Sachenrecht. 1 -37.
tatsächlich die Versicherungspolizen, wenn ihnen auch
rechtlich nicht der Charakter wirklicher Schuldscheine
zukommt, doch im
Verkehr wie solche angesehen werden
und dans auch das Gesetz selbst sie wenigstens bei der
Personenversicherung teilweise nach
Analogie solcher
behandelt, indem es die
Zession und Verpfändung der
Ansprüche aus einem Personenversicherungsvertrage
nur
in Verbindung mit der Uebergabe der Polize an den Zes-
sionar oder Pfandgläubiger zulässt (Art. 73 VVG). Ent-
scheidend ist aber vor allem, dass im Falle des Abhanden-
kommens der Polize die gerichtliche Amortisation nach
Analogie der
für Wertpapiere geltenden Vorschriften
yerlangt werden
kann (Art. 13 VVG). Da das Bedürfnis,
dem Versicherungsnehmer
trotz Verlustes der Urkunde
die Möglichkeit der Abtretung und Verpfändung zu wah-
ren, sich auch durch die einfache Verpf1ichtung des
Ver-
sicherers zur Ausstellung einer Ersatzurkunde ohne
vorangegangene
KrafUöserklärul1g hätte befriedigen
lassen,
so kann diese Vorschrift nur aus dem Bestreben
erklärt werden, die Zirkulation von Polizen
in unberech-
tigten
Händen im Interesse des Verkehrs und auch zum
Schutze des Versicherers vor unbegründeten Ansprachen
zu verhindern. Dann muss dem letzteren aber folgerichtig
auch die Befugnis zugestanden werden, gegen Befriedigung
des Ansprechers die Rückgabe der Polize
zu yerlangen.
Es hat sich denn auch der Kläger diesem Begehren nie
widersetzt.
Ob aber die Aushändigung eines Ausweises über das
Geburtsdatmn des Versicherten als
unter die Anspruchs-
begründung in dem oben umschriebenen
Sill ne fallend
betrachtet werden könne oder ob es sich nicht vielmehr,
weil die Feststellung jenes
Datums nur zum Zweck haben
kann, dem Versicherer die
Anfechtung des Vertrages
wegen unrichtiger Angaben darüber
btlim Vertrags-
schlusse zu ermöglichen (sei es im
Sinne der gänzlichen
,Unverbindlichkeit sei es doch einer Kürzung der Yer-
sicherungssumme um die infolgedessen zu wemg ent-
Sacheurecht. N° 8.
richteten Prnimien nach Art. 75 VVG) , dabei um eine
Ein red e gegen den Anspruch handle, deren achweis
lern Versicherer obliegt, ist deshalb heute bedeutungslos.
weil aus der Erklärung des Vertreters der Beklagten
am
Rechtsöffnungsvorstande, die vorgelegten Belege genügtClI
zum Nachweise des Anspruchs, geschlossen werden muss.
dass
ihr auch jener Ausweis bei diesem Anlass vorgc-
",iesen
worden ist. Nachdem sie ihn damals in Ordnung
gefunden hat, sich also von der Richtigkeit der Angaben
beim Vertragsschluss
hat überzeugen können, ist nich l
einzusehen, welches rechtliche Interesse sie noch an
dessen Ueberlassung haben sollte.
Der Streit, ob sie an
sich Anspruch darauf gehabt hätte, hätte demnach nur
insofern praktische Tragweite, als sie verneinenden Falles
durch die Verweigerung der
Zahlung bis zur Edüllung
ihres dahingellenden Verlangens in Verzug geraten wäre.
Dies
ist aber schon deshalb ausgeschlossen, weil ein solcher
mangels Beibringung der in Erw. 1 oben behandelten
Erklärung des Pfandgläubigers nicht eintreten konnte.
Demnach erkennt das Bundesgericht :
Die Berufung 'Wird abgewiesen und das Urteil des
Obergerichts des Kantons
Zürich I. Kammer yom 4. De-
zember 1918 bestätigt.
38.
Extrait de l' rrit de 1 Ue SeOtiOll civile du 7 mai 1919
dans la cause Held Oie et Veuve de VlOtor Perrin
contre SUocesaiOll de Perrin-B1'11l1ner.
l:art. 940 ce doit etre interprete dans ce sens que le possesseur
de mauvaise foi, s'U s'est dessaisi de 1a chose, doit eu rem-
bourser la valeur.
Joseph Tacchi, bien que geraut du cinematographe
Apollo ä la Chaux-de-Fonds, vendait comme commis-
264 Sachenrecht. N° 3 .
sionnaire des montres. A. Perrin-Brunner, fondeur da
metaux precieux, a la Chaux-de-Fonds, s'occupait aussi
du commerce de montres. A quatre reprises il en a
achete a Tacchi.
Par demande du 7 aout 1916 Held Oe et Veuve de
Victor Perrin ont ouvert action contre A. Perrin-Brunner.
en concluant
a ce qu'il plaise au Tribunal cantonal neu-
cha.telois condamner le defendeur a payer aux demandeurs
la somme de 5000 fr. avec interets a 5 % des l'introduction
de la demande.
Ils alleguent : Une
partie des montres achetees par le
defendeur a
Tacchi provenaient des. demandeurs, qui
Jell etaient proprietaires: Le defendeur a paye la mru:-
chandise a Ul1 prix notablement inferieur a leur valeur
reelle; il n'a pas verifre les droits de Tacchi de passer
da pareils marches; il a ete de mauvaise foi. Il doit en
principe restituer les montres, mais cette restitution
in natura etant impossible, les objets ayant ete fondus
ou revendus, Perrin-Brunner en doit la valeur, Boit
3236 Ir. (les montres de Held Oe valant 736 fr. et celles
de Veuve Perdn, environ 2500fr.).
Le defendeur a conclu a liberation des fins de la de-
mande.
Le Tribunal cantonal neuchätelois a ecru'te la demand 7
par jugement du 3 fevrier 1919, motive en resume comma
suit : Les demandeurs ne peu.vent invoquer l'art. 940 CC,
car ils ne sauraient revendiquer des objets dont led -
fendeur n'est plus possesseur et l'art. 940 ne prevoit que
la reparation du dommage resultant de l'indue detention,
mais non pas le dommage provenant de l'acquisition, puis
de la transformation ou de l'alienation. La demanda ne
peut donc se baser que sur l'art. 41 CO, mais en l'espece
le defendeur n'a pas commis d'acte illicite, -notion
differente de celle de l'acquisition de mauvaise foi.
Les demandeurs
ont recouru en temps utile au Tribunal
fecteral.
Sachenrecht. l' 0 31 .
.) )
Considerani cn droit:
L'interpretation de l'art. 940 CC admise par l'instance
cantonale conduit
a ce resultat inadmissible que l' acque-
reur de mau raise foi, a moins qu'il ne participe a l'acte
illicite de l'alienateur, echapperait aux consequences de sa
mauvaise foi en
revendant immediatement les objets a un
tiers de bonne foi ou en les fondant, comme le defendeur
l' a fait. Telle n' a pu etre !'intention du legislateur. L' article
207 CO ancien Hait clair et net a cet egard. Suivant cette
disposition, l'acquereur de mauvaise foi etait tenu de
restituer la chose ou, s'il s'en Hait dessaisi, d'en rem-
bourser la valeur. C'est dans ce sens qu'il faut egalement
interpreter
1'art. 940-CC. Les commentateurs du Code
civil sont d'accord
sur ce point (v. OSTERTAG, ad art. 940
note 4; WIELAND, II ad art. 940; CURTI-FoRRER, ad
art. 940 ; ROSSEL ET MENTHA, Manuel II p. 359 et suiv.).
La possesseur de mauvaise foi doit en effet non seulement
restituer
la chose elle-meme, mais il repond eneore de
toulle dommage qu'il a eause a l'ayant-droit. Il estpar
consequent tenu de reparer non pas simplement le pre-
judice resultant du retard de la restitution, mais aussi
celui
cause par la depreciation et la perte de la chose,
a moins qu'll ne prouve que la meme deterioration ou perte
se serait produite si la chose se fut trouvee aux mains du
demandeur. Aussi bien, le possesseur de mauvaise foi
supporte les risques de
perte et de deterioration en raison
du seul fait qu'i! est de mauvaise foi et sans qu'une faute
particuliere doive etre etablie a sa charge excepte dans
le cas prevu arart. 940 al. 3.