178 ObUgationenrecht. No 30,.
zum Schadenersatze an die verletzte Zivilpartei verurteilt
werden könnte. Infolgedessen kann die strafrechtliche
Verjährungsfrist für den Zivilanspruch nur dann Anwen-
dung finden, wenn die belangte
Partei zu einer Strafe ver-
urteilt worden
ist oder wenigstens dem Staate ein Straf-
klageanspruch gegen sie zusteht. Vorbehalten bleibt
dabei die freie Nachprüfung des Vorhandenseins einer
strafbaren Handlung durch die Zivilgerichte für den
Fall, dass eine Strafklage nicht stattgefunden
hat (vergl.
WEIss,Connexe Zivil-u.StrafsachenS.
298 und 301). Dage-
gen kann eine Schadenersatzklage aus strafbarer
Hand-
lung dann nicht mehr erhoben werden, wenn die Straf-
behörden rechtskräftig festgestellt haben, dass dem Staate
aus der erwähnten Handlung kein Strafanspruch erwach-
sen sei.
Es handelt sich hiebei um einen Fall wahrer
Präjudizialität des im Strafprozesse ergangenen Urteils,
so ass Art. 53 OR keine Anwendung findet, wie die
Vormstanz auf Grund der bundesgerichtlichen
Praxis
(AS
37 II S. 571 und 38 II S. 485 f.) zutreffend hervorge-
hoben
hat (vergl. auch WEISS a.a.O. S. 259 ff.; BECKER,
Komm. z. OR Art. 60 S. 257). Naeh der für das Bundes-
gericht massgebenden Annahme der Vorinstanz
ist nun
durch das Urteil der ersten
Strafkammer des bernischen
Obergerichts vom
20. Oktober .1915 rechtskräftig fest-
gestellt worden, dass dem
Staate ein Strafanspruch gegen
den Beklagten aus der von
giesem angeblich objektiv
begangenen Brandstiftung nicht zusteht. Die vorliegende
Klage
ist daher von der Vorinstanz :!pit Recht wegen
Verjährung abgewiesen worden.
Demnach erkennt das Bundesgericht:
Die Berufung wird abgewiesen und das Urteil des
Appellationshofes des Kantons Bern vom
7. Dezember
1917 bestätigt.
J.
I
. Obligatiotlenrecht. N' S1.
17
- Arrit de 1a Ire Section oirile du 10 mai 1918
dans la cause Ba.rri1liet contre Dame Paget.
Reconnaissance de dette et conventl,on verbale d'apres
laquelle la dette s'eteindra en cas de prMeces du creancier.
Clause valable, bien que non ecrite.
Le 3 mars 1914 Maria Arnaud a souserit en faveur de
son ancien
tuteur Jules Louis Barrilliet une reconnaissance
de dette
dont la teneur est la: suivante :
Je sousignee, Mademoiselle Maria Arnaud, proprie-
taire. route des Acacias 35 a Geneve '-reconnais devoir
a Monsieur Jules Louis Barrilliet domicilie chemin de
Moillebeau
n° 3 au Petit Saconriex -la somme de deux
mille neuf cent trois francs 70/00 pour solde de compte.
Je rembourserai cette somme a M. Barrilliet a pre-
)) miere requisition moyennant avertissement donnee
trois mois a l'avance.
Leg interet seront payes au taux de quatre pour cent
au bureau de M. E. Poneet, regisseur, 8, Boulevard du
Theätre. Ce dernier est autorise a verser a M. Barrilliet
les soldes eme triel de mes eomptes de regie a valoir
I) l ur le capital. '
Geneve, le trois mars 1914.
Lu et approuve.
) (signe) Maria Arnaud. I)
Demoiselle Arnaud (qni en cours de proces a epouse
Emile Paget) explique que la reconnaissanCE' de dettE' a ete
signee a la veille d'un voyage en Hongrie qu'elle allait
entreprendre
et que son ancien tuteur estimai1 dangereux ;
il a juge necessaire de regulariser la situation avant ce
depart, mais
il etait bien eritendu que le montant de la
reconnaissance de
dette ne devait etre acquitte qu'en oos
de predeces de BarIilliet.
Jules Louis
Banilliet est decede le 8 novembre 1914
laissant comme seul heritier son
frere Julien Franc;ois.
la Obligationenrecht. N° 31.
Barrilliet. Celui-ci a intente des poursuites cOlltre demoi-
selle
Arnaud en vertu de la reconnaissance et a obtenu
main-Ievee.
Demoiselle Arnaud a alors
ouvert la presente action
en liberation de dette en soutenant qu'elle ne doit rien,
a reconnaissance
etant subordonnee a la condition de
survie de Barrilliet
et cette condition n'etant pas realisee.
Elle a offert de prouver les faits allegues ci-dessus, a
savoir que lors de la signature de la reconnaissance il a He
convenu que le montant reconnu ne serait paye que si
demoiselle Arnaud decedait avant Barrilliet. Le Tribunal
de premiere instance
l'a acheminee a prouver ce fait et,
apres audition de nombreux temoins, il a declare fondees
les conclusions en liberation
de de1te, jugeant que les
enquetes
ont etabli de.Ja fanon Ia plus evidente qu'au
moment de la souscription dc la reconnaissance Banilliet
tlvait convenu que s'i! venait a deceder avant demoiselle
rnaud elle serait tenue quitte.
Par arret du 15 fevrier 1918 la Cour de Justice eh-ile
du canton de Geneve a confrrme ce jugement.
Le
defendeur est decede pendant le delai de recours au
Tribunal federal, laissant comme unique IHnI'itieI' Louis
Barrilliet. Celui-ci, agissant en
rette qualite, a forme Ull
l'ecours en reforme. II soutienten resume que la stipu-
lation invoquee
par la demanderesse constitue ou une
promesse de donner
ou une donation pour cause de mort,
( ne dans les deux cas elle aurait du etre faite dans les
formes prescrites
par les art. 243 et 245 CO et que faite
verbalement elle
est nulle.
Considerant en droH :
- -Le recourant ayant etabli qu'il est seul heritier
du defendeur Louis Barrilliet
et que par consequent les
droits de ce dernier lui
ont ete transferes, il a qualite
pour prendre sa place
au pro ces et po ur recourir contre
l'arret rendu contre le de cujus (loi fed. proc. civ., art. 75).
- -Ainsi que Je soutient le recourant, Ia convention
J
purement verbale qu'invoque la demanderesse serait
nulle s'il s'agissait
d'une promesse de remise de dette
a titre gratuit -car I'art. 243 CO exige la forme ecrite
pour la promesse de donner -ou d'une liberalite pour
cause de
mort -car d'apres l'art. 245 al. 2 CO les dona-
tions
dont I'execution est fixee au deces du donateur
doivent
etre faites dans les formes prevues pour les
dispositions de dernieres volontes.
Mais
il en est autrement si I'on admet que demoiselle
Arnaud
n'a entendu s' engager que flOUS Ia condition
resolutoire
du predeces du creancier. Dans ce cas, on se
trouverait
en presence, non d'une remise de delle condi-
tionnelle, mais d'une
reconnaissancede dette conditionnelle,
la quelle
n'est soumise a aucune forme speciaIe, et l'extinc-
tion de la
dette serait un effet, non d'un acte de liberalite
de la part du creancipr, mais du simple faL: de l'avenement
de
Ia condition, c'est-a-dire du predeces de sieur Banilliet.
Il importe par consequent po ur determiner la nature
et les effet5. de cette convention verbale, de preciser dans
quelles conditions elle a
ete conclue. A cet egard, on doit
observer
tout d'abord que 50it dans les poursuites inten-
tees par Iui, soit dan5 le present proces, le creancier n'a
invoque que Ia rnconnaissance de dette souscrite par la
debitrice et qu'il n'a pas meme cherche a etablir I'existence
de creances anterieures
dont I'ade du 3 mars 1914 serait
Ia confrrmation
eCl ite. Les pieces du dossier ne permettant
pas de constater si et surtout a concurrence de quel
chiffre demoiselle Arnaud
etait debitrice de Barrilliet
unterieurement a cette date, on doit s'en tenir au contrat
abstrait conclu le 3 mars 1914 et il ya lieu seulement d re-
chercher si cette reconnaissance de
dette a ete souscrite
conditionnellement.
En d'autres termes, tandis qu'ap-
precie par rapport ades dettes preexislantes la conventioll
verbale
alleguee ne pourrait constituer qu'une donation
ou une promesse de donation
et serait done nulle d'apres
ce qui a ete dit ci-dessus, appreciee par rapport au seul
titre sur lequel se fonde le creancier, c'est-a-dire par rap-
182 Obligationenrecht. N° 31-
port a la reconnaissance du 3 mars 1914, elle devra etre
consideree
comme une condition ajoutee ä cette recon-
naissance et par consequent comme valable, s'il e!.t con-
stant qu'elle a ete conclue en meme temps et qu'elle
constitue
une modalite de la dette elle-meme.
Or a cet egard 1e Tribunal federal es1 lie par la consta-
tation de fait des instances cantonales qui ont admis que
c'est au moment meme de la souscription de 1a reconnais-
sance qu'il a
eM convenu que le predec de sieur Barrilliet
entrainerait l'extinction de la dette. Bien qu'ä premiere
vue
il puisse paraltre surprenant que cette condition
essentielle
n'ait pas ete inseree dans le texte meme de la
reconnaissance qui lui
etait subordonnee, cela s'explique
par la situation particunere de demoisell aud qui,
ancienne pupille de sieur Barrilliet, le consideraIt comme
son
pere adoptif et pouvait negliger de prendre vis-a-vis
de 1ui 1es precautions qui se seraient imposees vis-a-vis
d'un creancier ordinaire. Quant au fait que d'apres son
texte 1a reconnaissance de dette donnait des droits
immediats a sieur Barrilliet et que celui-ci l'a conservee
au lieu de la detruire ou de la rendre a la debitrice, il est
tout naturel puisque du vivant. du creancier elle etait
valable et que seul le predeces de sieur Barrilliet devait
amener l'extinction de 1a dette; Enfin, si sieur Barrilliet
a
declare a un temoin qu'il voulait faire une disposition
testamentaire
en faveur de demoiselle Arnaud, cela ne
pourrait avoir
d'import ce au int de ;ue de l'intnnti?
des parties qu'au cas ou 11 seralt prouve que la liberahte
testamentaire projetee
devait avoir pour objet justement
la creance constatee par la reconnaissance et qu'ainsi
le
creancier attribuait ä la convention verbale intervenue
la valeur
d'une simple promesse de remise de dette,
promesse non encore obligatoire, parce que non ecrite ;
mais cette preuve n'a ete ni rapportee, ni meme tentee.
le Tribunal jederal prononce:
Le recours
est ecarte et l'arret cantonal est confrrme.
Obligationenrecb;t. N° 32.
32. Orteil der I. Zivilabteilung vom 17. Mai 1918
i. S. Egli gegen Bär.
Die n s t ver t rag. Gültigkeit einer Verzichtserklärung
auf Entschädigung für Unfallsfolgen ? Feststellung man--
gelnder Urteilsfähigkeit. Begriff der Urteilsfähigkeit i. S.
von Art. 16 ZGB. Tat-und Rechtsfrage. Rückweisung zur
Durchführung einer beantragten Expertise. Uebervorteilung
- S. von Art. 21 OR.
- -Der im Jahre 1892 geborene Kläger Egli war
beim Beklagten
Bär Knecht. Er edit1am 30. März 1916
beim
HolzfräsE'n einen Unfall, indem ihm an der linken
Hand der Daumen, der Zeigfinger und der Mitb lfinger bis
zum Handgelenk weggerissen wurden. Nach der Darstel-
lung
de5 Klägers hat der Schwiegersohn des Beklagten,
Rutishauser, an jenem Tage einen Wagen Holz für dessen
Rechnung
gefrä!.t ; er habe den Kläger aufgefordut, die
zersägten
Stücke hinten von der Fräse wegzunehmen und
auf dt n daneben bereitstehenden Wagen zu werfen,
wobei der Kläger
mit der linken Hand in die Fräse hin-
eingeraten sei.
Nach dem Unfall wurde der Kläger
in das Kantons-
spital MÜllsterlingen verbracht, woselbst
er 28 Tage in
Behandlung stand. Während des Spitalaufenthaltes un-
terschrieb er am 5. April 1916 anlässlich eines Besuches
der
Frau des Beklagten und des Rutishauser eine Erklä-
rung, wonach er sich mit Krankengeld und Pflege bis zur
gründlichen Besserung begnüge, dagegen keine Entschä-
digung fordere. Diese Erklärung
hat er am 15. Mai 1916
neuE'rdings schriftlich bestätigt. Als dann die Heimat-
gemeinde Wald von dem Unfall Kenntnis erhielt, liess
sie dem Kläger einen Beistand ernennen,
dem sie Voll-
macht zur Einleitung und Durchführung des vorliegenden
Prozesses gegen den Beklagten erteilte. Das Klagebe-
gehren
geht auf Bezahlung einer Entschädigung von
6000 Fr. nebst 5% Zin5 seit dem Unfalltage. Der Beklagte
hat Abweisung der Klage beantragt.