Respinto il ricorso contro il decreto di perizia medica

TACC 530/2010Tribunale cantonale / Camera d'accusa11 ott 2010Diritto penaleRespinto

Estratto da Omnilex

Sintesi Omnilex

In un’indagine penale per omicidio colposo, il tribunale cantonale ha respinto il ricorso degli imputati contro il decreto che nominava un neurologo quale perito. Ha ritenuto che i quesiti posti al perito non presupponessero indebitamente un errore diagnostico e mirassero a chiarire punti lasciati aperti da precedenti perizie contraddittorie. Ha inoltre stabilito che la trasmissione al perito degli atti necessari del procedimento era lecita e non violava il diritto di essere sentito. Il decreto impugnato è stato confermato e i sei ricorrenti sono stati condannati a pagare CHF 330 di spese in solido.

Massima Omnilex

Arts. 233 segg. e 237 CPP; prova per perizia nel procedimento penale; portata del controllo sulla formulazione dei quesiti peritali e sulla trasmissione degli atti all’esperto. L’autorità che dispone la perizia può formulare i quesiti in modo da completare perizie precedenti, anche quando i rapporti anteriori divergono, purché la formulazione non anticipi la valutazione fattuale o giuridica controversa. Il diritto di essere sentito non è violato quando all’esperto vengono trasmessi gli atti necessari all’esecuzione del mandato; tale trasmissione è inerente al mandato probatorio previsto dall’art. 237 CPP. Il ricorso è respinto se i quesiti rimangono oggettivi e la divulgazione degli atti è limitata a quanto necessario per la perizia.

Testo completo

301 TRIBUNAL CANTONAL 530 T R I B U N A L D ’ A C C U S A T I O N


Séance du 11 octobre 2010


Présidence de M. M E Y L A N , président Juges:M.Krieger et Mme Byrde Greffier :M. Addor


Art. 233, 294 let. e CPP Vu l'enquête n° PE04.046734-ARS instruite d'office par le Juge d'instruction de l'arrondissement de Lausanne contre H., M., K., S., V.________ et X.________ pour homicide par négligence, vu l'ordonnance du 30 août 2010, par laquelle le magistrat instructeur a ordonné une expertise médicale, vu le recours exercé en temps utile contre cette décision par H., M., K., S., V.________ et X., vu le mémoire de la partie civile B.L., vu le préavis du Ministère public, vu les déterminations des recourants sur ledit préavis,

  • 2 - vu les déterminations de B.L., vu les pièces du dossier; attendu que par arrêt du 23 mars 2010, le Tribunal d'accusation a annulé l'ordonnance de non-lieu rendue le 27 novembre 2009 en faveur des médecins mis en cause, qu'il a chargé le juge d'instruction de désigner un nouvel expert afin de se déterminer sur la question de savoir si le syndrome malin des neuroleptiques dont souffrait A.L. avait été pris en compte et le cas échéant suffisamment, si l'administration en dosage progressif de Leponex était conforme aux règles de l'art et enfin, s'il y avait un lien de causalité entre d'éventuels manquements aux devoirs de prudence et le décès de la jeune fille, que par ordonnance du 30 août 2010, le juge d'instruction a mis en œuvre une expertise médicale et désigné en qualité d'expert le Professeur [...], spécialiste FMH en neurologie, que H., M., K., S., V.________ et X.________ contestent cette décision, qu'ils se plaignent tout d'abord de la manière dont est formulée la première question posée à l'expert, que cette formulation présenterait l'erreur de diagnostic comme étant avérée, et non comme une hypothèse, que ce grief est mal fondé, que dans les considérants de l'ordonnance, le juge a pris la précaution d'indiquer que le syndrome malin des neuroleptiques semblait finalement ne pas avoir été retenu, qu'en outre, il n'est pas question de refaire les expertises précédentes, mais d'y apporter des réponses complémentaires, sur des points précis, que la nouvelle expertise a pour but notamment de trancher, vu les avis divergents des experts précédents, le point de savoir si le fait de ne pas avoir retenu le syndrome malin des neuroleptiques constitue une violation des règles de l'art médical, qu'ensuite, s'agissant de la première partie de la question 2, elle repose sur l'hypothèse émise par l'un des précédents experts,

  • 3 - que telle que formulée, cette question vise à compléter les deux premières expertises, que le nouvel expert commis aura de toute manière accès au dossier, qu'en ce qui concerne les questions 3 et 4, leur libellé, clair et compréhensible, est suffisamment objectif pour ne pas influencer l'expert, que du point de vue du droit d'être entendu, c'est à bon droit que le juge d'instruction a décidé de remettre à l'expert le dossier de la cause, plus précisément les pièces nécessaires à l'accomplissement de sa mission, que cela est conforme aux art. 233 et suivants CPP, en particulier à l'art. 237 CPP; attendu, en définitive, que le recours est rejeté et l'ordonnance confirmée, que les frais d'arrêt sont mis à la charge des recourants, solidairement entre eux (art. 307 CPP). Par ces motifs, le Tribunal d'accusation, statuant à huis clos : I. Rejette le recours. II. Confirme l'ordonnance. III. Dit que les frais d'arrêt, par 330 fr. (trois cent trente francs), sont mis à la charge de H., M., K., S., V.________ et X.________, solidairement entre eux. IV. Déclare l'arrêt exécutoire. Le président : Le greffier :

  • 4 - Du L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis clos, est notifié aux parties, ainsi qu’au Ministère public, par l'envoi d'une copie complète : -M. Daniel Pache, avocat (pour H., M., K., S., V.________ et X.), -M. Antoine Eigenmann, avocat (pour B.L.). Il est communiqué en outre par l'envoi d'une copie complète à : -M. le Procureur général du canton de Vaud, -M. le Juge d'instruction cantonal. Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière pénale devant le Tribunal fédéral au sens des art. 78 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral – RS 173.110), cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF. Ces recours doivent être déposés devant le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la notification de l'expédition complète (art. 100 al. 1

LTF). Le greffier :

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The wording was acceptable; the questions were intended to complement prior expert reports and did not prejudge the diagnostic issue.

The order's reasoning made clear that the neuroleptic malignant syndrome had only seemingly not been retained. The new expert was to address divergent prior opinions, not redo the earlier expertise.

Yes. Providing the expert with the relevant file materials was proper and consistent with the Code of Criminal Procedure.

The judge of instruction was entitled to transmit the documents needed to perform the mandate; this followed Arts. 233 ff. CPP, especially Art. 237 CPP.

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