Ricorso contro una misura di collocamento dichiarato irricevibile per tardività

CTUT 290/2012Tribunale cantonale / Camera delle tutele6 dic 2012Diritto di famigliaInammissibile

Estratto da Omnilex

Sintesi Omnilex

T.________ ha contestato per iscritto una misura di collocamento ai sensi del previgente diritto vodese. La Camera delle tutele ha ritenuto irricevibile il ricorso nella misura in cui impugnava la decisione dell’11 March 2004, poiché era manifestamente tardivo. Ha inoltre rifiutato di considerare la stessa lettera come un ricorso contro la decisione del giudice di pace del 28 June 2012, dato che tale decisione era stata inviata per la notifica soltanto in seguito, il 6 November 2012. Il tribunale ha indicato che spettava al giudice di pace decidere se la lettera dovesse invece essere trattata come una domanda di revoca della misura. La causa è stata decisa senza spese giudiziarie.

Massima Omnilex

Art. 398d CPC-VD in relazione con l’Art. 174 CDPJ; ricorso contro misure di collocamento; termine e requisito della notifica. Il ricorso contro una decisione di collocamento deve essere presentato alla Camera delle tutele entro dieci giorni dalla notifica, mediante atto scritto e brevemente motivato. Un atto espressamente diretto contro una decisione precedente è manifestamente tardivo se il termine legale è scaduto da tempo. Non può essere interpretato come ricorso contro una decisione successiva che non era ancora stata notificata al momento della presentazione dell’atto. Il tribunale può lasciare aperta la questione se tale corrispondenza possa essere qualificata come domanda di liberazione o di revoca della misura; la questione spetta all’autorità di prima istanza (consid. 1).

Testo completo

205 TRIBUNAL CANTONAL IV04.030593-122116 290 C H A M B R E D E S T U T E L L E S


Arrêt du 6 décembre 2012


Présidence de M. G I R O U D , président Juges:MM. Colombini et Abrecht Greffier :MmeRodondi


Art. 397a CC; 174 CDPJ; 398d CPC-VD Vu la mesure de privation de liberté à des fins d'assistance à forme de l'art. 397a CC prononcée le 11 mars 2004 à l'encontre de T.________, né le 9 février 1972, vu la décision du 28 juin 2012, adressée pour notification le 6 novembre 2012, par laquelle la Justice de paix du district du Jura – Nord vaudois a maintenu la mesure de privation de liberté à des fins d'assistance précitée,

  • 2 - vu la lettre du 6 août 2012 par laquelle T.________ a déclaré recourir contre la décision du 11 mars 2004, vu les pièces au dossier; attendu que, selon l'art. 398d CPC-VD (Code de procédure civile vaudoise du 14 décembre 1966, RSV 270.11), qui reste applicable (art. 174 CDPJ, Code de droit privé judiciaire vaudois du 12 janvier 2010, RSV 211.01), l'intéressé, notamment, peut recourir contre les mesures de placement prises ou confirmées par la justice de paix, par acte écrit et sommairement motivé, adressé à la Chambre des tutelles du Tribunal cantonal, dans les dix jours dès la notification de la décision attaquée (al. 1 et 3), qu'en l'espèce, dans sa lettre du 6 août 2012, T.________ a déclaré recourir contre la décision du 11 mars 2004, que son recours est irrecevable en tant qu'il concerne cette décision car manifestement tardif, que son courrier ne saurait par ailleurs constituer un recours contre la décision du 28 juin 2012, puisque celle-ci n'a été adressée pour notification que le 6 novembre 2012, que le recours interjeté par T.________ est dès lors irrecevable, que, pour le surplus, il sied de préciser qu'il appartiendra à la justice de paix de déterminer si la lettre du 6 août 2012 doit être considérée comme une demande de mainlevée de la mesure de privation de liberté à des fins d'assistance; attendu que le présent arrêt peut être rendu sans frais conformément à l'art. 236 al. 2 aTFJC (Tarif du 4 décembre 1984 des frais

  • 3 - judiciaires en matière civile), qui continue à s'appliquer pour toutes les procédures visées à l'art. 174 CDPJ (art. 100 TFJC, Tarif des frais judiciaires civils du 28 septembre 2010, RSV 270.11.5). Par ces motifs, la Chambre des tutelles du Tribunal cantonal, statuant à huis clos p r o n o n c e : I. Le recours est irrecevable. II. L'arrêt, rendu sans frais, est exécutoire. Le président :La greffière : Du L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis clos, est notifié à : -M. T.________, -M. le Tuteur général, et communiqué à : -Justice de paix du district du Jura – Nord vaudois, par l'envoi de photocopies. Il prend date de ce jour. Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile devant le Tribunal fédéral au sens des art. 72 ss LTF (loi du 17 juin

  • 4 - 2005 sur le Tribunal fédéral – RS 173.110), cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF. Ces recours doivent être déposés devant le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la présente notification (art. 100 al. 1 LTF). La greffière :

Parole chiave

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The appeal was manifestly late and therefore inadmissible.

Under the applicable Vaud procedural rules, a placement decision must be challenged within ten days from notification. The letter of 6 August 2012 expressly targeted the 2004 decision, so the challenge came far too late.

No; it could not serve as an appeal against that decision because the latter had only been sent for notification on 6 November 2012.

Since the decision had not yet been notified when the letter was sent, the correspondence could not constitute a valid appeal against it.

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