Late appeal after deemed service of opposition decision

CASSO ze09-039041-am7109-112010/2010Tribunale cantonale / Camera delle assicurazioni sociali31 mar 2010Inadmissible

Estratto da Omnilex

Sintesi Omnilex

R.________ appealed an INTRAS health-insurance opposition decision after the statutory deadline had expired. The court held that the decision was deemed notified seven days after the first failed postal delivery attempt, and that any arrangement with the post office to extend the holding period could not extend the appeal time. Because the appeal was lodged one week late, it was inadmissible. The court also rejected any restoration of time and ordered R.________ to pay CHF 300 in court costs, finding his conduct frivolous or careless. No party costs were awarded.

Massima Omnilex

Art. 38 al. 2bis LPGA, art. 60 al. 1 LPGA; notification by registered post and commencement of the appeal period. A decision sent under signature is deemed served at the latest seven days after the first unsuccessful delivery attempt; a private arrangement with the postal service to extend the holding period does not suspend or prolong the statutory appeal deadline. The time limit under Art. 60 al. 1 LPGA is strict; if the appeal is filed after expiry, it is inadmissible. A restoration of the deadline requires a corresponding request and cannot be considered where the party still had sufficient time to act. Under Art. 61 let. a LPGA, costs may exceptionally be imposed on a party acting frivolously or carelessly (consid. 2 and 4).

Testo completo

403 TRIBUNAL CANTONAL AM 71/09 - 11/2010 C O U R D E S A S S U R A N C E S S O C I A L E S


Arrêt du 31 mars 2010


Présidence de M. J O M I N I , juge unique Greffier :MmeVuagniaux


Cause pendante entre : R.________, à Chevilly, recourant, et INTRAS ASSURANCE-MALADIE SA, à Carouge, intimée.


Art. 38 al. 2bis, 60 al. 1 LPGA

  • 2 - E n f a i t : A.R.________ est assuré auprès de Intras Assurance-maladie SA (ci-après : Intras) pour l'assurance obligatoire des soins selon les art. 3 ss LAMal (loi fédérale du 18 mars 1994 sur l'assurance-maladie, RS 832.10). A la requête d'Intras, le commandement de payer n° 5091003 de l'Office des poursuites de l'arrondissement de Cossonay a été notifié le 8 juillet 2009 à R.. Le montant total de la créance invoquée est de 4'485 fr. 60 avec intérêts à 5 % dès le 1 er décembre 2005; des frais de rappel et de dossier, par 360 fr., sont également réclamés. A la rubrique « titre de la créance ou cause de l'obligation », il est indiqué ce qui suit : Ces factures concernent des primes d'assurance-maladie. R. a fait opposition au commandement de payer le 6 août 2009. Par une décision du 18 août 2009 (décision au sens de l'art. 49 LPGA [loi fédérale du 6 octobre 2000 sur la partie générale du droit des assurances sociales, RS 830.1]), Intras a levé l'opposition au commandement de payer n° 5091003. B.Le 25 septembre 2009, R.________ a adressé à Intras une opposition (au sens de l'art. 52 LPGA), où il contestait, sans argumentation plus détaillée, « le principe et la quotité, ainsi que les frais de rappel et de

  • 3 - dossier, plus particulièrement l'inclusion d'un intérêt de 5 % dès le 1 er

décembre 2005 ». Intras a rendu le 8 octobre 2009 une décision sur opposition, confirmant sa première décision du 18 août précédent. La décision sur opposition a été envoyée par la poste en recommandé. Le 9 octobre 2009, l'office de poste de Cossonay a avisé R.________ qu'il pouvait retirer ce courrier à l'office de La Sarraz, où il est arrivé le 10 octobre 2009. Cet office de poste a avisé l'expéditeur, le 16 octobre 2010, que l'envoi n'avait pas été retiré (envoi en souffrance pendant 7 jours). Finalement, la distribution au destinataire a eu lieu au guichet de l'office de La Sarraz le 22 octobre 2009. C.Par un acte mis à la poste le 23 novembre 2009 et adressé au Tribunal cantonal, R.________ a formé un recours contre la décision sur opposition. Cet acte, sommairement motivé, conteste la validité de la décision attaquée, en invoquant la prescription, la péremption et la compensation. Invitée à répondre, Intras a conclu à l'irrecevabilité du recours le 16 février 2010. R.________ a déposé des déterminations le 26 mars 2009. Il expose en particulier que, lorsque la décision sur opposition a été rendue, il était « en incapacité totale et ne pouvant se déplacer ». Aussi a-t-il demandé à la poste, « à la fin du délai de garde de sept jours, soit le 16 octobre 2009, et conformément à la législation postale, de prolonger de sept jours le délai de garde ». Cette demande ayant été acceptée, il a retiré la décision attaquée le 22 octobre 2009. D.R.________ a effectué, à la requête du juge instructeur, une avance de frais de 300 francs.

  • 4 - E n d r o i t : 1.Compte tenu de la valeur litigieuse, inférieure à 30'000 fr., l'affaire, traitée par la Cour des assurances sociales, relève de la compétence du juge unique (art. 94 al. 1 let. a LPA-VD [loi vaudoise du 28 octobre 2008 sur la procédure administrative, RSV 173.36]). 2.La voie du recours de droit administratif au Tribunal cantonal est ouverte contre une décision sur opposition, prise par une assurance- maladie dans le cadre des règles de la LAMal sur l'assurance obligatoire des soins (art. 1a al. 1 LAMal, art. 56 ss LPGA). Le Tribunal cantonal examine d'office et librement la recevabilité du recours. Aux termes de l'art. 60 al. 1 LPGA, le recours doit être déposé dans les trente jours suivant la notification de la décision sujette à recours. La réglementation de l'art. 38 LPGA s'applique, en vertu du renvoi de l'art. 60 al. 2 LPGA, au calcul du délai de recours. En particulier, il est prescrit qu'une communication qui n'est remise que contre la signature du destinataire ou d'un tiers habilité est réputée reçue au plus tard sept jours après la première tentative infructueuse de distribution (art. 38 al. 2bis LPGA). En l'occurrence, l'assurance-maladie a envoyé sa décision sur opposition sous pli recommandé, remis par la poste contre la signature du destinataire. Le délai de sept jours dès la première tentative infructueuse de distribution (le 9 octobre 2009, jour où un avis a été remis au recourant) arrivait à échéance le 16 octobre 2009, ce que le recourant lui- même admet. Une demande de garde du courrier au-delà de ce délai de sept jours, ou tout autre arrangement avec la poste, ne supprime pas la présomption énoncée dans la loi (à l'art. 38 al. 2bis LPGA et dans d'autres dispositions analogues du droit fédéral de procédure, notamment à l'art. 44 al. 2 LTF [loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral, RS 173.110]); en d'autres termes, cela ne permet pas de prolonger le délai de recours (cf. ATF 134 V 49).

  • 5 - Le délai de recours au Tribunal cantonal arrivait donc à échéance, dans le cas particulier, le trentième jour suivant le 16 octobre 2009, soit le lundi 16 novembre 2009 (vu l'art. 38 al. 3 LPGA). Comme le recours a été déposé le 23 novembre 2009, soit une semaine plus tard, il n'a pas été formé en temps utile. Il est donc irrecevable en vertu de l'art. 60 al. 1 LPGA. Le recourant soutient qu'il était incapable de se déplacer avant le 22 octobre 2009 (date du retrait effectif à l'office postal de la décision attaquée). Or, à cette date-là et dans les trois semaines suivantes, le délai de recours n'était pas échu. Une éventuelle restitution du délai de recours (cf. art. 41 LPGA) – laquelle n'a du reste pas été requise – n'entrerait manifestement pas en considération. 3.Vu le présent prononcé d'irrecevabilité, l'assurance-maladie pourra constater que sa décision sur opposition n'a pas été attaquée en temps utile, et donc qu'elle est entrée en force. 4.La procédure devant le Tribunal cantonal est en principe gratuite; les frais de procédure peuvent toutefois être mis à la charge de la partie qui agit de manière téméraire ou témoigne de légèreté (art. 61 let. a LPGA). Le Tribunal cantonal a déjà constaté que le recourant R.________, « de façon quasi-systématique », ne payait pas ses cotisations d'assurance-maladie et provoquait l'ouverture de nombreuses procédures, y compris devant la juridiction cantonale (cf. arrêt CASSO du 24 juin 2009, AM 23/09-30/2009 avec des références à plusieurs dossiers). Il y a lieu de considérer que, dans la présente affaire également, l'intéressé fait preuve de témérité ou de légèreté en recourant au Tribunal cantonal. Les frais de justice doivent donc être mis à sa charge. L'assurance-maladie intimée n'a pas droit à des dépens. Par ces motifs, le juge unique p r o n o n c e :

  • 6 - I. Le recours est irrecevable. II. Les frais judiciaires, arrêtés à 300 fr. (trois cents francs), sont mis à la charge du recourant R.. III. Il n'est pas alloué de dépens. Le juge unique : La greffière : Du L'arrêt qui précède est notifié à : -R. -Intras Assurance-maladie SA -Office fédéral de la santé publique (OFSP) par l'envoi de photocopies. Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière de droit public devant le Tribunal fédéral au sens des art. 82 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral ; RS 173.110), cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF. Ces recours doivent être déposés devant le Tribunal fédéral (Schweizerhofquai 6, 6004 Lucerne) dans les trente jours qui suivent la présente notification (art. 100 al. 1 LTF). La greffière :

  • 7 -

Parole chiave

social insurancehealth insuranceappeal deadlinedeemed notificationregistered mailinadmissibilitycourt costsrestoration of time

Estratto da Omnilex

Questione giuridica chiave

Whether the appeal against the insurer’s opposition decision was filed within the 30-day deadline.

Decisione estratta

The appeal was filed out of time because the decision was deemed served seven days after the first failed delivery attempt; a postal holding arrangement did not extend the statutory appeal period.

Motivazione estratta

Under Art. 38(2bis) LPGA, a registered decision is deemed received at the latest seven days after the first failed delivery attempt. The appellant’s request to keep the letter longer at the post office could not displace this legal presumption or prolong the appeal deadline.

Questione giuridica chiave

Whether the appellant’s alleged inability to move justified a restoration of the appeal period.

Decisione estratta

No restoration was warranted, and none had been requested; in any event, the appeal deadline had not yet expired when the decision was actually collected.

Motivazione estratta

Even accepting the alleged incapacity, the appellant still had several weeks before expiry of the appeal period after 22 October 2009, so a restoration of time would not come into question.

Questione giuridica chiave

Whether court costs should be imposed on the appellant for a frivolous or careless appeal.

Decisione estratta

Court costs were charged to the appellant because he acted with temerity or at least carelessness.

Motivazione estratta

The court referred to the appellant’s repeated failure to pay health-insurance premiums and his recurrent litigation history as indicators of frivolous conduct.

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