier, tant en son nom qu'au nom de son epouse,
avait coneIu :
1° ace que la masse Senglet soit condamnee a reconnaitre
que dame Darier est au benefice d'un droit da gage sur les
marchandises garnissant
le chantier de J. Senglet, a Bulle, ainsi
que sur
Ie hangar et les agencements, soit sur les argents
represen!ant Ia valeur des dites marchandises, pour garan-
tir
le paiement des sommes pretees a. Senglet et accessoires;
qu'en
consequence elle a droit d'etre payee par privilege
snr
la somme deposee en main du juge.
2° Subsidiairement, a ce que la masse Senglet soit con-
damnee a reconnaitre :
a) qu'au nom de son epouse Darier est au Mnefice d'un
XII -1886 42
B. Civilrechtspflege.
droit de retention sur les marchandises dn chantier de Bulle,
soit sur la somme qui les represente, et le hangar et les
agencements, ce jusqu'a concurrence de la somme de 10000
francs et accessoires;
b) en son propre nom, jusqu'a concurrence du traitement
qui lui reste du suivant convention du 18 Avri11885.
La masse Sengtet a conclu a liberation des conclusions de
la demande.
Par jugement
du 30 Mars 1886 le Tribunal de l'arron-
dissement
de Ja Gruyere a deboute Darier, tant en son nom
qu'en celui de son epouse, de ses conclusions, et admis la
masse Senglet dans la sienne en liberation.
Les epoux Darier ayant appele de ce jugement, la Cour
d'Appel de Fribourg par arret du 4 Juin 1886, a prononce
comme suit:
a) H. Darier est deboute de sa demande principale; la
masse Senglet est admise dans sa conclusion a liberation.
b) H. Darier est admis dans sa premiere conclusion sub-
sidiaire, prise
au nom de son epouse, sauf en ce qui con-
cerne Je hangar; la masse Senglet est, avec cette restriction,
deboutee de sa conclusion liberatoire.
c) H. Darier est deboute de sa conclusion subsidiaire prise
en son nom propre, la masse Senglet est admise dans sa
conclusion liberatoire.
d) Les depens sont mis, deux tiers a la charge de la masse
Senglet, et un tiers a la charge des epoux Darier.
La Cour d'Appel estime que la convention du 18 Avril1883
ne confere aucuu droit de gage aux epoux Darier, et qu'elle
exelut
meme ce droit, puisqu'eJle en prevoit la creation par
la saisie provisionnelle : d'ailleurs a supposer meme que Sen-
glet ait eu !'intention de conceder un pareil droit atlx epoux
Darier, il incombait a ceux-ci de se faire remettre la chose
(art. 2to. C. 0.), ce qui n'a pas eu lieu. En revanche, les
epoux Darier sont au Mnefice du droH de retention prevu a
l'art. 224 C. 0., dont toutes les conditions se trouvent
realisees dans l' espece; il y a connexite entre la creance eje la
dame Darier et la chose retenue, Ie debitenr a, en outre, re-
IV. ObJigationenrecht. N° 93.
.643
is, par la predite convention, un ensemble de marchan-
lses a la disposition de la cr4 anciere; enfin la creance est
chue; le hanga , en sa qualite d'immeuble, doit toutefois
etre exeln des obJets sur lesquels le droit de retention de la
dame Darier pourra etre exerce. Quant au droit de retention
revendique par
le sieur Darier en son propre nom, il ne res-
sort
pas de la convention susvisee qu'aucun bien meuble ait
ete mis a sa disposition pom garantir son traitement.
C'est contre cet
arret que la masse de la faillite de J. Sen-
gl?t recou!'t au Tribunal federal, pour autant que le dit arret
lu est defavorable. Elle conclnt a ce que les conelusions
prIses par
elle devant les deux instances cantonales Iui soient
aHouees avec depens.
La partie Darier a declara egalement maintenir ses con-
clusions.
Statuant sw' ces ails et considerant en droü :
La competence du Tribunal federal en Ja cause ne sau-
rait
etre contestee en ce qui concerne la dame Darier. Il
s'agit, en effet, de droits litigieux de gage et de retention
matiere
regie par le code fedel'al des obligations, et la valeu;
d?
litige est evidemment superieure a 3000 francs, puisque,
d
une part, la creance pour le montant de laquelle la dame
Darier invoque un droil de gage ou de retention est de
10000 fr. et accessoires et que, d'autre part, les marchan-
dises saisies dans Ie chantier de J. Senglet depassent egale-
ment la valeur de 3000 francs.
En ce qui concerne H. Darier, il n'est point etabli que la
valeur
du Iitige s'eIeve a son egal'd a 3000 franes, etun re-
cours de sa part est des 10rs madmissible; il est, en outre,
au moins douteux que H. Darier, qui n'a point recouru en
ce ql1i le regarde personnellement, soit recevable a adherer
simplement
au recours de la masse Senglet, attendu qu'il n'a
point pris
de concll1sions individuelles devant les instances
cnntonales, mais qu'il n'a fait que se joindre aux conclusions
eventuelles de la dame Darier.
2° En presence des c1auses du contrat lie entre parties le
18 Avril 1885 et des conclusions des demandeurs, il ya
B. CiviJrechtspflege.
lieu de rechercher d'abord si la dame 1)arier se trouve au
benefice d'un droit de gage sur les marchandises garnissant
le chantier de Senglet a Bulle, mais sur ces marchandises
seulement,
Ie hangar ne pouvant, vu sa nature d'immeuble,
ainsi
que I'arret cantonal Ie fait observer avec raison, etre
l'objet d'un droit de gage.
Aux termes de I'art. 210 C. 0., appIicabIe en Ia matiere
a l'exclusion de toute disposition contraire du droit cantonaI,
un droit de gage sur lesmeubles corporels ne peut s'etablir
que par voie de nantissemeut, c'est-a-dire par remise de la
chose au creancier gagiste ou a son representant, et celle
remise n' est pas reputee faHe tant que Ja chose est encore
entre les mains de celui qui constitue le gage.
Or,
ainsi que rarret dont est recours l'etablit, une remise
des bois garnissant Ie chantier de Senglet n'a jamais ete ef-
fectuee en main de Darier en faveur de sa femme, mais ces
marchandises n'ont pas cesse d'etre en possession du sieur
Senglet, soit de la masse de sa faillite. Cette constatation de
fait lie Je Tribunal fMeral aux termes de l'art. 30 de la loi
sur l' organisation judiciaire, et il resulte au surplus des pie-
ces du dossier que Senglet a dispose en realite a plusieurs
reprises
de certaines quanlites de ces bois pour faire face a
des commandes. La dame Darier u'a donc jamais ete au be-
netice d'un nantissement sur les marchandisl:ls litigieuses, et
le contrat du 18 Avril ne contient, en particulier, aucune
clause constituant
un pareil droit. Il s'ensuit que rarret de
la Cour doit etre confirme sur ce point.
3° En ce qui a trait au droit de retention, egalement in-
.voque par la dame Darier, ce droit ne pourrait en tout cas
affecter le hangar de Bulle, l'art. 2 4 C. 0., statuant ex-
pressement qu'un
tel droit ne peut etre exerce que, sur "des
meubles.
A teneur
des dispositions du predit article 224, l'exercice
du droH de retention est subordonne a l' existence simultanee
de trois conditions ; cet article exige que la creance soi! echue,
qu'iJ y ait connexite entre celle-ci et la chose retenue, et-en-
fin que les meubles ou titres qui doivent faire l'objet du dit
IV.Obligationenrecht. N° 93.
droit se trouvent a la disposition des creanciers, du consen-
tement
du debiteur.
Or ceUe derniere condition fait en tout cas dMaut dans
l'espece.
II n'est point exact, ainsi que l'admet l'arret dont
est recours,
que la dame Darier, soit son mari en son nom,
ait jamais eu les bois litigieux a sa disposition (Verfügungs-
gewalt) dans le sens de rart. 224 precite. Il n'est, a la verite,
point indispensable, pour qu'un objet mobilier se trouve a
la disposition du creancier, que la remise corporelle ait en
lieu
en ses mains ; il suffit aussi, a cet effet, qu il ait Ia fa-
culte exclusive, resuItant par exemple de la remiseen main
d'un tiers,
ou de la remise en es mains d'un recepisse de
depot, bulletin de chargement ou de tout autre titre ou piece
analogue, de disposer en fait de la chose qui constitue sa
garantie. (Voir Rec. XI pag. 78 et suiv. KäsereigeselJschaft
Rinderbach contre Berner Handelsbank).
4° 11 est evident que la dame Darier, ou son mari en son
nom, n'a jamais ete mise a meme de pouvoir disposer, dans
le sens ci-dessus, des bois, propriete de Senglet. Le contrat
du 18 Avril 1885 ne lui a confere d'antre droit a cet egard
que de faire procMer, par voie d'huissier et aussi souvent
que
besoin en serait, a une saisie provisionnelle sur les dites
marchandises.
Un tel droit, qui ne comprend nullement l'exercice d'un
pouvoir
de fait sur 1a chose elle-meme, impliquait d'autant
moins le droit de disposer de ces objets mobiliers dans le
sens plus haut defini de l'art. 224 C. 0., qu'aux termes de la
procedure fribonrgeoise, la saisie provisionnelle ne transfere
nullement
an saisissant la possession des objets saisis, ni
aucun pouvoir de disposition materielle sur ceux-ci, mais
qu'elJe a pour effet nnique d'empecher le debiteur de les
aliener (loi sur les poursuites juridiques art. 8. al. 4) ; Darier
a d'ailleurs reconnn
que cette saisie ne pouvait lui conferer
a lui-meme on a son epouse, un droH de nantissement fonde
sur la convention du 18 A vril1885. Le bois, objet du litige, ne
s'est des lors jamais trouve, en fait, a la disposition de Ja dame
Darier et n'a jamais cesse d'etre en la possession du debiteur.
B. Civilrechtsptlege.,
l)0 Il ressort de taut ce gui precede que rune au moins
des conditions necessaires po ur justitier rexercice d'un droit
de retention ne se trouve point realisee dans l'espece, et
qu'il y a lieu de reformer la partie de rarret de la Cour d' Ap
pel, consacrant un semblable droit en faveur de la dame
Darier.
Par
ces motifs,
Le Tribunal federal
prononce.
L'arret rendu
le 4 Juin par la cour d'Appel de Fribourg
est
rMorme partiellement, en ce sens qUß la conclusion sub-
sidiaire de la partie demanderesse, tandant a se faire recon-
naitre un droit de retention, est repoussee ; les conclusions
ptises par les epoux Darier sont ainsi ecartees dans leur en-
semble, et la masse Sengtet est admise dans ses conclusions
liMratoires.
94. Urtl;eil bom 23. Dftober 1886 in Gact;en
ibmer gegen ?Bolfnbant onenrain.
A. 1)urct; Udqeil )om 11. rolai 1886 qat Da Dbergerict;t
be stanton ZU3em erfanut:
- ?Befragte fci geqalteu, bem steäger gegen ntridjtung ber
Gumme )on 400 r. bie rflärung aU 3ufterfen, ban fie für
iqre ingabe, wetct;e fie an ben am 24. ID1är 1877 libet ben
sträger )om eridjtgaugfdju ab 6urg abgeqaltenen stoufurfe
in ber britten straffe be EiegeuDen geltenD gemadjt qat, be-
iel)ltngnweife fiit bie bellügHdjen in Die fedjgte straffe beg
af)renben IOllirten A",ei nf ,ract;en bon Aufammen 4338 r.
88 (W3. befdeDigt fci unb bal)er ber 31lldruf beg über ben
sträger abgef)aHenen stonfurfe geflatte. IDllt bem ab",eict;enben
31ect;tgbegef)rcn fei ?Benagte abgc",iefen.
- %rage J:3ef agte fämmtIidje biele roneffeß ",egen' er
1Jangenen stoften, mit ber ?Befdjräntung inbeB, ban 'oie erfon.
IV. Obligationenrecht. N° 94. 647
Iidjen arteifoften beibieitig ",ettgefdj lagen feien. ?Benagte ltbe
baner an ben stläger eine stoflen'Oergütung AU Ieiften )on
204 r. 35 t .
- n inte nwäHe f)aben für ebünren unb ußlagen in
bei ben 3nflanöen aU beaaf)len: stläger an etr ürfntedj erig
253 r. 50 tß., ?Benagte an etr ürf ,rect; Gct;mib . .
-
- f. ""
- egen biefeß UrtneiI ergriff bie ?Benagte Die eiteraie.
ung an bag ?Bttnbeßgerict;t. Bei ber qeutigen ?BernanbIung
beantragt it;r n",alt: ß fei in bänbetung be obergeridjt .
lict;en Uttqetrß 'oie sttage abllu",eifen unb gemän bem 31ect;tß
fcl Iuß bet ?Befiagten aU edennen, stläger babe bie betfagtifct;e
orberung im ?Betrage bon 4000 r. nefift ,8ing 'Oom 15. tei .
- mOllember 1876 aIg noct; AU med)t beftenenb anAuerfennen
unter stoftenfolge.
1)er ?Bertreter beg stfägerß beantragt in erftet Einte, bag
?Bunbeggericl t ",orfe itlegen 3nfomnetenA auf bie ?Befct;werbe
nidjt eintreten, ellentuerf e ",orfe biefdbe arß unbegtiinbet ab-
",eifen unb ba ooergertcl tncge Urtnei1 lief tätigen.
1)aß munbeggericl t Aief)t in r", lig u ng :
- 3n bem im 3anre 1877 burcl gefüt;rten stonfurfe beß
stfägerg t;atte bie ?Befragte ",ei orberungen bon ufammen
4338 r. 88 tg. angemelbet, für ",e1ct;e fie in ber auß
1)ifnofiti ) 1 beß angefoct;tenen Urtneilß erfidjt1idjen cife 10-
llh:t ",urbe. 1)er sttäger baf)ute nun feitner mit feinen räubi
gern ?Bernanblungen über 'oie uff)eliung be stonfurfeg "n,
Ituf ber runblage, baß ein %t;eil Im J5tberungen baat lie
o
af)lt, bet 31eft bagegen nact;gelaffen ",erben. foffte; er ",aubt:
ficl lucl an 'oie ?Benagte unb ert;ieIt )on btefer am 30. rolltt
1884 bie idjniftlidje tffärung: fI?Benügnct; ber mit un ße-
,, flogenen Unternanblung ",ege ußIßfung ber .. ",ei A ?Ber-
" luft gegangenen ülten bon Je ?OOO r. utben tr un
"iJufrieben fterfeu, ",enn 400 r. etttbeA( lt ",u;ben. tr lau
"bell, biefeg fei eine biffige orberung.ll uf btefe IDltttnettung
antwortete ber stfäger nldjt liig um 6. Gentember 1884; an
biefem %age fct;rieb berleIbe Der meUagten, er fct;ide inr bag
e b unb bag mommobement ba
u unb erfudje fiel lc tmß