112 Strnfgesetzbuch. No 23.
geahndet werden darf. Ob ein solches qualifiziertes Schwei-
gen vorliegt, hängt im einzelnen Falle davon ab, was
vernünftigerweise als Wille des Gesetzgebers angesehen
werden muss.
Dabei ist von Bedeutung, ob der Bundes-
gesetzgeber ein bestimmtes strafrechtliches Gebiet über-
haupt nicht behandelt, ob er bloss einige wenige Tatbe-
stände daraus unter Strafe gestellt, oder ob er die Materie
durch ein geschlossenes System von Normen geregelt hat.
In den beiden ersten Fällen bleibt Raum für kantonale
-Obertretungen, nicht dagegen im letzten, es sei denn, dass
der Gesetzgeber ausnahmsweise im geschlossenen System
eidgenössischer Strafnormen absichtlich Lücken gelassen
habe,
um den von Kanton zu Kanton wechselnden Ansich-
ten über die Strafwürdigkeit eines bestimmten Tatbestan-
des Rechnung zu tragen. Der Kassationshof hat hinsichtlich
der gewerbsmässigen Unzucht solche Lücke im Titel des
StGB über die strafbaren Handlungen gegen die Sittlich-
keit verneint und die Zuständigkeit der Kantone, sie als
"Übertretung unter Strafe zu stellen, ausgeschlossen (BGE
IV 40). Das hat natürlich a fortiori von der einfachen
Unzucht zu gelten; es ist nicht denkbar, dass der eidge-
nössische Gesetzgeber zwar die gewerbsmässige
Unzucht
straffrei lassen, dagegen die Bestrafung der einfachen
Unzucht den Kantonen vorbehalten wollte.
Entfällt aber die Strafbarkeit der einfachen Unzucht
nach dem neuen Recht, dann hat dieses als das mildere
gemäss
Art. 2 Abs. 2 StGB auf die Beurteilung der vor
seinem Inkrafttreten begangenen Unzucht zurückzuwirken.
Demnach erkennt der Kassationshof:
Die Nichtngkeitsbeschwerde wird gutgeheissen, das Urteil
des Kantonsgerichts Schwyz vom 28. Mai 1942 aufgehoben
und die Sache zur Freisprechung an die Vorinstanz zurück-
gewiesen.
Vgl auch Nr. 25. -Voir aussi n° 25.
Verfahren. No 24.
II. VERFAHREN
PROcEDURE
24. Arrnt de la Cour de cassation penale du 10 septembre
19'2 dans la cause Kftchlln contre Ministere publlc du
canton de Vaud.
Le pourvoi en nullite est receva.ble oontre tout jugement de derni -0
instance cantonaJe tranchant une question de droit federa.I,
mnme si le jugement ne met pas fin s l'action penale dans
le canton (renvoi par 1a cour de cassation cantonale au juge
de repression, decision d'un point prejudiciel). Art. 268 aL 2
PPF.
II en est de meme quant au prononce du juge penal sur l'action
civile.
Die Nichtigkeitsbeschwerde ist gegen jedes Urteil der letzten
kantonalen Instanz zulässig, welches eine Frage des eidge-
nössischen Rechts entscheidet, selbst wenn es das kantonale
Strafverfahren nicht abschliesst (Rückweisung durch den kan-
tonalen Kassationshof an den Sachrichter, Entscheid einer
präjudiziellen Frage). Art. 268 Abs. 2 BStrP.
Gleich verhält es sich in bezug auf den Entscheid des Strafrichters
im Zivilpunkt.
II ricorso in cassazione e ricevibile contro ogni sentenza dell'ultima
giurisdizione cantonale ehe decida una questione di diritto
federale, anche se la sentenza non pone fine all 'aZione penale
dava.nti all'autorita cantonale (rinvio da parte della corte
cantonale di cassazione al giudice di merito, decisione di un
punto pregiudiziale ). Art. 268 cp. 2 PPF,
Lo stesso vale per la sentenza del giudice penale sull'azione civile.
Le Tribunal de police correctionnelle de Lausanne a
reconnu Küchlin coupable d'actes contraires a la pudeur
sur des enfants, et l'a, en application de l'art. 191 eh. 2
CPS,
condamne a un mois d'emprisonnement avec sursis.
Sur recours du Ministere public, la Cour de cassation
du Tribunal cantonal vaudois, estimant que les conditions
du sursis n'etaient pas reunies, a annule ce jugement
et renvoye la cause au Tribunal de police pour fixer a,
nauveau la mesure de la peine.
Küchlin
s'est pourvu en nullite contre cet arret a la
Cour de cassation du Tribunal fäderal.
AS 68 IV -1942
Vorfahren. No 24.
Sur la recevabilire d-ii pourvoi, la Cour s'exprime ainsi :
L'arret attaque de ;lerniere instance cantonale renvoie
la eause pour nouvelle decision au Tribunal de premiere
instance.
Ce n'est donc pas un jugement de la juridiction
cantonale, qui
met fin a la poursuite penale. D'apres le
texte allemand de l'art. 268 al. 2 PPF, le pourvoi en
nullire n'est i'ecevable que contre les Endurteile (juge-
ments :finaux), qui ne sont pas susceptibles d'un recours
de droit cantonal pour violation du droit fäderal. En
revanche, les te:xtes frafü;ais et italien n'exigent qu' un
jugement de derniere instance (sentenza dell'ultima
istanza); ce peut donc etre un simple jugement de renvoi.
Tels
etaient aussi les termes du texte allemand dans le
projet de loi (art. 170), et on voit mal pourquoi ils ont
ete modifies. Le texte de l'ancienne loi (art. 160 OJ)
avait d'ailleurs le meme sens : il parlait sans doute de
Endurteile , mais sans l'adjonction qui ne sont pas
susceptibles d'un recours de droit cantonal pour violation
du droit fäderal , en sorte que ce Endurteil , par
opposition certes voulue au c Haupturteil de l'art. 58
de la meme loi, visait simplement le jugement de derniere
instance cantonale
le jugement definitif et non le juge-
ment final; c'est donc inexactement que le texte fran93is
de l'art. 160 OJ avait rendu c Endurteil par cc jugement
au fond ). II faut, a l'art. 268 PPF, donner la preference
au sens fixe par les textes fran9ais et italien. Ce serait
en effet prolonger sans raison la procedure que d'obliger
une partie, apres l'arret de cassation de derniere instance
cantonale,
a attendre le jugement de la juridiction infä-
rieure rendu dans le sens des motifs de cassation, puis le
nouvel
arret de la cour de cassation statuant dans le
meme sens comme derniere juridiction cantonale, avant
de pouvoir soumettre la question litigieuse a la censure
supreme de la Cour de cassation penale fäderale. Le recours
immediat
au Tribunal fäderal suppose naturellement que
l'arret de la derniere juridiction cantonale a ordonne le
renvoi
pour des motifs de droit fäderal et non -pour des
raisons
de procedure cantonale (art. 269 PPF).
Verfahren. No 24.
L'interpretation resultant des textes fran9ais et italien
a
pour consequence de faire admettre le pourvoi en nullite
non seulement contre l'arret 4e renvoi, mais aussi contre
les
autres prononces de derniere instance qui ne terDjdnent
pas la procedure dans le. canton, a. savoir les prononces
sur des questions prejudicielles ou incidentes de droit
federal, telles que le for, la plainte (art. 28-31 CPS), la
prescription, la responsabilite. Cette consequence contredit
l'ancienne jurisprudence
de la Cour de cassation, qui s'en
tenait a la notion de jugement au fond de l'art. 58 OJ
et exigeait pour la recevabilite du pourvoi en nullte une
decision qui mit definitivement fin a la poursuite penale
sur le terrain cantonal (RO 36 I 301). Mais l'analogie
prise
du recours en reforme civil n'appelait pas seulement
des
reserves de ca.ractere formel, qui decoulaient 'de la
comparaison des textes de l'art. 160 OJ (Endurteil) et
de l'art. 58 (Haupturteil) ; elle se heurtait a des objeetions
de fond.
La collectivite a, en effet, pour les raisons les
plus diverses,
u:n interet considerable a ce qu'un proces
penal
ne soit pas instruit sous tous ses aspects et termine
dans le canton, lorsqu'il y a doute sur u:ne question preju-
dicielle de droit fäderal. Cette question doit pouvoir
tre soumise a la dooision du juge. supreme, quel que soit
le sens dans lequel eile a
ete tranchee par la derniere
juridiction cantonale, c'est-a-dire, soit que le
jugement
prejudiciel ait clos la procedure dans le canton, comme
loraque Ia prescription a ete admise, soit qu'il ait leve
l'obstacle a la continuation de l'instance, comme lorsque
la prescription a ete rejetee. Ce systeme peut, certes,
oomporter que le
Tribunal federal soit appele ici ou Ia
a se prononcer plus d 'une fois dans le meme proces ;
mais
en face de l'interet mentionne, cet inconvenient doit
etre accepte. D'ailleurs, la procedure du pourvoi en
nullte etant plus simple que celle du recours en reforme
civil et le nombre des questions prejudicielles et incidentes
de droit penal fäderal etant relativement restreint, l'incon-
venient
signale n'a pas la gravite qu'il aurait-pour la.
procedure de reforme. De plus, la tendance legislative
Verfahren. No 25.
est actuellement d'attei:iuer l'exigence d'un jugement au
fond meme pour le reqours en reforme (cf. art. 48 a et
49 Av.-proj. OJ rev.), et la decision prejudicielle sur le
for
en matiere civile est maintenant deja susceptible d'un
recours distinct (cf. a.rt. 87 eh. 3 OJ et RO 50 II 411,
57 II 133).
Le pourvoi en nullite est donc recevable contre tout
jugement de derniere insta.nce cantonale sur une question
de droit federal. II doit en etre 8. cet egard du prononce
du juge penal dans l'action civile comme du prononce
penal lui-meme, non seulement pour une raison de Iogique,
mais
par des considerations d'ordr6 pratique. C'est precise-
ment l'un des avantages inherents a l'action jointe de
permettre que la decision sur les conclusions civiles soit
soumise
au contröle du juge supr ne et susceptible
d'acquerir force de chose jugee sous la forme que le juge
cantonal a donnee a ces oonclusions en vertu des dispo-
sitions de procedure
qui regissent l'intervention civile et
sa disjonction ; ces dispositions autorisent partout les
tribunaux a user largement des jugements partiels et 8.
tenir ainsi compte pratiquement des besoins du lese
(cf. Expose des motifs du Tribunal fäderal, pour l'av.-proj.
OJ rev., p. 36 in fine).
25. Auszug ans dem UrteQ des Kassationshofes vom 10. Sep-
tember 1942
i. S. Kistler gegen Staat Haselland.
- Art. 268 Abs. 1 BStrP. Der Entscheid darüber ob eine Strafe
für eiche der Venilte den bedingten stri:fvollzug genOBB:
gestutzt auf Art. 41 Ziff. 3 StGB zu vollziehen sei kann durch
Nichtigkeitsbeschwerde angefochten werden. '
A:rt 41 Zi . 3 StGB .. Dnr Richter, welcher über den Vollzug
emer bedingten Freiheitsstrafe erkennt braucht ein vom
zuStänngen Gericht efä.lltes rechtskräftiges Urteil, das den
Verurteilten wegen emes während der Probezeit vorsätzlich
bna.ngenen Verbrechens oder Vergehens schuldig erklärt,
mcht auf seine materielle Richtigkeit hin zu überprüfen. .
3. Art. 41, .1 5, 336 StGB. Eine vor dem 1. Januar 1942 verhängte
Probezeit ist durch das Inkrafttreten des StGB nicht verändert
worden.
Verfahren. No 25.
- Art. 268 al. 1 PPF. Le prononce qui decide si une peine, pour
laquelle le condamne Mneficiait du. sursis, doit etre mise 8.
execution en vertu de l'art. 41 eh. 3 CPS, peut etre l'objet d'un
pourvoi en nullite. . . . .
- Art. 41 eh. 3 CPS. Le Jug0 qu.1 statu.e BW' la m1se a execu.tion
d'u.ne peine privative de liberte infilgee avec sursis, n'est pa.s
tenu de revoir au fond le jugement passe en force, rendu pa.r
un tribu,nal competent qui reconnait le condamne coupable
d'un crime ou d'un delit commis intentionnellement durant
le delai d'epreuve.
- Art. 41, 105, 336 CPS. Le dela.i d'epreuve imparti avnt le
1er janvier 1942 n'est pas modifie par l'entree en VIgUeur
du CPS.
- Art. 268 cp. 1 PPF. La sentenza. c decide se 1lll8: pena, J E:r
la. quale il conda.nnato era al benefic10 della sospens1one cond1-
zionale dev'essere eseguita.
in virtu dell'art. 41 cifra 3 CPS,
puo enere impugna.ta con ricorso in cassazione. .
Art. 41 eifre. 3 CPS. II giudice ehe si pronuncia sull'esecuz1one
d'una. pena. privativa della. liberta personale infl.itta eo bene-
ficio della. sospensione con .ionale non .e tenuto a vedere
nel merito la sentenza defimt1va. pronunciata da un tr1bu,nale
competente ehe dichia.ra. il condannato colpevole di u!1 crne
o di un delitto commesso intenzionalmente durante il penodo
di prova.
3. Art. 41, 105, 336 CPS. D periodo di prova. fissa.to a.nteriormente
al primo gennaio 191-2 non e modificato dall'entrata. in vigore
del CPS.
.A. -Am 19. Mai 1942 verfügte das Polizeigericht von
Arlesheim, die vierzehntägige Gefängnisstrafe, zu welcher
es Ernst Kistler am 7. Oktober 1937 wegen fortgesetzter
vorsätzlicher Widerhandlung
gegen Art. 64 KUVG unter
Gewährung des bedingten Strafvollzugs und Auferlegung
einer
fünfjährigen Probezeit verurteilt hatte, sei zu voll-
ziehen, weil
der Verurteilte am 8. April 1942 durch das
Strafgericht des Kantons Basel-Stadt wegen am 1. Februar
1941 begangener vorsätzlicher Widerhandlung gegen Art.
38 des BG betreffend den Verkehr mit Lebensmitteln
und Gebrauchsgegenständen mit Fr. 200.-gebüsst wor-
den war.
Aüf die Appellation des Ernst Kistler trat die Polizei-
ltam.ttier des Obergerichts des Kantoru! Basel-Landschaft
am 26. Juni 1942 nicht ein. Sie nahm an, gegen Entscheide
aüf Widerruf des bedingten Strafvollzugs sei dieses Rechts-
mittel, weil im EG zum StGB nicht vorgesehen, nicht
zulässig.