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à loyer, commentaire pratique, 2010, n. 63 s. ad art. 253 CO ; Lachat,
Commentaire romand, CO I, 2
e
éd. 2012, n. 1 ad art. 253 CO).
Peuvent ainsi faire l'objet d'un bail notamment un terrain nu,
une place de stationnement (cf. art. 266e CO et art. 1 OBLF), un jardin (cf.
art. 1 OBLF) (Lachat, Le bail à loyer, Lausanne 2008, chap. 2, n. 1.1, p. 70
et chap. 4, n. 4.1., pp. 114-115 ; CACI 2 mai 2012/202 c. 3b), un
emplacement pour un automate de jeu (ATF 110 II 474 c. 3a ;
Tercier/Favre/Bugnon, op. cit., n. 1961) ou une place d’amarrage pour un
bateau (Higi, Zürcher Kommentar, Band V/2b, 1994, n. 51 des rem. prél.
ad art. 253-274g CO). Dans tous ces exemples, le bail porte sur une chose
– c’est-à-dire sur une portion délimitée et impersonnelle de l’univers
matériel susceptible de maîtrise humaine (Steinauer, Les droits réels, t. II,
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e
éd. 2012, n. 1973 ; Tercier/Favre/Bugnon, op. cit., n. 1963) – qui est
immobilière, puisqu’elle ne peut pas être déplacée d’un lieu dans un autre,
contrairement à une chose mobilière (cf. Steinauer, op. cit., nn. 1972 et
1976 ; Higi, op. cit., n. 52 des rem. prél. ad art. 253-274g CO).
d) En l’espèce, les parties ont conclu un contrat par lequel
l’intimé s’oblige à mettre à la disposition de l’appelante une surface
déterminée de sa parcelle – soit une portion de terrain nu –, moyennant le
paiement d’un loyer. Il s’agit à l’évidence d’un bail à loyer portant sur une
chose immobilière, au sens défini plus haut (cf. c. 2c supra). Point n’est
besoin ici d’examiner la portée du chiffre 4.3.7 introduit par l’avenant
signé les 9 et 21 juin 2011, aux termes duquel le bailleur "peut exiger le
déménagement et le déplacement de l’installation en observant un délai
de 12 mois avant la concrétisation des futurs immeubles pour autant que
le projet d’aménagement d’immeubles locatifs sur la parcelle [...]
aboutisse", en échange de quoi il "met à disposition du locataire un toit de
ces futurs immeubles pour la pose d’une installation de téléphonie
mobile". En effet, il n’apparaît pas que le bailleur ait fait usage du droit qui
lui a ainsi été conféré, de sorte qu’en l’état, le bail porte sur la chose
immobilière définie dans le contrat signé les 20 avril et 21 juin 2011.